Famille Langevin

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Langevin.
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La famille Langevin est une famille scientifique française connue, dont un certain nombre des membres ont travaillé dans le domaine des sciences physiques, et dont le membre le plus éminent est le physicien français Paul Langevin, professeur au Collège de France et académicien des sciences, qui était par sa mère de la famille du célèbre médecin français Philippe Pinel, docteur en médecine, membre de l'Académie des Sciences et précurseur de la psychiatrie moderne.

Origines[modifier | modifier le code]

La famille Langevin est originaire de Falaise en Normandie. Le patronyme a commencé à être utilisé par des compagnons du tour de France, qui sont vraisemblablement passés par l'Anjou, voire par Angers, d'où le nom de Langevin, issu de « l'Angevin »[1].

À trente-quatre kilomètres de Caen, en pleine Normandie, sur la rive droite de l'Ante, affluent de la Dives, se trouve la ville de Falaise. Peuplée de sept mille habitants, elle est légitimement fière de son château fortifié qui témoigne de sa longue histoire. Falaise fut la résidence favorite de Robert le Magnifique et certains prétendent que Guillaume le Conquérant y vit le jour. Il existe à Falaise une rue Langevin, en souvenir de Pierre-Gilles Langevin, prêtre auquel on doit les Recherches historiques sur Falaise, éditées en 1814 chez Brée l'Aîné (lire en ligne). Le grand-père de Paul Langevin, Joseph Langevin, naquit à Falaise le 8 ventôse, an V. Il exerça la profession de serrurier, fut mobilisé par Napoléon après la retraite de Russie et participa aux batailles de Lützen et de Bautzen. Après 1815, il s'installa comme serrurier à Versailles.

En 1836, naquit le second fils de Joseph, Victor-Charles, le père de Paul Langevin. Bien que sa jeunesse fût mouvementée, il fit des études jusqu'à dix-sept ans, ce qui était à l'époque exceptionnel pour un fils d'ouvrier. Apprenti chez son père, il se brouille ensuite avec lui et s'engage dans les zouaves à l'âge de dix-huit ans. Il servira durant quatorze années, notamment en Algérie. Au terme de son service, en 1867, il revient à Paris et exerce le métier de métreur-vérificateur dans le bâtiment[2].

Généalogie de la famille[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Gilles Langevin, Recherches historiques sur Falaise, Éditions Brée l'Aîné, 1814
  • Paul Langevin, Frédéric Joliot, Paul Labérenne, La Pensée et l'Action, 1964
  • André Langevin, Paul Langevin et les congrès de physique Solvay, 1966
  • Camille Marbo, À travers deux siècles, souvenirs et rencontres, 1967
  • Pierre Biquard, Paul Langevin, scientifique, éducateur, citoyen, 1969
  • André Langevin, Paul Langevin, mon père, l'homme et l'œuvre, 1971
  • André Langevin, Paul Langevin et Pierre Curie, 1971
  • Jean Langevin, Paul Langevin et le journal de physique, 1972
  • Luce Langevin-Dubus, Paul Langevin et Albert Einstein d'après une correspondance et des documents inédits, 1972
  • Éliane Montel, Langevin et le rationalisme, le savant hors de la tour d'ivoire, 1973
  • Jean Langevin, Note à propos du séjour d'Einstein en France en 1922, 197
  • Jacques Postel, Genèse de la psychiatrie : les premiers écrits psychiatriques de Philippe Pinel, Paris, 1981
  • Bernadette Bensaude-Vincent, Langevin, science et vigilance, 1987
  • Bernadette Bensaude-Vincent, Paul Langevin, Propos d'un physicien engagé, 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]