Philippe Sarde

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Philippe Albert Sarde est un compositeur français de musique de film, né le [1] à Neuilly-sur-Seine (France). Il est le frère aîné du producteur Alain Sarde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Andrée Gabriel, est chanteuse à l'Opéra de Paris. Dès 5 ans, il entre au conservatoire. Il suit des études d'harmonie, de contrepoint, de fugue et de composition avec Noël Gallon. Il a deux frères : Frédéric et Alain Sarde. Philippe Sarde a pour parrains Georges Auric et Noël Gallon. Tout jeune, il s'intéresse également au cinéma et collectionne des bobines de vieux films français oubliés.

À 17 ans, il réalise un court-métrage en noir et blanc et en 35 mm dont il compose la musique et demande à Vladimir Cosma de l'aider à l'orchestrer. Il hésite alors entre la réalisation cinématographique et la musique. À 18 ans, il rencontre Claude Sautet et lui propose de signer la musique de son film Les Choses de la vie. Écrite en un mois seulement pour quelque 70 musiciens, Les Choses de la vie est le premier coup de maître d’un compositeur alors seulement âgé de 20 ans : c'est le début d'une longue carrière.

Sarde est un homme fidèle à certaines valeurs comme l'amitié et, outre Claude Sautet, il va développer une collaboration très suivie avec certains cinéastes, dont André Téchiné, Jacques Doillon, Pierre Granier-Deferre, Georges Lautner, Marco Ferreri, Laurent Heynemann ou Bertrand Tavernier.

Sa personnalité exigeante et son perfectionnisme musical ne connaissent pas (ou peu) de limites et Sarde n'hésite pas à demander aux musiciens ou orchestres les plus renommés de venir travailler sur ses partitions : le saxophoniste Stan Getz (sur Mort d'un pourri), le trompettiste Chet Baker (sur Flic ou Voyou), le violoniste Stéphane Grappelli, le London Symphony Orchestra, etc.

Il se définit lui-même comme un "scénariste musical", dont le rôle est d'exprimer musicalement ce que le réalisateur ne peut traduire par les images[2].

Toujours à la recherche de nouvelles sonorités où le répertoire classique côtoie une écriture contemporaine parfois proche de l'atonalité, la musique de Sarde combine souvent différentes instrumentations assez singulières. À ce titre, sa partition pour le film La Guerre du feu constitue un point d'orgue dans sa filmographie imposante, où il combine deux orchestres, des chœurs, des solistes et des percussions dans un style avant-gardiste.

Il n'hésite pas non plus à retravailler certains de ses thèmes musicaux pour en proposer de nouvelles variations sur d'autres films : c'est le cas pour le thème musical du film Le Chat qui sera ré-exploité sur un autre film, ou du thème pour le film Le Choc, réutilisé sur The Manhattan Project par exemple.

Le succès de sa musique pour le film Tess et sa proposition pour l'Oscar de la meilleure musique en 1981 lui ouvrent les portes de Hollywood avec le film Le Fantôme de Milburn.

Mais toujours fidèle à son éthique qui lui dicte ses choix professionnels, il ne mènera qu'une carrière timide aux États-Unis, contrairement à ses illustres aînés tels Georges Delerue ou Maurice Jarre.

Depuis plusieurs années, quelque peu déçu par le cinéma français, il a considérablement ralenti sa cadence. Il n'accepte plus que des projets qui lui tiennent à cœur et il se consacre prioritairement à des œuvres expérimentales et confidentielles.

Philippe Sarde se marie avec Florence Nave en avril 1990, mais ils divorcent un an plus tard. En 1994, il épouse Clotilde Burrer, avec qui il a deux filles : Ponette (née en 1998) et Liza (née en 1999).

Compositions[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Prix et nominations[modifier | modifier le code]

César[modifier | modifier le code]

Toutes les nominations et victoires concernent le César de la meilleure musique originale.

Avec 10 nominations, Philippe Sarde détient le record de la catégorie.

Autres prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier des Arts et Lettres (1984), puis officier des Arts et Lettres (1989)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « IMDB me donne 3 ans de plus que je n'ai réellement (je suis né en 1948, et non 1945) », Philippe Sarde interviewé par Benoît Basirico le 10 septembre 2005.
  2. documentaire de Frédéric Chaudier et Frédéric Zamochnikoff "Un voyage musical avec Philippe Sarde" (2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]