Science et Vie

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Science et Vie
Image illustrative de l'article Science et Vie

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité mensuel
Genre vulgarisation scientifique
Diffusion 289 496 ex. (2012)
Date de fondation 1913
Ville d’édition Issy-les-Moulineaux

Propriétaire Mondadori France
Directeur de la rédaction Matthieu Villiers
ISSN 0036-8369
Site web www.science-et-vie.com

Science et Vie (Science & Vie selon la graphie de la couverture) est un magazine mensuel français de vulgarisation scientifique créé en 1913.

Histoire[modifier | modifier le code]

Science et Vie est lancé le sous le nom de La Science et la Vie par Paul Dupuy, fils de Jean Dupuy, ancien ministre, député et directeur du quotidien Le Petit Parisien. Ayant découvert aux Etats-Unis des magazines consacrés à la vulgarisation scientifique tels que Popular Science et Popular Mechanics, Paul Dupuy décide de créer en France un magazine scientifique grand public similaire. Son objectif est alors de mettre à portée du grand public les découvertes scientifiques de l'époque. Les articles, auxquels participent quelques personnalités scientifiques, sont rédigés dans un style simple, abondamment illustrés, et abordent plusieurs sujets (électricité, physique, médecine, astronomie, etc.)[1].

Le magazine, imprimé en noir et blanc, connaît rapidement un grand succès, atteignant cent mille exemplaires. Certains numéros doivent même être réédités pour faire face à la demande. La rédaction publie alors une annonce pour inciter des scientifiques à collaborer à La Science et la Vie, qui compte déjà cinq mille abonnés. À l'aube de la Première Guerre mondiale, son tirage passe à cent cinquante mille exemplaires.

Victime des restrictions en période de guerre, le magazine doit s'interrompre quelque temps en 1914, puis en juillet 1940 et en août 1944. C'est à partir de février 1943 qu'il prendra son titre actuel, Science et Vie. Coïncidence symbolique mais fortuite, son millième numéro est paru le 1er janvier 2001[1].

Le magazine est à l'origine de la rubrique « Blurg », acronyme de « baliverne lamentable à l'usage réservé des gogos », utilisée dans ses articles entre les années 1970 et les années 1990, pour stigmatiser des théories jugées faussement scientifiques par les rédacteurs de la revue. L'homéopathie, la numérologie, la fusion froide, la mémoire de l'eau ainsi que la psychanalyse ont, par exemple, été visées par cette expression[2].

Changement d’éditeur[modifier | modifier le code]

Édité à l'origine par le groupe Excelsior Publications, Science & Vie a fait partie des titres rachetés par le groupe britannique Emap Plc en 2003. Depuis septembre 2006, le magazine est édité par le groupe Mondadori France (filiale du groupe de presse italien Arnoldo Mondadori Editore, propriété de Silvio Berlusconi via la Fininvest). La filiale française édite actuellement toute la famille Science et Vie. Son slogan est ainsi formulé : « Les questions de la Vie, les réponses de la Science »[1].

Revues rattachées[modifier | modifier le code]

Le groupe Excelsior Publications et les éditeurs suivants ont décliné le magazine sur d'autres thèmes[3]  :

  • 1983 : Science et Vie Micro
  • 1984 : Science et Vie Éco
  • 1988 : Science et Vie Mac
  • 1989 : Science et Vie Junior leader de la presse scientifique dédiée aux adolescents (13-19 ans), 166 450 exemplaires, 1 073 000 lecteurs en 2012
  • 1991 : Les Cahiers de Science et Vie, 64 358 exemplaires en 2012
  • 1999 : Science et Vie Découvertes dédié aux plus jeunes (7-13 ans), 58 654 000 exemplaires, 822 000 lecteurs en 2012
  • 2011 : Science et Vie Guerre et Histoire, 45 000 exemplaires en 2012
  • 2012 : Skypix – 1re application sur l’astronomie
  • 2013 : Science et Vie Kids – 1er iMag sur i-Pad

Formule[modifier | modifier le code]

Après avoir contribué à populariser les découvertes scientifiques, Science et Vie s'est engagé, à partir des années 1960, dans la lutte contre les pseudo-sciences, les dérives de l'astrologie et les théories liées au paranormal. Le magazine a notamment été parmi les premiers à critiquer les recherches sur la mémoire de l'eau.

Depuis les années 2000, plusieurs observateurs[4] lui reprochent de céder au sensationnalisme et de soutenir des positions non scientifiques à l'égard de la religion, du paranormal et de l'occultisme.

Pour autant, le positionnement de Science et Vie est très clair : le relais entre ses lecteurs et la science[réf. nécessaire]. Le journal l'a en particulier traduit dans certains de ses titres[5].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion payée de Science et Vie par mois[6],[3] :

Diffusion 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
France seule 289 906 313 570 317 608 308 110 294 057 290 955 280 929 278 256 275 301 275 876 282 048 287 451 289 496[7]
France + étranger - - 373 670 362 021 350 225 347 390 338 140 333 687 326 912 326 893 332 631 336 489 336 042

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Le magazine Science & Vie, 100 ans et toujours bien vivant », sur Le Parisien,‎ 24 mars 2013
  2. Matthieu Villiers, rédacteur en chef de Science et Vie, dans « Les 100 ans de Science et Vie » sur France Culture, 11 avril 2013, 37 min 30 sec
  3. a et b « Numéro spécial de 100 ans de Science & Vie », sur Science & Vie,‎ 26 mars 2013
  4. Voir notamment l'éditorial de J.-P. Krivine dans la revue Science et pseudo-sciences en octobre 2006, et l'article Science & Vie et Dieu. La pensée pauvre, pauvres de nous d'octobre 2005
  5. Changez de Monde pour réussir votre stratégie sur le site lesmondesdepval
  6. Science & Vie Sur le site de l'OJD
  7. Diffusion auprès de 3 683 000 lecteurs dont 191 724 abonnés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Boltanski et Pascale Maldidier, La Vulgarisation scientifique et son public — une enquête sur Science & Vie, Paris, Centre de sociologie et de la culture, 1977, ronéotypé, 176 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]