Alain-Gérard Slama

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Alain-Gérard Slama
Image illustrative de l'article Alain-Gérard Slama
Alain-Gérard Slama en juin 2013.

Naissance (72 ans)
Tunisie Tunisie, Tunis
Médias
Fonction Journaliste, historien

Alain-Gérard Slama, né le 25 février 1942 à Tunis (Tunisie), est un essayiste[1], journaliste et historien de droite français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain-Gérard Slama (à droite, aux côtés d'Alain Juppé), lors du colloque de Réforme et Modernité le 4 mars 2009.

Il est ancien élève du lycée Carnot de Tunis et de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de lettres classiques, diplômé de Sciences Po, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, où il est maintenant professeur.

Il est éditorialiste et membre du comité éditorial du Figaro, chroniqueur au Figaro Magazine et à France Culture, président de la Fondation de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, vice-président du groupe des personnalités qualifiées au Conseil économique, social et environnemental, membre du Conseil d'analyse de la société auprès du Premier ministre[2], membre du Comité consultatif national d'éthique, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, membre du conseil scientifique de la Fondation pour l'innovation politique, membre du jury du prix Alexis de Tocqueville. Il a aussi été membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne[3].

Ainsi, il est souvent appelé à participer à de nombreux colloques et à donner des conférences[4] sur l'histoire et l'actualité des idées politiques, en France comme à l'étranger. Parallèlement à ces activités institutionnelles, il publie différents ouvrages d'histoire politique (cf. bibliographie). Il est également chroniqueur au Point.

Il collabore également aux revues suivantes : Vingtième siècle, L'Histoire, Politique internationale, Droits, Pouvoirs, Le Débat.

En outre, Alain-Gérard Slama a participé régulièrement aux Matins de France-Culture, depuis la création de l'émission en septembre 2002, dont il est le « chroniqueur à la voix de crécelle » selon Pierre Assouline[5] ; il est également « polémiste » à l'émission On refait le monde sur RTL.

Il est candidat au fauteuil de Pierre-Jean Rémy (no 40) à l'Académie française le 24 janvier 2013 mais l'élection est déclarée blanche après quatre tours de scrutin (au dernier tour, 12 voix pour Sylvie Germain, 5 pour lui et 11 bulletins marqués d'une croix)[6].

Enseignements[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1998, Alain-Gérard Slama a été le titulaire de la direction d'études de culture générale à Sciences Po (IEP de Paris). Jusqu'en 2007, il y a été professeur d'histoire des idées politiques et il y est toujours maitre de conférences en droit et en littérature.

Il a été par ailleurs directeur d'études au Collège interarmées de défense (École de guerre) de 1993 à 1996.

Alain-Gérard Slama a été visiting fellow du St. Antony's college de l'université d'Oxford et du Center for European Studies de l'université Harvard.

Polémiques[modifier | modifier le code]

  • Paxton : au sujet du livre La France de Vichy de Robert Paxton, Alain-Gérard Slama écrivit : « Le savant livre de Paxton... se lit comme un roman. Le malheur est que c'est un roman. »[7]
  • Entartage : le 12 février 2002, comme le précise le journal Le Plan B, Alain-Gérard Slama a été entarté. Il raconte l'épisode dans ses Chroniques des peurs ordinaires : Journal de l'année 2002 : « 17 h 30. Cet après-midi, au sortir rue de Rennes d'un débat organisé par la FNAC-Montparnasse à l'initiative de L'Histoire, j'ai été, comme on dit, « entarté ». Je n'ai pas eu le temps de voir mon agresseur. Ce que je sais, c'est que c'est sale, violent et humiliant. Le plus pénible est la mine moqueuse de certains passants, dont une jeune femme qui paraissait enchantée. »[8].

Pensée[modifier | modifier le code]

Sa pensée, d'inspiration « gaullo-libérale », est tout entière consacrée à refonder les bases d'une synthèse entre l'autorité de l'État et ce qu'il appelle « le primat de la liberté ».

Cette synthèse, il en cherche les clés dans les principes des Lumières, dans les concepts forgés par les libéraux du XIXe et du XXe siècle et dans la « séparation des ordres » laïque et républicaine. Depuis les origines de la revue Contrepoint, de mouvance aronienne, qui a été l'ancêtre de la revue Commentaire, et dont il a été, au côté de George Liébert, un des fondateurs dans les années 1970, ses essais, ses articles de presse et ses chroniques quotidiennes sur France Culture n'ont cessé de pourfendre les idéologies de la prévention, de la transparence, de l'exclusion et de l'identité. Ces idéologies sont à ses yeux les principaux marqueurs de l'aspiration à un « totalitarisme non fasciste », qui demeure la tentation, sans cesse renaissante, de la culture politique française, et dont le point culminant a été la Révolution nationale de Vichy.

Bibliographie d'Alain-Gérard Slama[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nos contributeurs : Alain-Gérard Slama », sur le site de la Fondation pour l'innovation politique.
  2. « Composition », sur le site du Conseil d'analyse de la société.
  3. « Qui travaille à l'Institut Montaigne ? : Conseil d'orientation », sur le site de l'Institut Montaigne, version enregistrée par Internet Archive le 12 mai 2008.
  4. « Le nouveau visage de la France », conférence d'Alain-Gérard Slama à la Diplomatische Akademie de Vienne le 9 novembre 2007, sur le site de l'ambassade de France en Autriche.
  5. Pierre Assouline, « La France schizophrène de Slama », sur son blog La République des livres, 6 janvier 2006 : critique du Siècle de Monsieur Pétain.
  6. Académie française
  7. Cité dans Le Monde du 8 aout 2008 par Thomas Wieder.
  8. Le Plan B, no 7, avril-mai 2007, p. 18