La Caricature

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir caricature.
La Caricature
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse satirique
Date de fondation 1830
Date du dernier numéro 1843
Ville d’édition Paris
Extrait du journal La Caricature 1832-02-23 (Source : Gallica)

La Caricature est un hebdomadaire satirique illustré français paru à Paris le 4 novembre 1830 sous le titre La Caricature morale, religieuse, littéraire et scénique. Il fut fondé et dirigé par Charles Philipon jusqu'en 1835, avec Auguste Audibert comme rédacteur en chef, puis Louis Desnoyers. Associé avec Philipon à la création du journal, Honoré de Balzac en rédigea le prospectus et y donna sous divers pseudonymes une trentaine d'articles jusqu'en février 1831, ainsi que l'essai Petites Misères de la vie conjugale en 1830. À partir de 1832, le titre change pour devenir La Caricature politique, morale, littéraire et scénique. L'ensemble des 251 numéros parus de 1830 à 1835 représente un corpus de 2000 pages et 530 lithographies.

La Caricature mena un combat contre le pouvoir de Louis-Philippe Ier. En butte aux interdictions de la censure royale et autres procès intentés par le pouvoir, Philipon fonda pour assurer la survie de son journal et financer les différents frais l’Association pour la liberté de la presse. En contrepartie les souscripteurs recevaient chaque mois une lithographie. Elle parut sous le nom de La Lithographie mensuelle d’août 1832 à 1834.

La Caricature cessa provisoirement de paraître à la suite de la promulgation des lois de septembre 1835, consécutives à l'attentat de Fieschi. Repris en 1838 sous le titre La Caricature provisoire, le journal changea de formule et de sous-titre. Il prit à partir du numéro 36 du 7 juillet 1839 le titre de La Caricature morale judiciaire, littéraire, artistique, fashionable et scénique puis en janvier 1842 celui de La caricature, revue satirique des modes, des théâtres, de la musique, des tribunaux et de la littérature. La satire politique fit place aux études de mœurs et à la satire sociale. Emmanuel Gonzalès en assura la direction de 1839 à 1840 et Louis Huart la rédaction de 1840 à 1843, date de son absorption par Le Charivari.

Créé dans l'atmosphère des années de contestation politique et sociale qui suivirent l'avènement de la monarchie de juillet, La Caricature est le prototype du journal de satire engagé. Parmi les "innombrables feuilles" qui parurent à ce moment, il fut, avec Le Charivari, le journal qui contribua avec le plus de succès au travail de sape réalisé contre la monarchie de Juillet. La verve des rédacteurs et le talent des plus grands caricaturistes de l'époque (en première ligne Daumier, Grandville, Traviès) expliquent la notoriété acquise par le journal dans cette bataille. Ses charges contre le régime de Louis-Philippe lui valurent de nombreuses poursuites et notamment la condamnation de son directeur, Charles Philipon, inventeur de la "poire", à six mois de prison pour "outrages à la personne du roi" (novembre 1831).

Contributeurs[modifier | modifier le code]

Les artistes suivants ont contribué aux dessins et lithographies 
Les articles furent rédigés notamment par 
Gargantua, lithographie par Honoré Daumier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]