Barou-en-Auge

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Barou-en-Auge
La maison de la Taverne.
La maison de la Taverne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Falaise
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Falaise
Maire
Mandat
Claude Laurent
2014-2020
Code postal 14620
Code commune 14043
Démographie
Gentilé Conias
Population
municipale
84 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 56″ nord, 0° 02′ 40″ ouest
Altitude Min. 49 m – Max. 116 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

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Liens
Site web barou.mairie.pagespro-orange.fr

Barou-en-Auge est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 84 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située aux portes du pays d'Auge, en bordure de la plaine de Falaise. Elle en possède les deux aspects : d'un côté les haies et pâturages du pays d'Auge, de l'autre les labours ouverts de la plaine de Falaise.

Communes limitrophes de Barou-en-Auge[1]
Morteaux-Coulibœuf Louvagny Vaudeloges
Morteaux-Coulibœuf Barou-en-Auge[1] Vaudeloges
Morteaux-Coulibœuf Norrey-en-Auge Norrey-en-Auge

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme Barou est déjà attestée en 1417[2]. René Lepelley en attribue possiblement l'origine au gaulois barro, barre en ancien français, « clôture », adjoint du suffixe gaulois de présence –avo : « les enclos »[3]. Albert Dauzat évoque l'anthroponyme latin Barus[2].

La commune de Barou a été renommée Barou-en-Auge en 1936.

Le gentilé est Conias[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , vers 10 heures du matin, un loup fut aperçu sur les terres de la commune de Barou. Après déclaration à la mairie de la dite commune, une battue fut organisée. Tous les habitants propriétaires d’un fusil devaient se rendre à la lisière du bois où le loup était entré. Après une poursuite épique à l’intérieur de celui-ci, le loup fut blessé à la suite de plusieurs coups de fusil. Il réussit à s’échapper pour se réfugier dans un petit bois situé sur la commune de Norrey. À huit heures du soir, le dit loup fut achevé par un journalier demeurant à Barou. Il s’agissait d’un loup d’environ 3 à 4 ans. Une prime de 12 francs fut accordée.

La poche de Falaise fut la dernière opération de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est déroulée du 12 au dans une zone située entre les quatre villes normandes de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s'achever près de Falaise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Claude Laurent[5] SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et un adjoint[5].

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles : regroupement pédagogique intercommunal du groupe scolaire de Morteaux-Coulibœuf, maternelle et primaire.
  • Collèges et lycées à Falaise.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 84 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Barou-en-Auge[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Au premier recensement républicain, en 1793, Barou comptait 285 habitants, population jamais atteinte depuis.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
285 234 238 245 212 226 224 219 224
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219 206 198 165 158 157 145 157 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
141 147 142 128 118 118 122 126 103
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
104 100 87 84 72 69 81 94 84
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Une statue en haut-relief, représentant la Charité de saint Martin, est placée au-dessus du portail du clocher-porche. Celui-ci, daté du XVIIIe siècle, est séparé du reste de l’église à la suite de la disparition d’une grande partie de la nef à la fin du XIXe siècle. Il est surmonté d’une girouette ornée d’un drapeau tricolore au lieu du coq traditionnel (remplacé par la commune).

Le chœur du XIIIe siècle est éclairé de fenêtres ornées de lancettes gothiques. Les travées de la nef ayant subsisté sont fermées par une façade ornée d’un portail néo-gothique.

Au sud, accolée au chœur, la chapelle seigneuriale est voûtée sur croisée d’ogives reposant sur colonnettes. Au XVIe siècle, la seigneurie de Barou appartient à la famille Morell d’Aubigny. Guillaume, écuyer de la reine et gouverneur de Mortagne au Perche, décède en avril 1615. Témoins de cet évènement, sont présentes une dalle funéraire et une litre funéraire.

Une fresque à décor funéraire est peinte sur le mur. La conservation de ce type de décor est rare, les peintures murales étant fréquemment remises au goût du jour, recouvrant ainsi leur ornementation.

Ferme de la Taverne[modifier | modifier le code]

Cette section devrait être déplacée dans l'article Maison La Taverne.

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La ferme de la Taverne était autrefois une taverne-auberge. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 22 mars 1930[9]. La façade postérieure et les deux pignons sont bâtis en maçonnerie, alors que la façade principale est constituée de pans de bois avec encorbellement, souligné aux deux angles des pignons. Cette construction mixte évoque à la fois le pays d’Auge, pour les colombages, et la plaine de Caen-Falaise, pour la maçonnerie calcaire, le bourg étant situé à la limite des deux. Les communs datent du XIXe siècle.

Ancienne tuilerie[modifier | modifier le code]

Cette tuilerie est située sur les premières argiles du pays d’Auge et près du bois de Barou pour la proximité du combustible. En 1875, elle emploie de quatre à quinze ouvriers. Les origines de l’établissement ne sont pas connues : il est certain que la tuilerie existait déjà au début du XIXe siècle La tuilerie de Barou est demeurée la propriété de la famille Jolivet de Colomby jusqu’à nos jours. La tuilerie fut louée à la famille Bernuis. La tuilerie cessa définitivement ses activités durant la guerre 1914-1918, en 1916 avec le départ des hommes au front.

La fabrication était saisonnière : le printemps et l’été, on extrayait l’argile et on fabriquait les tuiles cuites en dix fournées annuelles. En effet, arrêtés pendant l’hiver (les ouvriers faisaient des bourrées), les travaux de la tuilerie recommençaient après la dernière gelée au mois d’avril. L’été, particulièrement durant la période des moissons, les ouvriers partaient faire la récolte.

Quelques éléments ont subsisté : l’emmottement du four, couverture d’isolation en terre pour la cuisson, la meule en granit servant à broyer l’argile, le bâtiment de fabrication de séchage et la loge du chauffeur qui surveillait la cuisson.

Le Chemin Haussé[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par une voie romaine le Chemin Haussé [10] venant de Rouvres passant par Jort et se dirigeant vers Exmes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Comité des fêtes : « Animations et loisirs de Barou-en-Auge » (Albea).

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253247-9), p. 17
  4. « Ouest-france.fr - Mairie de Barou-en-Auge » (consulté le 2 février 2013)
  5. a et b Réélection 2014 : « Barou-en-Auge (14620) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 juin 2014)
  6. Date du prochain recensement à Barou-en-Auge, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Maison dite La Tarenne », notice no PA00111038, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Ministère de la Culture, Notice n° IA00000552

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]