Paul Bastid

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Paul Bastid
Illustration.
Paul Bastid, député du Cantal (1932)
Fonctions
Député 1924-1940
puis 1946-1951
Gouvernement IIIe république-IVe république
Groupe politique RRRS
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 82 ans)
Conjoint Suzanne Bastid-Basdevant
Enfants Marianne Bastid-Bruguière
Profession Juriste, professeur de droit

Paul Raymond Marie Bastid[1] ( à Paris - dans la même ville, est un juriste et homme politique français. Rattaché au Parti Radical, il est député du Cantal, ministre du Commerce sous le Front populaire puis représentant des radicaux au Conseil national de la Résistance, avant de diriger L’Aurore.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Adrien Bastid, député, petit-fils de Raymond Bastid, député et sénateur, ainsi que de Paul Devès, député, sénateur et ministre, Paul Bastid est issu d'une famille de politiciens solidement implantée dans le Cantal.

Il est élève à l'École normale supérieure[2] et agrégé de philosophie. Il fait des études de droit et réussit l'agrégation de droit. Il obtient un doctorat de lettres, et il est professeur à la faculté de droit de Dijon[3], puis de Paris. Il épouse en 1937 Suzanne Basdevant-Bastid, juriste et universitaire, première femme agrégée de droit en France, ils ont trois filles[4].

Membre du Parti Radical, il est élu député du Cantal en 1924, et siège jusqu'à la fin de la IIIème République. Conseiller général, il est élu en 1934 président du conseil général, fonction qu'il conserve jusqu'en 1941.

Président de la commission des affaires étrangères de la chambre des députés de 1934 à 1936, il devient ministre du Commerce dans le gouvernement de Front Populaire, poste auquel il prend pour chef de cabinet son épouse Suzanne Basdevant-Bastid[4].

Il publie alors Sieyès et sa pensée (1939), qui fait de l'abbé le père du droit public français et constitue l'un des ouvrages de références sur ce dernier[5].

Embarqué sur le Massilia, il ne peut prendre part au vote donnant les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, le 10 juillet 1940

En 1941, le gouvernement de Vichy le démet de son mandat de conseiller général. Paul Bastid milite alors dans la Résistance et le Comité général d'études (CGE), se constitue en 1942 à Lyon, à son domicile. En 1943, il est le représentant du parti radical au Conseil national de la Résistance et il rédige des articles dans la presse clandestine.

Concernant le droit de vote des femmes, au sein du Conseil national de la Résistance, son opposition en tant que représentant des radicaux résistants empêche une prise de décision. Le CNR fonctionnait en effet sur la règle de l'unanimité de ses membres pour adopter une proposition. Dès lors que l'un des membres, en l’occurrence Raymond Bastid, menaçait de quitter l'organisation si le droit de vote des femmes était adopté, le CNR ne pouvait plus s'emparer de la question.

En 1944, il est appelé à la direction du quotidien L’Aurore, qui succède au Journal.

Battu dans le Cantal lors de l'élection de la première assemblée constituante, en avril 1945, il est élu député en juin 1946 à Paris, et réélu en novembre.

En 1951, cependant, la liste qu'il mène n'obtient que 2.1 % des voix, et il n'est pas réélu.

Il abandonne alors la carrière politique.

En , il cosigne l'« appel aux enseignants » lancé par l'Institut d'études occidentales après la démission de Robert Flacelière de la direction de l'École normale supérieure[6]. Il a aussi appartenu au comité de patronage de Nouvelle École[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sieyès et sa pensée, Paris, 1939 (rééd. Slatkine Reprints, Genève, 1978)
  • Doctrines et institutions politiques de la seconde République, 2 vol., Paris, Hachette, 1945
  • Benjamin Constant et sa doctrine, 2 vol., Paris, Armand Colin, 1966, 1 107 p.
  • L'idée de Constitution, Paris, Économica, 1985, 197 p. (Classiques Garnier)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul, Raymond, Marie Bastid
  2. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Paul+Bastid.
  3. « Cote 19800035/1239/43074 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. a et b Patrick Cabanel, « Suzanne Bastid-Basdevant », dans Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Paris, Les Éditions de Paris Max Chaleil, p. 189-190
  5. Alain Laquièze, La réception de Sieyès par la doctrine publiciste française du XIXe et du XXe siècle, Historia Constitucional (revista electrónica), n. 6, 2005.
  6. « L'Institut d'études occidentales lance un appel aux enseignants », sur lemonde.fr, .
  7. « Droit de réponse de M. Alain de Benoist, concernant Nouvelle École », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 9, no 715,‎ , p. 1-44 (DOI 10.3917/cris.715.0001).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Paul Bastid », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Pascal Fontaine, La pensée et l'action politique de Paul Bastid, thèse de Droit. Soutenue le 15/10/1993 à Paris V. 474 Pages + XXXV Pages annexes.

Liens externes[modifier | modifier le code]