Blake et Mortimer
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| Blake et Mortimer | |
| Série | |
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Peinture de Blake & Mortimer sur une façade (Belgique).
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| Scénario | Edgar P. Jacobs Jean Van Hamme Yves Sente |
| Dessin | Edgar P. Jacobs Liliane Funcken et Fred Funcken(non crédités)[1] Gérald Forton (non crédité)[2] Bob de Moor Ted Benoit André Juillard René Sterne Chantal De Spiegeleer Étienne Schréder Antoine Aubin |
| Couleurs | Edgar P. Jacobs Madeleine De Mille Didier Convard Chantal De Spiegeleer Laurence Croix |
| Genre(s) | Franco-belge Science-fiction Aventure Espionnage |
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| Personnages principaux | Francis Blake Philip Mortimer le colonel Olrik |
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| Pays | |
| Éditeur | Le Lombard en Belgique, Dargaud en France puis Éditions Blake et Mortimer |
| Nb. d’albums | 20 |
| Site web | www.blakeetmortimer.com/ |
Blake et Mortimer est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, puis reprise deux ans après sa mort en 1989 par Bob de Moor, puis Jean Van Hamme, Ted Benoit, Yves Sente, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer et Antoine Aubin. D'abord publiée par les éditions du Lombard, elle l'est désormais par les Éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle était, avec le héros éponyme, un des moteurs.
Les prémices de la saga se retrouvent avec des personnages très similaires dans Le Rayon U, du même auteur, publié dans le magazine Bravo en 1943, une série elle-même inspirée du Flash Gordon d'Alex Raymond. Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne seront pas repris dans le monde du journal de Tintin qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.
Sommaire |
Analyse de la série [modifier]
La série met en scène deux héros principaux, Sir Francis Blake, un militaire de carrière ayant débuté dans la Royal Air Force, et mis à la disposition des services secrets britanniques de contre-espionnage militaire le MI5, et son ami le professeur Philip Mortimer, spécialiste en physique nucléaire, qui se retrouvent souvent confrontés à leur grand ennemi, le colonel Olrik — de fait le troisième plus important personnage de la série, parfois accompagné de ses hommes de main tels que l'américain Sharkey, Razul le Bezendjas ou encore le malfrat Jack.
On remarquera que le compagnon des héros, Nasir, un sikh natif du continent indien qui s'était mis à leur service au cours du premier album, va disparaître après l'affaire de La Marque jaune et l'entrée dans l'époque de la décolonisation. Il réapparaîtra cependant bien des années plus tard sous la plume des continuateurs d'E.P. Jacobs, dans Les Sarcophages du 6e continent.
Le charme de la série tient, entre autres, au savant mélange de réalisme et de science-fiction. Si dans Le Secret de l'Espadon l'aventure est surtout d'ordre militaire et technologique et dans Le Mystère de la Grande Pyramide plutôt historique et ésotérique, des albums comme La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide ou Le Piège diabolique mêlent l'action guerrière ou policière à l'utilisation des découvertes scientifiques. Edgar P. Jacobs se distingue notamment par sa volonté de réalisme et d'exactitude dans le détail. Travaillant souvent d'après photos ou croquis de repérages, il a créé un monde dans lequel la fiction devient ainsi complètement plausible. La précision se retrouve dans la reconstitution des parcours tant sur les délais que sur la représentation des lieux traversés, S.O.S. Météores — qui se déroule entre Paris et la région de Versailles — étant exemplaire à ce sujet. On retrouve également des intrigues policières comme dans La Machination Voronov ou L'Affaire Francis Blake.
En outre, par respect du lecteur, il s'imposait de le mettre dans un environnement qui puisse lui permettre d'apprendre tout en se distrayant. À cet égard, la visite guidée du musée égyptien du Caire (dans Le Mystère de la Grande Pyramide) est édifiante, comme celle de la Tour de Londres (dans La Marque jaune) ou du sous-sol parisien (dans L'Affaire du Collier).
On peut aussi parler, dans la mise en scène de ses vignettes, de véritables prises de vues, et ceci de façon tout à fait comparable à celles de l'art cinématographique (par exemple le plan panoramique qui débute La Marque jaune). Il maîtrise également un art du montage qui donne à l'œil, sans que le lecteur en ait conscience, une lecture de la planche sous une forme éclatée.
C'est enfin l'un des grands maîtres de l'éclairage, avec une savante et récurrente utilisation d'environnements colorés, tels des filtres (notamment les rouges orangés, les verts et les gris bleus) qui soulignent l'intensité des situations.
Une autre des caractéristiques de la série est l'abondance de didascalies et de textes très denses dans certains phylactères. Cet aspect, à rapprocher de la recherche de précision de Jacobs, a valu à la série une réputation de bande dessinée « bavarde ». Cette particularité toute « jacobsienne » s'explique d'une part par le fait qu'historiquement, la bande dessinée, en tant que figuration narrative, était contrainte pour être acceptée par les éditeurs de la première moitié du XXe siècle de faire passer le texte avant l'image (le « ballon » étant honni car considéré comme entraînant paresse et perte de l'usage de la lecture), et d'autre part par la volonté de raconter une histoire qui soit instructive, couplée au goût pour les effets du théâtre.
S'il est un thème constant, c'est bien celui du cheminement des héros dans un monde clos et souvent souterrain, semé d'énigmes et de pièges jusqu'à l'issue finale en pleine lumière. Diverses interprétations analytiques ont pu être données sur les raisons de l'intérêt de l'auteur pour ces quêtes initiatiques. L'explication tiendrait à une chute que Jacobs aurait faite dans un puits étant enfant, anecdote racontée par Jacobs lui-même dans son autobiographie Un Opéra de Papier[3].
Par ailleurs, on remarque un rythme extrêmement soutenu dans le déroulement de l'histoire. Ceci est notamment lié au fait qu'avant la parution en album, la publication était réalisée, comme pour les autres auteurs jusqu'au début des années 1980, de façon hebdomadaire avec une seule planche à la fois. Blake et Mortimer était alors imprimé en quatrième de couverture du journal de Tintin. De ce fait, la stripsodie était décomposée pour apporter un rebondissement chaque semaine et contenir un élément propre à créer en chaque fin de page une forte attente de la suite (principe du cliffhanger dans les feuilletons d'aventures).
Aventures destinées à l'origine à un lectorat exclusivement masculin, la série sera caractérisée par le rôle extrêmement limité qu'y jouent les femmes, sous la plume de E.-P. Jacobs et surtout sous la contrainte de son éditeur et la censure de l'époque. À titre d'exemple, dans l'album La Marque jaune, alors que dans l'une des cases on peut voir une danseuse classique sur la couverture d'un magazine que tient le Docteur Septimus, ceci sera « tramé » afin que l'on ne puisse plus voir les jambes. On notera aussi qu'il n'apparaît absolument aucun personnage féminin dans le premier épisode du Secret de l'Espadon, même en second plan, ceci malgré l'intérêt que leur portait Jacobs ainsi que le montre Le Rayon U, un album antérieur à la série, mais qui, outre la présence d'une héroïne, contient déjà tous les ingrédients que l'on retrouvera développés par la suite (le scientifique, le militaire, le renégat, le fidèle domestique, les forêts et animaux préhistoriques, la civilisation maya, les complots, les ailes volantes…). Les femmes seront cantonnées dans les apparitions en arrière-plan, ou des rôles très mineurs, tel que celui de Demoiselle Agnès, dans Le piège diabolique. Cette situation n'évoluera qu'avec la reprise de la série par de nouveaux scénaristes et L'Affaire Francis Blake, plus de 50 ans après le démarrage de ces aventures. L'une des premières femmes qui apparaît ainsi avec un réel rôle dans la série est l'espionne russe Nastasia Wardynska, personnage né sous la plume des repreneurs de la série.
Enfin l'auteur ayant imaginé postérieurement une biographie à ses trois héros, les continuateurs de la série ont pu s'en inspirer pour présenter ainsi des moments antérieurs aux premiers albums relatant des épisodes de l'adolescence de Francis Blake et Philip Mortimer. En particulier, Mortimer -épisodes relatés dans Les Sarcophages du 6e continent- eut des sentiments pour une jeune princesse indienne, Gita, puis entretint une relation avec une écrivain anglaise. Les nouveaux auteurs de la série ont ainsi coupé court aux rumeurs tendant à prétendre l'existence une relation homosexuelle entre les deux héros, par le fort lien d'amitié qu'ils entretiennent, leur domicile communn, et l'absence de femme, laquelle ne trouve de cause que dans la censure draconienne qui régnait lors des albums de Jacobs.
Personnages [modifier]
Nombreux sont les personnages récurrents de la série. Dans les rôles principaux, on trouve les héros Francis Blake et Philip Mortimer, ainsi que le colonel Olrik, qui joue le malfaisant et éternel adversaire. D'autres personnages d'importance diverse selon les albums apparaissent ou sont évoqués de façon régulière ou sporadique. Dans son livre Blake, Jacobs et Mortimer [4], Gérard Lenne a noté que tous les personnages importants de la saga Blake et Mortimer se répartissaient en fait en trois catégories : les savants, les guerriers et les traîtres, dont les trois héros principaux Mortimer, Blake et Olrik, sont les archétypes.
Les aventures [modifier]
En bandes dessinées [modifier]
Tous les albums introduisent de la science fiction, ou du fantastique, à exception de trois d'entre eux: L'Affaire du collier, L'Affaire Francis Blake, ainsi que Le Serment des cinq Lords se cantonnent strictement au réalisme.
1) Le Secret de l'Espadon – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le journal de Tintin, à raison d'une planche par numéro; à partir du 26 septembre 1946 en édition belge et du 28 octobre 1948 en édition française. L'histoire a ensuite été publiée en deux tomes en 1950, puis scindée en trois tomes en 1984 pour des raisons commerciales, incluant la reprise des couvertures du journal.
- Éditions du Lombard : 1950 Tome 1 La poursuite fantastique ; 1953 Tome 2 SX1 contre-attaque.
- Éditions Blake et Mortimer : 1985 Tome 1 La poursuite fantastique ; 1986 Tome 2 L’Évasion de Mortimer ; 1986 Tome 3 SX1 contre-attaque.
- Éditions Blake et Mortimer : 2002 Intégrale augmentée d'un cahier de huit pages préfacé par Jean Van Hamme avec des dessins commentés de Ted Benoit et André Juillard ainsi qu'un texte d'Yves Sente faisant le lien avec les nouveaux épisodes. Les dessins des couvertures originales du Journal de Tintin sont repris en fin d'album.
2) Le Mystère de la Grande Pyramide – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 23 mars 1950.
- Éditions du Lombard : 1954 Tome 1 Le papyrus de Manéthon ; 1955 Tome 2 La chambre d'Horus
- Éditions Blake et Mortimer : 1986 Tome 1 Le papyrus de Manéthon ; 1987 Tome 2 La chambre d'Horus
- Éditions Blake et Mortimer : 2005 Intégrale reprenant en plus certaines planches parues dans le Journal de Tintin et non reprises dans l'édition en album.
3) La Marque jaune – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 5 août 1953.
- Éditions du Lombard : 1956
- Éditions Blake et Mortimer : 1987
4) L'Énigme de l'Atlantide – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 19 octobre 1955.
- Éditions du Lombard : 1957
- Éditions Blake et Mortimer : 1988
5) S.O.S. Météores – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 8 janvier 1958.
- Éditions du Lombard : 1959
- Éditions Blake et Mortimer : 1989
6) Le Piège diabolique – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 22 septembre 1960.
- Éditions du Lombard : 1962
- Éditions Blake et Mortimer : 1990
7) L'Affaire du collier – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, pour une grande partie à raison de deux planches par numéro; à partir du 24 août 1965 en édition belge et du 7 octobre 1965 en édition française.
- Éditions du Lombard : 1967
- Éditions Blake et Mortimer : 1990
8) Les 3 Formules du professeur Satō – Publication de la première partie (par Jacobs) dans le Journal de Tintin, à partir du 5 octobre 1971 – Publication de la seconde partie (par De Moor) dans Hello Bédé à partir du no 5 en 1990.
- Éditions du Lombard : 1977 Tome 1 Mortimer à Tokyo Scénario et dessins Edgar P. Jacobs
- Éditions Blake et Mortimer : 1990 Tome 1 Mortimer à Tokyo Scénario et dessins Edgar P. Jacobs ; 1990 Tome 2 Mortimer contre Mortimer Scénario : Edgar P. Jacobs ; Dessins : Bob de Moor
Avant sa mort, Jacobs a laissé un scénario et un découpage très précis, ainsi que les planches crayonnées de la seconde partie des 3 Formules du professeur Satō que Bob De Moor a achevé dix-huit années après la première partie de l'aventure et alors que commençaient à paraître des versions piratées de la fin de l'histoire.
Plusieurs albums ont été publiés après la mort d'EP Jacobs, suite à une volonté éditoriale de prolonger la série. Leurs auteurs se situent dans la lignée de l'école belge de la ligne claire et les coloristes gardent bien les tons particuliers du genre. En outre les scénaristes essayent de respecter tant l'esprit que la forme de l'aventure et ajoutent aux personnages initiaux de tres intéressants éclairages complémentaires (la première rencontre de Blake et Mortimer adolescents en Inde, le nouvel emploi de Nasir qui a rejoint le contre-espionnage indien, les années d'étudiant et les débuts de Francis Blake, etc). Cependant, contrairement à EP Jacobs, qui s'efforçait comme dans les meilleurs récits d'anticipation, de rendre son scénario crédible en imaginant des évolutions optimistes de la science, certains des nouveaux albums, comme en particulier La Malédiction des trente deniers, vont le trahir jusqu’à utiliser les légendes chrétiennes sur la résurrection des morts, sans y apporter la moindre explication ; s'éloignant ainsi de l'esprit des premiers albums comme, (par exemple), Le Piège diabolique, qui est un des très rares récits de science-fiction des années 1960 à avoir prévu le télé/visiophone portable. Un premier album fut publié par Jean Van Hamme et Ted Benoit. Ce dernier tardant à finir les dessins du second album, L'Étrange Rendez-vous, une seconde équipe - Yves Sente et André Juillard - est chargée par l'éditeur de produire son propre album : La Machination Voronov. C'est la seconde fois, depuis le cas de Barbe-Rouge, que deux équipes d'auteurs travaillent en parallèle.
- 9) L'Affaire Francis Blake - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Ted Benoit - Publication dans l'hebdomadaire français Télérama, à partir du 22 juin 1996.
- Éditions Blake et Mortimer : 1996
- 10) La Machination Voronov - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans l'hebdomadaire français Le Figaro Magazine, à partir du 26 juin 1999.
- Éditions Blake et Mortimer : 2000 (La première édition a été réalisée sous une couverture originale. Ce premier tirage constitue « l'édition du millénaire » qui ne sera plus réimprimée).
- 11) L'Étrange Rendez-vous - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Ted Benoit - Publication dans l'hebdomadaire français Télérama, à partir du 23 juin 2001.
- Éditions Blake et Mortimer : 2001
- 12) Les Sarcophages du 6e continent - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans le quotidien suisse Le Temps, à partir du 30 juin 2003.
- Éditions Blake et Mortimer : 2003 Tome 1 La menace universelle ; 2004 Tome 2 Le duel des esprits.
- 13) Le Sanctuaire du Gondwana - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans le quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports, à partir du 16 janvier 2008.
- Éditions Blake et Mortimer : 2008
- 13b) Les Sarcophages d'Açoka - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard.
- Éditions Blake et Mortimer : 2008. Édition en tirage limité numérotée et offerte en exclusivité par le quotidien belge Le Soir et le journal suisse L'Hebdo avec leurs éditions respectives du 28 mars 2008 ; Cet album est un condensé des deux tomes des Sarcophages du Sixième Continent, d'une part, et du Sanctuaire du Gondwana, d'autre part, partiellement réécrits et redessinés dans un ouvrage de format carré (24x22 cm) comportant 111 pages.
- 14) La Malédiction des trente deniers - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Tome 1 : René Sterne et Chantal De Spiegeleer; Tome 2 : Antoine Aubin.
- Éditions Blake et Mortimer : 2009 Tome 1 Le manuscrit de Nicodemus ; 2010 Tome 2 La Porte d'Orphée. (Prépublication dans Planète BD à partir de fin octobre 2010. Sortie en librairie le 26 novembre 2010.)
- 15) Le Serment des cinq Lords - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard. - Prépublication en planches hebdomadaires dans le quotidien belge Le Soir, à partir du 10 avril 2012, sortie en librairie le 16 novembre 2012.
- 16) L'Onde Septimus[5] - Scénario : Jean Dufaux / Dessins : Antoine Aubin. Sortie en librairie prévue pour fin 2013. L'album sera une suite de La Marque jaune.
Hors série
- L'Aventure immobile, Dargaud, Le Dernier chapitre, Bruxelles, mars 1998
Scénario : Didier Convard - Dessin : André Juillard
Chronologie des différents récits [modifier]
Les nouveaux auteurs ont réalisé des albums qui s'insèrent dans la série originelle, et qui, en fonction de la date des événements relatés, en modifient la numérotation. Il aurait été ridicule que les nouvelles aventures se déroulent au XXIe siècle. Outre le fait qu'il faudrait admettre que les personnages ne vieillissent pas, Blake et Mortimer sont très implantés dans l'époque à laquelle ils ont été originellement créés, les années 1940 et 1950. C'est cependant sous un angle moderne (rôle croissant des femmes, qui étaient éclipsées de l'action par la censure à l'époque de Jacobs), et par une vision historique (Guerre froide dans La Machination Voronov), que les années 1950 sont revisitées par les nouveaux albums.
La chronologie des différents récits parus serait ainsi la suivante :
- 1925 : Les Sarcophages du 6e continent (analepse sur la jeunesse de Mortimer) [2003 et 2004]
Les deux personnages principaux se rencontrent aux Indes, où ils étaient tous deux venus rendre visite à leurs parents. Lors d'une escale à Bombay, le jeune Blake porte secours à un intouchable, et est alors agressé par des extrémistes indépendantistes. C'est alors que Mortimer vient en aide à son futur ami. À la suite de cet incident, Phlip et Francis prennent le train ensembles et font plus ample connaissance. L'Inde en est alors au début de la contestation de la colonisation britannique.
- 1935 : Le Serment des cinq Lords (analepse sur le début de carrière de Blake) [2012]
On assiste à la première mission de Blake en tant qu'agent du MI5. Cette mission, qui a lieu le 13 mai 1935, consiste à participer à l'assassinat d'un prétendu terroriste, qui se révélera en fait être Lawrence d'Arabie.
- 1946-1947 : Le Secret de l'Espadon (1950 et 1953)
Pendant la Troisième Guerre Mondiale, Blake et Mortimer luttent contre l'empire jaune. Cette aventure se déroule approximativement à l'époque de sa première publication.
- 1952 : Le Mystère de la Grande Pyramide (1954 et 1955)
Même commentaire que précédemment: ce récit s'ancre temporellement à la même date que son écriture.
- 1953 : La Marque jaune (1956)
Même commentaire. À noter qu'aucune aventure récente ne vient s'insérer entre le Mystère de la Grande Pyramide et la Marque Jaune, car pendant ces quelques années Olrick est sous la malédiction du cheick Abdel Razeik. Possédé, il ne pourrait pas avoir de rôle maléfique; d'autant plus qu'il erre dans le désert d'Afrique pendant toute cette période. Il sera libéré de la malédiction par le professeur Septimus, qui le mettra à son service dans La Marque jaune
- Juin 1954 : L'Affaire Francis Blake [1996]
Un calendrier situé dans le bureau de l'inspecteur chef Kendall atteste que l'aventure se déroule au mois de juin 1954.
- Octobre 1954 : L'Étrange Rendez-vous [2001]
L'album commence par une analepse, située en 1777. Puis il est indiqué "177 ans plus tard", soit en 1954, par un calcul basique. À plusieurs reprises dans le récit, il est précisé que l'action prend place en octobre 1954, temps choisi par les hommes du futur pour prendre le contrôle du monde du XXe siècle.
- Fin 1954 : Le Serment des cinq Lords [2012]
Le récit débute par une analepse, qui est datée de novembre 1919. Puis il est précisé que le temps présent correspond à "trente cinq ans plus tard", soit à la fin de l'année 1954.
- 1955 : La Malédiction des trente deniers [2009 et 2010]
Les faits se déroulent quelques mois après l'Etrange Rendez-vous. Pendant ce laps de temps, Olrick était interné dans le pénitencier de Jacksonville, en Floride, aux États-Unis.
- 1955 : L'Énigme de l'Atlantide (1957)
- 1957 : La Machination Voronov [2000]
Seuls des jours et des mois sont mentionnés, mais pas d'année. Il est toutefois possible de dater l'album à travers deux événements : l'annonce de la création de la CEE (Traité de Rome : 25 mars 1957) et le lancement de Spoutnik (4 octobre 1957).
La date du récit est mentionnée directement dans celui-ci, qui débute en février 1958.
- 1958 : Le Sanctuaire du Gondwana [2008]
Ce récit suit de peu l'album précédent.
- 1959 : S.O.S. Météores (1959)
- 1959 : Le Piège diabolique (1962)
- 1963 : L'Affaire du collier (1967)
- 1971 : Les 3 Formules du professeur Satō (1977 et 1990)
La série mêle une hypothèse uchronique et un contexte réaliste : dans Le Secret de l'Espadon, les grandes capitales du monde ont été ravagées par une troisième guerre mondiale imaginaire. Il aura donc fallu une reconstruction rapide pour que, dans les albums comme La Marque jaune ou S.O.S. Météores, Londres ou Paris apparaissent intactes. Les personnages font cependant référence à ces évènements comme étant bien arrivés : le passé uchronique s'intègre dans un fil temporel réaliste.
En dessins animés [modifier]
Outre l'adaptation des neuf premières aventures (du Secret de l'Espadon à L'Affaire Francis Blake), quatre aventures originales (non reprises en album) sont parues en dessins animés (par ordre d'aboutissement chronologique) :
- A) L'Héritage du viking - Scénario Russel Craig Richardson, 45 minutes.
- Éditions Ellipse Animation: 1997. En Islande, B & M se rendent au centre géothermique de la physicienne Anna Ragnardotir et découvrent une technologie révolutionnaire : la production d'électricité grâce à la parfaite maîtrise de la lave en fusion. Mortimer juge l'installation opérationnelle tandis que de curieux incidents se succèdent. Blake, sur le qui-vive, comprend immédiatement qu'un commando s'apprête à prendre le contrôle du centre…
- B) Le Secret de l'île de Pâques - Scénario Véronique Hairbaut, 43 minutes.
- Éditions Ellipse Animation: 1997. À Bruxelles, Olrik utilise un casque télépathique révolutionnaire pour soutirer à des généraux qu'il a kidnappés l'implantation des bases secrètes de lance-missiles en Europe. Localisé par la police, Olrik prend la fuite, contraint à abandonner son appareil. En le récupérant, Blake apprend qu'il provient de l'île de Pâques. Après avoir testé son efficacité stupéfiante, B & M se rendent sur place pour retrouver son propriétaire…
- C) Le Testament de l'alchimiste - Scénario Éric Rondeaux, 45 minutes.
- Éditions Ellipse Animation: 1997. À Prague, Mortimer tente de déchiffrer l'un des trois manuscrits du Grand Livre de l'alchimiste de Nicolas Flamel dont a hérité la fille d'un de ses confrères. Selon la légende, l'auteur y révèlerait le secret de la transmutation du plomb en or et celui de l'immortalité. Blake rejoint son ami pour chercher les deux parties manquantes de cet ouvrage inestimable qu'Olrik convoite à des fins très personnelles…
- D) La Porte du druide - Scénario Jean-Christophe Derrien, 43 minutes,
- Éditions Ellipse Animation: 1997. Mortimer, invité par sa cousine Margaret, et Blake, en mission anti-terroriste, se retrouvent par hasard à Stonehenge, site du rassemblement des druides anglais pour le solstice d'été. Peu après leur arrivée, l'individu traqué par Blake profite de l'ouverture de la Porte du Druide pour s'enfuir. Lancé à sa poursuite, le duo accède à une nouvelle dimension, un monde étrange gouverné par Olrik, où les légendes deviennent réalité…
(avec 4 dessins inédits de couvertures jaquettes (N), par Citel)
Pastiches, parodies et histoires dérivées [modifier]
Très nombreux sont les hommages, clins d’œil et détournement de cette série culte. On peut ainsi citer :
- 1974 : Il était moins cinq, Bob de Moor, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73 - 2 pl.
- 1978 : SOS Météores, Bob de Moor, in Le Journal de Tintin no 49 (cf. infra) - 1 pl.
- avril 1978 : Le Théâtre de Jacobs – Numéro Spécial E. P. Jacobs, in Le Journal de Tintin no 49
- 1980 : La Marque rose, Roger Brunel, Pastiches t.1, éd. Glénat - 2 pl. (et apparitions dans les t.5 et 6)
- 1er trim. 1980 : Hommage à Jacobs par Filip Denis, in Aïe no 2 - 6 pl.
- 1982 : Black et Mordecker, Toni Jacquobs, in Bédésup no 21 - 2 pl.
- 1983 : Les Aventures de Patrick Maudick : Les Méandres du temps, Patrick Dumas, éd. Glénat. Un des personnages, le professeur Lombard (allusion à la maison d’édition), est croqué sous les traits d’Edgar P. Jacobs.
- 1984 : Les Aventures passionnantes de Blake-Mortimer, Al Voss, Parodies, éd. Humanoïdes Associés - 1 pl.
- 1986-1987 : La micro-informatique étendait sa marque sur la ville… ; Le malheureux a tenté de s’informatiser lui-même ! ; Les informatiseurs sont souvent les plus mal informatisés ; Mission « Solo », Ted Benoit, in brochures CCM Micro nos 1 à 4, éd. C.C.C. Micro et l'Agence RIO - 4 x 2 à 3 pl.
- 1987 : Mystère à Montreuil : Une enquête de Blake et Mortimer, Bob de Moor, éd. la Mairie de Montreuil et l’Agence Top Média - 4 pages (existe en deux versions, une ne faisant pas apparaître Blake et Mortimer sur la couverture).
- 1990 : Flake et Oldtimer, Aubert et Arleston, Parodies t.3 Vingt ans après, éd. Soleil - 2 pl.
- 1992 : Le petit oiseau va mourir, Hardy et Yann, in Croq la vie no 1 - 1 pl.
- 1993 : Le Petit Théâtre d’Olrik, Jochen Gerner, éd. Archives Internationales (mini-portfolio)
- 1998 : L'Aventure immobile, André Juillard et Didier Convard, éd. Dargaud. Un échange épistolaire en fin de vie avec des illustrations montrant les héros vieillis.
- 1999 : Flake et Morniver : Le Mystère du Merlan, D. et B. Hambucken - 5 pl. (1re publication internet)
- 1999 : Philip Mortamer, ou la Frustration de l’Espadon, Dirick, éd. Pictoris Studio - 8 pl.
- 2003 : Les Aventures de Swartz et Totenheimer, d’après les personnages d’Adolf Hitler par Émile Bravo, in Ferraille illustré no 23
- 2005-2011 : Les Aventures de Philip et Francis
- Menaces sur l'Empire, Pierre Veys et Nicolas Barral, éd. Dargaud (2005)
- Le Piège machiavélique, Pierre Veys et Nicolas Barral, éd. Dargaud (03/2011)
- 2006-2010 : Les Aventures de Black et du Suprême Mortamère
- Black et Mortamère niquent le système, Pixel Vengeur, éd. Le Cycliste (2006)
- Black et Mortamère niquent le système t.2, Pixel Vengeur, éd. Le Cycliste (2007)
- Black et Mortamère feukent ze system, Pixel Vengeur, éd. Ange (2010)
- 2007 : Le Chat t.14 La Marque du chat, Philippe Geluck. La couverture parodie celle de La Marque jaune.
- 2008 : Les 3 “M”, ex-libris dessiné par Olivier Marin et Patrick Dumas et réalisé par le site marquejaune.com, en hommage à la couverture de La Marque jaune. Deux ans plus tard, un portfolio sera réalisé sur le même thème, avec les mêmes dessinateurs.
- 2010 : Brake et Moltimer dans la malédiction du mystère secret de la machination diabolique ! , Dutreix, in Fluide Glacial no 406
À noter aussi parmi les auteurs qui, partageant une connivence avec leurs lecteurs, ont le même goût pour E. P. Jacobs:
- Les 3 Formules du Professeur Jacobs, une énigme écrite de A. P. Duchâteau, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73 spécial Le Rayon U (1974)
- Cubitus et la Marque jaune, Dupa, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73
- La Marque bleue, P. Dubuck, publicité pour le Groupe Accor
- Albany et Sturgess t.1 Le Rendez-vous de Sevenoaks, Floc’h, éd. Dargaud. On peut remarquer la présence du livre The Mega Wave (L’Onde Méga en français[6]) chez un bouquiniste et celle du professeur Septimus au Club.
- Vasco t.14 Sortiléges, Gilles Chaillet, éd. du Lombard. La séquence sur la Tour de Londres est transposée pp. 26 et 27.
Jeux interactifs [modifier]
- CD ROM Le Piège Diabolique, éd. Index +/France Télécom Multimédia, 1997 (l'un des tout premiers CD ROM ludiques sur le marché français).
Discographie [modifier]
Les six premières aventures sauf L'Énigme de l'Atlantide ont donné lieu à des versions radiophoniques, de 1955 à 1961, reprises en disques (les 3 premières chez Festival ou Philips, puis Musidisc), cassettes audio (5e et 6e aventures, pour des tirages de tête), et CD audio (pour les 5 mises en ondes, au final). (avec Yves Brainville, Jean Topart, Henri Guisol, Jean Servais, Henri Virlogeux, Bruno Cremer, Jacques Morel, Roger Carel, Gilles Amado…)
Bibliographie (non exhaustive) [modifier]
- Blake et Mortimer de Jacobs ou études générales
- 1967 à 1975 : revue Phénix no 2, 3, 4, 6, 9, 15, 16, 21 et 43 - divers articles sur chaque album, et interviews ou article (no 9) d'E.P. Jacobs lui-même (no 5, 6 et 7 Le Rayon U; no 17 Saint-Michel 1971)
- (it) Dossier Jacobs dans Exploit Comics no 42, novembre 1987.
- Dossier Edgar P. Jacobs, dans L'Âge d'Or no 8, 1988. Analyse de chacun des albums.
- Jacques Alexander, Francis Bardot, Jacques Bergier et François Rivière, Edgar-Pierre Jacobs : 30 ans de bandes dessinées, Paris, Littaye, A., 1981.
- Philippe Biermé, Charles Dierick et Pierre Lebedel (dir.), Blake et Mortimer face aux Démons de la Science, Science et Vie hors-série n°17H, septembre 2003.
- Jean-Paul Dubois, Edgar P. Jacobs, La Marque jaune, Bruxelles, Labor, 1989.
- Jean-Marc Guyard, Edgar P. Jacobs, le baryton du 9e art, Bruxelles, Jacobs, 1990.
- Gérard Lenne, Blake, Jacobs et Mortimer, Paris, Séguier, 1988, réédition, Ramsay/Archimbaud, 1996.
- Aurélien Lozes (dir. Marc Bergère), Menaces, peurs et angoisses de guerre froide dans les albums de Buck Danny et Blake et Mortimer : représentations, impacts, réponses (1946-1967), Mémoire de Master 2 d'histoire : Université Rennes 2, 2006.
- René Nouailhat (dir.), Jacobs, la marque du fantastique : Mythologie, politique et religion dans la bande dessinée Blake et Mortimer, Saint-Égrève : Mosquito et Besançon : [[Centre r9eégional de documentation pédagogique|CRDP]] de Franche Comté, 2004.
- Dominique Petitfaux, « Blake & Mortimer ou les impasses de l'histoire », dans Le Collectionneur de bandes dessinées no 25, janvier 1981, p. 4-11.
- Daniel Riché, « Jacobs, une guerre trop loin », dans Angoulême 90, Le Magazine : Catalogue officiel du 17e Salon International de la Bande Dessinée, Angoulême, Salon International de la bande dessinée, 1990, p. 19-30.
- Emmanuel de Roux, « Blake et mortimer dans un cul -de-basse-fosse », Le Monde, 12 août 1997.
- Philippe Souchet, « Les rapports Est-Ouest et les tensions raciales dans les aventures de Blake et Mortimer », dans Charles-Olivier Carbonell (dir.), Le Message politique et social de la bande dessinée, Toulouse, Privat, Institut d'études politiques de Toulouse, 1976.
- Jacques Toni, « Savants et… souterrains chez Edgar-Pierre JACOBS », dans Bédésup no 21, 1982.
- Christian Valeix, « Olrik et le tarot de Marseille », dans Bédésup no 31 et 32/33, 1984 et 1985.
- Philippe Biermé (entretiens), dans Entretiens avec Philippe Biermé - Dans les Secrets d'Edgar P. Jacobs, par Ludovic Gombert, Gomb-R Éditions, 2011, (ISBN 978-2-9538950-0-1)
- Stéphane Thomas, La Revanche d'Edgar P. Jacobs, Gomb-R Éditions, 2012.
- Brieg F. Haslé, dossiers « Les Carnets secrets de Blake, Jacobs et Mortimer », dans Blake et Mortimer, la collection, 20 tomes, Hachette Collections, 2012-2013.
- Reprises de Blake et Mortimer
- Philippe Biermé, Claude Lefrancq et Bob de Moor (entretien avec Jean-Claude de La Royère), « Le Retour du fils de la marque jaune », dans Les Cahiers de la bande dessinée no 84, mars 1989.
- Ted Benoit et Jean Van Hamme (entretien avec Jean-Luc Cambier et Eric Verhoest), Blake et Mortimer, histoire d'un retour, Bruxelles : Blake et Mortimer, 1996.
- Yves Sente (interview), dans Canal BD no 33, novembre-décembre 2003.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Tintin (périodique)
- Blake et Mortimer, série télévisée.
- Edgar P. Jacobs
- Olrik
- Paul d'Ivoi
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Catégorie Blake et Mortimer de l’annuaire dmoz
Notes et références [modifier]
- Benoît Mouchart et François Rivière, La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 228-229.
- Benoît Mouchart et François Rivière, La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 251-253.
- Éd. Gallimard - 1981
- Séguier, Paris, 1988, réédition Ramsay/Archimbaud, 1996
- Blake, Jacobs et Mortimer http://blake-jacobs-et-mortimer.over-blog.com/
- Ce petit livre toilé jaune du Dr John Wade, « initialement publié » aux éditions James Thornley en 1940, dédicacé à « Mr Macomber, éminent critique scientifique du Daily Mail », a été exhumé par les éditions Alain Littaye en 1981 à l’occasion de la sortie du tirage de tête de E. P. Jacobs, 30 ans de bandes dessinées, avec l'aide de François Rivière et de Stéphane Bielikoff) (ne pas le confondre avec le portfolio L’Onde Méga des éditions AGM en 1988).