François Berléand

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François Berléand
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François Berléand, cliché Harcourt

Naissance (65 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Films notables Ma petite entreprise
Mon idole
Les Choristes
L'Ivresse du pouvoir
Ne le dis à personne
Le Concert

François Berléand est un acteur français né le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Berléand est le fils de Iosif Berliand (1912-?), juif russe né à Odessa en Ukraine, et d'une mère française catholique, Marie-Thérèse Mawet. Pour autant, il se dit athée[1]. Son père est spécialisé dans le commerce de gadgets américains très en vogues dans les années 1950 (tire-bouchons à effigies, couvre-téléphones en velours dorés, etc). Ses grands-parents paternels, Moïse (1885-1944) et de Berthe Teplitsky (1891-1969)[2], juifs ashkénazes, arrivés en France en 1928. Son grand-père paternel, Moïse Berliand, originaire de Chișinău en Moldavie, a été déporté de Drancy à Auschwitz en 1944 où il est mort[3],[4]. Sa grand-mère Berthe, a été comédienne de théâtre yiddish et son grand-père, homme facétieux et mythomane, qui parlait treize langues, aurait été metteur en scène à Odessa. Ainsi, leur petit-fils François a pris le flambeau de la fibre théâtrale de la famille[5].

Il raconte son enfance dans Le Fils de l'homme invisible, paru en 2006 ; il y relate le traumatisme qui le conduisit à onze ans à un dédoublement de la personnalité, aux portes de la folie, étrangement causée par une unique affirmation de son père : « De toute façon, toi, tu es le fils de l'Homme invisible », allusion au célèbre feuilleton de l'époque[N 1],[6]. Cela a construit sa personnalité d’acteur. 

François Berléand au Festival de Cannes 2004

Il fait des études durant 2 ans dans une école de commerce et se fait embaucher brièvement dans la publicité. C'est lors d'un cours de théâtre de cette école qu'il découvre les « planches »[7]. Aussi, parallèlement à ces études, il suit une formation théâtrale, et débute sur scène dans une pièce intitulée Sur une plage de l'Ouest. Ses études terminées, il s'inscrit au cours d'art dramatique de Tania Balachova et rencontre Daniel Benoin, un metteur en scène sous l'égide duquel il travaillera de 1974 à 1981, participant à une quinzaine de spectacles, classiques comme contemporains. Il joue des grands rôles dans le théâtre subventionné. Vers 1990, il quitte le théâtre public pour le théâtre privé où il rencontre Nicole Garcia avec qui il partage sa vie quelques années [8]. Elle lui donne confiance en lui-même et l'incite à suivre une psychanalyse.

Après avoir fréquenté l'équipe du Splendid, il décline la proposition de Josiane Balasko de rejoindre la troupe, et préfère jouer dans le théâtre subventionné. Il commence sa carrière cinématographique en 1978. Mais il enchaîne alors surtout de la figuration, des rôles de « troisième couteau » (second plan) et quelques rares seconds rôles dans des comédies à succès pendant les années 1980.

Ce n'est qu'à 45 ans, en 1997, qu'il se révèle réellement au grand public dans son rôle du film Le Septième Ciel de Benoît Jacquot. Après une série de seconds rôles remarqués, il reçoit la consécration du César du meilleur acteur dans un second rôle en 2000 pour son interprétation dans le film de Pierre Jolivet, Ma petite entreprise. Il obtient enfin son premier grand rôle, à 50 ans, en 2002, dans le film Mon idole de Guillaume Canet. Ce qui n’a fait que confirmer la prédiction que Tania Balachova, sa professeur d’art dramatique, lui avait faite à 20 ans : « Vous, si un jour vous devez être connu, ce ne sera pas avant l’âge de 40 ans. » 

Parmi ses principaux rôles, dans Martin et Léa, il incarne un inspecteur de police, fonction qu'il va encore exercer de nombreuses fois à l'écran  : La Balance, Les mois d'avril sont meurtriers, Marche à l'ombre, L'Appât, La Mort du Chinois, Fred, Le Sourire du clown, Ne le dis à personne, Le Transporteur (trois films et une série télévisée). Son physique froid, distant, et son regard perçant lui valent aussi des rôles de militaire (L'Otage de l'Europe, Stella, Les Milles, Capitaine Conan, Le Prince du Pacifique), de détective (Suivez cet avion), de curé (Au revoir les enfants) ou de psychiatre dans Le Septième ciel.

Après avoir été le compagnon durant 12 ans de l'actrice-réalisatrice Nicole Garcia, il est en couple depuis 2004 avec l'actrice Alexia Stresi qu'il a rencontré sur le tournage de Promenons-nous dans les bois. Ils ont eu de vrais jumelles, Adèle et Lucie, nées en décembre 2008. Il est le père de deux autres grands enfants âgés de 30 et 34 ans, Martin né en 1979 et Fanny née en 1983. Son fils Martin Berléand est producteur, acteur (Camille Claudel réalisé par Bruno Nuytten, sorti en 1988) et régisseur général (Donnant donnant, film de 2010 d'Isabelle Mergault )[9]. François Berléand est grand-père depuis 2012, son fils Martin ayant donné naissance au petit Elios[10].

Il aime le Pays Basque de son enfance où il a fait construire une maison secondaire à Biarritz[1].

Il est parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA).

Il a apporté son soutien à François Bayrou lors de la Campagne présidentielle française de 2007. Il se dit macroniste.

En 2007, il fut le président du jury du festival de cinéma bastiais Arte Mare à dirigé par Michèle Corrotti.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de l'émission Retour aux sources diffusée le 28 juin 2016 sur France 2, François part à la découverte de ses grands-parents paternels Moïse (metteur en scène de théâtre) et Berthe Berliand (comédienne) qui ont fui la Russie pour la France en 1929. Moïse est déporté à Auschwitz en 1944.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « François Berléand et Alexia Stresi: la maison du bonheur », sur parismatch.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  2. « arbre généalogique de François Berléand », sur gw.geneanet.org (consulté le 13 juillet 2017)
  3. Retour aux sources, France 2, 28 juin 2016
  4. « François Berléand », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  5. « François Berléand : « Etre invisible, cela m’a façonné » », sur lemonde.fr, (consulté le 11 juillet 2017)
  6. François Berléand part sur les traces de ses ancêtres dans Retour aux sources, sur francetvinfo.fr, consulté le 28 juin 2016
  7. « François Berléand : « Quand on a le physique de Monsieur Tout-le-Monde, il faut redoubler d'humour ! » », sur leparisien.fr, (consulté le 11 juillet 2017)
  8. « Un acteur au poil ! », sur parismatch.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  9. « François Berléand : A 61 ans, l'acteur est grand-père ! », sur purepeople.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  10. « François Berléand et ses grands enfants : "Ça n'a pas été facile" », sur purepeople.com, (consulté le 11 juillet 2017)
  11. Décret du 5 avril 2015 portant promotion et nomination