Étienne Mougeotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Étienne Mougeotte

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Étienne Mougeotte au défilé de la collection haute couture automne-hiver 2009/2010 de Jean-Paul Gaultier à Paris le 6 juillet 2009.

Naissance 1er mars 1940 (74 ans)
La Rochefoucauld (Charente)
Profession journaliste et dirigeant de médias (ancien vice-président du groupe TF1 et ancien directeur de TF1, ancien directeur de la rédaction du Figaro)

Étienne Mougeotte, né le 1er mars 1940 à La Rochefoucauld (Charente), est un journaliste et dirigeant de médias français. Vice-président du groupe TF1 et directeur d'antenne de la chaîne française TF1 de 1987 à 2007, il est directeur des rédactions du Figaro de 2008 à 2012. Depuis le 12 décembre 2012, il est directeur général de Radio Classique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne Mougeotte est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris[1], après une hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris. Il a complété sa formation de journaliste à l'Institut français de presse, toujours à Paris. Au cours de ses études, il a été vice-président de l'UNEF, chargé de l'international, un des plus importants syndicats étudiants[1]. Il se situe alors dans l'opposition au général de Gaulle.

Étienne Mougeotte a débuté sa carrière au quotidien Paris-Normandie avant de rejoindre rapidement France Inter en 1967, comme reporter puis correspondant à Beyrouth[1]. Il travaille ensuite brièvement à Europe 1, comme présentateur des journaux, après mai 1968. En 1969, il rejoint l'ORTF, comme rédacteur en chef adjoint du journal de la première chaîne. De 1972 à 1973, il travaille pour RTL, avant de revenir à Europe 1 en 1974 où il devient rédacteur en chef puis directeur de l'information jusqu'en 1981.

À partir de 1981, il prend en charge le pôle Médias au sein du groupe Matra-Hachette dirigé par Jean-Luc Lagardère. Il devient rédacteur en chef du Journal du dimanche puis de Télé 7 Jours de 1984 à 1987, les deux hebdomadaires étant des filiales du groupe[1].

En 1987, Étienne Mougeotte entre à TF1 que vient d'acheter le groupe Bouygues (le groupe Lagardère, au sein duquel il travaillait, avait lui aussi tenté d'acheter la première chaîne)[1]. Il devient rapidement le vice-président du groupe TF1 et le directeur d'antenne de la chaîne TF1 à partir de 1989[réf. souhaitée]. Il est également président de LCI, la chaîne d'information en continu du groupe TF1, depuis la création de la chaîne en 1994. Il lancera d'ailleurs lui-même la chaîne le 24 juin 1994 à 20 h 30 depuis le journal de 20 h de Claire Chazal sur TF1 dont il était l'invité. Enfin, depuis 2006, il est vice-président et membre du conseil de surveillance de la chaine d'information internationale France 24, détenue à part égale avec France Télévision.

Fin 1987 il est victime d'un cancer de la gorge dont il réchappe avec quelques séquelles sur sa voix[2].

Étienne Mougeotte annonce en avril 2007 qu'il quitte ses fonctions à TF1 à la fin de l'année 2007 pour devenir consultant en communications[3].

En août 2007, il quitte la direction de TF1 et rejoint Le Figaro Magazine, supplément hebdomadaire du quotidien Le Figaro. Il conserve cependant sa fonction de conseiller auprès de Nonce Paolini, nommé en mai 2007 directeur général du groupe TF1. En décembre 2007, il quitte définitivement TF1.[réf. souhaitée]

En novembre 2007, Étienne Mougeotte devient directeur des rédactions du groupe Le Figaro, succédant à Nicolas Beytout[4]. Il rejoint parallèlement à partir du 2 décembre 2007 l'équipe des intervieweurs de l'émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro[5]. En juillet 2012, Étienne Mougeotte quitte ses fonctions de directeur des rédactions du Figaro, remplacé par Alexis Brézet[6].

En juillet 2012, il devient consultant pour la chaîne TVous La télédiversité[7].

Le 12 décembre 2012, il est nommé directeur général de la station Radio Classique.

Par ailleurs, Étienne Mougeotte est professeur au sein de l'école de journalisme de Sciences Po Paris, en tant que professeur associé[8].

Le Huffington Post le considère comme un éditorialiste de droite[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (fr) « Étienne Mougeotte : le maillon fort de la Une » par Renaud Revel, L'Express, 30 août 2004
  2. (fr) Emmanuel Berretta, « TF1 : Étienne Mougeotte s'en va » sur le site officiel de l'hebdomadaire Le Point, 11 avril 2007
  3. (fr) « Après Patrick Le Lay, Étienne Mougeotte annonce son départ de TF1 » Le Monde.fr, 11 avril 2007
  4. (fr) « Étienne Mougeotte patron du Figaro », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 20 novembre 2007
  5. (fr) « Étienne Mougeotte va interroger les hommes politiques », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 25 novembre 2007
  6. (fr) « Étienne Mougeotte quitte "le Figaro" », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 12 juillet 2012
  7. (fr) Emmanuel Berretta, « Étienne Mougeotte de retour à la télévision », sur Le Point,‎ 23 juillet 2012
  8. (fr) Site internet de l'école de journalisme de l'Institut d'études politiques de Paris
  9. Mougeotte, Ménard, Zemmour… les journalistes de droite à l'épreuve de l'alternance, Le HuffPost, 12/07/2012