Côte d'Émeraude

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On classe sous le qualificatif touristique et descriptif de Côte d'Émeraude, le choronyme inventé par le Malouin Eugène Herpin en 1890, en raison de la couleur — vert émeraude — de la mer à certains moments, la partie de la côte nord-est de la Bretagne située entre la pointe du Grouin à Cancale (à l'est) et le cap Fréhel à Plévenon (à l'ouest). Cette côte, à cheval sur l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor, couvre notamment Saint-Malo, l'estuaire de la Rance et Dinard. Elle est bordée à l'est du cap Fréhel par la baie du Mont-Saint-Michel, et à l'ouest du cap Fréhel par la baie de Saint-Brieuc.

Localités[modifier | modifier le code]

Ses sites et stations balnéaires sont, d’est en ouest :

Ille-et-Vilaine[modifier | modifier le code]

Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

La côte d’Émeraude vue du donjon du Fort-la-Latte à Plévenon.
Rivages de la Côte d’Émeraude (ou Côte de Penthièvre) à Pléneuf-Val-André.

Le port d’Erquy et la station-balnéaire du Pléneuf-Val-André avec les Sables d'Or les Pins, bordant la baie de Saint-Brieuc et bien qu'à l'ouest du cap Fréhel, sont quelquefois rattachés à la côte d’Émeraude ou la côte de Penthièvre.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes de la Côte d'Émeraude, créée en et qui regroupe aujourd'hui Dinard et des communes environnantes, ne couvre qu'une partie centrale de la côte d'Émeraude. Ainsi à l'est, Saint-Malo, Saint-Coulomb et Cancale font elles partie de l'intercommunalité de Saint-Malo Agglomération et à l'ouest, les communes costarmoricaines de Saint-Jacut-de-la-Mer, Saint-Cast-le-Guildo et Fréhel font partie de Dinan Agglomération.

Historique[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire d'Eugène Herpin sur le mur de son ancienne maison, face à l'ancienne mairie de Paramé.

Eugène Herpin (1860-1942), avocat et historien local qui habitait Paramé (aujourd'hui rattaché à Saint-Malo) est le « parrain » de la Côte d’Émeraude  pour lui avoir donné ce nom en 1890.

Le territoire où se trouve Saint-Malo, délimité par la Rance à l'ouest, la Manche au nord et au nord-est et la dépression de Châteauneuf à l'est portait jadis le nom de Clos-Poulet, nom issu de « Pou-Alet », du latin Pagus Aleti, « le pays d'Alet » (Alet ou Aleth étant une cité, capitale du peuple celte des Coriosolites, puis cité gallo-romaine, située à Saint-Servan, aujourd'hui Saint-Malo).

La côte ne possédait pas de nom spécifique et elle fut baptisée Côte d’Émeraude sur le modèle de Côte d'Azur afin d'accompagner le développement touristique balnéaire de la région (Paramé, Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Saint-Briac,...) de cette fin du XIXe siècle.

Les paysages[modifier | modifier le code]

La côte a inspiré plusieurs artistes tels que le peintre Léon Hamonet qualifié en 1941 par un journaliste de Sorcier de la Côte d'Émeraude pour son talent à en traduire le pittoresque[1].

Aménagement et projets de territoire[modifier | modifier le code]

Une communauté de communes, centrée sur la ville de Dinard a adoptée le nom de "Communauté de communes Côte d'Émeraude", en 2003.

Un projet de parc naturel régional est à l'étude sur l'ensemble Rance - Côte d'Émeraude, soit 66 communes, sur un territoire allant du cap Fréhel à la Pointe du Grouin (Cancale), et de la côte à Guitté, 20 km au sud de Dinan. La Rance et le secteur breton de l'ancienne mer des Faluns sont inclus dans ce périmètre. L'idée est née vers 2003-2005, la Région Bretagne a lancé officiellement le projet en 2008. Sa conduite a été confiée à l'association COEUR Émeraude[2], présidée alors par Charles Josselin ancien sectrétaire d'état à la Mer.

Usages du terme[modifier | modifier le code]

Côte d'Émeraude compose le titre de publications et ouvrages[3] :

  • La Côte d'Émeraude, hebdomadaire publié à Dinard de 1898 à 1912 ; La Côte d'Émeraude et le Petit Dinardais réunis en 1913 ; édités à Dinard ;
  • Le Journal de Dinard et de la Côte d'Émeraude, 1926 à 1929 ; puis Dinard-Côte d'Émeraude de 1929 à 1940, édités à Dinard ;
  • Le Phare de la Côte d'Émeraude, hebdomadaire de 1934 à 1936, édité à Saint-Malo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'association des amis de l'artiste
  2. Site de l'association de préfiguration du PNR Rance Côte d'Emeraude
  3. Henri-François Buffet, Répertoire de la presse et des publications périodiques d'Ille-et-Vilaine (1784-1958), Imprimeries réunies, Rennes, 1959.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds Armel Beaufils, Archives I&V, fonds 140 J, (0,80 ml), 1927-1976 - Archives concernant la protection de sites de la Côte d'Émeraude à la Côte de granit rose.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eclats d'Emeraude, roman historique de Carole Lavoie, qui relate les débuts du tourisme sur la Côte d'Emeraude. Prix Jackie Bouquin « la Femme dans l'histoire ». Editions Prologue 2007 (ISBN 978-2-9529502-0-6)
  • collectif, La Côte d’Émeraude, Cahiers du Patrimoine, Monum 2001. (ISBN 2-85822-661-X)
  • Anne-Marie Ferellec, Les pollutions marines. Situation actuelle sur la Côte d'Émeraude et mesures préventives, thèse de médecine, 1975, 209 p., (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 701).
  • Monique Sclaresky, La belle époque sur la Côte d'Émeraude, Éditions Ouest-France, 1984.
  • Rachel Fournier, La contrebande maritime, 1763-1791, du Cap Fréhel à la baie du Mont-Saint-Michel, Rennes, 1997, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 815).
  • Philippe Clairay, Le développement touristique de la Côte d'Émeraude (partie d'Ille-et-Vilaine) depuis le Second Empire, Rennes, 1997, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 928).
  • Henri Fermin, ancien bibliothécaire de Dinard, plusieurs titres.
  • Aimée et Cédric Gourin, La Côte d’Émeraude, de Saint-Lunaire à Saint-Jacut-de-la-Mer, éditions Alan Sutton, 2009.
  • Aimée et Cédric Gourin, La Côte d’Émeraude en 100 questions, éditions Alan Sutton, 2013.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]