Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AX.
Association des anciens élèves et diplômés de l’École polytechnique
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
Fondation
Fondation
Identité
Siège Paris (France)
Président Bruno Angles
Site web ax.polytechnique.edu

L’association des anciens élèves et diplômés de l’École polytechnique (AX) est une association régie par la loi de 1901 regroupant les anciens élèves de l’École polytechnique en France. Elle rassemble 13 400 adhérents sur un total de 17 800 anciens élèves diplômés vivants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première association d'anciens élèves fut fondée en 1865, 71 ans après la création de l'École, sous le nom de « Société amicale de secours des anciens élèves de l'École polytechnique » (S.A.S.), et reconnue d'utilité publique par décret impérial du . L'association fut dissoute par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale par l'ordonnance du et opéra clandestinement jusqu'au [1], avant d'être rétablie. Le but de la SAS était de « venir en aide aux camarades malheureux et à leurs famille », l'association prenait ainsi le relais du bureau de bienfaisance de la Caisse des élèves créé en 1806. La SAS était l'éditeur du Bulletin de la S.A.S., qui fut publié d' à [2].

En 1908 fut créée une seconde association, la « Société des amis de l'École polytechnique » (S.A.X.), avec pour objet de promouvoir « tout ce qui pouvait contribuer à la prospérité de l'École et à son maintien à la tête du haut enseignement scientifique », alors que le but de la S.A.S était la bienfaisance[3]. La SAX fut reconnue d'utilité publique le . L'association publia un périodique, le Bulletin de la S.A.X, d' à [2].

L'« association des anciens élèves de l'École polytechnique » (AX) fut fondée le , son rôle étant de coordonner la SAS et la SAX. Son président et son vice-président étaient alternativement les présidents des deux sociétés fondatrices. Le Bulletin de l'A.X. fut publié de à [2]. En 1963 la SAS et la SAX disparurent pour former l'AX[4],[5]. La force de la communauté des anciens élèves a conduit Jacques « Antoine » Kosciusko-Morizet[8] à parler de « mafia polytechnicienne[9] ».

L'association des anciens élèves est dénommée « Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique – AX » depuis le et accueille depuis cette date, en plus des anciens élèves (titulaires du diplôme d'ingénieur), les actuels élèves de la formation polytechnicienne ainsi que les diplômés et étudiants de doctorat et de master[10].

Présidents[modifier | modifier le code]

Objectifs[modifier | modifier le code]

Ses objectifs sont définis par ses statuts :

  • assurer la liaison entre les anciens élèves de toutes les promotions, et donc de tous les âges, développer entre eux l'amitié et la solidarité, venir en aide aux élèves et anciens élèves dans le besoin, ainsi qu'à leurs familles ;
  • représenter à l’extérieur la communauté polytechnicienne, notamment auprès des instances politiques et administratives, des médias, etc.
  • aider l’École à atteindre ses objectifs en matière de haut enseignement scientifique et, depuis quelques années, de développement vers l’international [11].

Chaque année, conjointement avec des élèves, l’AX organise le Bal de l’X, qui a généralement lieu à l’Opéra Garnier à Paris et dont les bénéfices sont reversés à l'association.

Groupes X[modifier | modifier le code]

L’association rassemble un grand nombre de groupes[12], parmi lesquels :

  • des organismes divers (Maison des polytechniciens...) ;
  • des groupes internationaux ;
  • des groupes régionaux métropolitains ;
  • des groupes professionnels (X-Environnement, X-Finance, XMP-entrepreneur, X-Internet, X-Réseaux et services publics, X-Informatique, X-Renouvelables, X-Nucléaire, X-Recherche, X-Mines-Consult, etc.) ;
  • des groupes de loisirs (Arplastix, Tournoi Interpromo de Basket, X-Auteurs, X-Bridge, X-Golf, X-Musique, X-Œnologie, X-Poker, X-Théâtre).

Publications[modifier | modifier le code]

L'AX est, depuis , l'éditeur de la revue mensuelle de la communauté et du réseau Polytechnique, La Jaune et la Rouge, dont le titre fait référence aux couleurs historiques de l'École[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Callot et al. 2004, Le deuil de Bordeaux.
  2. a, b, c et d Jean Duquesne, « Les publications polytechniciennes », La Jaune et la Rouge, no 551,‎ .
  3. Callot et al. 2004, L'école de la revanche.
  4. Amicale des anciens, sur polytechnique.net
  5. Callot et al. 2004, Le premier licenciement.
  6. De la promotion X1963, cf. « Fiche de Jacques Kosciusko-Morizet », sur le site de l’association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 30 janvier 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Jacques Kosciusko-Morizet dans la fonction publique : « ingénieur en chef des ponts et chaussées retraité ».
  7. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 30 janvier 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Koscziusko » (bien noter que l’orthographe de son nom a été ultérieurement modifiée et qu'elle est toujours stockée sous son ancienne forme dans la base de la BCX), résultat obtenu : « Koscziusko, Jacques Antoine (X 1963) ».
  8. Jacques « Antoine » Kosciusko-Morizet est polytechnicien[6],[7], et il est le fils de Jacques Kosciusko-Morizet, le frère de François Kosciusko-Morizet et l'oncle de Nathalie Kosciusko-Morizet. Il ne doit pas être confondu avec son père dont il porte le même prénom.
  9. Jacques-Antoine Kosciusko-Morizet, La Mafia polytechnicienne, Paris, Seuil, coll. « Essais », , 192 p. (ISBN 978-2020021968 et 202002196X).
  10. Statuts de l'AX.
  11. En lien avec la « Fondation de l'X. »
  12. « Les groupes X sur le site de l'AX », sur www.polytechniciens.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Pierre Callot, Michel Camus, Bernard Esambert et Jacques Bouttes, Histoire et prospective de l'École polytechnique, Paris, Lavauzelle, , 2e éd. (1re éd. 1993), 471 p., 21 cm × 23 cm, relié avec jaquette, ill. (ISBN 978-2-702-50350-8, OCLC 464063564, notice BnF no FRBNF35607251) Document utilisé pour la rédaction de l’article — Précédemment paru sous le titre : Histoire de l'École polytechnique : Ses légendes, ses traditions, sa gloire. - Bibliogr. p. 465-468.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]