Annick Coupé

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Annick Coupé
Annick coupé1.JPG
Annick Coupé en 2005.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (65 ans)
FalaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Annick Coupé est l'ancienne porte-parole, de 2001 à 2014, de l'Union syndicale Solidaires, organisation syndicale d'environ 110 000 adhérents.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née le à Falaise (Calvados), elle est issue d'une famille de petits commerçants.

  • Elle s'engage dans un mouvement maoïste dans la foulée de mai 68. Selon le quotidien Libération, elle adhère en 1973 « à la secte la plus dogmatique du maoïsme, celle du Parti communiste révolutionnaire marxiste-léniniste (PCR-ML) »[1].
  • 1972-1976 : caissière à Caen, elle entre à la CFDT.
  • 1976-1978 : institutrice remplaçante à Paris.
  • depuis 1978 : elle finit par rompre avec le militantisme maoïste et devient employée de La Poste (services financiers postaux parisiens) - catégorie B.
  • 1982-1984 : secrétaire départementale de la CFDT des services financiers de la Poste à Paris.
  • 1984-1988 : secrétaire régionale de la CFDT - PTT en Île-de-France
  • fin 1988 : quitte la CFDT avec plusieurs centaines de militants en Île-de-France après avoir été démise de ses responsabilités syndicales (et non exclue comme on le croit souvent à tort).
  • décembre 1988 : cofonde la Fédération SUD PTT.
  • 1989-1999 : Secrétaire générale de SUD-PTT (SUD : Solidaires - Unitaires - Démocratiques)
  • 2001 : Elle devient porte-parole de l'Union Syndicale G10 Solidaires (qui deviendra ensuite Union syndicale Solidaires), elle succède à Gérard Gourguechon.

Activités syndicales et militantes[modifier | modifier le code]

Annick Coupé est toujours membre du bureau fédéral de SUD PTT et porte-parole de l'Union syndicale Solidaires. Cette union syndicale plus souvent appelée « Solidaires » regroupe aujourd'hui 40 organisations nationales différentes : les différents syndicats SUD (PTT, SUD Rail, éducation, chimie/pharmacie, santé-sociaux, étudiant, culture, travail, ANPE, Énergie...) et d'autres syndicats non confédérés (SNUI-Impôts, SNABF Solidaires, SUD Caisse d'Épargne, etc).

Elle est aussi engagée dans le combat féministe, ayant été confrontée à la question de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) avant sa légalisation. Elle a fait intégrer les valeurs du féminisme par Sud-PTT.

Elle a signé l'Appel des 200 pour le rejet du projet de constitution européenne au referendum du 29 mai 2005.

Elle est également impliquée dans le cadre de son mandat syndical dans divers mouvements sociaux auxquels elle participe à divers niveaux : AC!, ATTAC, le collectif national pour les droits des femmes, actions de soutien aux sans-papiers ou aux luttes de l'association Droit au logement, comité national de soutien à la Confédération paysanne et aux inculpés de Millau, etc.

Sur le plan international, elle a contribué aux Forums sociaux européens notamment en participant au secrétariat du Forum social européen de Paris/St-Denis en 2003.

Le 30 novembre 2015, elle est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annick Coupé, exclue de la CFDT, cofondatrice et secrétaire générale de SUD (Solidaires, unitaires, démocratiques), depuis 1988, bousculé le paysage syndical classique. L'étoile de SUD Olivier Costemalle, Libération, 20 juin 1996
  2. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  3. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Syndicalement incorrect ! — SUD, ouvrage collectif, Syllepse, 1999
  • L’Acharnement, ouvrage collectif, Syllepse, 1993

Liens externes[modifier | modifier le code]