Symphonie pour un massacre

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Symphonie pour un massacre
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Jaguar XK150 Drophead
(voiture rapide de Jabeke, le tueur, dans le film)

Réalisation Jacques Deray
Scénario Jacques Deray et José Giovanni
Acteurs principaux
Sociétés de production Compagnie Industrielle et Commerciale Cinématographique
Dear Film Produzione
Pays de production Drapeau de la France France / Drapeau de l'Italie Italie
Genre Film policier
Durée 115 minutes
Sortie 1963


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Symphonie pour un massacre est un film franco-italien réalisé par Jacques Deray, sorti en 1963.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Quatre gangsters rangés (Clavet, Jabeke, Paoli et Valoti), qui tiennent ensemble un cercle de jeux, décident de se lancer dans le trafic de stupéfiants. Pour ce faire, ils se cotisent pour acheter 500 000 $ de drogue, qu'un cinquième comparse, Moreau, se charge d'aller chercher par le train à Marseille.

Pour payer une partie de sa part, Clavet, qui a des soucis d'argent, achète des faux dollars et les insère – à l’insu de ses complices – dans sa contribution.

Jabeke, par ailleurs amant d'Hélène, la femme de Valoti, échafaude un plan pour doubler ses associés. Dans ce but, il entreprend d'attiser la méfiance et la haine entre eux[1].

Le meurtre de Moreau

Moreau ayant imprudemment montré à ses complices la serviette neuve qu'il a achetée pour transporter les billets, Jabeke va d'abord acheter un modèle identique. Puis, il se constitue un solide alibi en faisant savoir à ses complices qu'il part pour deux jours à Bruxelles, où il s'installe ostensiblement à l'hôtel Amigo. Une fois sur place, il gagne Lyon en un temps record avec sa puissante décapotable (Jaguar XK 150 Drop Head[2]). Revenu à Paris par le train, il se grime et assiste ainsi incognito sur le quai au départ de Moreau pour Marseille, que Paoli est venu accompagner à la gare. Dans la nuit, alors que Moreau dort, il s'introduit dans son compartiment pour procéder à l'échange des serviettes mais Moreau se réveille. Une lutte féroce s'ensuit entre les deux hommes au terme de laquelle Jabeke réussit à tuer Moreau. Jabeke se débarrasse du corps en le jetant par la fenêtre. À Lyon, il descend du train où l'attend sa voiture, et file directement à Bruxelles, où il arrive juste à temps pour se faire servir son petit déjeuner dans sa chambre.

Le meurtre de Paoli

Dès le lendemain, la nouvelle de la mort de Moreau est dans la presse, qui ne fait cependant pas mention de la serviette de billets, manifestement disparue. Paoli, qui doute que Moreau soit mort accidentellement, surtout si les billets ont été volés, convoque chez lui les membres de la bande. Jabeke revient à Paris et arrive le premier chez Paoli. Alors qu'ils examinent ensemble toutes les hypothèses possibles concernant la mort de Moreau - suicide, accident, liquidation par un comparse inconnu d'eux - Jabeke demande étourdiment à Paoli si Moreau lui a semblé normal "lorsqu'il l'a accompagné à la gare". Or, si Jabeke était à Bruxelles, comment pouvait-il savoir que Paoli avait accompagné Moreau ? Paoli comprend instantanément que Jabeke les a tous roulés mais commet l'imprudence de le lui dire. Jabeke le tue alors avec un coupe-papier.

Entre-temps, Clavet et Valoti sont arrivés et sonnent vainement à la porte de l'appartement de Paoli. Jabeke parvient à s'esquiver par l'escalier de service et à se glisser à l'extérieur de l'immeuble. Puis, faisant semblant d'être en retard, il rejoint Clavet et Valoti qui sont redescendus sur le trottoir attendre Paoli. Les trois hommes remontent forcer la porte de Paoli et découvrent son cadavre. Pour éviter que la police ne vienne fourrer son nez dans leurs affaires, ils se débarrassent du corps en le jetant dans un étang. Clavet et Valoti sont maintenant convaincus que la mort de Moreau n’était pas accidentelle. Méfiant, Valoti vérifie cependant auprès de la réception de l'hôtel où avait séjourné Jabeke à Bruxelles que celui-ci y était bien, ce qui lui est confirmé.

Le meurtre de Clavet

Clavet, qui tient le cercle de jeux, doit faire face à un sérieux ennui : deux Américains de passage à Paris gagnent une forte somme à sa table de jeux. Comme Clavet n'a pas de quoi les payer, il fait appel à Valoti et à Jabeke. Celui-ci règle sa contribution et une partie de celle de Clavet, toujours désargenté, en puisant dans la serviette, qui contient les faux dollars de Clavet. Lorsque Valoti paie les deux Américains, qui, comble de malchance, sont banquiers, ceux-ci s'aperçoivent de la présence de faux billets. Pour clore rapidement l'incident, Valoti les dédommage, mais en informe Jabeke. Le soir même, les deux Américains reviennent au cercle et apprennent à Clavet que Valoti a voulu les régler avec de la fausse monnaie. Clavet est alors persuadé d'avoir identifié le traître en la personne de Valoti. Ce dernier avait l'argent de la serviette, c'est donc lui qui a tué Moreau. Ivre de colère, il fait part à Madeleine, sa femme - qui tente vainement de l'en dissuader - de son intention de régler son compte à Valoti. Puis, il veut embarquer Jabeke dans son expédition punitive. Craignant d'être démasqué au cours de la confrontation entre Clavet et Valoti, Jabeke abat alors Clavet.

Le meurtre de Valoti

Jabeke et Valoti se retrouvent pour faire le point. Toujours méfiant, Valoti vérifie les horaires de train entre Lyon, Paris et Bruxelles mais butte sur une impasse : il est impossible de relier ces trois villes dans les délais impartis. Cependant un grain de sable vient enrayer l'engrenage jusque-là parfait des manigances de Jabeke. Alors qu'il est dans sa voiture avec Valoti, une femme au volant d'une voiture les emboutit. Pendant que Jabeke discute avec elle, Valoti, qui est resté dans le véhicule, aperçoit sur le siège arrière un journal régional lyonnais daté du jour du meurtre de Moreau. Il comprend alors que Jabeke a menti, qu'il était à Lyon ce jour-là et que c'est donc lui qui a tué Moreau. Il décide de ne rien dire à Jabeke. Puis, pour l'éloigner de chez lui, il lui demande de le remplacer pour quelques heures au cercle de jeux et profite de son absence pour aller fouiller son appartement. Il découvre, dissimulée derrière une cloison de la cuisine, la serviette pleine de billets et a ainsi la confirmation de ses soupçons. Valoti emporte les billets chez lui et revient au cercle pour attendre Jabeke de pied ferme. Quand celui-ci vient lui rendre compte que tout s'est bien passé, éclate une discussion orageuse entre les deux hommes au cours de laquelle Jabeke est démasqué. Valoti s'apprête à le liquider d'un coup de revolver quand, Hélène, la femme de Valoti, survient et le distrait un instant, ce qui donne à Jabeke l'opportunité d’abattre Valoti.

Jabeke rassure sa maîtresse : tout va bien se passer. Effectivement, il réussit à se débarrasser du corps. Puis, il retourne chez Valoti et récupère les billets. Tout est au mieux : il a l'argent pour lui tout seul, avec en prime la femme de Valoti ! La vie est belle, il peut enfin baisser sa garde. Satisfait, par forfanterie, il endosse le beau manteau, le chapeau et la canne-parapluie de Valoti et sort.

La mort de Jabeke

Sur le trottoir, Madeleine, la femme de Clavet attend Valoti devant chez lui pour venger son mari. Apercevant un homme portant le manteau de Valoti sortir de l'immeuble, elle abat Jabeke. Croyant avoir tué Valoti, elle fracture la vitre d'une borne de police-secours et appelle la police pour se dénoncer.

Tous les protagonistes de cette affaire sont morts.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

À propos du titre[modifier | modifier le code]

  • D'abord tourné sous le même titre que le roman dont il s'inspirait, Les Mystifiés d'Alain Reynaud-Fourton, le film fut finalement distribué avec un intitulé à consonance musicale à la suite du succès retentissant de Mélodie en sous-sol réalisé la même année par Henri Verneuil.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

  • Lors de son passage à Lyon, Jabeke (Jean Rochefort) s'arrête de nuit à la station Total du quai Perrache pour faire le plein et acheter le journal "La dépêche de Lyon" (titre imaginaire vendu au côté du journal "Le Progrès"). Il laisse ensuite sa Jaguar XK150 sur le parking réservé aux trains-autos de la gare de Lyon-Perrache, cours de Verdun (2e arr.).
  • Les scènes d'intérieur ont été tournées aux Studios de Boulogne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]