Robert Hossein

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Robert Hossein

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Robert Hossein en avril 2013.

Nom de naissance Robert Hosseinoff
Naissance (86 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Films notables Du rififi chez les hommes,
Madame sans gêne,
Angélique Marquise des Anges,
Angélique,
Prêtres interdits

Robert Hossein, est un acteur, metteur en scène, réalisateur, scénariste et dialoguiste français, né le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière au théâtre[modifier | modifier le code]

Fils d'un compositeur d'origine iranienne natif de Samarkande, André Hossein, et d'une comédienne native de Kiev (Ukraine)[1], Robert Hossein suit très tôt des cours de théâtre, auprès notamment de René Simon et de Tania Balachova. Il obtient son premier succès d'estime à 19 ans, avec un rôle dans la pièce Les voyous. Il se dirige un temps vers la mise en scène, avec notamment Docteur Jekyll et Mister Hyde, La Chair de l'orchidée d'après James Hadley Chase, ou bien encore L'Homme traqué, d'après Francis Carco.

Il prend en charge en 1970 le théâtre populaire de Reims, expérimentant un théâtre traité comme un véritable spectacle cinématographique. En 1972, Isabelle Adjani joue avec sa troupe La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca, qui la consacre (elle entre aussitôt après à la Comédie-Française). À son retour à Paris, Hossein se lance dans une série de grands spectacles au Palais des Sports et du Palais des congrès de Paris, où le public est invité à prendre parti : Le Cuirassé Potemkine, Notre-Dame de Paris, ou bien encore Danton et Robespierre. La comédie musicale Les Misérables connaît un grand succès, et est reprise à Broadway De 2000 à 2008, il dirige le théâtre Marigny.

Carrière au cinéma[modifier | modifier le code]

Il débute sa carrière cinématographique en 1948 dans Le Diable boiteux, de Sacha Guitry, où il tient un petit rôle de figuration. Sa carrière s'accélère avec le film de Jules Dassin, Du rififi chez les hommes. Plus tard, il affrontera Jean Gabin, deviendra un des acteurs favoris de son ami Roger Vadim, travaillera avec Yves Allégret, Alexandre Astruc, Édouard Molinaro, Mauro Bolognini, Nadine Trintignant, Christian-Jaque, Claude Autant-Lara et Julien Duvivier (ces trois derniers en fin de course malheureusement), et donnera la réplique à Michèle Morgan, Françoise Arnoul, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Claude Jade, Annie Girardot, Sophia Loren et Monica Vitti...

En 1955, il réalise son premier film, Les salauds vont en enfer, adaptation de la pièce de théâtre[2] de son ami Frédéric Dard, dans lequel il est également acteur. Après Pardonnez nos offenses, qu'il réalise en 1956, et Toi le venin (avec Marina Vlady et la sœur de celle-ci Odile Versois), le voilà en 1964, en héros romantique, incarnant Geoffrey de Peyrac, dans Angélique Marquise des Anges, et dans un registre plus intimiste, La musica, de Marguerite Duras, en 1967. En 1968, il retrouve Michèle Mercier, sa partenaire d’Angélique, pour Une corde, un colt, western français qu'il réalise et interprète. De sa filmographie, on retiendra surtout - c'est l'avis de Robert Hossein - Le Vampire de Düsseldorf, film sobre et prégnant, qu'il réalise et interprète avec Marie-France Pisier, qui est alors sa compagne.

Robert Hossein au festival de Cannes 1992.

Il multiplie les apparitions comme acteur, notamment dans Le Casse, d'Henri Verneuil. En 1973 il jouait un prêtre et amant de Claude Jade dans l'émouvant Prêtres interdits de Denys de La Patellière, et joue avec Johnny Hallyday dans Point de chute, qu'il réalise. En 1981, il fait un retour remarqué dans Les Uns et les Autres de Claude Lelouch[3]. Toujours au cinéma : l'année suivante, Hossein dirige une version monumentale du roman de Hugo Les Misérables, où il n'apparaît pas, et en 1986 il se met scène avec sa femme Candice Patou dans Le caviar rouge, adaptation par son ami et complice des débuts, Frédéric Dard, de sa propre œuvre ; l'acteur, lui, a pour partenaire Emmanuelle Béart dans Les Enfants du désordre de Yannick Bellon (1989), et dans Vénus beauté (institut), de Tonie Marshall, en 1999, il joue un ancien aviateur.

En 2009, on a pu le voir aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans le film Un homme et son chien réalisé par Francis Huster.

Vie privée et engagements publics[modifier | modifier le code]

Il s'est marié avec Marina Vlady le 23 décembre 1955 avec qui il a deux fils, Pierre et Igor, puis divorce. À 34 ans, il épouse ensuite le 7 juin 1962 Caroline Eliacheff alors âgée de 15 ans et deux jours, fille de Françoise Giroud, dont il a un fils. Il divorce de nouveau et se marie avec Candice Patou le 28 juin 1976. Il a aussi partagé la vie de Pascale Rivault, puis à partir de 1973, celle d'une autre jeune comédienne, Michèle Watrin (qui incarnait la cousine de Claude Jade dans Prêtres interdits) avant que celle-ci trouve la mort l'année suivante dans un accident de voiture.

Son fils le rabbin Aaron Eliacheff donne des cours de religion à Strasbourg.

En 1979, il participe à l'ouvrage Dieu existe ? oui (Christian Chabanis).

En 2007, il présente une pièce intitulée N'ayez pas peur sur la vie de Jean-Paul II[4]. À l'âge de quarante ans, il s'est fait baptiser dans la religion catholique. Il voue une dévotion toute particulière à sainte Thérèse de Lisieux[5].

En 2011, il soutient publiquement le Chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Robert Hossein devant son théâtre, en janvier 2007.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Metteur en scène de grands spectacles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les propos de l'intéressé à l'émission Le Plus Grand Cabaret du Monde, présentée par Patrick Sébastien le 22 septembre 2007
  2. Les salauds vont en enfer est d'abord un pièce de théâtre créée à Paris en 1954 et d'ailleurs mise en scène par Robert Hossein. Pièce et film donneront naissance à un roman qui paraîtra aux éditions Fleuve noir en 1956.
  3. Dictionnaire du cinéma français, collection Références Larousse, 1987
  4. cyberpresse.ca
  5. Ktotv
  6. [1] La collection d'affiches de l'Association de la Régie Théâtrale
  7. Ordonnance Souveraine n°800 du 18 Nov. 2006 par le Prince Albert II
  8. Site de la société productrice du spectacle en mapping vidéo, Penseur de Prod.
  9. Sources : Penseur de Prod. Mémorial Charles de Gaulle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]