Antoine de Caunes

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Antoine de Caunes
Description de cette image, également commentée ci-après

Antoine de Caunes à la foire du livre 2010 de Brive la Gaillarde.

Naissance (63 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Animateur de télévision
Animateur de radio
Acteur
Réalisateur
Scénariste

Antoine de Caunes, né le à Paris, est un animateur de télévision et de radio français, par ailleurs cinéaste, acteur, scénariste et écrivain.

Il mène d'abord une carrière d'homme de télévision polyvalent (présentateur, producteur, humoriste), d'abord sur Antenne 2, puis sur Canal+. Il devient ensuite acteur, puis scénariste et réalisateur de cinéma.

En 2013, il présente pour la 9e fois (un record) la cérémonie des César du cinéma (38e édition)[1], présidée par Jamel Debbouze.

De 2013 à 2015, il présente l'émission Le Grand Journal sur Canal+, succédant à Michel Denisot qui animait l'émission depuis 2004.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes est le fils de deux personnalités de la télévision française : le journaliste Georges de Caunes et la speakerine Jacqueline Joubert, et le père de la comédienne et animatrice Emma de Caunes.

Débuts[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes commence sa carrière d'homme public en 1978 en tant que créateur et animateur de l'émission de télévision Chorus, diffusée sur Antenne 2 jusqu'en 1981. Quasi seul à cette époque à défendre le rock à la télévision publique, il organise et retransmet de vrais concerts de rock filmés au Théâtre de l'Empire. Il présente l'émission sur le toit de l'Empire avec son compère Jacques Jacubowitz, dit Jacky.

Sous le pseudonyme de « Paul Persavon »[2], il est l'auteur-compositeur de plusieurs versions françaises de génériques de dessins animés dont X-Or, Clémentine et Cobra pour Antenne 2 et TF1.

Sa passion pour le rock l'amène à produire et à présenter l'émission Houba-Houba pour Les Enfants du rock ainsi que Rapido avec la société de production NBdC qu'il a fondée avec Tim Newman (Froggies) et Alex Berger. Cette émission, initialement diffusée sur TF1 en 1987, propose notamment des performances d'artistes en live. Mais la chaîne, nouvellement privatisée, réduit la durée d'une heure à trente minutes. Il intègre assez rapidement les contraintes qui lui sont imposées, change le style de son émission, qui migre sur Canal+. C'est ainsi qu'il se crée un personnage d'animateur au ton ironique et au débit ultra-rapide. Il a également présenté et produit ces émissions en Grande-Bretagne en version anglaise.

Radio[modifier | modifier le code]

De 1984 à 1991, Antoine de Caunes anime une émission de radio nommée Marlboro Music, enregistrée dans les studios de Jean-Michel Steward Productions à Paris, avec des reportages enregistrés aux États-Unis. Il se déplace ainsi toutes les semaines de ville en ville, faisant découvrir le son des différentes villes des États-Unis. L'émission est diffusée sur un réseau de 150 stations FM dont Skyrock et Europe 2. Il y eut en tout 334 émissions.

Les textes de Marlboro Music sont écrits par Antoine De Caunes et Laurent Chalumeau, un de ses grands amis depuis leur rencontre dans l'émission Chorus. En 1989-1990, il anime pendant plusieurs mois Babebibobu, une émission de radio sur RFM, avec Karl Zéro et Albert Algoud

À la rentrée 2017, il anime l'émission Popopop sur France Inter, de 16 h à 17 h du lundi au vendredi[3].

Nulle part ailleurs[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes à Londres en août 2007.
Article détaillé : Nulle part ailleurs.

Antoine de Caunes participe ensuite aux débuts de l'aventure Canal+, ce qui lui vaut une importante popularité.

De 1987 à 1995, il incarne dans l'émission Nulle part ailleurs le rôle d'humoriste, avec l'aide des auteurs Albert Algoud (introduction) et Laurent Chalumeau (sketches de fin). Cette émission, diffusée en clair, sert alors de vitrine pour la chaîne payante. Il y est le trublion qui anime la venue de l'invité, plus calmement interviewé par le présentateur vedette Philippe Gildas. De Caunes fait l'introduction de l'émission et pose des questions comiques au milieu. Le public attend surtout le final, pendant lequel De Caunes, souvent accompagné de José Garcia, tous deux déguisés, conclut l'heure d'émission par un sketch souvent délirant.

Parmi les nombreux personnages créés pour cette séquence, on peut citer : Didier l'embrouille, Ouin-Ouin dit « Pine d'huître », Gérard Languedepute, Gilles Gros-Paquet, Raoul Bitembois (et sa femme Josiane Bitembois), Le Toub' (et Refoul)[a], Richard Jouire et Sandrine Troforte, Bomba, Mongo Fury, Claudia Schoufleur et David Copperflou, Michel Jaxon — « Le sosie français de Michael Jackson » — Ronald le Connard, Florent Routier, Péteur Pan, etc..

À partir de 1993, il anime l'émission Eurotrash[b] au Royaume-Uni, sur Channel 4, d'abord avec le créateur de mode Jean-Paul Gaultier, puis seul ; il s'y s'exprime avec un accent français caricatural et insulte jovialement le public britannique.

Carrière d'acteur et de cinéaste[modifier | modifier le code]

Après avoir tenu un rôle principal à l'écran dans le film Pentimento en 1989, Antoine de Caunes se consacre pleinement au cinéma, en tant qu'acteur puis réalisateur, après son départ de Nulle part ailleurs. En 1999, il est nommé au César du meilleur acteur pour son rôle dans le film L'homme est une femme comme les autres.

Antoine de Caunes en 2009 à une projection du film La Folle Histoire d'amour de Simon Eskenazy.

Après un court-métrage en 1997, il se lance dans la réalisation en 2001 avec le film fantastique Les Morsures de l'aube, d'après le roman de Tonino Benacquista, porté par Jean-Marc Minéo et Guillaume Canet.

En 2003, il investit un autre genre, le biopic, pour son second long-métrage : Monsieur N., consacré à l'histoire de l'Empereur déchu Napoléon en exil à Sainte-Hélène, interprété par Philippe Torreton.

En 2006, il revient à ses premières amours avec la présentation d'une émission consacrée aux différents festivals du septième art sur France 4 : Parfum de Cinéma. Il fait également quelques apparitions dans la série télévisée Kaamelott, diffusée sur M6 dans le rôle du chevalier Dagonet. Il sort enfin son troisième film, Désaccord parfait, avec Charlotte Rampling et Jean Rochefort.

Pour son quatrième long-métrage, il renoue avec le biopic : en 2008 sort Coluche, l'histoire d'un mec, qui relate librement la candidature de Coluche aux élections présidentielles de 1981.

Son cinquième long mêle également politique et parcours historique : le téléfilm Yann Piat, chronique d'un assassinat est diffusé par la chaîne Canal+ en 2011.

Maître de cérémonie[modifier | modifier le code]

De 1996 à 1999, Antoine de Caunes occupe la fonction de maître de cérémonie lors de la remise des César du cinéma[4] (étant par ailleurs en 1999 à la fois maître de cérémonie et nommé au César du meilleur acteur), puis à nouveau de 2008 à 2009 et de 2011 à 2013, ce qui, avec neuf présentations de cérémonies, en fait le recordman en termes de nombre de présentations, record détenu auparavant par « Monsieur Cinéma », Pierre Tchernia, qui présenta les sept premières, de 1976 à 1982.

Musique[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes est un admirateur du chanteur Bruce Springsteen qu'il a, en tant que journaliste, contribué à faire découvrir à la fin des années 1970 au public français[5],[6].

Jon Landau, le manager de Bruce Springsteen, lui a demandé de raconter l'histoire du chanteur dans un bonus paru en 2009 avec l'album du « Boss », Working on a Dream[7].

Retour à la télévision[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2013, Antoine de Caunes présente une série d'émissions diffusées sur Canal+ sur les grandes mégapoles mondiales, en visitant le côté underground de chacune d'entre elles :

D'août 2013[8] à juillet 2015[9], il prend la succession de Michel Denisot à la présentation de l'émission Le Grand Journal, toujours sur Canal+. Il anime ensuite L'Émission d'Antoine, sur la même chaine.

L'Émission d'Antoine est arrêtée en juillet 2017, mais l'animateur devrait toutefois présenter en décembre 2017 une série de documentaires le suivant dans un tour de France du patrimoine, sur la même chaîne[10].

Engagements[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes s'est très tôt consacré à la lutte contre le SIDA. Il est, depuis 1993, président d'honneur de l'association Solidarité sida[11], qui produit notamment le festival Solidays et La Nuit du zapping.

Il a voté à gauche lors de l'élection présidentielle de 1981 mais s'est abstenu en 1995[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Après avoir divorcé de Gaëlle Royer, réalisatrice de documentaires et graphiste, mère de sa fille Emma, Antoine de Caunes devient le compagnon d'Agnès Léglise, journaliste, mère de son fils Louis né en 1987, puis de l'actrice Elsa Zylberstein, de 1997 à 2005.[réf. nécessaire]

En mai 2007, il se marie avec la journaliste Daphné Roulier[13]. Ils sont les parents d'un garçon, Jules, né en août 2008[14].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes, photographié par le Studio Harcourt.
Antoine de Caunes à Dinard, en 2006.
Antoine de Caunes en 2013.

Acteur à la télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Auteur-compositeur[modifier | modifier le code]

Antoines de Caunes est l'auteur-compositeur (sous le pseudonyme de Paul Persavon)[2] des versions françaises des génériques pour les émissions ou séries de dessins animés pour enfants suivants [15],[2] :

Participation[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Antoine de Caunes a écrit un premier livre publié aux éditions Albin Michel dans la collection « Rock & Folk » sur le groupe Magma :

Il a écrit deux romans sur les enquêtes du détective privé new-yorkais Sam Murchinson :

Plusieurs recueils de ses allocutions de Nulle part ailleurs ont été publiés ; textes écrits avec Albert Algoud :

  • Vous permettez que je vous appelle Raymond ?, 1990.
  • Pas mal pour un lundi, 1990.
  • J'aime beaucoup ce que vous faites, 1991.
  • Une ambulance peut en cacher une autre, 1992.
  • Bien entendu, je plaisante, 1993. (ISBN 2226063293)
  • Le Petit Gildas illustré, 1993. (ISBN 2226063811)

Il a aussi écrit un dictionnaire :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pseudo parodiés du Doc et Difool, animateurs radio des années 1990 sur Fun Radio.
  2. Littéralement « Eurodéchet ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Antoine de Caunes rempile pour les César », sur Gala.fr, (consulté le 23 septembre 2014)
  2. a, b et c « Paul Persavon », mange-disque.tv (consulté le 31 août 2017).
  3. Kevin Boucher, « Antoine de Caunes en quotidienne sur France Inter à la rentrée », Ozap.com, 12 juillet 2017.
  4. « Antoine de Caunes présidera la cérémonie des césars », Gala.fr, 10 janvier 2008.
  5. http://www.leblogtvnews.com/article-springsteenophiles-c-est-pour-vous-59416634.html « The promise avec Springsteen »], leblogtvnews.com, 15 novembre 2010.
  6. « Bruce Springsteen est l'auteur de la bande originale de ma vie », Les Inrocks.com, 17 novembre 2010.
  7. Olivier Badin, « Bruce Sprinsteen »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur waxx-music.com
  8. « Antoine de Caunes à la tête du "Grand journal" de Canal+ », Libération.fr, 17 juin 2013.
  9. « Clap de fin pour "Le Grand Journal" », Jérôme Béglé, Le Point.fr, 3 juillet 2015.
  10. « "Le Petit Journal" de Cyrille Eldin, c'est fini », The Huffington Post.fr, 12 août 2017.
  11. « Antoines de Caunes : contre le sida, le virus du rire », Lucas Bretonnier, Le Parisien.fr, 5 décembre 2013.
  12. « Antoine de Caunes - 60 ans toujours + show ! », Thibaud Michalet, GQ.fr, 17 septembre 2013.
  13. « Daphné Roulier dit "oui" à Antoine de Caunes », Gala.fr, 29 mai 2007.
  14. « Daphné Roulier, le bonheur d'être mère », Gala.fr, 30 mars 2009.
  15. « Antoine de Caunes - Paul Persavon », bide-et-musique.com (consulté le 31 août 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]