Barou-en-Auge
| Barou-en-Auge | |
La maison de la Taverne. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Falaise |
| Maire Mandat |
Isabelle Decobert Élections municipales de 2026 dans le Calvados |
| Code postal | 14620 |
| Code commune | 14043 |
| Démographie | |
| Gentilé | Conias |
| Population municipale |
67 hab. (2023 |
| Densité | 8 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 55′ 56″ nord, 0° 02′ 40″ ouest |
| Altitude | Min. 49 m Max. 116 m |
| Superficie | 8,35 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Falaise |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.paysdefalaise.fr/commune/barou-en-auge |
| modifier |
|
Barou-en-Auge est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 67 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune est située aux portes du pays d'Auge, en bordure de la plaine de Falaise. Elle en possède les deux aspects : d'un côté les haies et pâturages du pays d'Auge, de l'autre les labours ouverts de la plaine de Falaise.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau des Ruaux, le Beudron[2], le fossé 05 du Château[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 705 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Damblainville à 5 km à vol d'oiseau[11], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 716,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Barou-en-Auge est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,7 %), prairies (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), forêts (8,7 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]La forme Barou est déjà attestée en 1417[20]. René Lepelley en attribue possiblement l'origine au gaulois barro, barre en ancien français, « clôture », adjoint du suffixe gaulois de présence –avo : « les enclos »[21]. Albert Dauzat évoque l'anthroponyme latin Barus[20].
La commune de Barou a été renommée Barou-en-Auge en 1936. Le pays d'Auge est une région naturelle et traditionnelle de Normandie.
Le gentilé est Conias[22],[23].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le , vers 10 heures du matin, un loup fut aperçu sur les terres de la commune de Barou. Après déclaration à la mairie de la dite commune, une battue fut organisée. Tous les habitants propriétaires d'un fusil devaient se rendre à la lisière du bois où le loup était entré. Après une poursuite épique à l'intérieur de celui-ci, le loup fut blessé à la suite de plusieurs coups de fusil. Il réussit à s'échapper pour se réfugier dans un petit bois situé sur la commune de Norrey. À huit heures du soir, le dit loup fut achevé par un journalier demeurant à Barou. Il s'agissait d'un loup d'environ 3 à 4 ans. Une prime de 12 francs fut accordée.
La poche de Falaise fut la dernière opération de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est déroulée du 12 au dans une zone située entre les quatre villes normandes de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s'achever près de Falaise.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et un adjoint[24].
Barou-en-Auge fait partie de la communauté de communes du pays de Falaise.
Enseignement
[modifier | modifier le code]- Écoles : regroupement pédagogique intercommunal du groupe scolaire de Morteaux-Coulibœuf, maternelle et primaire.
- Collèges et lycées à Falaise.
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].
En 2023, la commune comptait 67 habitants[Note 4], en évolution de −14,1 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Au premier recensement républicain, en 1793, Barou comptait 285 habitants, population jamais atteinte depuis.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Église Saint-Martin
[modifier | modifier le code]Une statue en haut-relief, représentant la Charité de saint Martin, est placée au-dessus du portail du clocher-porche. Celui-ci, daté du XVIIIe siècle, est séparé du reste de l'église à la suite de la disparition d'une grande partie de la nef à la fin du XIXe siècle. Il est surmonté d'une girouette ornée d'un drapeau tricolore au lieu du coq traditionnel (remplacé par la commune).
Le chœur du XIIIe siècle est éclairé de fenêtres ornées de lancettes gothiques. Les travées de la nef ayant subsisté sont fermées par une façade ornée d'un portail néo-gothique.
Au sud, accolée au chœur, la chapelle seigneuriale est voûtée sur croisée d'ogives reposant sur colonnettes. Au XVIe siècle, la seigneurie de Barou appartient à la famille Morell d'Aubigny. Guillaume, écuyer de la reine et gouverneur de Mortagne au Perche, décède en . Témoins de cet évènement, sont présentes une dalle funéraire et une litre funéraire.
Une fresque à décor funéraire est peinte sur le mur. La conservation de ce type de décor est rare, les peintures murales étant fréquemment remises au goût du jour, recouvrant ainsi leur ornementation.
Ferme de la Taverne
[modifier | modifier le code]La ferme de la Taverne était autrefois une taverne-auberge. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le [29]. La façade postérieure et les deux pignons sont bâtis en maçonnerie, alors que la façade principale est constituée de pans de bois avec encorbellement, souligné aux deux angles des pignons. Cette construction mixte évoque à la fois le pays d'Auge, pour les colombages, et la plaine de Caen-Falaise, pour la maçonnerie calcaire, le bourg étant situé à la limite des deux. Les communs datent du XIXe siècle.
Ancienne tuilerie
[modifier | modifier le code]Cette tuilerie est située sur les premières argiles du pays d'Auge et près du bois de Barou pour la proximité du combustible. En 1875, elle emploie de quatre à quinze ouvriers. Les origines de l'établissement ne sont pas connues : il est certain que la tuilerie existait déjà au début du XIXe siècle La tuilerie de Barou est demeurée la propriété de la famille Jolivet de Colomby jusqu'à nos jours. La tuilerie fut louée à la famille Bernuis. La tuilerie cessa définitivement ses activités durant la guerre 1914-1918, en 1916 avec le départ des hommes au front.
La fabrication était saisonnière : le printemps et l'été, on extrayait l'argile et on fabriquait les tuiles cuites en dix fournées annuelles. En effet, arrêtés pendant l'hiver (les ouvriers faisaient des bourrées), les travaux de la tuilerie recommençaient après la dernière gelée au mois d'avril. L'été, particulièrement durant la période des moissons, les ouvriers partaient faire la récolte.
Quelques éléments ont subsisté : l'emmottement du four, couverture d'isolation en terre pour la cuisson, la meule en granit servant à broyer l'argile, le bâtiment de fabrication de séchage et la loge du chauffeur qui surveillait la cuisson.
Le Chemin Haussé
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par une voie romaine le Chemin Haussé[30] venant de Rouvres passant par Jort et se dirigeant vers Exmes.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]- Comité des fêtes : « Animations et loisirs de Barou-en-Auge » (Albea).
- Chemin de randonnée balisé[31], dit de la Trappe au Loup.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Barou-en-Auge » sur Géoportail (consulté le 9 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le Beudron »
- ↑ Sandre, « le fossé 05 du Château »
- ↑ « Fiche communale de Barou-en-Auge », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Barou-en-Auge et Damblainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Damblainville », sur la commune de Damblainville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Damblainville », sur la commune de Damblainville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
- ↑ René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 17
- ↑ « Bienvenue chez les Toutouvillais, Moucherons et autres Gouldoisiens ! »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 1181, Paris, Flohic Éditions, , 1715 p. (ISBN 2-84234-111-2), p. 1181
- « Municipales à Barou-en-Auge. Jean-Louis Gallet succède à Claude Laurent », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Maison dite La Tarenne », notice no PA00111038, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Ministère de la Culture, Notice n° IA00000552
- ↑ « La trappe au loup » [PDF], sur cdt14.media.tourinsoft.eu, office de tourisme du pays de Falaise (consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 2, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 388-389
