Albert Rivière

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Albert Rivière
Albert Rivière en 1932
Albert Rivière en 1932
Fonctions
Député 1928-1940
Gouvernement IIIe république
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Le Grand-Bourg
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Boussac
Sépulture cimetière de Boussac
Nationalité Française
Résidence Creuse

Albert Rivière, né le 24 avril 1891 à Le Grand-Bourg (Creuse) et mort le (à 62 ans) à Boussac (Creuse), est un homme politique français, député socialiste (SFIO) de la Creuse de 1928 à 1942 et plusieurs fois ministre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Rivière naît dans une famille d'artisans. Il s'installe comme négociant à Boussac. Il est très grièvement blessé durant la Première Guerre mondiale, et à ce titre, fait partie des gueules cassées. Il s'investit rapidement dans la vie publique jusqu'à devenir secrétaire de la Fédération socialiste (SFIO) de la Creuse en 1922, où il succède à Camille Benassy.

Candidat aux élections générales de 1928 dans la circonscription de Boussac, il l'emporte nettement sur le député sortant, le radical et ancien ministre de l'agriculture François Binet.

Il est l'un des artisans de la victoire socialiste en Creuse en 1936 avec l'envoi de trois SFIO, sur quatre sièges à la Chambre (Albert Rivière, Sylvain Blanchet et Camille Riffaterre). Son activité intense au Parlement dans de nombreux domaines contribue au renouvellement de la confiance de ses électeurs en 1932 et 1936, et à sa nomination plusieurs fois au gouvernement, notamment dans le gouvernement du Front Populaire.

Le 10 juillet 1940, il vote le projet de loi constitutionnel accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. En mai 1946, le jury d'honneur décide que son aide à la Résistance (par exemple lorsqu'il a participé à l'évasion d'André Blumel de la prison d'Évaux-les-bains et caché Robert Lazurick, résistant et juif) ainsi qu'à des pilotes canadiens dont l'avion avait été abattu par la DCA allemande (acte qui lui a valu de recevoir la Military Cross) ne pouvait pas annuler son vote du 10 juillet et sa participation au dernier gouvernement de la Troisième République (gouvernement Philippe Pétain), aussi est-il déclaré temporairement inéligible ; mais en novembre de la même année, sur la base de nouvelles pièces à conviction concernant son activité en juin-juillet 1940, son inéligibilité est annulée[1]. Il ne reprend pas d'activité politique après la guerre[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean El Gammal et Pascal Plas (dir.), Dictionnaire des parlementaires du Limousin sous la Troisième République, tome I, Creuse, Presses universitaires de Limoges, 2001, p. 143 ; Peter Novick, L'Épuration française. 1944-1949, Paris, Le Seuil, 1991, pp. 173 et 185.

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Période Portefeuille Cabinet
4 juin 1936 - 21 juin 1937 Ministre des Pensions Gouvernement Léon Blum (1)
29 juin 1937 - 14 juin 1938 Ministre des Pensions Gouvernement Camille Chautemps
13 mars 1938 - 8 avril 1938 Ministre des Pensions Gouvernement Léon Blum (2)
22 mars 1940 - 16 juin 1940 Ministre des Anciens combattants et des Pensions Gouvernement Paul Reynaud
16 juin 1940 - 11 juillet 1940 Ministre des Colonies Gouvernement Philippe Pétain

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Albert Rivière », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • « Rivière (Albert) », Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, éd. de l'Atelier
  • J-C Pasty, L'évolution de l'opinion publique dans le département de la Creuse depuis 1919, thèse, 1958
  • Georges Dauger, Aux origines de Front Populaire en Creuse, Études creusoises, 1986