Blake et Mortimer

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Blake et Mortimer
Série
Scénario Edgar P. Jacobs (1947-1990)
Jean Van Hamme (1996-2011)
Yves Sente (depuis 2000)
Jean Dufaux (depuis 2013)
Dessin Edgar P. Jacobs (1947-1971)
Liliane et Fred Funcken(non crédités)[1]
Gérald Forton (non crédité)[2]
Bob de Moor (1990)
Ted Benoit (1996-2001)
André Juillard (depuis 2000)
René Sterne (2010)
Chantal De Spiegeleer (2010)
Antoine Aubin (depuis 2011)
Étienne Schréder (depuis 2013)
Couleurs Edgar P. Jacobs
Madeleine De Mille
Didier Convard
Chantal De Spiegeleer
Laurence Croix
Genre(s) Franco-belge
Science-fiction
Aventure
Espionnage

Personnages principaux Francis Blake
Philip Mortimer
le colonel Olrik

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Éditeur Le Lombard en Belgique, Dargaud en France
puis Éditions Blake et Mortimer
Nb. d’albums 22
Site web www.blakeetmortimer.com/

Blake et Mortimer est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, reprise après sa mort en 1987 d'abord par Bob de Moor, puis Jean Van Hamme, Ted Benoit, Yves Sente, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer, Jean Dufaux et Antoine Aubin. Publiée initialement par les Éditions du Lombard, elle l'est désormais par les Éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle était, avec d'autres séries comme Les Aventures de Tintin, Ric Hochet, Michel Vaillant ou les œuvres de Jacques Martin, l'une des séries les plus populaires.

Les prémices de la saga se retrouvent avec des personnages très similaires dans Le Rayon U, du même auteur, publié dans le magazine Bravo en 1943, une série elle-même inspirée du Flash Gordon d'Alex Raymond. Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne seront pas repris dans le monde du journal de Tintin qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.

Cette série, qui s'arrête à la mort de son créateur E.P. Jacobs (lequel ne réussit pas à terminer son diptyque Les 3 Formules du professeur Satō, qui sera donc achevé par Bob de Moor), connaît une reprise en 1996, de Jean Van Hamme et Ted Benoit. Toutefois, devant la lenteur tout à fait compréhensible des repreneurs, les ayants droit décident de nommer une seconde équipe, constituée d'Yves Sente et d'André Juillard, qui travaillent en parallèle de l'autre duo afin d'accélérer le rythme de parution. D'autres auteurs ont depuis, eux aussi, participé aux aventures de Blake et Mortimer.

Le dernier album paru est L'Onde Septimus de Jean Dufaux, Antoine Aubin et Étienne Schréder, sorti en décembre 2013. Le prochain album sera Le Bâton de Plutarque, d'Yves Sente, André Juillard et Étienne Schréder, prévu pour décembre 2014.

Présentation de la série[modifier | modifier le code]

La série met en scène deux héros principaux, Sir Francis Blake, un militaire de carrière ayant débuté dans la Royal Air Force, et mis à la disposition des services secrets britanniques de contre-espionnage militaire, le MI5, et son ami le professeur Philip Mortimer, spécialiste en physique nucléaire, qui se retrouvent souvent confrontés à leur grand ennemi, le colonel Olrik — de fait le troisième plus important personnage de la série, parfois accompagné de ses hommes de main tels que l'américain Sharkey, Razul le Bezendjas ou encore le malfrat Jack.

Le compagnon des héros, Nasir, un natif du continent indien qui s'était mis à leur service au cours du premier album, n'apparaît plus après La Marque jaune jusque bien des années plus tard sous la plume des continuateurs d'E. P. Jacobs, dans Les Sarcophages du 6e continent.

Le charme de la série tient, entre autres, au savant mélange de réalisme et de science-fiction. Si dans Le Secret de l'Espadon l'aventure est surtout d'ordre militaire et technologique et dans Le Mystère de la Grande Pyramide plutôt historique et ésotérique, des albums comme La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide ou Le Piège diabolique mêlent l'action guerrière ou policière à l'utilisation des découvertes scientifiques. Edgar P. Jacobs se distingue notamment par sa volonté de réalisme et d'exactitude dans le détail. Travaillant souvent d'après photographies ou croquis de repérages, il a créé un monde dans lequel la fiction devient ainsi complètement plausible. La précision se retrouve dans la reconstitution des parcours tant sur les délais que sur la représentation des lieux traversés, S.O.S. Météores — qui se déroule entre Paris et la région de Versailles — étant exemplaire à ce sujet. On retrouve également des intrigues policières comme dans La Machination Voronov ou L'Affaire Francis Blake.

En outre, par respect du lecteur, il s'imposait de le placer dans un environnement qui puisse lui permettre d'apprendre tout en se distrayant. À cet égard, la visite guidée du musée égyptien du Caire (dans Le Mystère de la Grande Pyramide) est édifiante, comme celle de la Tour de Londres (dans La Marque jaune) ou du sous-sol parisien (dans L'Affaire du collier).

L'auteur ayant imaginé, postérieurement, une biographie à ses trois héros, les continuateurs de la série ont pu s'en inspirer pour présenter ainsi des moments antérieurs aux premiers albums relatant des épisodes de l'adolescence de Francis Blake et Philip Mortimer. On apprend ainsi que Mortimer – épisodes relatés dans Les Sarcophages du 6e continent – eut des sentiments pour une jeune princesse indienne, Gita, puis entretint une relation avec une écrivaine anglaise. Les nouveaux auteurs de la série ont ainsi coupé court aux rumeurs tendant à prétendre l'existence d'une relation homosexuelle entre les deux héros, par le fort lien d'amitié qu'ils entretiennent, leur domicile commun et l'absence de femme, laquelle ne trouve de cause que dans la censure draconienne qui régnait alors sur « les éditions pour la jeunesse ». On va également découvrir plus en détail la vie estudiantine de Francis Blake et comment il s'est trouvé mêlé à un épisode fort trouble des services secrets britanniques (voir Le Serment des cinq Lords).

Personnages[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les personnages récurrents de la série. Dans les rôles principaux, on trouve les héros Francis Blake et Philip Mortimer, ainsi que le colonel Olrik, qui joue le malfaisant et éternel adversaire. D'autres personnages d'importance diverse selon les albums apparaissent ou sont évoqués de façon régulière ou sporadique. Dans son livre Blake, Jacobs et Mortimer [3], Gérard Lenne a noté que tous les personnages importants de la saga Blake et Mortimer se répartissaient en fait en trois catégories : les savants, les guerriers et les traîtres, dont les trois héros principaux Mortimer, Blake et Olrik, sont les archétypes.

10 euros Belle épreuve Les aventures de Blake et Mortimer

Les aventures[modifier | modifier le code]

En bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Chronologie des parutions[modifier | modifier le code]

Tous les albums ont une composante science-fictive ou fantastique, à l'exception de trois d'entre eux : L'Affaire du collier, L'Affaire Francis Blake, et le Le Serment des cinq Lords qui se cantonnent strictement au réalisme policier.

1) Le Secret de l'Espadon – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le journal de Tintin, à raison d'une planche par numéro; à partir du 26 septembre 1946 en édition belge et du 28 octobre 1948 en édition française. L'histoire a ensuite été publiée en deux tomes en 1950, puis scindée en trois tomes en 1984 pour des raisons commerciales, incluant la reprise des couvertures du journal.

  • Éditions du Lombard : 1950 Tome 1 La poursuite fantastique ; 1953 Tome 2 SX1 contre-attaque.
  • Éditions Blake et Mortimer : 1984 Tome 1 La poursuite fantastique ; 1985 Tome 2 L’Évasion de Mortimer ; 1986 Tome 3 SX1 contre-attaque.
  • Éditions Blake et Mortimer : 2002 Intégrale augmentée d'un cahier de huit pages préfacé par Jean Van Hamme avec des dessins commentés de Ted Benoit et André Juillard ainsi qu'un texte d'Yves Sente faisant le lien avec les nouveaux épisodes. Les dessins des couvertures originales du Journal de Tintin sont repris en fin d'album.

2) Le Mystère de la Grande Pyramide – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 23 mars 1950.

  • Éditions du Lombard : 1954 Tome 1 Le papyrus de Manéthon ; 1955 Tome 2 La chambre d'Horus
  • Éditions Blake et Mortimer : 1986 Tome 1 Le papyrus de Manéthon ; 1987 Tome 2 La chambre d'Horus
  • Éditions Blake et Mortimer : 2005 Intégrale reprenant en plus certaines planches parues dans le Journal de Tintin et non reprises dans l'édition en album.

3) La Marque jaune – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 5 août 1953.

  • Éditions du Lombard : 1956
  • Éditions Blake et Mortimer : 1987

4) L'Énigme de l'Atlantide – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 19 octobre 1955.

  • Éditions du Lombard : 1957
  • Éditions Blake et Mortimer : 1988

5) S.O.S. Météores – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 8 janvier 1958.

  • Éditions du Lombard : 1959
  • Éditions Blake et Mortimer : 1989

6) Le Piège diabolique – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, à partir du 22 septembre 1960.

  • Éditions du Lombard : 1962
  • Éditions Blake et Mortimer : 1990

7) L'Affaire du collier – Scénario et dessins Edgar P. Jacobs – Publication dans le Journal de Tintin, pour une grande partie à raison de deux planches par numéro; à partir du 24 août 1965 en édition belge et du 7 octobre 1965 en édition française.

  • Éditions du Lombard : 1967
  • Éditions Blake et Mortimer : 1990

8) Les 3 Formules du professeur Satō – Publication de la première partie (par Jacobs) dans le Journal de Tintin, à partir du 5 octobre 1971 – Publication de la seconde partie (par De Moor) dans Hello Bédé à partir du no 5 en 1990.

  • Éditions du Lombard : 1977 Tome 1 Mortimer à Tokyo Scénario et dessins Edgar P. Jacobs
  • Éditions Blake et Mortimer : 1990 Tome 1 Mortimer à Tokyo Scénario et dessins Edgar P. Jacobs ; 1990 Tome 2 Mortimer contre Mortimer Scénario : Edgar P. Jacobs ; Dessins : Bob de Moor

Avant sa mort, Jacobs a laissé un scénario et un découpage très précis, ainsi que les planches crayonnées de la seconde partie des 3 Formules du professeur Satō que Bob De Moor a achevé dix-huit années après la première partie de l'aventure et alors que commençaient à paraître des versions piratées de la fin de l'histoire.

Plusieurs albums ont été publiés après la mort d'E. P. Jacobs, à la suite d'une volonté éditoriale de prolonger la série. Leurs auteurs se situent dans la lignée de l'école belge de la ligne claire et les coloristes gardent bien les tons particuliers du genre. En outre les scénaristes essayent de respecter tant l'esprit que la forme de l'aventure et ajoutent aux personnages initiaux des éclairages complémentaires (la première rencontre de Blake et Mortimer adolescents en Inde, le nouvel emploi de Nasir qui a rejoint le contre-espionnage indien, les années d'étudiant et les débuts de Francis Blake, etc). Un premier album fut publié par Jean Van Hamme et Ted Benoit. Ce dernier tardant à finir les dessins du second album, L'Étrange Rendez-vous, une seconde équipe – Yves Sente et André Juillard – est chargée par l'éditeur de produire son propre album : La Machination Voronov. C'est la seconde fois, depuis le cas de Barbe-Rouge, que deux équipes d'auteurs travaillent en parallèle.

9) L'Affaire Francis Blake - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Ted Benoit - Publication dans l'hebdomadaire français Télérama, à partir du 22 juin 1996.

10) La Machination Voronov - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans l'hebdomadaire français Le Figaro Magazine, à partir du 26 juin 1999.

  • Éditions Blake et Mortimer : 2000 (La première édition a été réalisée sous une couverture originale. Ce premier tirage constitue « l'édition du millénaire » qui ne sera plus réimprimée).

11) L'Étrange Rendez-vous - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Ted Benoit - Publication dans l'hebdomadaire français Télérama, à partir du 23 juin 2001.

12) Les Sarcophages du 6e continent - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans le quotidien suisse Le Temps, à partir du 30 juin 2003.

13) Le Sanctuaire du Gondwana - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard - Publication dans le quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports, à partir du 16 janvier 2008.

13b) Les Sarcophages d'Açoka - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard.

  • Éditions Blake et Mortimer : 2008. Édition en tirage limité numérotée et offerte en exclusivité par le quotidien belge Le Soir et le journal suisse L'Hebdo avec leurs éditions respectives du 28 mars 2008 ; Cet album est un condensé des deux tomes des Sarcophages du Sixième Continent, d'une part, et du Sanctuaire du Gondwana, d'autre part, partiellement réécrits et redessinés dans un ouvrage de format carré (24x22 cm) comportant 111 pages.

14) La Malédiction des trente deniers - Scénario : Jean Van Hamme / Dessins : Tome 1 : René Sterne et Chantal De Spiegeleer; Tome 2 : Antoine Aubin.

  • Éditions Blake et Mortimer : 2009 Tome 1 Le manuscrit de Nicodemus ; 2010 Tome 2 La Porte d'Orphée. (Prépublication dans Planète BD à partir de fin octobre 2010. Sortie en librairie le 26 novembre 2010.)

15) Le Serment des cinq Lords - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard.

  • Éditions Blake et Mortimer : 2012 - Prépublication en planches hebdomadaires dans le quotidien belge Le Soir, à partir du 10 avril 2012, sortie en librairie le 16 novembre 2012.

16) L'Onde Septimus - Scénario : Jean Dufaux / Dessins : Antoine Aubin et Etienne Schréder. L'album est une suite de La Marque jaune.

17) Le Bâton de Plutarque[4] - Scénario : Yves Sente / Dessins : André Juillard et Étienne Schréder. L'album devrait se passer à Londres pendant la seconde guerre mondiale. Date de sortie prévue: Décembre 2014.

Hors série

Chronologie des différents récits[modifier | modifier le code]

Les auteurs qui succèdent à Edgar P. Jacobs réalisent des albums qui s'insèrent à diverses époques de la série originelle (Le Secret de l'Espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide, La Marque jaune, L'Énigme de l'Atlantide, S.O.S. Météores, Le Piège diabolique, L'Affaire du collier et Les 3 Formules du professeur Satō). La chronologie des albums de la série serait ainsi la suivante :

Cette aventure se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, deux ans avant Le Secret de l'Espadon[5].

Comme toutes les aventures écrites par Edgar P. Jacobs, celle-ci se déroule à la même date que son écriture. La prépublication débute le 26 septembre 1946 dans Le Journal de Tintin.

Cette aventure se déroule après Le Secret de l'Espadon[6]. Elle se situe à la même date que son écriture. La prépublication débute le 23 mars 1950 dans Le Journal de Tintin.

Cette aventure se déroule après Le Mystère de la Grande Pyramide[7]. Elle se situe à la même période que son écriture. La prépublication débute le 5 août 1953 dans Le Journal de Tintin. L'action se déroule durant le mois de décembre. En effet, en page 10, une lettre envoyé par la Marque jaune est datée du 18 décembre. De plus en page 70, Francis Blake souhaite un « Joyeux Noël à tous ». Il s'agit de décembre 1952 car L'Onde Septimus se déroule au mois de juin de l'année suivant La Marque Jaune. Comme L'Affaire Francis Blake se déroule en juin de l'année 1954, L'Onde Septimus ne peut se situer qu'en juin 1953.

Cette aventure se déroule après La Marque jaune[8] et en est la suite directe. Le récit débute page 5 durant Trooping the Colour, la parade d'anniversaire de la reine Elizabeth II. Cette cérémonie a lieu au mois de juin.

Cette aventure se déroule après Le Mystère de la Grande Pyramide[9]. En page 37, un calendrier situé dans le bureau de l'inspecteur chef Kendall indique comme date du jour le samedi 19 juin 1954 (1954 Saturday 19 June). En page suivante Mortimer lit l'article d'un journal relatant un événement survenu le 18 juin.

Cette aventure se déroule après Le Secret de l'Espadon[10] et La Marque jaune[11]. Elle se situe avant 1958 comme l'indique la note en bas de la page 26. Le récit débute page 3 par une analepse, située le 17 octobre 1777. Puis il est indiqué en page 5 que la suite du récit se passe « 177 ans plus tard », c'est-à-dire en 1954. En page 18, le docteur Kaufman indique d'ailleurs « Cette année 1954, l'année où nous sommes ». Plus loin en page 50, il précise même que les événements se déroulent en octobre 1954.

Cette aventure se déroule après Le Secret de l'Espadon[12]. Le récit débute page 3 par une analepse datée de novembre 1919. Puis en page 6, il est précisé que le reste du récit se déroule « 35 ans plus tard », ce qui correspond à l'année 1954. L'aventure se déroule en fin d'année comme l'atteste la météo hivernale.

Cette aventure se déroule peu après L'Étrange Rendez-vous[13]. Le récit débute en page 3 par un tremblement de terre qui se déclenche dans la nuit du 26 au 27 août. Puis peu après, il est indiqué en page 5 que deux semaines ont passées. Le colonel Olrik est détenu au pénitencier de Jacksonville, en Floride, aux États-Unis depuis la fin des événements de 'L'Étrange Rendez-vous. En page 55, une note indique que l'aventure se déroule douze ans avant l'année 1967, c'est-à-dire en 1955.

Cette aventure se situe à la même date que son écriture. La prépublication débute le 19 octobre 1955 dans Le Journal de Tintin. Ce ne peut être en 1955 car Olrik est en prison durant la plus grande partie de cette année là.

Le récit débute page 3 le 16 juin et se finit page 62 le 4 octobre. A cette même page, il est signalé par la radio le lancement du satellite artificiel Spoutnik 1 qui a lieu le 4 octobre 1957. A la fin de l'aventure en page en page 60, Olrik est emprisonné dans un goulag russe. Il n'en sortira que durant Les Sarcophages du 6e continent.

Cette aventure se déroule après La Marque jaune[14] et La Machination Voronov[15]. Le récit débute tome 1 page 3 en février 1958 et s'achève tome 2 page 56 le 17 avril 1958 à Bruxelles lors de l'ouverture de l'Exposition universelle de 1958.

Cette aventure se déroule après La Marque jaune[16], La Machination Voronov[17] et Les Sarcophages du 6e continent[18]. En page 10, le journal que consulte Mortimer date le début des événements d'avril 1958. En page 6, la suite du récit se déroule « Trois mois plus tard » , soit le mois de juillet.

Cette aventure se situe à la même période que son écriture. La prépublication débute le 8 janvier 1958 dans Le Journal de Tintin. À la fin de l'aventure en page 64, Olrik est enfermé dans une prison française. Il s'en échappera que durant L'Affaire du collier.

Cette aventure se déroule après S.O.S. Météores[19]. Elle se situe à la même date que son écriture. La prépublication débute le 22 septembre 1960 dans Le Journal de Tintin. En page 63, un article de presse indique que la conclusion se situe en novembre et qu'elle a débutée deux mois plus tôt, c'est-à-dire en septembre.

Cette aventure se déroule après S.O.S. Météores[20]. En page 3, un article de presse indique que l'Affaire du collier de la reine Marie-Antoinette d'Autriche a eu lieu 178 ans plus tôt, en 1785. L'action se situe donc en 1963.

Cette aventure se déroule après L'Affaire du collier[21]. Elle se situe à la même date que son écriture. La prépublication débute le 12 octobre 1971 dans Le Journal de Tintin. En page 4 du tome 2, Blake séjourne à l'hôtel New Otani qui a été construit en 1964. En page 22 du tome 2, l'action se déroule dans le quartier de Shinagawa qui a été construit en 1947.

En dessins animés[modifier | modifier le code]

Outre l'adaptation des neuf premières aventures (du Secret de l'Espadon à L'Affaire Francis Blake), quatre aventures originales (non reprises en album) sont parues en dessins animés (par ordre d'aboutissement chronologique) :

  • A) L'Héritage du viking - Scénario Russel Craig Richardson, 45 minutes.
    • Éditions Ellipse Animation: 1997. En Islande, B & M se rendent au centre géothermique de la physicienne Anna Ragnardotir et découvrent une technologie révolutionnaire : la production d'électricité grâce à la parfaite maîtrise de la lave en fusion. Mortimer juge l'installation opérationnelle tandis que de curieux incidents se succèdent. Blake, sur le qui-vive, comprend immédiatement qu'un commando s'apprête à prendre le contrôle du centre…
  • B) Le Secret de l'île de Pâques - Scénario Véronique Hairbaut, 43 minutes.
    • Éditions Ellipse Animation: 1997. À Bruxelles, Olrik utilise un casque télépathique révolutionnaire pour soutirer à des généraux qu'il a enlevés l'implantation des bases secrètes de lance-missiles en Europe. Localisé par la police, Olrik prend la fuite, contraint à abandonner son appareil. En le récupérant, Blake apprend qu'il provient de l'île de Pâques. Après avoir testé son efficacité stupéfiante, B & M se rendent sur place pour retrouver son propriétaire…
  • C) Le Testament de l'alchimiste - Scénario Éric Rondeaux, 45 minutes.
    • Éditions Ellipse Animation: 1997. À Prague, Mortimer tente de déchiffrer l'un des trois manuscrits du Grand Livre de l'alchimiste de Nicolas Flamel dont a hérité la fille d'un de ses confrères. Selon la légende, l'auteur y révèlerait le secret de la transmutation du plomb en or et celui de l'immortalité. Blake rejoint son ami pour chercher les deux parties manquantes de cet ouvrage inestimable qu'Olrik convoite à des fins très personnelles…
  • D) La Porte du druide - Scénario Jean-Christophe Derrien, 43 minutes,
    • Éditions Ellipse Animation: 1997. Mortimer, invité par sa cousine Margaret, et Blake, en mission anti-terroriste, se retrouvent par hasard à Stonehenge, site du rassemblement des druides anglais pour le solstice d'été. Peu après leur arrivée, l'individu traqué par Blake profite de l'ouverture de la Porte du Druide pour s'enfuir. Lancé à sa poursuite, le duo accède à une nouvelle dimension, un monde étrange gouverné par Olrik, où les légendes deviennent réalité…

(avec 4 dessins inédits de couvertures jaquettes (N), par Citel)

Pastiches, parodies et histoires dérivées[modifier | modifier le code]

Très nombreux sont les hommages, clins d’œil et détournement de cette série culte. On peut ainsi citer :

  • 1974 : Il était moins cinq, Bob de Moor, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73 - 2 pl.
  • 1978 : SOS Météores, Bob de Moor, in Le Journal de Tintin no 49 (cf. infra) - 1 pl.
  • avril 1978 : Le Théâtre de Jacobs – Numéro Spécial E. P. Jacobs, in Le Journal de Tintin no 49
  • 1980 : La Marque rose, Roger Brunel, Pastiches t.1, éd. Glénat - 2 pl. (et apparitions dans les t.5 et 6)
  • 1er trim. 1980 : Hommage à Jacobs par Filip Denis, in Aïe no 2 - 6 pl.
  • 1982 : Black et Mordecker, Toni Jacquobs, in Bédésup no 21 - 2 pl.
  • 1983 : Les Aventures de Patrick Maudick : Les Méandres du temps, Patrick Dumas, éd. Glénat. Un des personnages, le professeur Lombard (allusion à la maison d’édition), est croqué sous les traits d’Edgar P. Jacobs.
  • 1984 : Les Aventures passionnantes de Blake-Mortimer, Al Voss, Parodies, éd. Humanoïdes Associés - 1 pl.
  • 1986-1987 : La micro-informatique étendait sa marque sur la ville… ; Le malheureux a tenté de s’informatiser lui-même ! ; Les informatiseurs sont souvent les plus mal informatisés ; Mission « Solo », Ted Benoit, in brochures CCM Micro nos 1 à 4, éd. C.C.C. Micro et l'Agence RIO - 4 x 2 à 3 pl.
  • 1987 : Mystère à Montreuil : Une enquête de Blake et Mortimer, Bob de Moor, éd. la Mairie de Montreuil et l’Agence Top Média - 4 pages (existe en deux versions, une ne faisant pas apparaître Blake et Mortimer sur la couverture).
  • 1990 : Flake et Oldtimer, Aubert et Arleston, Parodies t.3 Vingt ans après, éd. Soleil - 2 pl.
  • 1992 : Le petit oiseau va mourir, Hardy et Yann, in Croq la vie no 1 - 1 pl.
  • 1993 : Le Petit Théâtre d’Olrik, Jochen Gerner, éd. Archives Internationales (mini-portfolio)
  • 1998 : L'Aventure immobile, André Juillard et Didier Convard, éd. Dargaud. Un échange épistolaire en fin de vie avec des illustrations montrant les héros vieillis.
  • 1999 : Philip Mortamer, ou la Frustration de l’Espadon, Dirick, éd. Pictoris Studio - 8 pl.
  • 2003 : Les Aventures de Swartz et Totenheimer, d’après les personnages d’Adolf Hitler par Émile Bravo, in Ferraille illustré no 23
  • 2005-2011 : Les Aventures de Philip et Francis
    1. Menaces sur l'Empire, Pierre Veys et Nicolas Barral, éd. Dargaud (2005)
    2. Le Piège machiavélique, Pierre Veys et Nicolas Barral, éd. Dargaud (03/2011)
  • 2006-2010 : Les Aventures de Black et du Suprême Mortamère
    1. Black et Mortamère niquent le système, Pixel Vengeur, éd. Le Cycliste (2006)
    2. Black et Mortamère niquent le système t.2, Pixel Vengeur, éd. Le Cycliste (2007)
    3. Black et Mortamère feukent ze system, Pixel Vengeur, éd. Ange (2010)
  • 2007 : Le Chat t.14 La Marque du chat, Philippe Geluck. La couverture parodie celle de La Marque jaune.
  • 2008 : Les 3 “M”, ex-libris dessiné par Olivier Marin et Patrick Dumas et réalisé par le site marquejaune.com, en hommage à la couverture de La Marque jaune. Deux ans plus tard, un portfolio sera réalisé sur le même thème, avec les mêmes dessinateurs.
  • 2010 : Brake et Moltimer dans la malédiction du mystère secret de la machination diabolique ! , Dutreix, in Fluide Glacial no 406

À noter aussi parmi les auteurs qui, partageant une connivence avec leurs lecteurs, ont le même goût pour E. P. Jacobs :

  • Les 3 Formules du Professeur Jacobs, une énigme écrite de A. P. Duchâteau, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73 spécial Le Rayon U (1974)
  • Cubitus et la Marque jaune, Dupa, in Tintin l’Hebdoptimiste no 73
  • La Marque bleue, P. Dubuck, publicité pour le Groupe Accor
  • Albany et Sturgess t.1 Le Rendez-vous de Sevenoaks, Floc’h, éd. Dargaud. On peut remarquer la présence du livre The Mega Wave (L’Onde Méga en français[22]) chez un bouquiniste et celle du professeur Septimus au Club.
  • Vasco Sortilèges (t. 14), Gilles Chaillet, éd. du Lombard. La séquence sur la Tour de Londres est transposée pp. 26 et 27.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Le Piège diabolique (Index +/France Télécom Multimédia).
  • 2011 : Blake et Mortimer – La Malédiction des Trente Deniers (Anuman Interactive)
  • 2012 : Blake et Mortimer – Les Tables de Babylone (Némopolis)

Discographie[modifier | modifier le code]

Les six premières aventures sauf L'Énigme de l'Atlantide ont donné lieu à des versions radiophoniques, de 1955 à 1961, reprises en disques (les 3 premières chez Festival ou Philips, puis Musidisc), cassettes audio (5e et 6e aventures, pour des tirages de tête), et CD audio (pour les cinq mises en ondes, finalement). (avec Yves Brainville, Jean Topart, Henri Guisol, Jean Servais, Henri Virlogeux, Bruno Cremer, Jacques Morel, Roger Carel, Gilles Amado…)

Bibliographie (non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Blake et Mortimer de Jacobs ou études générales
  • 1967 à 1975 : revue Phénix no 2, 3, 4, 6, 9, 15, 16, 21 et 43 - divers articles sur chaque album, et interviews ou article (no 9) d'E. P. Jacobs lui-même (no 5, 6 et 7 Le Rayon U; no 17 Saint-Michel 1971)
  • (it) Dossier Jacobs dans Exploit Comics no 42, novembre 1987.
  • Dossier Edgar P. Jacobs, dans L'Âge d'Or no 8, 1988. Analyse de chacun des albums.
  • Jacques Alexander, Francis Bardot, Jacques Bergier et François Rivière, Edgar-Pierre Jacobs : 30 ans de bandes dessinées, Paris, Littaye, A., 1981.
  • Philippe Biermé, Charles Dierick et Pierre Lebedel (dir.), Blake et Mortimer face aux Démons de la Science, Science et Vie hors-série n°17H, septembre 2003.
  • Jean-Paul Dubois, Edgar P. Jacobs, La Marque jaune, Bruxelles, Labor, 1989.
  • Jean-Marc Guyard, Edgar P. Jacobs, le baryton du 9e art, Bruxelles, Jacobs, 1990.
  • Gérard Lenne, Blake, Jacobs et Mortimer, Paris, Séguier, 1988, réédition, Ramsay/Archimbaud, 1996.
  • Aurélien Lozes (dir. Marc Bergère), Menaces, peurs et angoisses de guerre froide dans les albums de Buck Danny et Blake et Mortimer : représentations, impacts, réponses (1946-1967), Mémoire de Master 2 d'histoire : Université Rennes 2, 2006.
  • René Nouailhat (dir.), Jacobs, la marque du fantastique : Mythologie, politique et religion dans la bande dessinée Blake et Mortimer, Saint-Égrève : Mosquito et Besançon : [[Centre r9eégional de documentation pédagogique|CRDP]] de Franche Comté, 2004.
  • Dominique Petitfaux, « Blake & Mortimer ou les impasses de l'histoire », dans Le Collectionneur de bandes dessinées no 25, janvier 1981, p. 4-11.
  • Daniel Riché, « Jacobs, une guerre trop loin », dans Angoulême 90, Le Magazine : Catalogue officiel du 17e Salon International de la Bande Dessinée, Angoulême, Salon International de la bande dessinée, 1990, p. 19-30.
  • Emmanuel de Roux, « Blake et mortimer dans un cul -de-basse-fosse », Le Monde, 12 août 1997.
  • Philippe Souchet, « Les rapports Est-Ouest et les tensions raciales dans les aventures de Blake et Mortimer », dans Charles-Olivier Carbonell (dir.), Le Message politique et social de la bande dessinée, Toulouse, Privat, Institut d'études politiques de Toulouse, 1976.
  • Jacques Toni, « Savants et… souterrains chez Edgar-Pierre JACOBS », dans Bédésup no 21, 1982.
  • Christian Valeix, « Olrik et le tarot de Marseille », dans Bédésup no 31 et 32/33, 1984 et 1985.
  • Philippe Biermé (entretiens), dans Entretiens avec Philippe Biermé - Dans les Secrets d'Edgar P. Jacobs, par Ludovic Gombert, Gomb-R Éditions, 2011, (ISBN 978-2-9538950-0-1)
  • Stéphane Thomas, La Revanche d'Edgar P. Jacobs, Gomb-R Éditions, 2012.
  • Brieg F. Haslé, dossiers « Les Carnets secrets de Blake, Jacobs et Mortimer », dans Blake et Mortimer, la collection, 21 tomes, Hachette Collections, 2012-2013.
  • Collectif, Les personnages de Blake et Mortimer dans l'histoire - Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Edgar P. Jacobs, album de 112 pages, Historia, juillet 2014.
Reprises de Blake et Mortimer
  • Philippe Biermé, Claude Lefrancq et Bob de Moor (entretien avec Jean-Claude de La Royère), « Le Retour du fils de la marque jaune », dans Les Cahiers de la bande dessinée no 84, mars 1989.
  • Ted Benoit et Jean Van Hamme (entretien avec Jean-Luc Cambier et Eric Verhoest), Blake et Mortimer, histoire d'un retour, Bruxelles : Blake et Mortimer, 1996.
  • Yves Sente (interview), dans Canal BD no 33, novembre-décembre 2003.
  • Alain S. Lerman, Les Secrets de l'Espadon, Association Kronos, juillet 2008
  • Alain S. Lerman, La Bibliothèque virtuelle de Blake et Mortimer, Association Kronos, octobre 2010
  • Alain S. Lerman, Le Dictionnaire encyclopédique de Blake et Mortimer, Association Kronos, juillet 2011
  • Alain S. Lerman, La Bibliothèque virtuelle de Blake et Mortimer, Association Kronos, Nouvelle Edition, remaniée et augmentée, décembre 2012
  • Alain S. Lerman, Les Enigmes de l'Atlantide, Association Kronos, novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benoît Mouchart et François Rivière, ­La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 228-229.
  2. Benoît Mouchart et François Rivière, La Damnation d'Edgar P. Jacobs : Biographie, Éditions Seuil/Archimbaud, 2003, p. 251-253.
  3. Séguier, Paris, 1988, réédition Ramsay/Archimbaud, 1996.
  4. a et b http://ederweld.fr/blake-et-mortimer-tome-23/
  5. http://blog.lesoir.be/ketpaddle/blake-et-mortimer-2/
  6. Voir Le Mystère de la Grande Pyramide, tome 1, page 19.
  7. Voir La Marque Jaune, page 54.
  8. Voir L'Onde Septimus, page 45.
  9. Voir L'Affaire Francis Blake, page 25.
  10. Voir L'Étrange Rendez-vous, pages 6 et 35.
  11. Voir Le Serment des cinq Lords, tome 1, page 26.
  12. Voir Le Serment des cinq Lords, tome 1, page 43.
  13. Voir La Malédiction des trente deniers, pages 5 et 7.
  14. Voir Les Sarcophages du 6e continent, tome 1, page 42.
  15. Voir Les Sarcophages du 6e continent, tome 1, page 7.
  16. Voir Le Sanctuaire du Gondwana, page 8.
  17. Voir Le Sanctuaire du Gondwana, page 7.
  18. Voir Le Sanctuaire du Gondwana, page 6
  19. Voir Le Piège diabolique, pages 3 et 63.
  20. Voir L'Affaire du collier, page 7.
  21. Voir Les 3 Formules du professeur Satō, tome 1, page 41.
  22. Ce petit livre toilé jaune du Dr John Wade, « initialement publié » aux éditions James Thornley en 1940, dédicacé à « Mr Macomber, éminent critique scientifique du Daily Mail », a été exhumé par les éditions Alain Littaye en 1981 à l’occasion de la sortie du tirage de tête de E. P. Jacobs, 30 ans de bandes dessinées, avec l'aide de François Rivière et de Stéphane Bielikoff) (ne pas le confondre avec le portfolio L’Onde Méga des éditions AGM en 1988).