Jean Le Cour-Grandmaison

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Jean Le Cour-Grandmaison
Illustration.
Fonctions
Sous-secrétaire d'État à la Marine militaire
(démissionnaire)
Gouvernement Reynaud
Député de la Loire-Inférieure
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nantes
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Abbaye de Kergonan
Nationalité française
Parti politique Indépendant
Père Charles Le Cour-Grandmaison
Mère Louise François-Saint-Maur
Conjoint Germaine de Marliave (1886-1964)
Profession Officier de marine, journaliste
Religion Catholique

Jean Le Cour-Grandmaison (né le à Nantes, mort le à l'abbaye de Kergonan à Plouharnel) est un officier de marine, journaliste et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Charles Le Cour-Grandmaison et gendre de l'amiral Charles de Marliave, il suit ses études à la Congrégation des Frères de la doctrine chrétienne, au collège Stanislas, puis il intègre l'École navale en 1900. Officier de marine, il donne sa démission en 1919 pour se consacrer à la vie politique.

Il est élu au premier tour en 1919, sur la liste d'union nationale catholique du marquis de Dion, dans la 2e circonscription de la Loire-Inférieure. Il obtient sa réélection en 1924, 1928, 1932 et 1936. Le Cour-Grandmaison siège à droite à la Chambre et s'inscrit au groupe des indépendants (il n'appartient à plus aucun groupe à partir de 1924). Il se montre un adversaire du socialisme et du radicalisme.

Il est maire de Guenrouët à partir de 1932.

Désigné le 21 mars 1940 par Paul Reynaud, comme Sous-secrétaire d'État à la Marine militaire dans le gouvernement Paul Reynaud, pour aider César Campinchi au département de la marine militaire dans le gouvernement d'union nationale de mars 1940, il présente, dès le lendemain, sa démission au président du Conseil.

Chroniqueur au Figaro à partir de mai 1937[1] et profondément marqué par son engagement catholique, il entre en 1936 au comité directeur de la Fédération nationale catholique et est désigné vice-président en juin de cette année[2]. Il remplace de facto son président, le général Édouard de Castelnau, sous l'Occupation puis il lui succède à sa mort en 1944. Il préside à partir de 1945 son avatar, la Fédération nationale de l'action catholique tout en étant directeur de son périodique, la France catholique, de 1945 à 1956. Il préside la Fédération internationale des hommes catholiques de 1948 à 1954.

Sous l'Occupation, il est désigné par le régime de Vichy membre du Conseil national. Contrairement au général de Castelnau, il appuie le maréchal Pétain et son régime[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro, 20 mai 1937
  2. Jacques Prévotat, Jean Vavasseur-Desperriers ( dir. ), Les chrétiens modérés en France et en Europe (1870-1960), Presses Univ. Septentrion, 2013, p. 246, La Croix, 10 juin 1936
  3. Corinne Bonafoux-Verrax, op. cit.