Robert de Flers

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Robert de Flers

Description de l'image  Flers, Robert de.jpg.
Nom de naissance Robert Ango de La Motte-Ango, marquis de Flers
Activités Écrivain
Naissance 25 novembre 1872
Pont-l’Évêque
Décès 30 juillet 1927
Vittel
Langue d'écriture française
Genres nouvelle, roman, dramaturgie

Marie Joseph Louis Camille Robert de La Motte Ango de Flers, marquis de La Motte-Lézeau, comte de Flers, dit « marquis de Flers », né à Pont-l’Évêque le 25 novembre 1872 et mort à Vittel le 30 juillet 1927, est un dramaturge français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un sous-préfet de Pont-l’Évêque, Robert de Flers fit des études de lettres et de droit et songea à entrer dans la diplomatie avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il fut le condisciple de Marcel Proust au lycée Condorcet et ils devaient rester très liés tout au long de leur vie. Il épousa en 1901 Geneviève Sardou, fille de Victorien Sardou, dont il eut François de Flers. Il eut pour secrétaire le jeune Gaston Gallimard.

Un voyage en Orient à la fin de ses études, lui inspira ses premiers écrits : une nouvelle, La Courtisane Taïa et son singe vert, un conte, Ilsée, princesse de Tripoli et un récit de voyage, Vers l’Orient.

Il fut avant tout auteur dramatique. Il écrivit d’abord en collaboration avec Gaston Arman de Caillavet des comédies gaies et spirituelles, telles que Le Sire de Vergy (1903), Les Sentiers de la vertu (1903), Pâris ou le bon juge (1906), Miquette et sa mère (1906), Primerose (1911), L’Habit vert (1913). Pendant quinze ans, le duo régna en maître sur le vaudeville.

Après la mort de Caillavet, survenue en 1915, Robert de Flers se retrouva seul sur le théâtre de la Première Guerre mondiale, où il joua entre la France et la Roumanie un rôle diplomatique de premier plan. La paix revenue, il collabora avec Francis de Croisset : Les Vignes du seigneur (1923), Les Nouveaux Messieurs (1925), Le Docteur miracle (1926). Ensemble ils donnèrent le livret de l’opérette Ciboulette (1923), sur une musique de Reynaldo Hahn.

Il fut également conseiller général de la Lozère. Dès 1898, il s’engagea avec Gaston Arman de Caillavet, dans la défense de l’innocence d’Alfred Dreyfus. L’auteur de l’Habit vert, comédie qui raille l’Académie française, fut lui-même élu quai de Conti le 3 juin 1920 au fauteuil (N°5) de Pierre de Ségur. Robert de Flers devint directeur littéraire du Figaro en 1921.

Son buste a été exécuté par le statuaire Philippe Besnard.

Il était Commandeur de la Légion d'honneur[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dossier Leonore LH/1462/23

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Barillet, Les Seigneurs du rire : Flers - Caillavet - Croisset, Paris, Arthème Fayard, 1999

Article connexe[modifier | modifier le code]