Romain Duris

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Romain Duris
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Romain Duris en 2014.
Naissance (47 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Films notables Le Péril jeune
Peut-être
Trilogie de Cédric Klapisch
De battre mon cœur s'est arrêté
Molière
L'Arnacœur
Populaire
L'Écume des jours
Nos batailles
Dans la brume

Romain Duris, né le à Paris, est un acteur français.

Il a tourné sept fois avec Cédric Klapisch. Il est ainsi surtout connu pour le rôle de Xavier Rousseau, héros de la trilogie L'Auberge Espagnole (1999-2013). Tony Gatlif l'a aussi dirigé dans Gadjo dilo (1997) et Exils (2004).

Au début des années 2010, il est la tête d'affiche des comédies romantiques à succès L'Arnacœur (2010), de Pascal Chaumeil et de Populaire (2012), de Régis Roinsard. Il partage aussi l'affiche de l'adaptation L'Écume des jours (2013), de Michel Gondry avec Audrey Tautou.

Il a été nommé deux fois au César du meilleur espoir masculin et quatre fois au César du meilleur acteur, sans jamais l'emporter.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né d'un père architecte et d'une mère coloriste et danseuse, Romain Duris a une ascendance suédoise, descendant, par sa mère, du peintre suédois Alexandre Roslin (1718-1793)[1].

Il étudie les arts appliqués, notamment à l'école Duperré de 1993 à janvier 1995 mais abandonne pour se tourner vers la musique.

Il crée un groupe de jazz-funk-rap puis l'abandonne aussi. C'est un peu par hasard qu'il se tourne vers le métier d'acteur. Découvert à la sortie des cours par le directeur de casting de Cédric Klapisch, il ne voulait pas devenir acteur. En 1995, il apparaît dans le clip de Princess Erika, Faut qu'j'travaille, dans lequel il joue le rôle d'un jeune délinquant braquant des stations-service.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Romain Duris vit en couple avec l'actrice Olivia Bonamy, avec laquelle il a eu deux fils[2].

Romain Duris a un frère, François, designer chez Peugeot et qui a travaillé sur le film L'Écume des jours. Il est actuellement Manager du Design de Huawei.

Sa sœur, la pianiste Caroline Duris, a participé à la bande originale du film De battre mon cœur s'est arrêté, dans lequel il joue le rôle de Thomas Seyr. Elle fait également une apparition dans le film L'Arnacœur[3].

Il est officier de l'Ordre des Arts et des Lettres[4].

En , à la suite de la démission de Nicolas Hulot, il signe avec Juliette Binoche la tribune contre le réchauffement climatique intitulée « Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité », qui paraît en une du journal Le Monde, avec pour titre L'appel de 200 personnalités pour sauver la planète[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Révélation (années 1990)[modifier | modifier le code]

Romain Duris en , alors âgé de 25 ans.

Il fait ses débuts en 1994 dans le rôle de Tomasi, dans Le Péril jeune, premier film avec Cédric Klapisch, tourné au départ pour Arte, qui voulait des téléfilms sur les années lycée. La même année, il est à l'affiche de Frères, premier long-métrage d'Olivier Dahan. Durant les années 1990, il se spécialise dans des rôles de jeunes rebelles ou de marginaux dans la veine de son rôle de Tomasi dans Le Péril jeune.

Il parcourt ensuite la fin des années 1990 en enchaînant les rôles de jeunes têtes brûlées. Il apparaît en 1995 dans Mémoires d'un jeune con de Patrick Aurignac, puis retrouve Cédric Klapisch l'année d'après, avec Chacun cherche son chat. Il participe ensuite à trois œuvres remarquées de l'année 1997 : Dobermann de Jan Kounen, Déjà mort d'Olivier Dahan et Gadjo dilo de Tony Gatlif, qui lui vaut une nomination en 1999 dans la catégorie du meilleur espoir masculin aux César.

En 1998, il retrouve Tony Gatlif pour Je suis né d'une cigogne, puis Cédric Klapisch pour Peut-être avec à la clé une seconde nomination au César du meilleur espoir masculin. Il tient enfin l'un des rôles principaux de la comédie d'action Les Kidnappeurs, de Graham Guit.

Confirmation critique et commerciale (années 2000)[modifier | modifier le code]

Romain Duris tourne ensuite beaucoup. En 2001, il fait une apparition dans Le Petit Poucet d'Olivier Dahan mais est surtout dirigé par Jean-Marc Barr dans Being Light'. Puis il joue dans 17 fois Cécile Cassard de Christophe Honoré.

En 2002, il est à l'affiche de six longs-métrages, qui lui permettent de collaborer avec d'autres cinéastes prestigieux : le drame Filles perdues, cheveux gras de Claude Duty, Le Divorce de l'américain James Ivory, le drame historique Adolphe de Benoît Jacquot. Il fait également partie des héros des films de bandes comme Pas si grave de Bernard Rapp et Shimkent Hotel de Charles de Meaux. Mais c'est en menant un autre film de bande qu'il confirme comme étant la nouvelle jeune star du cinéma français, avec la comédie dramatique L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch, sous les traits du vingtenaire Xavier Rousseau.

Ce succès lui permet de passer à de plus grosses productions. En 2003, il est l'un des héros de la comédie dramatique Osmose de Raphaël Fejtö et retrouve Tony Gatlif pour l'ambitieux Exils. Il prête aussi ses traits au héros de Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé.

L'année 2005 est marquée par deux succès critiques et commerciaux : De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard, qui lui vaut une poignée de récompenses, dont sa première nomination au César du meilleur acteur, puis Les Poupées russes, qui marque ses retrouvailles avec Cédric Klapisch, pour les nouvelles aventures de Xavier Rousseau, désormais trentenaire.

L'année 2006 lui permet de retrouver Christophe Honoré pour Dans Paris. En 2007, il prête ses traits à une célèbre figure, Molière, de Laurent Tirard. Sa seconde collaboration avec Raphaël Fejtö prend la forme de la comédie romantique L'Âge d'homme... maintenant ou jamais !.

En 2008, le succès de Paris, comédie dramatique chorale où il joue l'un des multiples personnages, lui permet de confirmer le succès de sa collaboration avec Cédric Klapisch.

Star de cinéma (années 2010)[modifier | modifier le code]

À la première d'Une Nouvelle Amie, aux côtés du réalisateur François Ozon.

Les années suivantes, il alterne systématiquement drame et comédie, toujours en unique tête d'affiche masculine. En 2010, il mène ainsi l'énorme succès L'Arnacœur, de Pascal Chaumeil, où il a pour partenaire Vanessa Paradis. Çe rôle lui vaut sa seconde nomination au César du meilleur acteur. Ensuite, il est le héros du thriller psychologique L'homme qui voulait vivre sa vie, premier essai dans un registre dramatique d'Éric Lartigau.

En 2012, il partage l'affiche de la comédie Populaire de Régis Roinsard avec Déborah François, un joli succès critique. Puis en 2013, il a pour partenaire Audrey Tautou dans L'Écume des jours, une adaptation signée Michel Gondry. Les deux films s'exportent avec succès à travers le monde.

La même année, il retrouve Xavier, désormais quadragénaire pour Casse-tête chinois de Cédric Klapisch. Il s'agit de son septième film avec le cinéaste, qui confirme de son côté qu'il souhaitait entretenir avec l'acteur une relation comparable à celle de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud. Duris qualifie quant à lui leur relation de « différente » de celle qu'il avait eue avec les deux autres cinéastes qui ont marqué sa carrière, Tony Gatlif et Olivier Dahan.

L'acteur continue néanmoins à élargir ses horizons en étant pour la première fois dirigé par François Ozon pour l'audacieux drame psychologique Une nouvelle amie, qui ne convainc pas commercialement lors de sa sortie en 2014. Sa performance complexe est néanmoins saluée par sa troisième nomination au César du meilleur acteur.

En 2016, il est à l'affiche d'Un petit boulot, seconde collaboration avec Pascal Chaumeil, et du drame historique Cessez-le-feu, écrit et réalisé par Emmanuel Courcol.

L'année suivante, il enchaîne les performances très différentes. Il joue un kidnappeur dans la grosse production américaine Tout l'argent du monde, réalisé par Ridley Scott[6]. Puis il joue un proviseur très décalé dans la comédie expérimentale française Madame Hyde de Serge Bozon.

En 2018, il est le héros du film fantastique français Dans la brume, de Daniel Roby[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Romain Duris par le Studio Harcourt en 1999.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pulp, dessins de Romain Duris, Éditions Textuel, 2017, qui fait l'objet d'une exposition à Paris[8].
  • Féroce, dessins de Romain Duris, Éditions Noeve, 2019, qui fait l'objet d'une exposition à Paris[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Romain Duris aux César 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étonnant des célébrités, de Jean-Louis Beaucarnot et Frédéric Dumoulin. Editions First, 2015.
  2. Prisma Média, « Romain Duris et Olivia Bonamy : parents d’un petit Luigi - Voici », sur Voici.fr (consulté le )
  3. (en) L’Arnacœur sur l’Internet Movie Database
  4. « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2006 - Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le )
  5. « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Romain Duris en kidnappeur sensible dans « Tout l'argent du monde » », sur 20minutes.fr,
  7. « « Dans la brume » : Romain Duris dans un Paris d’apocalypse », sur Le Monde.fr (consulté le )
  8. « Les dessins de Romian Duris exposés à Paris », sur lefigaro.fr (consulté le ).
  9. Le coup de crayon «Féroce» de Romain Duris, sur lefigaro.fr, consulté le 7 décembre 2019
  10. « The Oath si aggiudica il Noir Award », sur noirfest.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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