Léon Gozlan

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Léon Gozlan

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Léon Gozlan
photographié par Nadar.

Activités Écrivain
Naissance 1803
Marseille
Décès 1866
Paris

Léon Gozlan, né à Marseille le 1er septembre 1803 et mort à Paris le 1er septembre 1866, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Gozlan est le fils d’un riche négociant, Jacob Gozlan, né à Alger, qui participa à la constitution à Marseille de la première colonie juive organisée en 1783. Son père ayant fait faillite du fait des guerres maritimes, Léon Gozlan abandonne ses études au lycée Thiers[1] pour se lancer dans l’aventure maritime. Il voyage en Afrique et au Sénégal. Ses souvenirs de voyages sont rapportés dans la nouvelle Pour avoir voulu imiter Robinson. Il devient chroniqueur à Paris, au journal Vert-Vert, par l'intermédiaire de son ami et compatriote l’avocat Méry.

Léon Gozlan est surtout resté célèbre pour son livre-souvenir sur Honoré de Balzac, Balzac en pantoufles (1856). Régis Messac présente Gozlan comme « celui qui fut le secrétaire de Balzac. Sans avoir, dit-il, autant d'originalité que son maître, ce fut un écrivain assez considérable. Il avait des dons naturels et beaucoup de métier. S'il a laissé certaines pages boursoufflées, il en a laissé d'autres, alertes et gouailleuses, qui mériteraient d'être relues. Polydore Marasquin appartient à cette seconde catégorie. »[2]

Son esprit vif et léger, ses chroniques, le font apprécier de ses confrères. Il succède à Balzac à la présidence de la Société des gens de lettres et il préside aussi la Société des auteurs et compositeurs dramatiques[3]. Il s’essaye également au théâtre avec des drames et des comédies, dont la Pluie et le beau temps, créé au Théâtre Français (1861), et Tempête dans un verre d’eau (1849). On lui doit encore une excellente série monographique intitulée Châteaux de France, parue en deux volumes sous le titre Tourelles en 1839 [4].

Gozlan est enterré au cimetière de Montmartre.

Citation[modifier | modifier le code]

Jules Barbey d'Aurevilly écrit, en 1863[5] : « Léon Gozlan, un esprit chaud, coloré, condensé, aiguisé, vivant et vibrant, plein d’invention, un maître qui fait d’abord le diamant et qui après le taille, et quand il n’a pas de diamant, qui prend un bouchon de liége et en fait sortir le feu du diamant par une incroyable magie !... Mais savent-ils même à l’Académie qu’il existe un Léon Gozlan ?... »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Notaire de Chantilly (1836)
  • Le Médecin du Pecq (1839)
  • Les tourelles, Histoire des châteaux de France (2 vol.) (1839)
  • Aristide Froissard (1843)
  • Les Nuits du Père-Lachaise (1845)
  • Tempête dans un verre d’eau (1849)
  • Balzac en pantoufles (1856)
  • Le Folle du logis (1857)
  • les Émotions de Polydore Marasquin (1857)
  • La Pluie et le beau temps 1861
  • Le Vampire du Val-de Grâce (1862)
Nouvelles 
  • Échec à l'Éléphant
  • La Main cachée
  • La Villa Maravigliosa
  • Le Fifre
  • Comment on se débarrasse d'une maîtresse
  • Léopold Spencer
  • Le Feu, histoire de quatre savants
  • Les Petits Machiavels
  • Mouton
  • Voyage de M. Fitz-Gérald à la recherche des mystères
  • La Frédérique
Livre pour enfants 
  • Aventures merveilleuses et touchantes du Prince Chènevis et de sa jeune sœur J Hetzel

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Delmas, Livre d'or. Histoire du lycée de Marseille, Marseille, Imprimerie marseillaise, 1898, p. 121.
  2. Régis Messac, les Romans de l'homme-singe
  3. fondée en 1777 par Beaumarchais.
  4. Pierre Echinard et Georges Jessula,
  5. Les Quarante Médaillons de l’Académie, ch. Jules Sandeau.

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Lien externe[modifier | modifier le code]