Virginie Mouzat

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Virginie Mouzat, née le 11 juin 1966 à Paris, est une journaliste de mode et une romancière française. Journaliste pour Le Figaro pendant presque vingt ans, il est annoncé qu'elle rejoint la rédaction française de Vanity Fair.

Présentation[modifier | modifier le code]

Journaliste[modifier | modifier le code]

Prenant l'héritage de Janie Samet, elle dirige la section mode du quotidien français Le Figaro, journal pour lequel elle collabore depuis 1996[1] et est également présente sur Madame Figaro, jusqu'en 2012. Journaliste prolifique habituée de la haute couture, décrite dans les pages mode du Guardian comme « the extremely chic fashion editor[2] », elle crée une polémique avec son article du 22 septembre 2011 à propos de la collection du styliste Tom Ford[n 1],[3],[4].

En 2011, elle est pressentie, avec Emmanuelle Alt, pour succéder à Carine Roitfeld à la tête de l'édition française du magazine de mode Vogue[5]. C'est finalement Emmanuelle Alt qui lui sera préférée. En 2012, Virginie Mouzat est, au même titre que David Karp, l'égérie publicitaire pour la campagne de la marque J.Crew (en)[6],[7]. À la fin de la même année, son départ du Figaro pour prendre les rubriques « luxe, life style » de la prochaine édition française de Vanity Fair est annoncée[8].

Romancière[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteur de deux romans, Une femme sans qualités[9] paru chez Albin Michel en 2009, et La Vie adulte[10] paru chez le même éditeur en 2010[5]. Le premier roman remporte le prix « Coup de coeur de Marie-Claire » et le « prix Montalembert ». Dans une interview, à la question de savoir si « C'est gênant d'être une journaliste de mode quand on publie un roman ? », elle répond que « C'est affreux. […] Je fais tout pour « étanchéifier » mon cerveau mode et mon cerveau de romancière. »[11]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Courts extraits condensés de son article repris par plusieurs médias dont le New York Magazine ou Hint Fashion Magazine :

    « Commence ainsi ce qui va lentement tourner au cauchemar. Dès les premiers passages, on est frappé par l’apparence démodée d’une collection façon Gucci d’il y a plus de dix ans. Les complications chichiteuses des coupes, la coiffure chahutée pour fille à peine sortie d’un « cinq à sept » et le make-up en font trop. Les mannequins sont littéralement barbouillés de fond de teint, de rouge à lèvres over glossy couleur Ferrari, d’ombre à paupières charbonneuse. Sur la soie cloquée, le violet associé au damier noir et blanc augmente d’un cran le stress rétinien. La surcharge, c’est le maître mot de ce défilé. Tel un catalogue ambulant, sur un mannequin s’empilent les accessoires et les emprunts […] la collection Tom Ford fait de sa cliente une professionnelle… de la vulgarité. Tom Ford, ce pape du glam, fût-il porno-chic, embarrasse. Les minutes qui vont suivre enfoncent ce pénible fashion faux pas. Tom Ford apparaît. S’avance. Et reste là demandant aux gens de se lever. Mais tout le monde regarde ses pieds. […] Sauf qu’ici on ne se lève toujours pas. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Wicker, « À son corps défendant », Culture, sur liberation.fr, Libération,‎ 27 janvier 2009 (consulté en 29 décembre 2013)
  2. Jess Cartner-Morley, The Guardian, vendredi 26 septembre 2008
  3. (en) Charlotte Cowles, « Another Critic Pans Tom Ford's Latest Collection », The Cut, sur nymag.com, New York Magazine,‎ 26 septembre 2011 (consulté en 22 décembre 2012)
  4. (en) Jenna Sauers, « Tom Ford Gets Ripped A New One », sur jezebel.com,‎ 28 septembre 2011 (consulté en 22 décembre 2012)
  5. a et b Géraldine Dormoy, « Virginie Mouzat/Emmanuelle Alt: quelle amazone pour Vogue? », Café Mode sur L'Express Style, 7 janvier 2011.
  6. « Les « anonymous », nouvelles égéries », Le Nouvel Observateur, no 2495,‎ 30 août 2012, p. 23 (ISSN 0029-4713)
  7. « La fixette française des Américains », Mode, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 22 août 2012 (consulté en 22 décembre 2012)
  8. « Michel Denisot va diriger le Vanity Fair français », Médias, sur lefigaro.fr, Le Figaro Économie,‎ 18 septembre 2012 (consulté en 22 décembre 2012)
  9. Gilles Chenaille, « Coup de cœur Marie Claire du roman d'émotion : Virginie Mouzat, ou la sexualité extraordinaire », sur votrejournal.net,‎ juillet 2009 (consulté en 22 décembre 2012)
  10. Astrid Éliard, « Une mère fantôme », Culture, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 2 septembre 2010 (consulté en 22 décembre 2012)
  11. Éric Neuhoff, « La subversive et l'inclassable », Madame Figaro, no 20629,‎ 27 novembre 2010, p. 104 à 108 (ISSN 0246-5205, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article de presse[modifier | modifier le code]

  • (en) Jonathan Wingfield, « Virginie Mouzat », Industrie Magazine, Éd. Comag & Pineapple Media, no 3,‎ mai 2011, p. 76 à 80 présentation en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Deux journalistes de mode réputées mondialement et connues pour leurs articles acerbes :

Mais également :