Axel Springer

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L'édifice Axel-Springer-Verlag à Hambourg

Axel Springer, né le à Hambourg et décédé le à Berlin Ouest est un magnat de la presse allemande et européenne, et fondateur de la maison d'édition Axel Springer Verlag.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière à Hambourg[modifier | modifier le code]

Bronze d'Axel Springer aux bureaux du groupe à Hambourg

Axel Cäsar Springer à Altona près de Hambourg d'un père éditeur, Axel Springer commence sa carrière avec la fondation de l'entreprise Axel Springer GmbH, à Hambourg, en 1947. Il publie alors le journal Hamburger Abendblatt puis quelques magazines, dont le populaire magazine de programmes radiophoniques puis télévisuels Hör zu.

Le succès, avec Bild[modifier | modifier le code]

En 1952, il lance Bild qui devient un des journaux allemands les plus influents sur l'opinion publique en Allemagne, avec un lectorat de plusieurs millions de personnes.

Il lance ou acquiert ensuite de nombreux autres organes de presse à la ligne éditoriale résolument anti-intellectuelle et conservatrice.

La polémique[modifier | modifier le code]

Axel Springer est décrit comme un magnat de la presse allemande et européenne, très contesté pour l’utilisation franche de son pouvoir[1].

À la fin des années 1960, Springer est pris à partie par les mouvements étudiants de gauche à propos des prises de positions de ses journaux, Bild notamment, contre le mouvement de protestation. La tentative d'assassinat de Rudi Dutschke, le , est ainsi associée aux campagnes calomnieuses de la presse de Springer (le Bild Zeitung titre ainsi « Qu'attend-on pour mettre à la raison un dangereux individu qui déshonore notre ville ? »).

En 1974, en réponse à la politique de sécurité et de répression de l'État et à la presse de Springer, l'écrivain Heinrich Böll publie L'honneur perdu de Katarina Blum (Die verlorene Ehre der Katharina Blum).

Décès et suite de l'histoire de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Axel Springer meurt à Berlin Ouest en 1985. Son groupe, Axel Springer Verlag, est actuellement une maison d'édition majeure en Allemagne avec 180 journaux et magazines et 23,7 % du lectorat allemand en 1999[réf. nécessaire].

En 2008, Axel Springer Verlag est poursuivi par le président de la Fédération internationale du sport automobile Max Mosley, à la suite d'un scandale sexuel impliquant ce dernier dans une orgie prétendue nazie, par le journal Bild[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Il existe à Berlin une rue Axel Springer, près de la station de U-bahn (métro) Spittelmark. Elle tient son nom du gratte-ciel Axel Springer, siège de Axel Springer Verlag, que ce dernier avait fait construire le long du mur de Berlin pour que les Allemands de l'Est puissent le voir.

Famille[modifier | modifier le code]

  • son père, Hinrich Springer ;
  • sa veuve, Friede Springer, éditrice ;
  • son fils, Axel Springer junior, pseudonyme Sven Simon, photographe né en 1940 et décédé suicidé en 1980 ;
  • sa fille, Ariane Springer.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Dans son roman Un dimanche à la montagne, l’écrivain Daniel de Roulet avoue qu’il a incendié le chalet d’Axel Springer à Rougemont (Vaud), le [3].

Le 30 avril 2008 une partie de la Kochstraße (Berlin) est officiellement devenue la Rudi-Dutschke-Straße, elle est traversée par la Axel-Springer-Straße. Cette décision a soulevé une polémique toujours pas résolue à ce jour. Source

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les journaux et revues d’actualité étrangère à la médiathèque Malraux
  2. Max Mosley launches lawsuit against German publisher Axel Springer
  3. Le roman d'un terroriste égotiste - Le Temps, 4 mars 2006