Auffargis

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Auffargis
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Daniel Bonte
2014-2020
Code postal 78610
Code commune 78030
Démographie
Gentilé Fargussiens
Population
municipale
1 953 hab. (2014)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 03″ nord, 1° 53′ 17″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 177 m
Superficie 17,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-auffargis.com/

Auffargis est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position d'Auffargis dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Auffargis se trouve dans le centre sud des Yvelines, en bordure nord-est de la forêt de Rambouillet, à onze kilomètres de Rambouillet et à 27 kilomètres au sud-ouest de Versailles. Elle fait partie du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Les Essarts-le-Roi au nord et nord-est, Senlisse à l'est sur environ 300 m, Cernay-la-Ville au sud-est, La Celle-les-Bordes au sud-sud-est, Vieille-Église-en-Yvelines au sud-ouest et Le Perray-en-Yvelines au sud-ouest.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune comprend deux hameaux : Villequoy et Saint-Benoît.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrographie est marquée par le ru des Vaux-de-Cernay. Ce ruisseau, qui s'écoule d'ouest en est sur une dizaine de kilomètres, reçoit les émissaires des étangs de Hollande et de l'étang du Perray, puis se jette dans l'Yvette à Dampierre-en-Yvelines.

Le plateau dans le sud de la commune est parcouru par des « rigoles » creusées au XVIIe siècle qui assurent le drainage des terres agricoles et participaient autrefois à l'alimentation en eau du parc de Versailles.

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est essentiellement rural, à 91 %[1]. L'espace rural comprend environ 60 % de bois, quelques étangs, et pour le reste est consacré à l'agriculture et à l'élevage.

L'espace construit occupe 5 % du territoire. L'habitat, composé exclusivement d'habitations individuelles, se répartit entre le village situé dans le nord-ouest de la commune, qui s'est relativement accru par la création de plusieurs lotissements autour du noyau ancien, quelques maisons dispersées à la limite ouest près du Perray-en-Yvelines, et le hameau de Saint-Benoît, situé dans le sud-est de la commune, à environ quatre kilomètres du centre du village. Plusieurs fermes sont dispersées surtout dans la partie sud de la commune.

Les zones d'activités occupent 7 % du territoire, soit dix hectares, sous forme de parcelles dispersées.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier

La desserte de la commune est assurée principalement par la route départementale no 24, orientée est-ouest, qui emprunte la vallée des Vaux de Cernay et traverse le village, le reliant à Cernay-la Ville vers l'est et à la D 910 vers l'ouest. Cette dernière, qui est un tronçon déclassé de la RN 10, longe la limite ouest de la commune et donne accès à la RN 10 à proximité. La route départementale no 61, sensiblement parallèle à la RD 24, traverse le sud de la commune et dessert le hameau de Saint-Benoît.

Desserte ferroviaire

La gare SNCF la plus proche est la gare du Perray, située à trois kilomètres environ à l'ouest du village.

Autobus

La commune est desservie par les lignes 39.003, 39.203, 39.303 et 39.36 de la société de transport SAVAC, par les lignes 08, Express 12 et 39 de l'établissement Transdev de Rambouillet et par la ligne 36.15 de la société de transport Cars Perrier.

Sentiers de randonnée

Un sentier de grande randonnée, le GR 1 (tour de l'Île-de-France) traverse la commune en suivant le cours du ru des Vaux-de-Cernay. La commune dispose aussi de chemins de randonnée dédiés à l’équitation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes in Ulfrasiagas en 768[2], Offergiz au XIIIe siècle[3], Offergis en 1124[2], Oferges en 1197[4], Ulfarciagae en 1268[3], Aufergiae en 1268[5], Aufargis[3], Le Fargis[3], Auffergis en 1382[3] et enfin Auffargis[Quand ?].

Albert Dauzat et Charles Rostaing qui ne rapportent que la forme ancienne Aufergiae de 1268, ont vu dans ce toponyme le nom d'homme germanique Audfrid, suivi du suffixe -iacum de propriété[6]. Ernest Nègre qui cite la forme guère plus ancienne Offerges de 1197 leur emboite le pas avec un nom de personne germanique peu différent Auffredus, qu'il latinise en -us, non sans y mettre quelque réserve. Il reprend l'idée du suffixe -iacum, mais pour expliquer la terminaison anormale -is, alors qu'on attendrait -y, il propose une attraction des autres noms de lieux terminés par -is[7].

Or, si les formes les plus anciennes s'avèrent correctes, elles s'opposent à cette interprétation. En effet il s'agit plutôt du nom d'homme germanique Ulfrid (autrement Ulfredus), suivi du suffixe -iacas, féminin pluriel du suffixe -iacum et employé postérieurement à celui-ci. Il est généralement combiné à un nom de personne germanique, ce qui se vérifie ici. Le suffixe iacas a généralement abouti à la terminaison -ies (particulièrement répandue dans le nord et la Belgique)[8], mais parfois aussi à -is comme dans Hennezis (Eure, *Hanniciacas[8] à comparer avec Ulferciacae / Olferciagas) ou -ez (Eure, Dardees 1203[8] à comparer avec Oferges 1197).

Histoire[modifier | modifier le code]

Notons qu'a été découverte à Auffargis une nécropole présumée franque[réf. nécessaire].

Dépendance de l'abbaye des Vaux-de-Cernay au XIe siècle, le territoire d'Auffargis devient seigneurie des Angennes au XVIe siècle[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[9], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Rambouillet, après un transfert administratif effectif au .

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Rambouillet[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 18 à 36 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre jusqu'au de la communauté de communes des Étangs.

À cette date, elle intègre la La communauté de communes Plaines et Forêts d'Yveline, qui se transforme en communauté d'agglomération sous le nom de Rambouillet Territoires Communauté d’Agglomération. Celle-ci fusionne avec la communauté de communes Contrée d'Ablis-Porte des Yvelines et la communauté de communes des Étangs, formant le la communauté d'agglomération Rambouillet Territoires.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1925 Henri de Rothschild   Baron, banquier
1925 1934 James de Rothschild   Baron, banquier
1934 1935 Henri de Rothschild   Baron, banquier
1935 1945 Émile Lhéritier    
1945 1965 Marcel Bodenan    
1965 1971 Félix Lévitan   Directeur de la Société du Tour de France
1971 1980 Bernard Lévêque    
1980 1983 Christine Boutin UDF Conseillère générale puis départementale de Rambouillet (1982 → )
Adjointe au maire de Rambouillet (1983 → 2001)
1983 1989 Jérôme Broussard    
1989 2001 Michel Mac Grath    
2001 en cours
(au 22 mai 2017)
Daniel Bonte   Vice-président de Rambouillet Territoires (2017[12] → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 953 habitants, en diminution de -1,31 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 455 537 494 527 518 517 507 540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512 516 510 477 504 531 604 554 654
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
721 740 733 696 666 839 525 641 552
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
622 750 1 544 1 729 1 925 1 859 1 963 1 966 1 953
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 21,5 %).
Pyramide des âges à Auffargis en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,1 
3,8 
75 à 89 ans
4,5 
14,7 
60 à 74 ans
16,9 
25,5 
45 à 59 ans
24,4 
18,1 
30 à 44 ans
20,3 
15,1 
15 à 29 ans
14,0 
22,6 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Auffargis comprend une école maternelle et une école primaire.

Sports[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, Auffargis est le point de départ et d'arrivée d'une course d'endurance, le trail de la Vallée de Chevreuse, particulièrement réputée pour son profil en « dents de scie », alternant de fortes côtes et des descentes abruptes avec très peu de plat. L'édition 2006 proposait deux itinéraires de 16 et 53 km[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête du village a lieu chaque année fin juin. C'est l'occasion de tirer un feu d'artifice[réf. nécessaire].

Au printemps a lieu chaque année une foire aux plantes, la « Fête des Plantes ». Prenant de l'ampleur, la manifestation, qui avait initialement lieu au foyer rural du village, a déménagé depuis 2000 dans une des fermes du hameau de Saint-Benoît[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

À Auffargis, l'agriculture compte (lors du recensement agricole de l'an 2000) neuf exploitations agricoles (contre 14 en 1988) qui occupent 27 actifs (équivalent temps plein). Les surfaces agricoles couvrent 369 hectares, dont 210 de terres labourables et 156 de prairie (surfaces toujours en herbe)[19].

La commune compte un établissement (centre écotoxicologique) de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), implanté au hameau de Saint-Benoît[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dans le centre du village, quelques maisons datent d'avant la Révolution française.
  • L'église Saint-André, démolie après la Révolution, a été reconstruite vers 1850.
  • Château du XIXe siècle : corps de logis flanqué de tours rondes coiffées en cône.
  • Partie des bâtiments de l'ancienne abbaye des Vaux-de-Cernay.
  • Fontaine du XVIIIe siècle en pierre meulière.
  • Maison du XVIIe siècle avec cave voûtée.
  • Croix de Saint-Benoît en chêne, érigée sur un socle gallo-romain, au hameau de Saint-Benoît.
  • La Sablière a fait l'objet de tournages de scènes du film de La Guerre des boutons (film, 1962)[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mode d'occupation des sols en 1999, Iaurif
  2. a et b Noms de lieu d'Île-de-France – M. Mulon – 1997
  3. a, b, c, d et e Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, Dictionnaire des anciens noms des communes du département de Seine-et-Oise, 1874
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 36a
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. Ernest Nègre, op. cit.
  8. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 25
  9. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « La liste des Maires d’Auffargis », Histoire d’Auffargis, sur http://www.mairie-auffargis.com (consulté le 13 octobre 2017).
  12. Philippe Cohen, « Marc Robert s’installe à la présidence de l’Agglo », 78 actu,‎ (lire en ligne).
  13. « Proces-verbal de l’installation du conseil municipal de l’élection du maire et des adjoints : Séance du conseil municipal du samedi 29 Mars 2014 » [PDF], Conseils municipaux, sur http://www.mairie-auffargis.com (consulté le 13 octobre 2017).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Évolution et structure de la population à Auffargis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  18. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  19. Recensement agricole 2000 - Auffargis, Agreste
  20. Unité de suivi sanitaire de la faune, ONCFS
  21. un film dans quatre lieux de tournage »
  22. Laurent Mansart, « Auffargis fait ses adieux à Jean Rochefort, « un homme charmant et simple » : Depuis plus de vingt ans, l’acteur vivait dans cette petite commune, élevant des chevaux dans son Haras de Villequoy », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).