Soumont-Saint-Quentin

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Soumont-Saint-Quentin
L'église Saint-Quentin.
L'église Saint-Quentin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Falaise
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Falaise
Maire
Mandat
Jean-Luc Marie
2014-2020
Code postal 14420
Code commune 14678
Démographie
Gentilé Soumontais
Population
municipale
540 hab. (2014 en diminution de 6,09 % par rapport à 2009)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 41″ nord, 0° 13′ 56″ ouest
Altitude Min. 93 m
Max. 194 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

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Liens
Site web soumont-saint-quentin-site-de-la-commune.e-monsite.com

Soumont-Saint-Quentin est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 540 habitants[Note 1] (les Soumontais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Soumont-Saint-Quentin[1]
Estrées-la-Campagne,
Saint-Germain-le-Vasson
Ouilly-le-Tesson Ouilly-le-Tesson
Fontaine-le-Pin Soumont-Saint-Quentin[1] Olendon
Potigny Potigny, Bons-Tassilly Bons-Tassilly

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sub Montibus en 1180[2]. Il est issu du latin sub, « au-dessous de », et mons, « montagne, mont »[2].

La paroisse de Saint-Quentin-de-la-Roche était dédiée à Quentin, apôtre évangélisateur de la Gaule au IIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1854, l'ancienne commune de Saint-Quentin-de-la-Roche — qui avait été réunie à la commune de Tassilly en 1833 pour former Saint-Quentin-Tassilly — est absorbée par Soumont qui prend alors le nom de Soumont-Saint-Quentin[3].

En 1902 est accordée la Concession de Soumont-Saint-Quentin, qui recouvre une superficie de 773 hectares, ce qui en fait la plus grande mine de fer de l'Ouest. C'est la SMS (Société des mines de Soumont) qui est chargée de la production. L'activité cessera le , à la suite de la décision de la SMN (Société métallurgique de Normandie), client unique de la mine, d'utiliser d'autres types de minerais. En 1928-1929 a eu lieu une grande vague d'immigration principalement composée de Polonais devenus ouvriers à la mine. Près des trois quarts de la main-d'œuvre de la mine est polonaise[4]. Aujourd'hui encore, de nombreux habitants du village (ainsi que de Potigny, village voisin) ont des noms à consonance polonaise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1995 Jean Crocis    
1995 en cours Jean-Luc Marie[5] DVG Instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2014, la commune comptait 540 habitants[Note 2], en diminution de 6,09 % par rapport à 2009 (Calvados : +1,58 %). Soumont-Saint-Quentin a compté jusqu'à 593 habitants en 1968.

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340 309 387 346 351 352 351 346 479
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 428 440 419 361 334 282 272 262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 250 341 318 355 492 327 294 425
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
485 593 579 561 530 480 548 558 530
2014 - - - - - - - -
540 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Saint-Quentin-de-la-Roche
1793 1800 1806 1821 1831
130 139 156 116 115
(Sources : EHESS[9])

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le rempart de l'éperon barré de la Brèche-au-Diable [10]
  • L'église Saint-Quentin, des XIIe, XIIIe et XIVe siècles, qui fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 30 juin 1910[11].
  • L'église d'Aizy, du XIIIe siècle, qui fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 3 novembre 1911[12].
  • Le tombeau de Marie Joly, qui fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 7 décembre 1970[13].
  • Le site de la Brèche au Diable : l'absence d'une croyance locale ne permit pas de comprendre que le Laizon, une si petite rivière, puisse couper une barrière de grès : saint Quentin serait tombé dans un lac formé par cette rivière et la barre de grès. Sauvé miraculeusement de ces eaux dont on disait qu'elles seraient l'une des entrées de l'Enfer, Dieu accorda une requête à saint Quentin envers Satan. Il demanda donc la disparition de ce lac et le diable, d'un coup de sa queue, créa une brèche dans cette barre.
  • La chapelle de Saint-Quentin-de-la-Roche, du XIIIe siècle, qui fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 21 juin 1927[14].
  • Les menhirs des Longrais, qui font l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis le 3 avril 1978[15].
  • Un abri sous roche et des polissoirs à silex.

Galerie[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le comité des fêtes a été arrêté en 2008. Depuis le 15 mai 2014, quelques habitants ont décidé de le recréer. Il compte douze membres actifs[réf. souhaitée].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-Élisabeth Joly (Versailles, 8 avril 1761 - Paris, 5 mai 1798), comédienne, danseuse, sociétaire de la Comédie-Française. Elle épouse Nicolas Fouquet Dulomboy, capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre de Malte, de Saint-Louis, maire de la commune de Saint-Quentin-Tassilly, et propriétaire du manoir de Poussendre, à Tassily[16]. Elle est enterrée près de la chapelle de Saint-Quentin, sur le mont qui porte aujourd'hui son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Mériel, Le carreau de Soumont, Soumont-Saint-Quentin, 1990
  • Olivier Mériel, Benjamin Perez Mines de Soumont, un patrimoine, un projet, Cabourg, 2000 (ISBN 2-911855-28-0)
  • Gérard Fournier, Les mineurs de Soumont-Potigny, 1907-1989, éditions OREP, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Mines de Soumont, un patrimoine, un projet, de Benjamin Perez, association Mémoire de Fer
  5. a et b Réélection 2014 : « Soumont-Saint-Quentin (14420) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Quentin-de-la-Roche », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 23 janvier 2014)
  10. Edeine Bernard. Le rempart de l'éperon barré de la Brèche-au-Diable, commune de Soumont-Saint-Quentin (Calvados). In: Gallia préhistoire, tome 9, fascicule 1, 1966. pp. 247-262 - En ligne sur Persée [1].
  11. « Église », notice no PA00111734, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Église d'Aizy », notice no PA00111734, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Tombeau de Marie Joly et son enclos », notice no PA00111736, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Chapelle du Mont-Joly », notice no PA00111733, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Trois menhirs dits Menhirs des Longrais », notice no PA00111737, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Site municipal de Potigny - Marie Joly » (consulté le 23 janvier 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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