Guy Marchand

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Guy Marchand
Guy Marchand en 2010.
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Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Mollégès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Guy Émile MarchandVoir et modifier les données sur Wikidata
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Guy Marchand, né le dans le 20e arrondissement de Paris et mort le à Cavaillon, est un acteur, chanteur, musicien, auteur et écrivain français.

À la fois pianiste, saxophoniste et clarinettiste, il joue du jazz, du blues et du tango.

Au cinéma, il a notamment tourné pour Robert Enrico, François Truffaut, Jean-Charles Tacchela, Claude Pinoteau, Philippe de Broca, Maurice Pialat, Claude Miller, Bertrand Tavernier, Diane Kurys, Gérard Lauzier, Alexandre Arcady, Gérard Krawczyk, Costa-Gavras, Pierre Granier-Deferre, Alain Corneau, Jean-Marie Poiré, Édouard Molinaro, Christophe Honoré ou encore le réalisateur britannique Guy Hamilton.

En 1982, la chanson Destinée, qu'il a coécrite et interprétée, est popularisée grâce au film de Claude Zidi Les Sous-doués en vacances dans lequel il joue Paul Memphis. La même année, il tient le rôle d'un journaliste dans le film Nestor Burma, détective de choc de Jean-Luc Miesch avant d'incarner le célèbre détective privé dans la série télévisée diffusée sur France 2 entre 1991 et 2003.

Par ailleurs, il a interprété pour TF1 l'inspecteur Mathieu dans Opération Trafics en 1980-1981 et le rôle principal dans la série Fargas de 2003 à 2007. Il a également joué dans deux épisodes de Dix pour cent et est apparu, entre autres, dans Les Cinq Dernières Minutes, Nos chers voisins et Scènes de ménages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Émile Marchand naît le dans le 20e arrondissement de Paris[1],[2]. Fils d'un ferrailleur et d'une femme au foyer, il grandit dans les difficiles années d'occupation et d'après-guerre à Belleville, quartier de l'Est de Paris, où il est frappé à l'âge de dix ans par la tuberculose. Pour favoriser sa convalescence, il séjourne chaque année trois mois et jusqu'à l'âge de quatorze ans, dans la maison qu'ont acheté ses parents dans la Sarthe, où sur la jument de l'exploitation d'un fermier voisin, à Juillé, il découvre l'équitation ; de ces séjours, il garde pour toute sa vie la passion des chevaux[3],[4]. À Paris, il fréquente le cinéma Le Danube, rue du Général-Brunet, comme Claude Moine, le futur « Eddy Mitchell », lui aussi du quartier mais cinq ans plus jeune, qui sera plus tard un ami[5]. Pendant ses études secondaires, au lycée Voltaire, il joue de la clarinette la nuit dans les boîtes de Saint-Germain-des-Prés[6].

Il fait son service militaire comme élève officier de réserve (EOR) à la base école des troupes aéroportées (BETAP) de Pau, et est affecté comme sous-lieutenant – breveté parachutiste[7] – dans un régiment du train aéroporté, plus précisément au groupe de livraison par air (GLA 1) à Montigny-lès-Metz en 1962. Cela lui vaudra d'être mis en subsistance pendant quelque temps au sein du 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI), comme officier de liaison, lors de la guerre d’Algérie[8]. Il intègre un temps la Légion étrangère. C'est au titre d’officier parachutiste qu'il fait partie, au début des années 1960, des conseillers techniques du film Le Jour le plus long et entre dans le monde du cinéma[9]. Il indique avoir « sauté en parachute 60 fois » dans toute sa vie[10].

Guy Marchand en 1965. Photo d'identité (Sacem).

Doté d'une voix de crooner, il connaît un premier succès dans la chanson avec son interprétation d'un tube de l'été 1965 La Passionata. Plusieurs albums et singles suivent avec un égal succès. Guy Marchand, qui adore le tango, est aussi l'interprète, en 1982, de la chanson Destinée (paroles de Philippe Adler, musique de Vladimir Cosma), sur la bande originale des films Les Sous-doués en vacances, de Claude Zidi, et Le père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré. Guy Marchand considère d'ailleurs avec son humour habituel que Destinée, au même titre que sa publicité pour le PMU[11] aux côtés d'une jeune femme et de son confrère André Pousse (au slogan final Avec le PMU, aujourd'hui, on joue comme on aime), est sa principale contribution au patrimoine culturel[12].

Au cinéma, après un premier rôle de parachutiste (coupé au montage) dans le film américain Le Jour le plus long (1962)[13],[14], il joue, aux côtés de Lino Ventura et de Brigitte Bardot, dans Boulevard du rhum, de Robert Enrico (1971). Sa carrière cinématographique est marquée par de nombreux seconds rôles ; celui de l'inspecteur adjoint de Lino Ventura, dans Garde à vue, de Claude Miller, lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1982. La même année, il joue dans Nestor Burma, détective de choc, de Jean-Luc Miesch, film dans lequel Michel Serrault interprète le rôle-titre, que Guy Marchand reprendra, près de dix ans plus tard et pour de nombreuses années, dans la série télévisée Nestor Burma.

La plus grande célébrité viendra avec la série Nestor Burma.

Il se fait également remarquer dans Coup de torchon, de Bertrand Tavernier (1981), avec Philippe Noiret, pour ses rôles de mari colérique dans Cousin, Cousine, de Jean-Charles Tacchella (1975), et de garagiste de province cynique dans L'Été en pente douce, de Gérard Krawczyk (1987).

Guy Marchand en 2008 à Tournai (Belgique).

Outre le parachutisme, Guy Marchand a pratiqué la boxe, l’équitation, le polo[15], le sport automobile au volant d'une Simca 1000 Rallye 2 avec le Star Racing Team.

En 2007, il publie son autobiographie, Le Guignol des Buttes-Chaumont.

Il se consacre depuis à l'écriture avec la publication de plusieurs romans, Un rasoir dans les mains d'un singe, en 2008, Le Soleil des enfants perdus, en 2011, qui reçoit le prix Jean-Nohain en 2012.

En 2012, Guy Marchand revient avec l'album Chansons de ma jeunesse, dans lequel il revisite les standards de la chanson française.

En 2017 et 2018, il tient son propre rôle dans la série Dix pour cent[16].

En 2018, il apparaît dans le film Le Doudou, où il joue le rôle de Francis, un retraité un peu coquin.

En 2020, il rencontre le musicien/compositeur Ludovic Beier[17], avec qui il collabore pour la réalisation de son album Né à Belleville, qui sort en .

Vie privée[modifier | modifier le code]

Guy Marchand a été marié avec la comédienne Béatrice Chatelier (ex-quatrième épouse d'Eddie Barclay), son épouse de fiction dans le film Les Sous-doués en vacances, avec qui il a eu deux enfants, Jules et Ludivine.

Dans les années 1990, il s'installe dans le Luberon, à côté de Lacoste, puis à Eygalières, où il élève des chevaux dans son mas provençal. Suite à la séparation d'avec sa compagne de l'époque, Valérie Denis[18], il quitte le Luberon pour s'installer dans le village de Mollégès, au cœur des Alpilles[18].

En 2006, il rencontre, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, Adelina qui exerce alors le métier d'agent de sûreté[19]. Adelina Khamaganova, est un mannequin d'origine russe, de quarante ans sa cadette[20], il l'épouse en 2007.

Après quelques années de vie commune, Adelina le quitte pour s'installer en Allemagne. Elle refait sa vie et a eu plusieurs enfants avec son nouveau compagnon. Guy Marchand n'ayant pas divorcé, les enfants d'Adelina portent en conséquence le patronyme de l'artiste[21].

En , Guy Marchand qui vit toujours séparé de sa femme Adelina[22], révèle être ruiné, dépassé par sa passion dévorante des voitures[23].

Mort[modifier | modifier le code]

Hospitalisé, Guy Marchand meurt le à l'hôpital de Cavaillon, à l'âge de 86 ans[24]. Ses obsèques ont eu lieu le à l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Mollégès[25], avant d'être inhumé au cimetière communal[26].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 1969 : Je cherche une femme
  • 1970 : Guy Marchand chante Fragson
  • 1979 : Guy Marchand
  • 1980 : Le disque d'or de Guy Marchand (compilation)
  • 1982 : Guy Marchand : 16 grands succès (compilation)
  • 1987 : Master Serie : Guy Marchand (compilation)
  • 1988 : Claude Bolling & Guy Marchand
  • 1995 : Buenos Aires
  • 1998 : Marchand de rêves : Le meilleur de Guy Marchand (compilation)
  • 1998 : NostalGitan
  • 2000 : L'homme qui murmurait à l'oreille des femmes
  • 2002 : Demain j'arrête
  • 2003 : CD Story : Guy Marchand (compilation)
  • 2005 : Emilio
  • 2006 : La dernière vague
  • 2008 : A Guy in blue
  • 2009 : Aujourd'hui on s'taille
  • 2012 : Chansons de ma jeunesse
  • 2020 : Né à Belleville

Singles et EP[modifier | modifier le code]

Guy Marchand au festival de Cannes 2007.
  • EP La passionnata / Ça vous laisse perplexe / Le chanteur de charme / La rue Saint-Benoît (juin 1965)
  • La Passionata / Le chanteur de charme (juillet 1965)
  • EP L'amoureux transi / Casanova / Tout en dansant la rumba / Ba-Baby (novembre 1965)
  • L'amoureux transi / Tout en dansant la rumba (novembre 1965)
  • Si j'arrêtais la pendule / Ba-Baby (janvier 1966)
  • EP Signor Caruso / Monsieur Al Capone / Ich Liebe Dich Marlene / Pardonne-moi Germaine (mai 1966)
  • Signor Caruso / Monsieur Al Capone (mai 1966)
  • Ich Liebe Dich Marlene / Pardonne-moi Germaine (mai 1966)
  • EP Sentimental / Le Knack / Dancing / Vous (février 1967)
  • Sentimental / Dancing (février 1967)
  • EP Attendez-moi les gars / Mon amour a trop d'amour / Le gentleman de Monte-Carlo / Un garçon bien (juin 1967)
  • Attendez-moi les gars / Mon amour a trop d'amour (juin 1967)
  • EP Broadway / Frappe au foie / 1930 / Di Di Dui Da (février 1968)
  • Broadway / Noir et blanc (avril 1968)
  • EP Ben v'la aut'chose / J'aime les aventures / Sans moi / J'entends des pas (septembre 1968)
  • Ben v'la aut'chose / Sans moi (octobre 1968)
  • C'est une chanson d'amour / Je cherche une femme (mars 1969)
  • EP Bye Bye les Girls / Baby Milady / Au fait mais je t'aime / La chanson est finie (mai 1970)
  • Côté cour, côté jardin / C'est là que je descends (novembre 1970)
  • Plaisir d'amour (en duo avec Brigitte Bardot) / Chanson de Ronald (1971, B.O. du film Boulevard du rhum)
  • Que tes roses sont rouges Maria / L'Amerloque (juin 1971)
  • Les filles on n'sait jamais / Me voilà seul encore une fois (juin 1972)
  • Plein les bottes, les bottines et les boots / Danse à la belle étoile (mars 1973)
  • Oh! Love / Lily Darling (décembre 1973)
  • Lucille / Elle a 16 ans et c'est charmant (mai 1974)
  • Moi je suis tango / Mister Tango (avril 1975)
  • Attention les yeux / Qu'on est con (janvier 1976, B.O. du film Attention les yeux !)
  • L'époque du mambo / Ma mère était gitane (mai 1976)
  • Hey Crooner / Peggy (juin 1977)
  • Relax / Las Vegas sur Marne (mai 1978)
  • On s'reverra (mars 1979, B.O. du film Le Maître-nageur)
  • Taxi de nuit / Dingue de blues (novembre 1981)
  • Les Sous-doués en vacances, Destinée (1982, B.O. du film)
  • Destinée (1982, B.O. du film Le père Noël est une ordure)
  • Au Flamingo / Dites-moi (de quel côté vous vous endormez) (avril 1983)
  • Romantic Romance (1984, B.O. du film La Tête dans le sac)
  • Bleu dur / Encore une cigarette de plus (1986)
  • Le chapeau de Zozo / J'ai deux amours (en duo avec Vivian Reed) (1987, B.O. du film La Rumba)
  • So Near So Far (1987, B.O. du film Chateauroux district)
  • Hôtel des Solitudes / Sois tendre (1995)
  • Ci-gît le gitan / I've Got You Under My Skin (fin 1998)
  • Ragazza / Besame Mucho (fin 1998)
  • Ouvrier de l'amour / Encore (2000)

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance sur cineartistes.com
  2. Extrait de naissance n° 20/1183/1937 sur Les Gens du Cinéma.
  3. Jérôme LOURDAIS, « Hommage à Guy Marchand : « Le Mans, c’était New York » », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  4. « Guy Marchand : son amour des chevaux est né en Sarthe de sa rencontre avec la jument Chouquette - France Bleu », sur ici, par France Bleu et France 3, (consulté le )
  5. « Guy Marchand, acteur et musicien, est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Jean-François Josselin, Quand j'étais star, Grasset, , p. 45
  7. YVES DERAI, « Guy Marchand : "Étrangement, être un artiste ringard ne m’a jamais dérangé" », Midi libre,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  8. Voir son autobiographie[précision nécessaire].
  9. Émission Vivement Dimanche du 30 octobre 2012.
  10. Stéphanie Guerrin, « «Illégitime» : «Moi je n’aurais pas tiré», affirme Guy Marchand », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  11. Publicités PMU, sur culturepub.fr
  12. Interview télévisée du 7 juin 2008[source insuffisante].
  13. Patrick Brion, Le Cinéma de guerre : les grands classiques américains : des "Cœurs du monde" à "Platoon", La Martinière, , 359 p. (lire en ligne), p. 289.
  14. https://www.ville-granville.fr/wp-content/uploads/2019/04/presse-D-DAY-WEB.pdf.
  15. Marion Valière Loudiyi, « Guy Marchand un séducteur dominé par les femmes », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « “Dix pour cent”, dernière saison : les dix guests qu'on retiendra de cette série », sur France Inter, (consulté le )
  17. « Ludovic Beier »
  18. a et b Marie-Ève Barbier, « Disparition : Guy Marchand, l’ancien Titi parisien vivait à Mollèges, dans les Alpilles » Accès libre, sur www.laprovence.com, La Provence,
  19. Profiler pour Securitas, société privée de sécurité pour le compte de la compagnie américaine American Airlines : France 3 - Lundi 17 septembre 2007 à 20h55 - Vie privée vie publique.
  20. « Guy Marchand séparé de sa femme, tout sur leur relation très spéciale », sur www.gala.fr, (consulté le ).
  21. « Guy Marchand, 83 ans, quitté par sa femme Adelina, 43 ans : "Elle n'est plus à moi" », sur Femme Actuelle (consulté le ).
  22. Léa Cardinal, « Guy Marchand séparé de sa femme, la différence d'âge en cause », sur www.gala.fr, (consulté le ).
  23. « L'acteur et chanteur Guy Marchand révèle être ruiné », sur www.cnews.fr, (consulté le ).
  24. « Guy Marchand, acteur et musicien, est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. Nelly Assénat, « Les obsèques de Guy Marchand seront "joyeuses et festives" à Mollégès dans les Bouches-du-Rhône - France Bleu » Accès libre, sur francebleu.fr,
  26. Jérémy Attali, « Près de Marseille : Guy Marchand sera enterré dans ce village des Bouches-du-Rhône » Accès libre, sur actu.fr, (consulté le )
  27. « Décret du 13 juillet 1993 portant promotion et nomination », sur Journal officiel de la République française,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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