Jean Yanne

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Jean Yanne[1], né Roger-Jean Gouyé le aux Lilas (Seine) et mort le à Morsains (Marne) en France, est un chanteur, humoriste, acteur, auteur, réalisateur, producteur et compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son grand-père vient à Paris en arrivant de la Bretagne[2], plus exactement de Liffré en Ille-et-Vilaine[3],[4].

Les Gouyé, Gouyet, Gouyer sont à l'origine une famille de sabotiers qui habitaient au XVIIIe siècle dans la forêt de Mayenne[5].

Son père, André Gouyé est ouvrier-lithographe[6] avant la seconde guerre mondiale, puis ébéniste[3],[4] auprès de son frère[7] en 1945. Sa mère, Aimée Bonabeaux[8] est couturière chez des grands-couturiers[3],[4], notamment chez Jeanne Lanvin[9].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la seconde guerre mondiale, la famille de Jean Yanne est expédiée par son père à Celles-sur-Belle. Il y séjourne jusqu'en 1943, car son père est prisonnier en Allemagne et détenu dans un camp de travail. Ensuite, Jean Yanne effectue ses études aux Lilas dans l'enseignement primaire catholique, puis au collège. Il est renvoyé en sixième du lycée Turgot en 1945, et rejoint le lycée Chaptal où il obtient le Brevet des Collèges. Il décide alors de ne pas poursuivre ses études, et commence un apprentissage d'ébénisterie chez son oncle, qu'il quitte rapidement, n'étant pas rémunéré.

Le journalisme[modifier | modifier le code]

Il commence des études de journalisme au Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris à la rentrée 1950, où il reste cinq mois. Ses condisciples du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris se souviennent de ses talents d'amuseur et de provocateur, avec lesquels il mettait en révolution cet établissement. Il est pigiste dans plusieurs journaux : L'Aurore, Paris-Presse, L'écho de la Mode, L'Humanité-Dimanche. Il couvre aussi une série de reportages pour Time-Life, et s'occupe de la rubrique Le coin du dragueur dans le journal Dragueur de mines.

Le cabaret[modifier | modifier le code]

Il abandonne progressivement le journalisme pour écrire des sketches de cabaret suite aux conseils de Bob du Pac. Ils débutent ensemble dans un petit cabaret : l' Académie des Vins. Roger-Jean Gouyé devient alors pour la scène Jean Yanne.

Les années 50, 60[modifier | modifier le code]

En 1957, Jean Yanne pour les textes et Siné pour les dessins, animent une revue anticléricale J'y va-t-y j'y Vatican puis Ça fait des bulles[10]

Il commence une carrière de journaliste au Dauphiné libéré, puis d'animateur à la radio au début des années 1960. Joueur d'orgue (toute sa vie il en possèdera un) et de piano[11], il se lance également dans la chanson, comme compositeur et chansonnier, dans des émissions comiques avec Jacques Martin, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, notamment un disque de rock sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild, avec des titres comme J'aime pas le rock, Le rock coco, Saint Rock, en 1961 ; également des parodies comme celles des Élucubrations d'Antoine, écrites avec Jacques Martin : les Émancipations d'Alphonse, Les Revendications d'Albert, Les Pérégrinations d'Anselme, et les Préoccupations d'Antime (1966). Toujours à la recherche de son style, il écrira dans l'hebdomadaire L'Os à Moelle, brièvement repris par Pierre Dac en 1965. Ces textes furent rassemblés dans un recueil paru peu avant sa mort.

Avec Jacques Martin, il apparaît dans une émission de télévision, 1 = 3, très caustique pour son temps, qui est arrêtée après cinq numéros (il y interprète son fameux dialogue sur Ben Hur). Mais, passant à 20 h 30 sur l'unique chaîne de l'époque, les deux compères sont immédiatement connus de la France entière.

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Sa carrière prend le tournant du cinéma en 1964 dans La Vie à l'envers d'Alain Jessua. Il tournera dans des dizaines de films, en multipliant les seconds et premiers rôles. Il incarnait, avec une gouaille très parisienne et un humour grinçant, une figure de Français moyen, râleur, vachard, égoïste et roublard, mais avec un grand cœur.

Une confusion du public entre l'acteur et les rôles que celui-ci incarnait ne servit pas son image, au début. Sa manière de plaisanter, agressive, débraillée, versant du vitriol sur des plaies ouvertes, tenant la compassion pour obscénité, choquait un peu la France de l'époque. Il fut à cette occasion renvoyé de la radio ; son film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en parle de façon romancée.

En 1967, il joue dans Week-End de Jean-Luc Godard, puis se révèle véritablement en 1969 dans Que la bête meure de Claude Chabrol, où il incarne un homme intelligent, mais d'une absence de sensibilité qui le rend brutal. Il enchaîne avec Le Boucher de Claude Chabrol, où il se retrouve en inquiétant commerçant, amoureux et assassin. En 1969, il écrit également une BD avec Tito Topin au dessin : La langouste ne passera pas, publiée chez Casterman. Avec Maurice Pialat, en 1971, il tourne Nous ne vieillirons pas ensemble, où il incarne à nouveau son personnage d'insensible, et pour lequel il obtient le prix d'interprétation au festival de Cannes en 1972, récompense qu'il n'ira pas chercher.

Voulant changer de registre et préférant se tourner vers la comédie et l'humour satirique, il tourne ses premiers films à partir de 1972, dans lesquels il veut donner toute sa mesure à son esprit caustique, anticonformiste, parodique et parfois à la limite du délire.

Avec son compagnon d'écriture Gérard Sire, il brocarde la radio, qu'il connaît bien, dans le film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en 1972, la politique avec Moi y'en a vouloir des sous en 1973 et Les Chinois à Paris en 1974, le monde du spectacle avec Chobizenesse en 1975, et celui de la télévision avec Je te tiens, tu me tiens par la barbichette en 1978.

Les Chinois à Paris et plus encore Chobizenesse lui valent l'attention des producteurs américains en raison des sujets traités, moins franco-français que dans les deux films précédents, notamment le recours aux danses et ballets[12].

Il réalise ensuite une parodie de péplum, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982), avec Coluche et Michel Serrault, qui remporte un gros succès public[13],[14], puis, de nouveau, une charge contre le monde politique avec Liberté, égalité, choucroute.

Pour ce fils d'ouvrier fin lettré (il était également conseiller international en achat d'œuvres d'art), l'art n'était qu'un attrape-gogos. Il lançait sur RTL : « quand j'entends le mot culture, j'ouvre mon transistor » (parodie de l’aphorisme célèbre de Hanns Johst, homme de théâtre allemand [dans la pièce Schlageter] : « Quand j'entends parler de culture, je sors mon révolver »).

Jean Yanne oscillait entre deux faces d'un même personnage :

  • l'une, se plaisant à jouer ce que Cabu a nommé un « beauf ». Film typique : Que la bête meure.
  • l'autre, nettement plus positive, d'homme gardant les pieds sur terre quand tout le monde semble fou autour de lui (en écho au titre d'une chronique radiophonique sur la radio nationale concurrente : Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous), et ne se faisant guère d'illusion sur la condition humaine qu'il considère avec un détachement amusé. Films typiques : Tout le monde il est beau…, Êtes-vous fiancée à un marin grec…, L'Imprécateur, La Raison d'État ou Les Chinois à Paris (ce personnage était déjà en germe dans La Vie à l'envers). Dans ce style, Jean Yanne incarne le Français moyen qui conserve son esprit critique, se moque bien de l'autorité, et à qui « on ne la fait pas ».

Il s'expatrie, en 1979, pour raisons financières, à Los Angeles (Californie), mais revient régulièrement en France, pour se ressourcer dans sa propriété de Morsains, petit village d'une centaine d'habitants en Champagne, entre Montmirail et Esternay ; pour apparaître dans des émissions de radio, comme sa chronique matinale sur RTL et aussi pour tourner au cinéma et à la télévision, la plupart de ses derniers rôles ressemblant à ceux de ses débuts, mettant en scène des personnages râleurs et individualistes, mais au grand cœur.

Il fut également l'un des sociétaires des Grosses Têtes, l'émission de Philippe Bouvard sur la station de radio française RTL, aux côtés de ses amis Jacques Martin et Olivier de Kersauson, se livrant à d'hilarants numéros d'improvisation. Il rejoint l'émission de Laurent Ruquier On va s'gêner sur Europe 1 en 2000.

Côté audiovisuel, il est également le créateur, avec Jacques Antoine, de Je compte sur toi !, jeu diffusé sur La Cinq. Présenté par Olivier Lejeune, le programme a créé une polémique, à l'époque de sa diffusion car, lors de l'épreuve finale, les candidats devaient compter des centaines de véritables billets de banque pendant qu'ils étaient déstabilisés par de nombreux éléments perturbateurs. Si le compte des billets était bon, la somme était gagnée. Cet étalage d'argent en choqua beaucoup, qui considéraient cela comme vulgaire et choquant. Pourtant, cette émission ne faisait que parodier les codes existants des jeux télés (femmes-objets sur le plateau, étalage de cadeaux de luxe pour appâter le candidat…).

Jean Yanne est également l'auteur du célèbre slogan il est interdit d'interdire, qu'il prononça par dérision, lors d'une de ses émissions radiophoniques du dimanche au printemps 1968, et qu'il fut tout surpris d'entendre repris ensuite « au premier degré ».

Longtemps considéré comme un simple amuseur, Jean Yanne prend, avec le temps, la dimension d'un critique des travers et des ridicules de son époque[réf. nécessaire].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il épouse, le 19 mars 1960, Jacqueline Renée Guellerin Allard qui meurt en 1972. Il a un fils, Thomas, de Sophie Garel, en 1970. On lui connaît une longue liaison avec Nicole Calfan et ensuite avec Mimi Coutelier. En 1991, il a un fils, Jean-Christophe, de Christianne Fugger von Babenhausen, décédée en 2009[15].

Il meurt, le 23 mai 2003, d'un infarctus dans sa propriété de Morsains et est inhumé au cimetière des Lilas (Seine-Saint-Denis).

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Jean Yanne présente également une facette peu connue du grand public, celle d'un scénariste et dialoguiste de bande dessinée, en tandem avec le dessinateur Tito Topin. À leur actif, une série intitulée les Dossiers du B.I.D.E., parmi lesquels le premier volume, La langouste ne passera pas (Casterman, 1969), initialement publié en feuilleton dans les colonnes de l'hebdomadaire Télé 7 Jours, suivi par l'album Voyage au centre de la c...ulture.

BD loufoques, aux multiples ingrédients sixties (couleurs et rondeurs, références à Nixon et Mao, vocabulaire de la pub et de la politique ("aïoli déviationniste"), et de la sexualité ("mayonnaise en pilule")).

Romans, scénarios[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, récit adapté par Jean Yanne et Gérard Sire
  • 1973 : Moi y en a vouloir des sous (coécrit avec Gérard Sire)
  • 1973 : Les Chinois à Paris (coécrit avec Gérard Sire)
  • 1975 : Chobizenesse (coécrit avec Gérard Sire)
  • 1977 : L'Apocalypse est pour demain ou les aventures de Robin Cruso, illustré par Cardon (Éditions Jean-Claude Simoën)roman d'anticipation sur les dérives possibles de l'automobile
  • 1978 : Je te tiens, tu me tiens par la barbichette (coécrit avec Gérard Sire)
  • 1982 : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ
  • 1984 : Liberté, égalité, choucroute

Recueils[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Pensées, répliques, textes et anecdotes (Prix Alphonse-Allais 2000[16])
  • 2000 : Dictionnaire des mots qu’il y a que moi qui les connais
  • 2001 : Sketches joués, non-joués, à jouer ou injouables
  • 2001 : Je suis un être exquis
  • 2003 : J'me marre
  • 2010 : On n'arrête pas la connerie (anthologie posthume)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Acteurs avec lesquels Jean Yanne a joué[modifier | modifier le code]

(Les films ou séries-téléfilms en commun entre la liste d'acteurs et Jean Yanne sont aussi cités)

  • Michel Serrault : Jaloux comme un tigre, Ces messieurs de la famille, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Moi y'en a vouloir des sous, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Liberté, égalité, choucroute, Beaumarchais l'insolent, Les Acteurs
  • Catherine Deneuve : Indochine
  • Bruno Crémer : Maigret et l écluse n° 1 (1994)
  • Robert Hossein : Liberté, égalité, choucroute
  • Mimi Coutelier : Liberté, égalité, choucroute, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ
  • Catherine Alric : Liberté, égalité, choucroute
  • Thierry Lhermitte : Fucking Fernand, Fallait pas, Papy fait de la résistance,...
  • Francis Blanche : Jaloux comme un tigre, Ces messieurs de la famille, Érotissimo, Êtes-vous fiancée à un marin grec ou à un pilote de ligne ?
  • Jean-Paul Belmondo : Désiré, Les Acteurs
  • Lino Ventura : Deux Romains en Gaule, Fantasia chez les ploucs
  • Bernard Blier : Laisse aller c'est une valse, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Moi y'en a vouloir des sous, Les Chinois à Paris
  • Albert Dupontel : Chacun pour toi
  • Coluche : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Laisse aller c'est une valse
  • Mireille Darc : Laisse aller c'est une valse, Fantasia chez les ploucs
  • Ginette Garcin : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Moi y'en a vouloir des sous
  • Daniel Prévost : Tenue correcte exigée, Laisse aller c'est une valse, Moi y'en a vouloir des sous, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, Liberté, égalité, choucroute
  • Paul Préboist : Moi y'en a vouloir des sous, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Liberté, égalité, choucroute, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, Les Chinois à Paris
  • Jacques François : Moi y'en a vouloir des sous, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, Je te tiens tu me tiens, par la barbichette, Liberté, égalité, choucroute
  • Véronique Jannot : Le ciel pour témoin
  • Michel Constantin : Laisse aller c'est une valse, Liberté, égalité, choucroute, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1958 : La gamberge, La légende orientale, Conseils aux filles, La gloriole, avec Popoff et son orchestre
  • 1961 : Je n'suis pas bien portant, reprise de la célèbre chanson de G Koger / Vincent Scotto-Gaston Ouvrard
  • 1961 : Le rock coco, J'aime pas le rock, Saint-Rock, par "Johnny RockFailair et ses RockChild", musique de Jean Baitzouroff
  • 1964 : L’eunuque, Mon cher Albert, Si tu t’en irais, Pourquoi m’as-tu mordu l’oreille, musique de Jean Yanne et Popoff
  • 1965 : Rouvrez les maisons, Camille, Le pauvre blanc, Avec Maria, musique de Jean Yanne, arr. Jean Baitzouroff
  • 1966 : Hue donc ou Les Émancipations d'Alphonse, Les Revendications d'Albert, Les Pérégrinations d'Anselme, Les Préoccupations d'Antime, Jean Yanne et Jacques Martin, parodies des Élucubrations d'Antoine, musique de Jean Baitzouroff
  • 1966 : Cresoxipropanediol en capsule, chanson pour Ginette Garcin, musique de Jean Baitzouroff
  • 1972 : BO de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, musique de Michel Magne, paroles de Jean Yanne (Jesus Tango, Jesus Java, Alleluia garanti, Tout le monde il est beau, Notre père sur mesure, etc. interprétées par Ginette Garcin, Anne Germain, Jean Yanne, N'Dongo Lumba
  • 1973 : BO de Moi y'en a vouloir des sous (paroles de Jean Yanne, musique de Michel Magne)
  • 1974 : BO de Les Chinois à Paris (paroles de Jean Yanne, musique de Michel Magne)
  • 1976 : Coït, Il a chaud Bibi, BO de Chobizenesse, musique de R. Alessandrini
  • 1979 : La Barbichette, BO de Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, musique de Jacques Morali
  • 1981 : Paris des dégueulass, une chanson du film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch
  • 1982 : Homosexualis discothecus, Jouez transistors résonnez cassettes, extraits de la BO de Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ, musique de Jean Yanne et R. Alessandrini, chez RCA
  • 1985 : BO de Liberté, Égalité, Choucroute, musique composée par Claude Germain et Jean Yanne

Autres chansons: Sacha, Psychose, Suivez le veuf, Si tu ne veux pas; Allo Brigitte, avec Gillian Hills, Henri Salvador, Jean Yanne et Brigitte, et le Ramirez Cha cha Band (reprise par Henri Salvador, album Salvador S'amuse, 1989)

Tous les disques ont été publiés par Barclay, sauf indication contraire. On peut trouver des compilations récentes (1998, 2003, 2006).

Des chansons de Jean Yanne ont aussi été interprétées par Hector, au début des années 1960.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le pseudonyme Yanne provient du prénom breton Yann.
  2. Jean-Baptiste Gouyé (4 mai 1873, Liffré-1916), son grand-père, artisan sabotier vient s'établir à Paris. Il épouse en 1900 une alsacienne dont il a deux fils : André et Georges. En 1916, pris de démence, le boucher du quartier poignarde Jean-Baptisye Gouyé. Les Gouyé de Liffré acceptent alors de recueillir chez eux les enfants, mais refuse fermement d'héberger la veuve. La famille Gouyé reste devant ce refus en région parisienne.
  3. a, b et c Jean Yanne extrait
  4. a, b et c Interview biographique dans l'émission Tout le monde en parle de Thierry Ardisson, le 25 novembre 2000 [1]
  5. Son aieül est René-Jean Gouillet (13 mars 1789 à Contest-11 octobre 1855 à Fougères.
  6. Il travaille entre autres sur des projets avec Benjamin Rabier, et des affiches représentant Joséphine Baker.
  7. André Gouyé abandonne la lithographie suite à l'arrivée de l'offset. Il réalise avec son frère des meubles et des jouets, puis se spécialisent dans le coffrage des postes de télévision.
  8. Son frère Roger Bonabeaux est artisan-sellier aux Lilas, et ami d'André Gouyé.
  9. Jean Yanne indiquera que sa mère a réalisé les déshabillés de Danielle Darrieux pour le film Katia en 1938.
  10. Bertrand Dicale, Jean Yanne : à rebrousse poil, First, 2012, lire en ligne.
  11. A rebrousse poil, First, coll. Documents 2012, p.35.
  12. France Inter - Radioscopie - 10/03/1978
  13. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=7035
  14. http://www.boxofficestars.com/133-categorie-11950425.html
  15. voir son livre "Jean Yanne mon amour", Éditions Favre, Lausanne, 2005
  16. a et b Article journal Libération du 24/02/2000.
  17. C'est dans ce film qu'a été prononcée la fameuse phrase « Le monde est peuplé d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique de Roux, La France de Jean Yanne, Calmann Levy, 1974.
  • Nicole Calfan, Toi l'ours, Moi la Poupée - Jean Yanne et moi, Michel Lafon, 2004.
  • Gilles Durieux, Jean Yanne : ni dieu ni maître (même nageur) : biographie, Le Cherche Midi, coll. « Documents », Paris, 2005. – 444 p., 16 p. de pl., 24 cm. – (ISBN 2-7491-0237-5).
  • Christianne Fugger von Babenhausen, Jean Yanne, mon amour, Lausanne, Favre,‎ 2006, 200 p. (ISBN 2828908712).
  • Bertrand Dicale, Jean Yanne : à rebrousse poil, First, coll. « Documents »,‎ , 512 p. (ISBN 2754017224, lire en ligne).
  • Tito Topin, Tout le monde il est beau, tout le monde il est Jean Yanne, Editions Naïve, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]