Léon Baréty

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Léon Baréty
Illustration.
Léon Baréty, député des Alpes-Maritimes (1932)
Fonctions
Député 1919-1940
Gouvernement IIIème République
Groupe politique GRD (1919-1928)
RDG (1928-1936)
ARGRI (1936-1940)
Biographie
Nom de naissance Léon Jean Jacques Baréty
Date de naissance
Date de décès (à 87 ans)
Père Alexandre Baréty
Résidence Alpes-Maritimes

Léon Jean Jacques Baréty[1] est un homme politique français, né et mort à Nice ( - ).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexandre Baréty, un médecin et homme politique notable de Nice, il est diplômé de l’École des sciences politiques et docteur en droit en 1905, il entre aussitôt au cabinet du ministre de l'intérieur, puis entame une carrière politique locale.

Elu conseiller général des Alpes-Maritimes dans le canton de Puget-Théniers en 1910, et l'année suivante conseiller municipal de Puget-Théniers, mandat qu'il conserve jusqu'en 1944.

Chef adjoint du cabinet du président de la chambre des députés, Paul Deschanel, en 1912, il est ensuite mobilisé et participe à la Première Guerre Mondiale.

A son retour à la vie civile, il reprend son activité politique et est élu député sous l'étiquette de l'union républicaine démocratique, en 1919. Il est ensuite réélu à toutes les élections jusqu'à la guerre, sous diverses étiquettes de droite empruntés par l'alliance démocratique (gauche républicaine démocratique, républicains de gauche, alliance des républicains de gauche, parti républicain démocratique et social...).

Il y est un député assidu et actif dans de nombreux domaines, mais surtout comme rapporteur de différents budgets (services pénitentiaires, en 1923, puis de 1925 à 1930 ; commerce et industrie, de 1925 à 1930 ; ministère des finances, de 1932 à 1935...). Il est aussi rapporteur général des budgets 1932, 1935 et 1936.

Ferveur défenseur du colonialisme, il est aussi président du groupe parlementaire Maroc-Tunisie et membre du conseil supérieur des colonies. En 1930, il prononce un discours à Boufarik en compagnie de Gustave Mercier en raison de l'inauguration d'un monument célébrant le centenaire de la colonisation en Algérie.

En novembre 1929, il est nommé sous-secrétaire d'Etat à l'Instruction publique et chargé de l'enseignement technique dans le premier cabinet Tardieu, puis sous-secrétaire d'Etat au Budget dans son deuxième cabinet de mars à décembre 1930.

Tout en entamant cette carrière ministérielle, il ne se désintéresse pas de la politique locale et, en 1932, il devient président du conseil général, fonction qu'il occupe jusqu'à la fin de la guerre, étant maintenu en poste par le régime de Vichy.

Ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet Paul Reynaud à partir du 18 mai 1940), il vote, le 10 juillet 1940, il vote en faveur des pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain.

Sous l'Occupation, il est d'ailleurs membre du Conseil national instauré par Vichy.

A la Libération, après un premier échec devant le jury d'honneur pour obtenir la levée de son inéligibilité, il formule un recours devant le conseil d'Etat qui aboutit positivement en octobre 1947 au vu de « l'attitude prise par Léon Baréty, dès 1941, à l'égard du gouvernement de Vichy et l'aide continue qu'il a apportée aux persécutés et aux résistants ».

Il abandonne cependant la vie politique, se contentant d'un bref mandat de Conseiller municipal de Puget-Théniers de 1953 à 1956, et se consacre à la direction d'entreprises.

En 1955, il est fait commandeur de la Légion d'honneur.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Précédé par
Joseph Bermond
Président du Conseil général
des Alpes-Maritimes

Suivi par
Virgile Barel