Ligne du Mans à Mézidon

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Ligne du
Mans à Mézidon
Image illustrative de l’article Ligne du Mans à Mézidon
La ligne à Argentan
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Le Mans, Alençon, Argentan, Mézidon
Historique
Mise en service 1856 – 1859
Concessionnaires Ouest (1852 – 1908)
État (Non concédée) (1909 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 430 000
Longueur 140 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Double voie
Signalisation BAPR
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TER, Intercités, Fret

La ligne du Mans à Mézidon est une ligne transversale du réseau ferré français, maillon de la ligne entre Caen et Tours. Elle relie le nœud ferroviaire du Mans sur la grande radiale de Paris-Montparnasse à Brest à Mézidon sur la radiale Paris - Cherbourg.

Elle permet la circulation de trains entre les gares de Caen et Tours.

Historique[modifier | modifier le code]

Un embranchement du Mans sur Caen de la ligne de Versailles à Rennes est concédé à Messieurs Émile Pereire, Adolphe d'Eichthal et Tarbé des Sablons par une loi le 21 juin 1846[1]. Toutefois, cette première concession n'aboutira pas.

La concession pour un chemin de fer de Mézidon au Mans est attribuée à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une loi le 8 juillet 1852[2]. Elle doit permettre la création de relations entre la ligne de Paris à Rennes et la future ligne de Paris à Cherbourg, par Caen[3].

Les 2 février et 6 avril 1855 est signé une convention entre le ministre des Travaux publics et les Compagnie des chemin de fer de Paris à Saint-Germain, de Paris à Rouen, de Rouen au Havre, de l'Ouest, de Paris à Caen et à Cherbourg. Cette convention organise la fusion de ces compagnies au sein de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest[4]. Cette convention est approuvée par décret impérial le 7 avril 1855[5].

La ligne a été ouverte aux dates suivantes :

Dans les années 1860, une seconde voie est posée entre Surdon, où se raccorde la ligne de Saint-Cyr à Surdon, et Argentan, où s'embranche la ligne d'Argentan à Granville, afin de relier directement Paris à Granville[9].

La gare disparue de Chérisay, anciens quais et mémorial de 1939-45

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La ligne est à voie double non-électrifiée.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

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Les BB67000 tractant les trains Corail et les X4500 ont totalement disparu de la ligne, cédant leur place aux X72500 et aux AGC X76500.

Par le passé des rames à turbines à gaz ont fréquenté cette ligne pendant près de 10 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « N° 12813 - Loi relative aux chemins de fer de l'Ouest : 21 juin 1846 », Bulletin des lois du Royaume de France, Paris, Imprimerie Royale, série IX, vol. 14, no 1308,‎ , p. 29 - 109 (lire en ligne).
  2. « N° 4251 - Loi relative au chemin de fer de Paris à Cherbourg : 8 juillet 1852 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 10, no 558,‎ , p. 149 - 194 (lire en ligne).
  3. François Caron, Les grandes compagnies de chemin de fer en France: 1823 - 1937, Librairie Droz, 2005 (ISBN 9782600009423), p. 61 extrait
  4. « Convention relative à la fusion des chemins de fer normands et bretons », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 5, no 292,‎ , p. 818 - 828 (lire en ligne).
  5. « N° 2877 - Décret impérial qui approuve la convention passée, les 2 février et 6 avril 1855, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et les Compagnies du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, de Paris à Rouen, etc : 7 avril 1855 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 6, no 313,‎ , p. 57 - 58 (lire en ligne).
  6. Françoise et Maguy Palau, « 2.2 Le Man - Alençon : 15 mars 1856 », dans Le rail en France : le second Empire, tome 1, 1852 - 1857, Palau, Paris, 1998 (ISBN 2-950-94211-3) pp. 140-141
  7. Françoise et Maguy Palau, « 3.2 Alençon - Argentan : 1er février 1858 », dans Le rail en France : le second Empire, tome 2, 1858 - 1863, Palau, Paris, 2001 (ISBN 2-950-94212-1) p. 9
  8. Françoise et Maguy Palau, « 4.1 Argentan - Mézidon : 1er février 1859 », dans Le rail en France : le second Empire, tome 2, 1858 - 1863, Palau, Paris, 2001 (ISBN 2-950-94212-1) p. 64
  9. François et Maguy Palau, Le rail en France - Tome III', 1864 - 1870, p. 12

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • T.-V. Morard, Guide historique du chemin de fer du Mans à Mézidon, Pichon, 1859, 44 pages

Article connexe[modifier | modifier le code]

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