René de Obaldia

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René de Obaldia
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René de Obaldia, à Montpellier, le 23 avril 2010.

Naissance (98 ans)
Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français

Œuvres principales

  • Fugue à Waterloo
  • Innocentines
  • Exobiographie
  • Genousie
  • Du vent dans les branches de sassafras
  • Les Bons Bourgeois

Compléments

Signature Réné de Obaldia.jpg

René de Obaldia est un dramaturge, romancier et poète français, né le à Hong Kong. « Inventeur du langage », René de Obaldia écrit des textes qui sont presque tous empreints d'humour fantastique, de fantaisie et d'imagination. Il est membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière-petit-fils de José Domingo de Obaldía, 2e président de la République du Panamá, fils du diplomate panaméen José Clémente de Obaldía (qui deviendra ministre de l'Intérieur) et d'une mère d'origine picarde Madeleine Peuvrel, cousine de Michèle Morgan, il grandit à Amiens (lycée Louis-Thuillier) et Paris (lycée Condorcet) avant d'être mobilisé en 1940. Fait prisonnier, il est envoyé au stalag VIII C (Sagan). Il est affecté à la briqueterie de Kransdyhernfurt le 26 juin 1940, puis à un commando à Auras-sur-Oder, le 6 octobre 1940, pour un nettoyage de forêt.

Même aux pires moments, il gardait son humour particulier. Ainsi, lors de l'arrestation du curé d'Auras, soupçonné de collaboration avec l'ennemi, il dit à ses compagnons d'infortune qu'il se demandait pourquoi les Allemands n'arrêtaient pas également l'homme de l'horloge parlante : « au troisième top, il sera exactement... »

Il fut rapatrié comme grand malade en 1944.

Ami de Clara Malraux, d'Alain Robbe-Grillet, de Roland Barthes et de Jean-Michel Atlan, il commence sa carrière de dramaturge grâce à Jean Vilar, en 1961, qui donne au Théâtre national populaire sa première grande pièce, Génousie, puis avec André Barsacq qui crée au Théâtre de l'Atelier Le Satyre de la Villette. Cette comédie le hisse au niveau de ses aînés, Jacques Audiberti, Ionesco, Beckett. Il est, depuis quelque cinquante ans, l’un des auteurs de théâtre français les plus joués au monde, et l’un des plus internationaux (traduit en 28 langues).

Il sera aussi le parolier de Luis Mariano et le partenaire de Louis Jouvet au cinéma.

Élu à l'Académie française le au fauteuil 22, succédant à Julien Green, il en est le doyen depuis la mort, le 7 mars 2012, de Félicien Marceau. Son épouse Diane de Obaldia est décédée en novembre 2012 à 80 ans.

Il est également commandeur de l'ordre de Vasco Núñez de Balboa.

En 2008, il est lauréat du grand prix de poésie Pierrette-Micheloud pour l'ensemble de son œuvre.

Exégèse[modifier | modifier le code]

René de Obaldia en costume d'académicien en novembre 2007, avec Pascal Rannou

Dans ses œuvres, selon le journaliste Jérôme Garcin « on y parle l'obaldien vernaculaire (c'est une langue verte, savante et bien pendue, qui se décline en alexandrins, calembours et parodies). On y tient que l'absurde est plus sérieux que la raison. On y pratique un doux anarchisme. On y croise, selon la saison, Queneau, Jarry, Ionesco et Giraudoux[1]. »

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

René de Obaldia.
  • 1949 : Midi (poèmes)
  • 1952 : Les Richesses naturelles (récits-éclairs)
  • 1955 : Tamerlan des cœurs (roman)
  • 1956 : Fugue à Waterloo (récit), Le Graf Zeppelin ou La passion d’Émile (récit)
  • 1959 : Le Centenaire (roman)
  • 1966 : Obaldia, Humour secret (choix de textes)
  • 1967 : Urbi et orbi
  • 1969 : Innocentines (poèmes)
  • 1993 : Exobiographie (mémoires), prix Novembre
  • 1996 : Sur le ventre des veuves (poèmes)
  • 2004 : La Jument du capitaine (textes)
  • 2006 : Fantasmes de demoiselles, femmes faites ou défaites cherchant l'âme sœur (poèmes)
  • 2010 : Le secret (poème)
  • 2017 : Perles de vie

Œuvres théâtrales[modifier | modifier le code]

  • 1960 : Génousie[Note 1],[2]
  • 1961 : 7 Impromptus à loisir (L'Azote, Edouard et Agrippine, Le sacrifice du bourreau, Le Défunt, Poivre de Cayenne, Le grand vizir)
  • 1963 : Le Satyre de la Villette (qui fit scandale)
  • 1964 : Le Général inconnu
  • 1964 : Les Larmes de l’aveugle[3]
  • 1965 : Le Cosmonaute agricole, Du vent dans les branches de sassafras (l'une des plus jouées)
  • 1966 : Du vent dans les branches de sassafras[Note 2],[4]
  • 1966 : L'Air du large
  • 1968 : ...Et la fin était le bang, La rue Obaldia
  • 1971 : La Baby-sitter et Deux femmes pour un fantôme
  • 1972 : Petite suite poétique résolument optimiste
  • 1973 : Underground établissement : Le Damné et Classe Terminale
  • 1975 : Monsieur Klebs et Rozalie[5]
  • 1979 : Le Banquet des méduses
  • 1980 : Les Bons Bourgeois
  • 1981 : Visages d’Obaldia
  • 1986 : Endives et miséricorde
  • 1991 : Grasse matinée, Richesses naturelles
  • 1993 : Les Innocentines
  • 1996 : Soirée Obaldia
  • 1999 : Obaldiableries : Rappening, Pour ses beaux yeux, Entre chienne et loup
  • 2009 : Merci d'être avec nous. Nouveaux impromptus (Merci d'être avec nous, Une page de tournée, A bâtons rompus, Les retrouvailles, L'extra-lucide)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations
Prix

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce drame, représenté sous direction de Jean Vilar au Théâtre national populaire lors de sa première et dont la réception auprès du public et des critiques fut globalement positive, reçut le Prix de la Critique Dramatique la même année que sa création, en 1960[2].
  2. Lors de sa publication et de ses rprésentations, cette œuvre de l'académicien se révèle comme étant une parodie de westerns[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jérôme Garcin, « Le roi René », Le Nouvel Observateur, 4 décembre 2008.
  2. a et b (en) Edward Forman, « The Dictionnary », dans Edward Forman, Historical Dictionary of French Theater, Scarecrow Press, , 336 p. (lire en ligne), page 185.
  3. Œuvres radiophoniques :1964 Les Larmes de l'aveugle
  4. a et b Gilbert François, « Aristophane et le théâtre moderne. », L'antiquité classique, vol. Tome 40, no fascicule 1,‎ , pages 68, 69 et note 83 (DOI 10.3406/antiq.1971.1612, lire en ligne).
  5. Hélène Catsiapis, « Les objets au théâtre. », Communication et langages, vol. 43, no 1 (3ème trimestre),‎ , page 78 (DOI 10.3406/colan.1979.1316, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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