Jean-Claude Carrière

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Jean-Claude Carrière
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Jean-Claude Carrière en 2008.

Naissance (86 ans)
Colombières-sur-Orb (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Jean-Claude Carrière, né le à Colombières-sur-Orb, dans l'Hérault, est un écrivain, scénariste, parolier et metteur en scène français, également acteur à l'occasion. Lui-même se définit comme un « conteur ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de viticulteurs à Colombières-sur-Orb, Jean-Claude Carrière passe son enfance dans ce village. Alors qu'il a quatorze ans, sa famille s'installe à Montreuil-sous-Bois, où ses parents prennent la gérance d'un café[1]. Jean-Claude Carrière est un ancien élève du lycée Voltaire puis du lycée Lakanal à Sceaux et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Après une licence de lettres et une maîtrise d'histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture[2].

Il publie en 1957 son premier roman, Lézard et rencontre Jacques Tati et Pierre Étaix[2] avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. À ses débuts, il publie également plusieurs romans d'épouvante chez Fleuve noir, sous le nom de Benoît Becker (pseudonyme collectif utilisé pour cet éditeur par divers auteurs).

Bien qu'il soit l'auteur d'un très grand nombre de scénarios, Jean-Claude Carrière doit une bonne partie de sa renommée à sa collaboration avec le cinéaste d'origine espagnole Luis Buñuel. Celle-ci s'amorce en 1964 et durera dix-neuf ans, jusqu'à la mort du réalisateur. Les deux hommes travaillent ensemble une première fois en adaptant le roman d'Octave Mirbeau Le Journal d'une femme de chambre. Le film, qui met en vedette Jeanne Moreau, est le premier que Buñuel réalise en France depuis le classique surréaliste L'Âge d'or.

Carrière et Buñuel retravaillent ensemble sur cinq autres films, dont deux des plus célèbres du réalisateur : Belle de jour, une adaptation d'un roman de Joseph Kessel qui sera grand succès commercial, et Le Charme discret de la bourgeoisie, une satire d'esprit surréaliste qui permet à Buñuel et Carrière d'obtenir une nomination à l'Oscar du meilleur scénario original, fait assez rare pour un film français.

Carrière travaillera aussi occasionnellement avec le réalisateur d'origine tchèque Miloš Forman, une première fois à la fin des années 1960 avec Taking Off, comédie de mœurs sur le conflit des générations, une seconde fois à la fin des années 1980 avec Valmont, adaptation du roman Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, et une dernière fois en 2005 avec Les Fantômes de Goya.

Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook.

Parmi les nombreux scénarios[2] écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le César du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'œuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il cosigne avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Ulzhan qui est présenté au Festival de Cannes. Écrivain, scénariste, conteur, mais aussi acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière se partage entre le cinéma, le théâtre et la littérature; travaillant souvent sur des adaptations, tant pour le théâtre que pour le cinéma ou la télévision, il rencontre très fréquemment un succès critique et public.

Extrêmement curieux de la nature humaine et de ses expressions polymorphes, il est aussi un fin observateur et un excellent interprète (carnets de dessins et d'écritures) des histoires qu'il rencontre et des changements ténus des multiples sociétés qu'il côtoie ; son travail incessant et minutieux « d'ethnologue-entomologiste » (à l'image de ce savant architecte de murets de pierres sèches qu'il est) se construit aussi bien durant les fréquents voyages à l'étranger qu'il effectue, lors de nombreuses rencontres qu'il provoque dans les abris séculaires de ses maisons parisiennes ou languedociennes. Homme d'Arts et de Lettres (collectionneur et bibliophile très averti), souvent sollicité, il reste cependant très sensible à l'échange et aux regards croisés, autant à ceux de ses contemporains qu'à ceux de ses prédécesseurs. Vectrices d'idées et d'histoires, les paroles "fragiles", si promptes à disparaître, pourraient définir peut être les biens les plus précieux (tels les masques muets qui l'entourent dans son antichambre) qu'il s'efforcerait avant tout de cerner, de sertir et de servir (traducteur hors pair), afin de pouvoir les faire résonner encore. Son travail et ses œuvres restent empreints de ses racines profondes, de son incroyable histoire et d'une très grande discrétion.[réf. nécessaire]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de Nahal Tajadod, femme de lettres iranienne, avec qui il a une fille née en 2002[3].

Romans, essais, poèmes[modifier | modifier le code]

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Filmographie (sélection)[modifier | modifier le code]

Réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Carrière en 2006

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Adaptateur[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Participations événementielles[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entretien sur Radio Classique, émission Passion Classique de Olivier Bellamy, du 9 mars 2017.
  2. a, b et c « Jean-Claude Carrière », sur Ciné ressources (consulté le 6 janvier 2010).
  3. « Hollywood honore l'écrivain-scénariste Jean-Claude Carrière », Le Parisien, 8 novembre 2014
  4. a et b Préface de l'édition revue et augmentée, p. VIII et p. XIV.
  5. Catherine Portevin, « Le livre est une invention aussi indépassable que la roue ou le marteau », Télérama, no 3117,‎ (lire en ligne).
  6. a et b « Croyance, 10ème Prix de l'essai Psychologies Magazine - Fnac », fiche de l'ouvrage, sur l'enseigne du Prix Psychologies-Fnac..
  7. fiche du film, sur Cinema-francais.fr..
  8. Décret du 14 avril 2017 portant promotion.

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Liens externes[modifier | modifier le code]