Nicolas Beytout

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Nicolas Beytout
Image illustrative de l'article Nicolas Beytout
Nicolas Beytout en 2008.

Naissance 8 juin 1956 (58 ans)
Profession Journaliste
Économie
Médias
Média principal Presse
Radio
Pays France
Presse écrite L'Opinion
Radio France Inter

Nicolas Beytout, né le 8 juin 1956 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un journaliste politique, éditorialiste français. Il est directeur de la rédaction des journaux Les Échos de 1996 à 2004 et du Figaro de 2004 à 2007. Il est PDG du Groupe Les Échos, le pôle média de LVMH, de fin 2007 à septembre 2011. En mai 2013, il fonde le journal, en version papier et numérique, L'Opinion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils de Pierre Beytout (qui se remarie avec Jacqueline Beytout), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il est journaliste à l’Économie, la Correspondance Économique, la Lettre des Échos, les Échos, dont il est nommé rédacteur en chef par sa grand-mère (deuxième épouse de son grand-père paternel)[1], propriétaire du titre à l'époque, puis comme directeur de la rédaction en 1996.

Sa nomination par Serge Dassault en 2004 au même poste au Figaro provoque les critiques des syndicats de ce journal, qui craignent l'influence de ses propriétaires sur le contenu du journal. Francis Morel soulignera quelques années plus tard qu'« il a fait faire beaucoup de progrès au journal »[1].

Jusqu'en 2008, il intervient, tous les dimanches à 18 h 30, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, avec Jean-Michel Aphatie (RTL) et Pierre-Luc Séguillon (LCI).

Il est aussi intervenu sur Europe 1, TF1, France Info et RTL, et a donné des cours à Sciences-Po[1]. Il intervient désormais sur France Inter.

Il fait partie des invités au Fouquet's le 6 mai 2007 au soir, pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle ; ceci lui sera de multiples fois reproché, ce qu'il commente par en précisant : « J'y suis allé, je ne le regrette pas et je ne m'en excuse pas. Beaucoup de journalistes auraient aimé voir ce que j'ai vu[1]. »

Le 19 novembre 2007, Nicolas Beytout annonce au comité de rédaction du Figaro, qu'il va quitter ses fonctions de directeur de la rédaction pour rejoindre le groupe LVMH en tant que directeur du pôle Médias (DI)[note 1]. Il est remplacé dans ses fonctions par Étienne Mougeotte jusque là directeur de la rédaction du Figaro Magazine.

En septembre 2008, il rejoint la chaîne d'information en continu I-Télé pour animer Les points sur les i, un débat diffusé le samedi à 12 h 30[2]. Avec Audrey Pulvar, il anime par ailleurs le dimanche 17 heures politique, une émission politique, diffusée de 17 à 18 heures sur I-Télé.

Alors que ses relations avec l'équipe de rédaction se sont dégradées[1] et que les pertes s'accumulent au sein du quotidien sans qu'il ne réussisse à les contrer[1], le 29 septembre 2011, le groupe LVMH annonce le départ de Nicolas Beytout du poste de président directeur général du Groupe Les Échos, et son remplacement par Francis Morel, ancien directeur général du Figaro.

En 2013, il crée un nouveau journal, L'Opinion, qu'il définit comme d'orientation « libérale, probusiness et proeuropéenne »[3] et dont le premier numéro sort en mai[1]. Nicolas Beytout en est actionnaire minoritaire[1].

Libération et Télérama le considèrent comme un éditorialiste « de droite »[4],[5].

Fonctions[modifier | modifier le code]

Il est membre de la Commission Trilatérale[6],[7], et a été invité à de multiples reprises (en 2001, 2003, 2004 et 2005) à la réunion annuelle du Groupe Bilderberg[8],[9],[7].

Il a aussi été membre du Comité national de l'Euro. Il est membre du conseil d'administration de la Fondation de France, du Comité scientifique de la Chaire de régulation à l’Institut d'études politiques de Paris et du Comité d’éthique du MEDEF[10].

Il est également membre du comité d'orientation de Reporters d'espoirs.

Il fait partie du conseil d'administration du musée d'Orsay depuis 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En fait, l'information avait été donnée le 16 novembre par Nicolas Sarkozy lors qu'une réunion d'une équipe des Échos à l'Élysée où le président annonce que Nicolas Beytout sera le nouveau président du quotidien[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Portrait de Nicolas Beytout in Marc Baudriller, « Engagé », Challenges, no 345,‎ 15 mai 2013, p. 62 à 65 (ISSN 0751-4417)
  2. (fr) Julien Mielcarek, « i-Télé : lifting total pour dépasser BFM TV » sur Ozap.com, 3 septembre 2008
  3. Xavier Ternisien, « La ligne éditoriale de mon journal sera libérale, probusiness et proeuropéenne », Le Monde,‎ 8 avril 2013 (lire en ligne)
  4. Radios garanties avec conservateurs, Libération, 7 octobre 2012
  5. Fronde aux “Echos” contre Nicolas Beytout, Télérama, 26/10/2011
  6. Michel Guilloux, « Encore et encore... », Éditorial, sur humanite.fr, L'Humanité,‎ 19 février 2013 (consulté le 17 septembre 2013) : « Nicolas Beytout […] Il est vrai que, lorsqu’on a été membre de la très sélecte Commission Trilatérale »
  7. a et b Marcc Baudriller, « Ce qui pousse Beytout à croire encore en l'avenir de la presse quotidienne », Média, sur challenges.fr, Challenges,‎ 14 mai 2013 (consulté le 17 septembre 2013) : « Le père de L’Opinion s’est démené pour intégrer le comité d’éthique du Medef, participer aux réunions du très mondialiste Groupe Bilderberg et de la Trilatérale. »
  8. Catherine Mallaval, « Nicolas Beytout, le manitou. », Médias, sur liberation.fr, Libération,‎ 15 septembre 2003 (consulté le 17 septembre 2013) : « Depuis, Beytout est aussi devenu grand. Un grand de ce monde qui participe à de sélectes réunions […]. Comme celle de Bilderberg, »
  9. Augustin Scalbert, « Du Figaro aux Echos : Beytout, patron parmi les patrons », sur rue89.co, Rue89,‎ 25 novembre 2007 (consulté le 17 septembre 2013) : « Il a toujours frayé avec les puissants, dont il a fini par faire partie. Administrateur de la Fondation de France et du musée d’Orsay, chevalier de la Légion d’honneur, et participant à la dernière réunion du groupe Bilderberg selon un journaliste espagnol. »
  10. [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]