Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ?

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Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ?
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Laura Antonelli dans le film

Titre original Mio Dio, come sono caduta in basso!
Réalisation Luigi Comencini
Scénario Ivo Perilli
Luigi Comencini
Acteurs principaux

Laura Antonelli (Eugenia)
Alberto Lionello (Raimondo)
Michele Placido (Silvano)

Sociétés de production Pio Angeletti – Dean Film
Pays d’origine Italie
Genre Comédie
érotique
Durée 92 minutes
Sortie 1974

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ? (« Mio Dio, come sono caduta in basso! ») est un film italien réalisé par Luigi Comencini et sorti en 1974.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Sicile, en 1908, Eugenia Maqueda (Laura Antonelli) et Raimondo Corrao, marquis de Maqueda (Alberto Lionello) découvrent lors de leur nuit de noces qu’ils sont frère et sœur. Il leur est donc impossible de consommer le mariage. Pour des questions d’apparences à sauvegarder et aussi d'héritage, ils décident de ne rien dire à personne et de vivre dans la chasteté absolue.

Mais les besoins de la belle Eugenia sont de plus en plus pressants. Après avoir presque succombé aux avances d'un baron français, elle va perdre la raison avec son jeune et beau chauffeur Silvano (Michele Placido) à plusieurs reprises dans une cabane de la campagne sicilienne ensoleillée. Lorsque le mari et frère part à la guerre en Libye, Eugenia rêve d'avoir un enfant de l’écrivain célèbre Gabriele D'Annunzio puis entretient une relation éphémère intime avec une amie étrangère, Evelyn (Karin Schubert).

Raimondo revient d'Afrique couvert de gloire et l'honneur. Enivré par la prose du poète D’Annunzio et en accord avec Eugenia, il va goûter aux plaisirs interdits d’une relation incestueuse avec sa sœur et femme, quand le curé du village lui apprend par téléphone que les deux époux ne sont en réalité pas parents de sang. Les voilà rassurés mais aussi étrangement contrariés.

Les années passent, et Raimondo meurt pendant la Première Guerre mondiale. Eugenia est infirmière. Elle retrouve Silvano, son jeune chauffeur, blessé de retour du front. Finalement, ils réalisent leur rêve d'amour.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Dans les suppléments du DVD publié dans la collection « Les maîtres italiens », Jean Antoine Gili parle d'un « très grand film » en costumes et à la construction sophistiquée, malgré des concessions commerciales au genre du film érotique des années 1970. Pour lui, Luigi Comencini, en bon architecte qui ne construit pas une maison pour se faire plaisir mais pour qu'elle soit habitée par des gens, a avant tout réalisé un film fait pour être vu.

Pourtant, la dérision et l'humour d'une comédie à l'italienne et les formes magnifiques de Laura Antonelli nue ne masquent pas complètement une réflexion élaborée. D'abord, il y a un message politique : le film montre comment la société aristocratique au tournant de la Première Guerre mondiale fait le lit du fascisme. Ensuite, au plan littéraire, on voit comment Gabriele D'Annunzio, bouffi de suffisance[1] et de frustration romantique, en plus d'encourager la débauche, emplit les têtes d'une vaine logorrhée.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La scène où D'Annunzio accorde une « audience » en ne montrant que brièvement son visage à un guichet de porte est authentique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source de traduction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]