Marc Rucart

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Marc Rucart
Marc Rucart en 1933
Marc Rucart en 1933
Fonctions
Député 1928-1940
Sénateur 1947-1958
Gouvernement IIIe République-IVe République
Groupe politique RRRS (1928-1940)
GD (1947-1958)
Biographie
Nom de naissance Marc Émile Rucart
Date de naissance
Lieu de naissance Coulommiers
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Paris
Résidence Vosges

Marc Rucart est un homme politique français, né le à Coulommiers (Seine-et-Marne) et mort le dans le 11e arrondissement de Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat de formation, membre du Parti radical, opposant résolu au bagne, il est plusieurs fois ministre sous la IIIe République. Il est notamment Garde des Sceaux dans le gouvernement de Front populaire et fait partie du Conseil national de la Résistance.

Il est aussi un franc-maçon très actif. Initié le à Orléans à la loge L'Indépendance 398 relevant de la Grande Loge de France, il entre en 1925 au Grand Orient de France quand celui-ci s'implante dans les Vosges. L'essentiel de son activité maçonnique se situe cependant au Droit Humain auquel il s'affilie en 1929[2]. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fait partie du « Cercle », groupe de francs-maçons et de personnalités civiles qui s’inscrivent dans le mouvement de résistance intérieure Patriam Recuperare[3].

Dans son numéro du 11 avril 1934, le journal Le Porc-épic publie la photographie d'une lettre de Marc Rucart à un frère maçon où il lui déclare que son mandat de parlementaire est un « outil supplémentaire pour le travail du Grand Œuvre », reproduit par plus de 150 journaux à sa suite. Rucart fait alors partie de la commission d'enquête sur la crise du 6 février 1934[4].

Il est député des Vosges de 1928 à 1940, membre de l'Assemblée consultative provisoire (1944-1945) où il est délégué par le Parti radical-socialiste, puis sénateur de 1947 à 1958.

Il dirigea le journal Le Progrès du Loiret[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Seine-et-Marne, commune de Coulommiers, acte de naissance no 75, année 1893 (avec mention marginale de décès) (pages 38/318)
  2. André Combes, Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Paris, Le Livre de Poche, (ISBN 978-2-253-13032-1, OCLC 494561223)
    article « RUCART, Marc »
  3. Yves Hivert-Messeca, L'Europe sous l'acacia : Histoire de la franc-maçonnerie européennes du XVIIIe siècle à nos jours., vol. 3, XXe siècle, Éditions Dervy, coll. « « L'univers maçonnique » », , 477 p. (ISBN 979-10-242-0135-1), p. 320.
  4. Albert Vigneau, La Loge Maçonnique, Paris, Les Nouvelles Éditions Nationales, 1935. Réédition aux éditions du Trident en 2011, p. 60-61
  5. Pascal-Éric Lalmy, Le Parti radical-socialiste et le Front populaire: 1934-1938 : essai, Paris, Mare et Martin, , 183 p., poche (ISBN 978-2-849-34040-0, LCCN 2008382830, lire en ligne), p. 170

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Livre des élus vosgiens, 1796-2003 par Bertrand Munier, (Éditions Gérard Louis) en 2005, (ISBN 978-2-914554-34-3)
  • « Marc Rucart », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]