Ludmila Mikaël

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ludmila Mikaël
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Conjoint
Enfant
Autres informations
Membre de
Distinctions

Ludmila Mikaël est une actrice française, née le à Bois-Colombes dans le département de la Seine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1947, fille du peintre Pierre Dmitrienko et de la pianiste Lilliane Carol, Ludmila Mikaël a été élève au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, classe de Louis Seigner où elle obtient un 1er prix dans le rôle de Grouchenka dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski, un 2e prix de Tragédie dans le rôle d'Hermione dans Andromaque de Racine, un 2e prix de comédie classique dans le rôle de Camille dans On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset. Parallèlement à sa carrière théâtrale qui lui offre tous les premiers rôles magnifiques du répertoire, elle commence à jouer au cinéma dès 1966 dans Le Saut de Christian de Chalonge[1]. Elle intègre la Comédie-Française en 1967[2].

Elle débute réellement à l'écran en 1968 dans le rôle de Françoise du film Des garçons et des filles d'Étienne Périer aux côtés de Nicole Garcia et de Marc Porel[1]. Elle obtient une popularité en 1969 avec La Chasse royale de François Leterrier avec Sami Frey et Claude Brasseur. Elle est la maîtresse de Vincent (interprété par Yves Montand) dans Vincent, François, Paul... et les autres de Claude Sautet. Elle joue également pour la télévision, par exemple dans Les Eaux mêlées de Jean Kerchbron, diffusé en 1969[1]. Elle obtient le prix Suzanne-Bianchetti en 1970[1].

Elle apparaît sporadiquement dans des seconds rôles pour le grand écran dans de grosses productions (Le Sergent de John Flynn, 1968 ; Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer, 1991) ou des films d'auteur plus intimistes (Vincent, François, Paul... et les autres de Claude Sautet, 1974 ; Noce blanche de Jean-Claude Brisseau, 1989). Elle choisit de se marier dans les années 1970 avec le metteur en scène britannique Terry Hands, puis devient mère d'une jeune fille qu'elle élève en partie en solo et qui à son tour deviendra actrice, Marina Hands[3],[4]

Devenue membre de la troupe de la Comédie française, sociétaire, en 1975[2], l'actrice choisit de quitter la Comédie-Française, en 1987[2]. Elle est nommée aussitôt sociétaire honoraire, ce qui permettrait qu’elle pût continuer à y jouer[2], mais n'enchaîne pas pour autant les films : sa carrière cinématographique reste très en deçà de sa carrière théâtrale très riche. Sur les planches, elle obtient en 1992 le Molière de la meilleure comédienne pour son interprétation dans Célimène et le Cardinal. Dans les années 1990, elle tourne davantage au cinéma, mais reste cantonnée à des rôles secondaires dans des comédies populaires (Coup de jeune de Xavier Gélin, 1992 ; 15 août de Patrick Alessandrin, 2001) ou à des films de jeunes réalisateurs (Bord de mer de Julie Lopes-Curval, caméra d'or au festival de Cannes en 2002). En 2005, tout en poursuivant sa carrière théâtrale, elle délaisse les seconds rôles et partage l'affiche d’Aux abois, de Philippe Collin aux côtés d'Élie Semoun. Moins présente à la Comédie Française, elle joue dans d'autres théâtres, comme par exemple dans L'Amante anglaise de Marguerite Duras, mise en scène par Marie-Louise Bischofberger, au Théâtre de la Madeleine[5].

En 2018, elle est nommée Chevalier de la Légion d'honneur lors de la promotion du Nouvel an[6].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Carrière à la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

  • Entrée à la Comédie-Française le
  • Sociétaire le
  • Sociétaire honoraire le
  • 454e sociétaire

Rôles[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde, Un caprice, Alfred de Musset
  2. Elvire, Dom Juan, Molière, mise en scène Antoine Bourseiller
  1. Agar, Athalie de Racine, mise en scène Maurice Escande
  2. Dona Maria de Neubourg, Ruy Blas, Victor Hugo, mise en scène Raymond Rouleau
  1. Éliante, Le Misanthrope, Molière, mise en scène Jacques Charon
  2. Lumîr, Le Pain dur, Paul Claudel, mise en scène Jean-Marie Serreau
  3. Élise, L'Avare, Molière, mise en scène Jean-Paul Roussillon
  1. Benedetta de Narni, Malatesta, Henry de Montherlant, mise en scène Pierre Dux
  2. Léonor, Le Cid, Pierre Corneille, mise en scène Paul-Émile Deiber
  1. Victoria, Elle, Le Songe, August Strindberg, mise en scène Raymond Rouleau
  2. Elle, Cœur à deux, Guy Foissy, mise en scène Jean-Pierre Miquel
  3. Mariane, Tartuffe, Molière, mise en scène Jacques Charon
  4. Gwendoline, Becket ou l'Honneur de Dieu, Jean Anouilh, mise en scène Jean Anouilh et Roland Piétri
  5. Camille, Horace, Pierre Corneille, mise en scène Jean-Pierre Miquel
  1. Mariana, Le Maître de Santiago, Henry de Montherlant, mise en scène reprise sous la direction de Michel Etcheverry
  2. Lady Anne, Richard III, Shakespeare, mise en scène Terry Hands
  3. une Précieuse, La Troupe du Roy, d'après Molière, mise en scène Paul-Émile Deiber
  4. Élise, L'Avare, Molière, mise en scène Jean-Paul Roussillon
  1. Sœur Gabrielle, Port-Royal, Henry de Montherlant, mise en scène Jean Meyer
  1. Thaïsa et Marina, Péricles, prince de Tyr, Shakespeare, mise en scène Terry Hands
  2. Coralie Bleu, La Nostalgie, Camarade..., François Billetdoux, mise en scène Jean-Paul Roussillon, Théâtre de l'Odéon
  1. Ysé, Partage de midi, Paul Claudel, mise en scène Antoine Vitez
  1. Viola, La Nuit des Rois ou Ce que vous voudrez, Shakespeare, mise en scène Terry Hands
  2. Roxane, Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand, mise en scène Jean-Paul Roussillon
  1. Valentine, La Paix chez soi, Georges Courteline, mise en scène Alain Pralon
  2. Chimène, Le Cid, Pierre Corneille, mise en scène Terry Hands
  1. Junie, Britannicus, Jean Racine, mise en scène Jean-Pierre Miquel
  2. Phèdre, Phèdre, Jean Racine, mise en scène Jacques Rosner
  3. Giacinta, La Trilogie de la villégiature, Carlo Goldoni, mise en scène Giorgio Strehler
  1. Nina Mikhaïlovna Zoretchnaïa, La Mouette, Anton Tchekhov, mise en scène Otomar Krejca
  2. Marianne, Les Caprices de Marianne, Alfred de Musset, mise en scène François Beaulieu
  3. Simul et singulis, Soirée littéraire consacrée au Tricentenaire de la Comédie-Française, mise en scène Jacques Destoop
  1. Rosaure, La vie est un songe, Pedro Calderón de la Barca, mise en scène Jorge Lavelli
  1. la Marquise, La Seconde Surprise de l'amour, Marivaux, mise en scène Jean-Pierre Miquel
  1. Célimène, Le Misanthrope, Molière, mise en scène Jean-Pierre Vincent
  2. Bérénice, Bérénice, Jean Racine, mise en scène Klaus Michael Grüber (77 fois, 1984-1985)

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Le prix Suzanne Bianchetti à Ludmila Mikaël », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d « Ludmila Mikael enfin libre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Marina Hands », sur Madame Figaro
  4. Luc Le Vaillant, « Débridée », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. René Solis, « Ludmila Mikaël sublime Duras », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. « Promotion du Nouvel an 2018 », sur www.legiondhonneur.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]