Claude Brasseur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Claude Brasseur
Image dans Infobox.
Claude Brasseur en 2011.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Claude Pierre EspinasseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Mère
Conjoint
Enfant
Autres informations
Sport
Distinctions
Films notables
Pierre Brasseur tombe.jpg
Vue de la sépulture.

Claude Pierre Espinasse, dit Claude Brasseur, est un acteur français né le à Neuilly-sur-Seine et mort le à Paris 14e.

Issu d'une famille comptant plusieurs générations de comédiens, il joue tout au long de sa carrière dans plus de trente-cinq pièces de théâtre ainsi que dans plus de cent dix films et il obtient deux César.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Brasseur est le fils de Pierre Brasseur et d'Odette Joyeux, et le père d'Alexandre Brasseur. Il est issu d'une dynastie de comédiens remontant à 1820.

Carrière[modifier | modifier le code]

Claude Brasseur (à droite) et Rod Taylor dans Les Enfants de chœur en 1973.

Ses parents s'occupent peu de lui, se séparent et le placent en pension, chez les oratoriens de Juilly où il côtoie Philippe Noiret, Jean-Jacques Debout et Jacques Mesrine[réf. nécessaire]. Il arrête sa scolarité en seconde. Par l'entregent de son père, il est engagé à Paris Match comme assistant du photographe Walter Carone. Lors d'un entretien qu'il mène avec la vedette de comédie de boulevard Elvire Popesco, celle-ci lui conseille — au vu de son illustre patronyme — de se lancer dans le théâtre[réf. nécessaire] : ayant acheté le Théâtre de Paris où elle monte en 1955 la pièce Judas de Marcel Pagnol, elle engage le jeune comédien pour interpréter trois rôles, lui offrant ainsi son premier contrat. Sa performance lui vaut d'entrer au Conservatoire, où il côtoie entre autres Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. L'année suivante il débute au cinéma dans Rencontre à Paris de Georges Lampin. Il tourne avec les plus grands réalisateurs de l'époque, notamment Georges Franju, Marcel Carné et Jean Renoir, mais c'est la télévision qui lui offre ses premiers grands rôles : Rouletabille dans Le Mystère de la chambre jaune de Jean Kerchbron et Sganarelle dans Dom Juan ou le Festin de pierre de Marcel Bluwal en 1965, et surtout François Vidocq dans Les Nouvelles Aventures de Vidocq de 1971 à 1973, où il remplace Bernard Noël, qui était dans les années 1960 le protagoniste de la première série.

Ce n'est qu'en 1974 avec Les Seins de glace de Georges Lautner qu'il se fait véritablement remarquer au cinéma, obtenant la consécration avec Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert en 1976 qui lui vaut un César du meilleur acteur dans un second rôle en 1977. Le succès du film entraîne une suite en 1977, Nous irons tous au paradis.

Durant toute sa vie, il a tourné dans plus de cent dix films[1] dont La Boum de Claude Pinoteau, où il interprète le père de Vic (Sophie Marceau), Les Loups entre eux de José Giovanni, ou Camping et Le Héros de la famille, tous deux sortis en 2006.

De 2003 à 2007, il joue le policier Franck Keller dans la série télévisée du même nom, diffusée sur TF1.

De à , il apparaît tous les soirs de la semaine sur France 2 dans un programme court : Y'a pas d'âge.

Claude Brasseur au centre de l'équipe de À torts et à raisons en 1999.

Sa dernière apparition au cinéma figure dans Tout le monde debout en 2018, de et avec Franck Dubosc.

En 1980, il se voit décerner le César du meilleur acteur pour son rôle dans La Guerre des polices.

Au théâtre sa carrière commence en 1955 avec Judas de Marcel Pagnol dans la mise en scène de Pierre Valde au théâtre de Paris et se déroule pendant plus de soixante ans jusqu'en 2017 où il joue dans L'Indigent philosophe de Marivaux mis en scène par Christophe Lidon au Théâtre de l'Atelier. Au cours de ces années il travaille fréquemment avec Roger Planchon et Marcel Bluwal. Il incarne notamment en 1999, au Théâtre Montparnasse, le commandant américain Steve Arnold, agent d'assurance et amateur de Dixieland dans le privé, chargé de conduire l'enquête en vue du procès en dénazification du chef d'orchestre de la Philharmonie de Berlin Wilhelm Furtwängler, interprété par Michel Bouquet, dans la pièce de Ronald Harwood traduite par Dominique Hollier, À torts et à raisons, mise en scène par Marcel Bluwal[2],[3],[4].

Sports[modifier | modifier le code]

Claude Brasseur et Jacky Ickx au festival automobile international 2013.

Claude Brasseur s'adonne à la compétition automobile, remportant comme copilote de Jacky Ickx le rallye Paris-Dakar en 1983[5]. Il a également participé à plusieurs reprises, au volant de Simca 1000 Rallye, à des courses automobiles avec le Star Racing Team dans le cadre d'épreuves en circuits du Simca Racing Team.

Alors qu'il est sélectionné pour les Jeux olympiques d'hiver de 1964 à Innsbruck dans l'équipe de France de bobsleigh, il est victime en 1963 d'un grave accident en compétition, son casque explosant sous la violence du choc contre la paroi de glace[5].

Prise de position[modifier | modifier le code]

En 2013, Claude Brasseur a signé le très critiqué[6] « manifeste des 343 salauds » lancé par le magazine Causeur[7], qui proteste contre un projet gouvernemental de pénalisation des clients de prostituées.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Issu d'une lignée d'acteurs, Claude Brasseur est le fils de Pierre Brasseur (1905-1972) et d'Odette Joyeux (1914-2000). Son parrain est l'écrivain américain Ernest Hemingway.

Il effectue son service militaire en Algérie en 1957 dans les parachutistes.

Le , Claude Brasseur épouse Peggy Roche, mannequin et journaliste de mode (qui deviendra après leur divorce la compagne de Françoise Sagan ; elle meurt en 1991)[8], puis, en 1970, Michèle Cambon, sœur de Christian Cambon, avec qui il a un fils, Alexandre Brasseur[9].

Fin de vie et mort[modifier | modifier le code]

Claude Brasseur meurt le [10] à l'âge de 84 ans[11],[12] à Paris 14e[13],[14], quelques mois après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral l'ayant fragilisé[15]. Il est inhumé le auprès de son père au cimetière du Père-Lachaise (59e division)[16], après une cérémonie à l'église Saint-Roch à Paris[17].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Titre Année Réalisateur Nombre d'entrées
Camping 2006 Fabien Onteniente 5 490 482
La Boum 1980 Claude Pinoteau 4 378 430
La Boum 2 1982 Claude Pinoteau 4 071 585
Camping 2 2010 Fabien Onteniente 3 978 284
Chouchou 2003 Merzak Allouache 3 876 572
Camping 3 2016 Fabien Onteniente 3 229 621
Le Pays d'où je viens 1956 Marcel Carné 2 991 062
Un éléphant ça trompe énormément 1976 Yves Robert 2 925 868
La Bride sur le cou 1961 Roger Vadim 2 815 047
Tout le monde debout 2018 Franck Dubosc 2 417 045
La Banquière 1980 Francis Girod 2 394 073
Une histoire simple 1978 Claude Sautet 2 295 317
Le Caporal épinglé 1962 Jean Renoir 2 261 671
Le Viager 1972 Pierre Tchernia 2 191 183
Nous irons à Deauville 1962 Francis Rigaud 2 128 938
Nous irons tous au paradis 1977 Yves Robert 2 080 789
La Verte Moisson 1959 François Villiers 2 012 596

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

En 1968, on le voit aux côtés de Brigitte Bardot dans le scopitone de la chanson Bubble Gum[20].

Publication[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Rose 'Claude Brasseur'.

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'acteur Claude Brasseur s'éteint à 84 ans », sur La Presse, (consulté le )
  2. Alain Lompech, « Wilhelm Furtwängler au piège du nazisme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Affiche de la pièce, théâtre Montparnasse », sur theatremontparnasse.com, (consulté le )
  4. Marie-Céline Nivière, « La dernière salve de Claude Brasseur », sur loeildolivier.fr,
  5. a et b « Claude Brasseur, vainqueur du Dakar 1983, est mort », sur www.lequipe.fr, (consulté le )
  6. Stanislas Kraland, « « Manifeste des 343 salauds : comment rater sa polémique, mode d'emploi » », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  7. « Signez le Manifeste de 343 salauds », sur causeur.fr,
  8. Michaël Delmar, « Sans vous aimer », Lire, 1er février 2008
  9. Patricia Boutron-Chansou, Claude Brasseur, tf1.fr, 16 août 2010.
  10. Fichier des décès
  11. Jean-Luc Douin, « Claude Brasseur est mort », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  12. « L'acteur Claude Brasseur s'est éteint à l'âge de 84 ans », sur midilibre.fr, (consulté le ).
  13. « Pierre Claude Espinasse », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  14. « Mort de Claude Brasseur : disparition d'un comédien aimé de tous », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  15. « Claude Brasseur victime d'un AVC : ses proches se confient sur ses derniers mois difficiles », sur voici.fr, (consulté le ).
  16. Jean Talabot et Bertrand Guyard, « Mort de Claude Brasseur, le comédien de tous les rôles », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  17. Cérémonie en présence notamment de Danièle Thompson, Nicole Calfan, Jean-Paul Rouve, Fabien Onteniente, Daniel Russo et Jean Benguigui (Obsèques de Claude Brasseur : «Merci papa, on t’aime», Le Parisien, Catherine Balle, 29 décembre 2020).
  18. Voir sur unifrance.org.
  19. « Claude Brasseur », sur bide-et-musique.com (consulté le )
  20. https://www.francedimanche.fr/actualites/claude-brasseur-les-10-secrets-d-un-monstre-sacre
  21. Décret du 13 mai 2016 portant promotion et nomination
  22. Décret du 30 décembre 2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]