L'Horloger de Saint-Paul

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L'Horloger de Saint-Paul
Réalisation Bertrand Tavernier
Scénario Bertrand Tavernier
Jean Aurenche
Pierre Bost
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 105 min.
Sortie 1974

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Horloger de Saint-Paul est un film français réalisé par Bertrand Tavernier, sorti en 1974.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Michel Descombes (Philippe Noiret) est horloger dans le quartier de Saint-Paul à Lyon. Un matin, deux policiers se présentent à son atelier et le questionnent sur son fils, sans vouloir lui dire ce qui est arrivé. Il est immédiatement accompagné hors de Lyon sur le lieu où sa camionnette a été retrouvée, vide. Là, le commissaire Guilboud (Jean Rochefort) lui apprend que son fils a tué un homme. Tout au long de l'enquête l'incompréhension entre père et fils se manifeste. Le fils en cavale est arrêté avec sa compagne, et ne s'explique que confusément sur son acte. Peu à peu, Michel se solidarise avec son fils (ce qu'il proclamera d'ailleurs lors du procès). Des échanges de propos anodins dans l'anonymat du parloir montrent, à la fin du film, qu'une véritable connivence s'est installée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Ce film porte un regard réaliste et sans concessions sur le drame d'un père confronté à une enquête policière lorsque son fils tue un homme pour venger sa compagne. Le père réalise que son fils lui cachait beaucoup de choses, mais restera jusqu'au bout convaincu de la justesse de son acte. Bertrand Tavernier s'attache à mettre en relief une France politique qu'il n'apprécie guère : les années Pompidou. Ainsi, on retrouve des références au maoïsme et à l'anarchisme post-soixante-huitard qui occupaient à l'époque une certaine place dans la vie politique française.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film est inspiré du roman de Georges Simenon L'Horloger d'Everton dont l'action se déroule aux États-Unis. Bertrand Tavernier souhaitait déplacer l'action à Lyon, sa ville natale : la ville apporta un concours non négligeable au tournage du film, lequel fait la part belle aux rues de la ville.
  • Le rôle du commissaire devait être tenu par François Périer, mais celui-ci se décommanda deux semaines avant le début du tournage pour jouer dans le film Antoine et Sébastien de son fils. Aussitôt contacté, Jean Rochefort accepta le rôle avec enthousiasme.
  • La petite fille que l'on voit dans le train au tout début du film est Tiffany Tavernier.
  • L'écriture du film, par Jean Aurenche, Pierre Bost et Bertrand Tavernier est abordée dans le documentaire Jean Aurenche, écrivain de cinéma (Alexandre Hilaire et Yacine Badday, 2010).
  • Dans le film, l'atelier d'horlogerie est bien situé dans le vieux Lyon au 4, rue de la Loge, dans le quartier Saint-Paul, mais dans la réalité, ce local est à l'époque le magasin d'un brocanteur qui l'a prêté pour le tournage (il n'y a jamais eu d'horloger en cet endroit). Afin de montrer l'intérieur de la boutique, et présenter un atelier d'horloger, les scènes d'intérieur sont tournées dans une vraie horlogerie, avec du matériel très artisanal, rue Franki-Kramer à Annonay, au nord de l’Ardèche, prés de Lyon.
  • Le personnage interprété par Philippe Noiret, Michel Descombes, réapparait dans une scène de Une semaine de vacances, film de Bertrand Tavernier sorti en 1980.
  • Le film totalise 1 007 119 entrées en salles[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]