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Théâtre du Châtelet

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Théâtre du Châtelet
Description de cette image, également commentée ci-après
Le théâtre du Châtelet en 2022, après sa rénovation.
Type Salle de spectacles
Lieu Place du Châtelet
Paris 1re Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 51′ 28″ nord, 2° 20′ 47″ est
Architecte Gabriel Davioud
Inauguration
Capacité 2036
Direction Olivier Py
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1979)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1991, 2024, au titre de Paris, rives de la Seine)[1]
Site web www.chatelet.com

Carte

Le théâtre du Châtelet est un théâtre situé place du Châtelet dans le 1er arrondissement de Paris, inauguré en . Dirigé par Olivier Py depuis 2023, il propose des comédies musicales, des opéras, des concerts classiques, du jazz, des récitals et de la danse. De à , il a accueilli la cérémonie des César du cinéma. Le théâtre du Châtelet est également membre du Réseau européen pour la sensibilisation à l'opéra et à la danse (RESEO).

Le théâtre du Châtelet a été inscrit au titre des monuments historiques le 14 novembre 1979[2].

Situation et accès

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Le théâtre du Châtelet est accessible par les stations de métro Châtelet et Hôtel de Ville des lignes 1, 4, 7, 11 et 14.

Le théâtre en 1875.

Au XIXe siècle

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Le théâtre impérial du Châtelet a été construit entre 1856 et 1862 par Gabriel Davioud à la demande de Napoléon III et de son préfet de la Seine, le baron Haussmann[3], en même temps que l'actuel théâtre de la Ville qui lui fait face de l'autre côté de la place du Châtelet[4]. Celle-ci a été aménagée à l'emplacement de l'ancienne forteresse du Grand Châtelet, qui servait de prison et de tribunal sous l'Ancien Régime, et qui fut détruite en 1808 durant le règne de Napoléon Ier. La construction, réalisée dans le cadre des transformations de Paris sous le Second Empire, entraîna la suppression de plusieurs rues : la rue Pierre-à-Poisson, la rue de la Saunerie, la rue de l'Arche-Pépin et une partie de la rue Saint-Germain-l'Auxerrois. Deux nouvelles voies furent percées pour encadrer le bâtiment : l'actuelle rue Édouard-Colonne et l'avenue Victoria.

En août 1857, un décret impérial déclara d'utilité publique le percement du boulevard du Prince-Eugène, qui réunit l'ancienne place du Château-d'Eau à la place du Trône. Cette décision entraîna la disparition des théâtres situés sur la partie nord du boulevard du Temple. Le préfet de la Seine voulait ainsi mettre fin aux spectacles de mélodrames et faire disparaître ces petits bouis-bouis populaires, pour les remplacer par de grands théâtres plus confortables dans un quartier résidentiel. La plupart des petites salles ne survécurent pas à cette expropriation. Trois établissements furent toutefois épargnés et soutenus par la ville : le théâtre de la Gaîté pour lequel on construisit une nouvelle salle au square des Arts-et-Métiers, ainsi que le Théâtre-Lyrique et l'ancien théâtre du Cirque Impérial, pour lesquels Davioud érigea les deux théâtres de la place du Châtelet.

Le théâtre comptait alors 2 500 places et accueillait des représentations théâtrales. Il fut inauguré le , en présence de l'Impératrice, avec Rothomago de d'Ennery, Clairville et Monnier. Neuf cartouches ornaient son plafond, chacun portant un mot : danse, opéra, féerie, musique, drame, tragédie, comédie, vaudeville et pantomime.

Annonce du 7e bal masqué du Carnaval de Paris 1868-1869, donné le , avec Olivier Métra[5].

On y organisait aussi, comme dans d'autres salles de spectacles parisiennes, telles l'Opéra ou le théâtre de la Renaissance, des bals masqués pendant le Carnaval de Paris, qui débutait chaque année le 11 novembre, jour de la Saint-Martin.

Après la Commune de Paris de 1871, Hippolyte Hostein prend la direction du Châtelet, et fait appel à Eugène Castellano comme administrateur[6]. Il met en place des billets à prix réduit permettant de payer très peu pour les meilleures places grâce à des combinaisons que le public ne comprenait pas toujours. Au Châtelet, il remet à l'affiche Le Voyage dans La Lune ainsi que Rothomago et Les Sept châteaux du Diable, jouée pendant l'Exposition universelle de 1878. Il y présente aussi La Vénus Noire et Le Beau Solignac, avant de céder la direction du théâtre à Émile Rochard, qui était son secrétaire depuis sept ans[7].

Au XXe siècle

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Au début du XXe siècle, la programmation du théâtre s'ouvre à l'opérette, au ballet, à des concerts de musique classique et populaire, et même, pendant un certain temps, à des projections cinématographiques.

Saison 1900-1901. Couverture.

En 1907, le théâtre compte 3 600 places, avec M. Fontaines comme directeur, Georges Bégusseau comme secrétaire général et Henri Prévost à la direction de la scène. Le prix des places varient de 72 francs pour les loges à salon à 1 franc pour le troisième amphithéâtre. Les loges sont reliées au buffet par des sonneries électriques.

La danse occupe au XXe siècle une place privilégiée dans la programmation : le Châtelet reçoit des compagnies internationales comme les Ballets russes de Sergei Diaghilev en , avec notamment les danseurs Vaslav Nijinski, Anna Pavlova, Tamara Karsavina, Michel Fokine du ballet du théâtre Mariinsky. On y assiste à la création, le 22 mai , du Martyre de saint Sébastien de Claude Debussy et Gabriele D'Annunzio (écrit pour Ida Rubinstein), de Petrouchka de Stravinsky le , de La Péri de Paul Dukas le , de L'Après-midi d'un faune de Nijinski (sur la musique de Debussy) le 29 mai 1912, de Daphnis et Chloé de Ravel le 8 juin 1912 ou encore de Parade de Satie et Cocteau le .

Au pupitre, le théâtre accueille de nombreux compositeurs et chefs d'orchestre étrangers, comme Tchaïkovski, Mahler et Richard Strauss.

Lily Fayol dans Annie du Far West.

À partir de , le théâtre du Châtelet devient le temple de l'opérette à grand spectacle sous la direction de Maurice Lehmann. De nombreux succès y voient le jour, tels que Nina Rosa () avec André Baugé, L’Auberge du Cheval-Blanc (, , et ), Valses de Vienne (, , et ), Les Chasseurs d'image (), La Maréchale Sans-Gêne (), Pour Don Carlos () avec Georges Guétary, Annie du Far West (adapté en ) avec Marcel Merkès et Paulette Merval Lily Fayol, Le Chanteur de Mexico () qui reste un millier de fois à l'affiche avec Luis Mariano et Rudy Hirigoyen sa doublure, La Toison d'or () avec André Dassary, Méditerranée () avec Tino Rossi, Rose de Noël () avec André Dassary, Le Secret de Marco Polo () avec Luis Mariano, La Polka des lampions () et Monsieur Carnaval () avec Georges Guétary et Jean Richard. Maurice Lehmann fait appel à des compositeurs tels que Siegmund Romberg, Henri Christiné, Maurice Yvain, Pierre Petit, Francis Lopez, Henri Betti, Jean-Michel Damase, Gérard Calvi et Charles Aznavour. Son successeur, Marcel Lamy, ancien directeur de l'Opéra-Comique, produit les deux dernières opérettes de Luis Mariano, Le Prince de Madrid () et La Caravelle d'or (). Après une période incertaine, le Châtelet retrouve son élan grâce au succès de plus de 600 représentations, de Gipsy, mis en scène par André Martial en puis de Volga en signé de Francis Lopez avec José Todaro. Le théâtre accueille aussi les concerts de Barbara dans les années 1980 et 1990.

La salle du Châtelet.

En 1979, la direction passe entre les mains de la Ville de Paris, propriétaire du bâtiment. Après une importante rénovation, il rouvre en 1980 sous le nom de Théâtre musical de Paris, avec 2 008 places et dirigé par Jean-Albert Cartier. L'opérette reste à l'honneur avec des productions comme La Vie parisienne, La Veuve joyeuse, La Chauve-Souris ou encore La Fille de madame Angot. Des saisons d'opéra s'y enchaînent proposant notamment des cycles Verdi, russes, wagneriens, avec des artistes de renommée internationale. En 1989, l’acoustique est repensée, le rideau de scène est peint par Gérard Garouste, et la salle retrouve son nom de Théâtre du Châtelet.

Stéphane Lissner, son directeur de 1988 à 1999, améliore à nouveau l'acoustique et la visibilité. Il ravive la tradition de création et d'innovation du début du XXe siècle, fidélisant des artistes, Patrice Chéreau, Pierre Boulez, Daniel Barenboïm, William Forsythe, Robert Wilsonainsi que des orchestres en résidence tels que l'orchestre de Paris et l'orchestre philharmonique de Radio France (qui s'installeront en septembre 2006 à la salle Pleyel). Depuis 1992, le Philharmonia Orchestra de Londres y est également en résidence chaque année.

Au XXIe siècle

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La façade du théâtre en 2017 avant la rénovation.

Jean-Pierre Brossmann devient directeur en 1999et attire à son tour des chefs comme John Eliot Gardiner, Simon Rattle, Kent Nagano, ainsi que des chanteurs tels que Jessye Norman, Thomas Hampson et Felicity Lott. Pour sa première saison, il programme Trois Sœurs de Peter Eötvös. En 2002, Jessye Norman interprète Erwartung de Arnold Schoenberg. L'année suivante, la mise en scène des Troyens de Berlioz marque un grand évènement. Offenbach revient au Châtelet avec deux nouvelles productions signées par Marc Minkowski et Laurent Pelly : La Belle Hélène et La Grande-duchesse de Gérolstein. À partir de , le théâtre du Châtelet accueille les cérémonies de remise des César du cinéma, succédant au théâtre des Champs-Élysées.

En 2006, sous la nouvelle direction de Jean-Luc Choplin, le théâtre lance une nouvelle production du Chanteur de Mexico, 55 ans après sa création. Quelques jours plus tôt, il avait ouvert ses portes au public pour Québec_numériQ, un événement alliant installations et performances d’artistes québécois dirigé par Richard Castelli, qui a attiré plus de 8 000 visiteurs en une seule soirée[8].

Il célèbre l'âge d’or de la comédie musicale américaine, en mettant particulièrement en avant les œuvres de Stephen Sondheim, dont les six représentations de A Little Night Music en février se sont jouées à guichet fermé. Parmi les autres comédies musicales présentées figurent The Sound of Music, Carousel et The King and I de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, Kiss me, Kate de Cole Porter et My Fair Lady de Frederick Loewe et Alan Jay Lerner, cette dernière en coproduction avec le théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.

Jean-Luc Choplin collabore avec des artistes contemporains comme le plasticien russe Oleg Kulik (Les Vêpres de la Vierge de Claudio Monteverdi, Le Messie de Haendel), le vidéaste Pierrick Sorin (La pietra del paragone de Gioacchino Rossini, Pastorale de Gérard Pesson et Pop'Pea, version pop de L'incoronazione di Poppea), le réalisateur David Cronenberg pour adapter de son film La Mouche en opéra composé par Howard Shore, ou encore le metteur en scène Robert Wilson (La Passion selon saint Jean de Jean-Sébastien Bach).

Le Châtelet propose des créations originales comme Monkey, Journey to the West de Damon Albarn, Bintou Wéré, un opéra du Sahel de Zé Manel Fortes, Koulsy Lamko et Wasis Diop, Le Verfügbar aux Enfers de Germaine Tillion. La salle reçoit aussi de grandes stars de la pop : Sting le (Songs from a Labyrinth sur des poèmes de John Dowland), Muse le 8 septembre .

Le théâtre vu depuis le sommet de la tour Saint-Jacques.

Jean-Luc Choplin crée en une nouvelle série de concerts : Concert Tôt, Concert Tea à destination des familles avec des œuvres de Beethoven, Duke Ellington, Igor Stravinsky, Mozart et des thématiques telles que le cirque, le tango, le Jazz Nouvelle-Orléans, le ballet classique et le baroque.

Le théâtre a également servi de décor pour le concert final de l'orchestre du Bolchoï à Paris, dans le film Le Concert avec Alexeï Gouskov et Mélanie Laurent.

Depuis 2017

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En 2017, le théâtre entame une période de travaux de rénovation et de mise aux normes[9] (2017-2021), pour un coût de 35 millions d'euros[4]. Ruth Mackenzie[10] et Thomas Lauriot-dit-Prévost prennent alors la direction[11], succédant à Jean-Luc Choplin. Le , Ruth Mackenzie est renvoyée par le théâtre du Châtelet et, depuis, Thomas Lauriot-dit-Prévost assure seul la direction de l'institution[12],[13].

En février 2023, l'auteur et metteur en scène Olivier Py est nommé à la tête du théâtre par la maire de Paris, Anne Hidalgo[14]. D’après la presse, il aura pour mission de « le sortir de son cul-de-sac invraisemblable, et d’en faire véritablement ce théâtre musical, populaire, de qualité, largement ouvert au public, jusqu’à ce qu’on oublie totalement (…) dans quel piteux état il macère depuis 2017 »[15].

Sa nomination jugée « surprenante », a provoqué des critiques au sein du comité de sélection[16], car Anne Hidalgo serait « passée en force » pour imposer son choix face aux deux candidatures féminines initialement retenues. Selon Alice Coffin, cela « relève autant de l’arbitraire que du sexisme très particulier du monde culturel et politique »[17]. Valérie Chevalier, directrice de l'Opéra Orchestre national de Montpellier et candidate évincée, dénonce un « simulacre » démocratique et regrette qu'Anne Hidalgo ait « bafoué le cadre qu’elle a choisi »[18].

L'idée d'un rapprochement avec le Théâtre de la Ville est confirmée, via une association loi de 1901 nommée « Place des théâtres », « dont l'objet serait de réunir le Théâtre de la Ville et le Châtelet pour travailler en synergie tant dans la programmation artistique que dans la gestion des budgets », selon Olivier Py[16]. Libération souligne qu'on « peut s'étonner qu'Olivier Py mentionne la future association Place des théâtres dans un entretien publié sur le site de Télérama à l'instant même de la divulgation de sa nomination, alors que les deux candidates finalistes ignoraient son existence »[19].

Voies absorbées lors de la construction

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Parmi les voies absorbées par la construction du théâtre du Châtelet se trouvaient :

Notes et références

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  1. « Paris, rives de la Seine », sur whc.unesco.org, UNESCO, (consulté le ).
  2. « Théâtre du Châtelet », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
  3. Marie-Aude Roux, « L'histoire du Théâtre du Châtelet à l'Hôtel de Ville de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Ariane Bavelier, « À Paris, le théâtre de la Ville rouvrira-t-il un jour ? », Le Figaro, cahier « Le Figaro et vous »,‎ 6-7 novembre 2021, p. 29 (lire en ligne).
  5. Le Tintamarre, 31 janvier 1869, p. 7, 1re colonne.
  6. Félix Jahyer, « Castellano », Paris-théâtre,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  7. Jules Prével, « Courriers des théâtres », Le Figaro, no 56,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Harry Bellet, « Visite de bidouilleurs canadiens », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Paris : le théâtre du Châtelet va retrouver son style Napoléon III », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  10. « Qui est Ruth Mackenzie, la prochaine directrice artistique du Châtelet ? », Télérama (consulté le ).
  11. Jean Delterme, « Ruth Mackenzie, nouvelle directrice artistique du Châtelet », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
  12. « Ruth Mackenzie débarquée par le Théâtre du Châtelet », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. Ariane Bavelier, « Châtelet, théâtre de la Ville : à quand la fin de la dérive ? », Le Figaro, supplément « Le Figaro et vous »,‎ 16-17 avril 2021, p. 36 (lire en ligne).
  14. « Olivier Py nommé à la tête du théâtre du Châtelet », sur Libération (consulté le )
  15. Anne Diatkine, « Olivier Py nommé à la tête du théâtre du Châtelet, le fait du prince », sur Libération (consulté le )
  16. a et b « La nomination d’Olivier Py à la tête du Théâtre du Châtelet provoque des remous à la Mairie de Paris », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Olivier Py à la tête du Châtelet : comment Anne Hidalgo est passée en force », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  18. Anne Diatkine, « Olivier Py au théâtre du Châtelet : «Anne Hidalgo a bafoué le cadre qu’elle a choisi» », sur Libération (consulté le )
  19. Anne Diatkine, « Nomination d’Olivier Py au théâtre du Châtelet : juste une mise en scène ? », sur Libération (consulté le )

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Bibliographie

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  • Préfecture du département de la Seine. Direction des travaux, « Théâtre du Châtelet », dans Inventaire général des œuvres d'art appartenant à la Ville de Paris dressé par le service des beaux-arts, t. 1 Édifices civils, Paris, Imprimerie centrale des chemins de fer A. Chaix et Cie, (lire en ligne), p. 47-50
  • Geneviève Latour, Florence Claval (études réunies par), « Théâtre du Châtelet », dans Les théâtres de Paris, Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris. Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Association de la régie théâtrale, (ISBN 2-905118-34-2), p. 111-114
  • Le Châtelet : 150 ans de la vie d'un théâtre de Sylvie de Nussac, éditions Assouline, 1995.
  • (en) John Allison (direction), Great Opera Houses of the World, supplément à Opera, 2003
  • Les saisons russes au Théâtre du Châtelet de Marie-Noëlle Robert et Patricia Faivre, édition Magellan et Cie, 2004.
  • Théâtre du Châtelet. Un festival permanent. (1999-2006) de Pierre Bergé et René Sirvin, photographies Marie-Noëlle Robert, Les Éditions Cercle d'Art, 2006.
  • Connaissance des arts, HS no 476, Le Châtelet théâtre musical de Paris, 2011.

Articles connexes

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Liens externes

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