Auguste Renoir

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Auguste Renoir

Description de l'image  PARenoir.jpg.
Nom de naissance Pierre Auguste Renoir
Naissance 25 février 1841
Limoges, France
Décès 3 décembre 1919 (à 78 ans)
Domaine des Collettes à Cagnes-sur-Mer, France
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste-peintre
Maîtres Charles Gleyre
Mouvement artistique Impressionnisme
Mécènes Charles Le Cœur, Durand-Ruel, Caillebotte, Chocquet, Vollard, Bernheim-Jeune
Influencé par La peinture française de XVIIIe (Fragonard, Boucher), Ingres, Courbet, Manet, Monet, les fresques de Raphaël.

Pierre-Auguste Renoir dit Auguste Renoir, né à Limoges le 25 février 1841 et mort au domaine des Collettes à Cagnes-sur-Mer le 3 décembre 1919, est l'un des plus célèbres peintres français.

Membre à part entière du groupe impressionniste, il évolue dans les années 1880 vers un style plus réaliste sous l'influence de Raphaël. Il fut peintre de nus, de portraits, paysages, marines, natures mortes et scènes de genre, pastelliste, graveur, lithographe, sculpteur et dessinateur.

Peintre figuratif plus intéressé par la peinture de portraits et le nu féminin que par celle des paysages, il a élaboré une façon de peindre originale, qui transcende ses premières influences (Fragonard, Courbet, Monet, puis la fresque italienne).

Pendant environ soixante ans, il a peint à peu près six mille tableaux[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Renoir par Bazille en 1867 (musée Fabre de Montpellier)
Auguste Renoir, Autoportrait, 1876, Fogg Art Museum, Cambridge (Massachusetts)

Enfance et premiers apprentissages[modifier | modifier le code]

Pierre-Auguste dit Auguste Renoir est né à Limoges le 25 février 1841, sixième de sept enfants. Son père, Léonard Renoir (1799-1874[2]) est tailleur, sa mère, Marguerite Merlet (1807-1896) est simple couturière. La famille vit alors assez pauvrement. En 1844, la famille Renoir quitte Limoges pour Paris, où le père espère améliorer sa situation. Pierre-Auguste y suit sa scolarité[3].

À l’âge de 13 ans, il entre comme apprenti à l’atelier de porcelaine Lévy Frères & Compagnie pour y faire la décoration des pièces. Dans le même temps, il fréquente les cours du soir de l’École de dessin et d’arts décoratifs jusqu’en 1862. À cette période, il suit des cours de musique avec Charles Gounod qui remarque cet élève intelligent et doué[4].

Débuts dans l'impressionnisme[modifier | modifier le code]

En 1858 à l’âge de 17 ans, pour gagner sa vie, il peint des éventails et colorie des armoiries pour son frère Henri, graveur en héraldique. En 1862, Renoir réussit le concours d'entrée à l’École des beaux-arts de Paris et entre dans l’atelier de Charles Gleyre, où il rencontre Claude Monet, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Une solide amitié se noue entre les quatre jeunes gens qui vont souvent peindre en plein air dans la forêt de Fontainebleau[5].

Ses relations avec Gleyre sont un peu tendues et lorsque ce dernier prend sa retraite en 1864, Renoir quitte les Beaux-Arts. Cependant, alors que la première œuvre qu’il expose au salon (l’Esméralda 1864) connaît un véritable succès, après l’exposition, il la détruit. Les œuvres de cette période sont marquées par l'influence d'Ingres et de Dehodencq dans les portraits, de Gustave Courbet (particulièrement dans les natures mortes), mais aussi d'Eugène Delacroix, à qui il emprunte certains thèmes (les femmes orientales, par exemple). En 1865, Portrait de William Sisley et Soir d’été sont acceptés par le Salon, ce qui est plutôt de bon augure. Un modèle important à cette époque pour lui est sa maîtresse Lise Tréhot : c'est elle qui figure dans le tableau Lise à l'ombrelle (1867) qui figura au salon de 1868, et qui suscita un commentaire très élogieux de la part d'un jeune critique, un certain Émile Zola. Mais en général, les critiques sont plutôt mauvaises, et de nombreuses caricatures paraissent dans la presse, telles celles de Bertall[6].

Lise (Tréhot) cousant, 1866, Dallas Museum of Art, Dallas.

Renoir entretenait à cette époque une liaison avec Lise Tréhot. Deux enfants naquirent de cette liaison : Pierre né à Ville-d'Avray, le 14 septembre 1868 (on ignore le lieu et la date de son décès) et Jeanne, née à Paris 10e le 21 juillet 1870 et décédée en 1934 [7].

Le séjour que Renoir fait avec Monet à la Grenouillère (établissement de bains sur l'île de Croissy-sur-Seine, lieu très populaire et un peu « canaille » selon les guides de l'époque) est décisif dans sa carrière. Il peint véritablement en plein-air, ce qui change sa palette, et fragmente sa touche (moins que Monet qui va plus loin dans ce domaine). Il apprend à rendre les effets de la lumière, et à ne plus forcément utiliser le noir pour les ombres. Dès lors, commence véritablement la période impressionniste de Renoir. Le paradoxe est que Monet se veut peintre de paysage, et que Renoir préfère la peinture figurative. Aussi pour les mêmes scènes de La Grenouillère, Renoir adopte un point de vue plus rapproché qui lui permet de donner une plus grande importance aux figures[6].

Il expose avec les Impressionnistes de 1874 à 1878 (ou 1879 ?) et réalise son chef-d'œuvre : le Bal du moulin de la Galette, à Montmartre, en 1877 (Paris, Musée d'Orsay). Le tableau est acheté par Gustave Caillebotte, membre et mécène du groupe. Cette toile ambitieuse (par son format d'abord, 1,30 m × 1,70 m) est caractéristique du style et des recherches de l'artiste durant la décennie 1870 : touche fluide et colorée, ombres colorées, non-usage du noir, effets de textures, jeu de lumière qui filtre à travers les feuillages, les nuages, goût pour les scènes de la vie populaire parisienne, pour des modèles de son entourage (des amis, des gens de la « bohème » de Montmartre). Pour les nus, il fait d'abord appel à des modèles professionnels puis à des jeunes femmes qu'il rencontre parfois dans la rue et qu'il paye en leur offrant le portrait, des fleurs ou des chapeaux à la mode[6].

Vers une peinture plus classique[modifier | modifier le code]

Autour de 1880, Renoir est en pleine misère : il n'arrive pas à vendre ses tableaux et la critique est souvent mauvaise ; il décide de ne plus exposer avec ses amis impressionnistes mais de revenir au Salon officiel, seule voie possible au succès. De fait, grâce à des commandes de portraits prestigieux - comme celui de Madame Charpentier et ses enfants (1878) - il se fait connaître et obtient de plus en plus de commandes. Son art devient plus affirmé et il recherche davantage les effets de lignes, les contrastes marqués, les contours soulignés. Cela est visible dans le fameux Déjeuner des canotiers (1880-81) de la Phillips Collection (Washington), même si le thème reste proche de ses œuvres de la décennie 1870. On peut apercevoir dans ce tableau un nouveau modèle, Aline Charigot, qui deviendra finalement sa femme en 1890, et qui lui donnera trois autres enfants, après Pierre et Jeanne nés de Lise Tréhot : Pierre Renoir, Jean Renoir, le cinéaste, et Claude Renoir dit « Coco ».

Victor Chocquet, mécène de Renoir (1876).

Les trois danses (Danse à Bougival, Boston ; Danse à la ville et Danse à la campagne, Musée d'Orsay, vers 1883) témoignent aussi de cette évolution.

Entre 1881 et 1883, Renoir effectue de nombreux voyages qui le mènent dans le sud de la France (à l'Estaque, où il rend visite à Paul Cézanne), en Afrique du Nord où il réalise de nombreux paysages, et en Italie. C'est là-bas que se cristallise l'évolution amorcée dès 1880. Au contact surtout des œuvres de Raphaël, (les Stanze du Vatican), Renoir sent qu'il est arrivé au bout de l'impressionnisme, qu'il est dans une impasse, désormais il veut faire un art plus intemporel, et plus « sérieux » ; il a l'impression de ne pas savoir dessiner. Il entre alors dans la période dite ingresque ou Aigre, qui culmine en 1887 lorsqu'il présente ses fameuses Grandes Baigneuses à Paris. Les contours de ses personnages deviennent plus précis. Il dessine les formes avec plus de rigueur, les couleurs se font plus froides, plus acides, ce qui indigne le critique Joris-Karl Huysmans « Allons, bon ! Encore un qui est pris par le bromure de Raphaël ! »[8]. Sa peinture qui marque un retour vers le classicisme est plus influencée aussi par l'art ancien (notamment par un bas-relief de François Girardon à Versailles pour les Baigneuses)[6].

Lorsqu'il devient à nouveau père d’un petit Pierre (1885), Renoir abandonne ses œuvres en cours pour se consacrer à des toiles sur la maternité.

La réception des Grandes Baigneuses est très mauvaise, l'avant-garde (Camille Pissarro notamment) trouve qu'il s'est égaré, et les milieux académiques ne s'y retrouvent pas non plus. Son marchand, Paul Durand-Ruel, lui demande plusieurs fois de renoncer à cette nouvelle manière.

Aline, future Madame Renoir, le convainc de découvrir en 1888 son village natal : Essoyes. Il écrit alors à son amie Berthe Morisot : « Je suis en train de paysanner en Champagne pour fuir les modèles coûteux de Paris. Je fais des blanchisseuses ou plutôt des laveuses au bord de la rivière. ».

Période nacrée et reconnaissance[modifier | modifier le code]

De 1890 à 1900, Renoir change de nouveau son style. Ce n'est plus du pur impressionnisme ni le style de la période ingresque, mais un mélange des deux. Il conserve les sujets d'Ingres mais reprend la fluidité des traits. La première œuvre de cette période, les Jeunes filles au piano (1892), est acquise par l'État français pour être exposée au musée du Luxembourg. En 1894, Renoir est de nouveau père d'un petit Jean (futur cinéaste, auteur notamment de La Grande Illusion et La Règle du jeu) et reprend ses œuvres de maternité. La jeune femme qui s'occupe de ses enfants, Gabrielle Renard, deviendra un de ses fréquents modèles[9].

Pierre-Auguste Renoir vers 1910.

En 1896, Renoir devient propriétaire pour la première fois de sa vie en achetant une maison à Essoyes. Ainsi, la famille Renoir se retrouve tous les été jusqu'au décès du peintre en 1919. Essoyes sera le rendez-vous des jeux en plein air, des pique-niques, pêches, baignades aussi bien en famille qu'entre amis, Julie Manet notamment en parle dans son journal.

Cette décennie, celle de la maturité, est aussi celle de la consécration. Ses tableaux se vendent bien (notamment par les marchands d'art Ambroise Vollard et Paul Durand-Ruel), la critique, entre autres l'animateur de La Revue blanche, Thadée Natanson, commence à accepter et à apprécier son style, et les milieux officiels le reconnaissent également (achat des Jeunes filles au piano, proposition de la Légion d'honneur, qu'il refuse d'abord). En 1897, lors d'une mauvaise chute de bicyclette près d'Essoyes, village d'origine de son épouse Aline Charigot, il se fracture le bras droit[10]. Cette chute est considérée comme responsable, du moins partiellement, de la dégradation ultérieure de sa santé. Des rhumatismes déformants l'obligeront progressivement, vers 1905, à renoncer à marcher[9]. En 1900, Renoir est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis officier en 1911[11].

Comme Edgar Degas, José-Maria de Heredia, Pierre Louÿs et d'autres, il appartient à la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée[12],[13].

En 1903, il s'installe avec sa famille à Cagnes-sur-Mer, le climat de la région étant censé être plus favorable à son état de santé que celui des contrées nordiques. Après avoir connu plusieurs résidences dans le vieux village, Renoir fait l'acquisition du domaine des Collettes, sur un coteau à l'est de Cagnes, afin de sauver les vénérables oliviers dont il admirait l'ombrage et qui se trouvaient menacés de destruction par un acheteur potentiel[14]. Aline Charigot y fait bâtir la dernière demeure de son époux, où il va passer ses vieux jours sous le soleil du Midi, bien protégé toutefois par son inséparable chapeau. Il y vit avec sa femme Aline et ses enfants, ainsi qu'avec des domestiques (qui sont parfois autant des amis que des domestiques) qui l'aident dans sa vie de tous les jours, qui lui préparent ses toiles et ses pinceaux. Les œuvres de cette « période cagnoise » sont essentiellement des portraits, des nus, des natures mortes et des scènes mythologiques. Ses toiles sont chatoyantes, et il utilise l'huile de façon de plus en plus fluide, tout en transparence. Les corps féminins ronds et sensuels resplendissent de vie.

Portrait de Renoir par Marie-Félix Hippolyte-Lucas, 1919.

Renoir est désormais une personnalité majeure du monde de l'art occidental, il expose partout en Europe et aux États-Unis, participe aux Salons d'automne à Paris. L'aisance matérielle qu'il acquiert ne lui fait pas perdre le sens des réalités et le goût des choses simples, il continue à peindre dans l'univers rustique du domaine des Collettes. Il essaie de nouvelles techniques, et en particulier s'adonne à la sculpture, aiguillonné par le marchand d'art Ambroise Vollard, alors même que ses mains sont paralysées, déformées par les rhumatismes. De 1913 à 1918, il collabore ainsi avec Richard Guino, un jeune sculpteur d'origine catalane que lui présentent Maillol et Vollard. Ensemble, ils créent un ensemble de pièces majeures : Vénus Victrix, le Jugement de Pâris, la Grande Laveuse (Fondation Gianadda, parc de sculptures, Martigny, Suisse), le Forgeron (Musée d'Orsay)[15]. Après avoir interrompu sa collaboration avec Guino, il travaille avec le sculpteur Louis Morel (1887-1975), originaire d'Essoyes. Ensemble, ils réalisent les terres cuites, deux Danseuses et un Joueur de flûteau.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Sa femme meurt en 1915, ses fils Pierre et Jean sont grièvement blessés durant la Première Guerre mondiale, mais en réchappent.

Renoir continue, malgré tout, de peindre jusqu'à sa mort en 1919. Il aurait, sur son lit de mort, demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière il aurait déclaré « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose »[16].

Le 3 décembre 1919, il s’éteint dans son « Domaine des Collettes » à Cagnes-sur-Mer, des suites d'une congestion pulmonaire[4], après avoir pu visiter une dernière fois le Musée du Louvre et revoir ses œuvres des époques difficiles. Il est enfin reconnu.

Dans un premier temps, il est enterré avec son épouse dans le vieux cimetière du château de Nice. Deux ans et demi plus tard, le 7 juin 1922, les dépouilles du couple Renoir sont transférées dans le département de l'Aube où elles reposent désormais dans le cimetière d'Essoyes[17], comme l'avait souhaité Renoir et son épouse. Depuis, Pierre et Jean, puis les cendres de Dido Renoir – seconde épouse de Jean – partagent sa sépulture.

Postérité[modifier | modifier le code]

Il subsiste sur la peinture d'Auguste Renoir un perpétuel malentendu. Elle passe aujourd'hui pour la quintessence du « bon goût bourgeois », à l'instar de ces « peintres décoratifs » et ces « peintres de dames » réalisant des tableaux complaisants et stéréotypés, Renoir n'ayant pas toujours su éviter ce piège pour assurer sa subsistance. Citée en exemple, sa peinture illustre l'idée que le commun des mortels se fait de la beauté en art, ses toiles abordant des sujets simples ayant trait à la vie quotidienne, ses nus qu'il traite d'une manière opulente et sensuelle dégagent une certaine plénitude[18]. C'est oublier que cette peinture figurative jugée mièvre et réconfortante car évoquant la nostalgie d'un bonheur perdu et qu'on retrouve désormais dans les calendriers des postes ou les cartes postales (telle le Bal du moulin de la Galette, l'emblème touristique du Paris en carte postale[19]), a été rejetée par le public et les critiques[20] pendant plus de vingt ans. Considérée par les collectionneurs de son temps comme inachevée, maladroite et bâclée, elle a par la suite été perçue comme totalement révolutionnaire car rompant avec les conventions de l'art officiel de l'époque. Cependant, le tournant opéré par Renoir vers 1890 lorsqu'il abandonne le plein air et renoue avec ses maîtres préférés, tels Jean-Honoré Fragonard, Raphaël ou François Boucher lui vaut d'être accusé de trahison par ses anciens compagnons impressionnistes qui lui reprochent de sacrifier à la peinture officielle des héritiers de Jacques-Louis David[21]. L'histoire de l'art considère pourtant que cette dernière période de Renoir marquée par un retour vers le classicisme a fortement inspiré une jeune génération d'artistes, tels que Picasso, Henri Matisse, Maurice Denis ou Pierre Bonnard[8],[22].

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Un collège-lycée porte son nom dans sa ville natale, Limoges, un autre à Cagnes-sur-Mer, où il est mort. Un collège est nommé Auguste et Jean Renoir à La Roche-sur-Yon. Un collège est nommé Pierre Auguste Renoir à Ferrières-en-Gâtinais. À Asnières-sur-Seine, le lycée public et le collège voisin portent son nom.

Musées Renoir et grandes expositions[modifier | modifier le code]

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

Signature de Renoir.
  • Cette liste est strictement indicative[24].
  • Dans les roses - 23 000 000 $ - Sotheby's mai 2003 image
  • Femmes dans un jardin - 12 250 000 $ - Sotheby's mai 2007 image
  • Les rosiers à Wargemont - 7 512 000 $ - Sotheby's novembre 2004 image
  • La loge - 7 412 000 $ - Sotheby's février 2008 image
  • Les deux sœurs - 6 850 000 $ - Sotheby's février 2007 image
  • Portrait de nini - 5 500 000 $ - Sotheby's novembre 2008 image
  • Jeunes filles au lilas - 5 500 000 $ - Sotheby's mai 2004 image
  • La lecture - 5 000 000 $ - Sotheby's mai 2007 image
  • En 2009, sur un marché aux puces près de Washington, une Américaine a acquis pour 7 dollars un lot de babioles dans lequel elle découvre un authentique tableau de Renoir. Peint en 1879, il représente un paysage des bords de Seine. Il a été mis aux enchères le 29 septembre 2012 après avoir disparu depuis plusieurs dizaines d'années. Le Musée des Arts de Baltimore, averti de la vente du tableau, en revendique la propriété, et demande au FBI la mise sous séquestre. Il s'est avéré que ce tableau, légué au musée en 1951, avait été volé, dans la nuit du 16 au 17 novembre 1951, lors de l'exposition consacrée à la peinture française From Ingres to Gauguin[25]. La Cour fédérale de Virginie a ordonné, dans un jugement en date du 10 janvier 2014, la restitution du tableau au Musée, légitime propriétaire[26]. Pour fêter le retour du tableau dans ses collections, 63 ans après son vol, le musée organise une exposition spéciale du 30 mars 2014 au 20 juillet 2014[27],[28].

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Pierre-Auguste Renoir a peint pendant près de soixante ans. Peintre prolifique, il nous a laissé une œuvre considérable, nécessairement inégale. On recense dans celle-ci plus de 4 000 peintures, soit un nombre supérieur à celui des œuvres de Manet, Cézanne et Degas réunies. Parmi celles-ci, on peut citer :

Galerie : Quelques autres œuvres de Renoir[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Mettez-vous cela en tête : il n'existe qu'un seul indicateur de la valeur d'un tableau : c'est la salle des ventes. » [29]
  • Stéphane Mallarmé, Les Loisirs de la poste, 1894 :

« Villa des Arts, près l'avenue
De Clichy, peint Monsieur Renoir
Qui devant une épaule nue
Broie autre chose que du noir. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ce qui est un record avant Picasso, Auguste Renoir sur www.galerie-du-monde.fr
  2. Léonard Renoir meurt à Louveciennes, Seine-et-Oise, le 22 décembre 1874, et son épouse Marguerite Merlet, dans la même ville, le 11 novembre 1896; Archives des Yvelines en ligne, état civil, acte no 71 du 22/12/1874 (vue no 59), et acte no 50 du 12/11/1896 (vue no 139)
  3. François Daulte, Auguste Renoir, Plantyn/Delta/Kluwer,‎ 1974, p. 12
  4. a et b Renoir Un peintre, une vie, une œuvre Ed Belfond, 1987, (ISBN 978-2714-423771)
  5. Auguste Renoir, Elda Fezzi, Tout l'œuvre peint de Renoir : période impressionniste 1869-1883, Flammarion,‎ 1985, p. 83
  6. a, b, c et d Pascal Bonafoux, Renoir : 1841-1919, Perrin,‎ 2009, 314 p.
  7. Jean-Claude Gélineau, Jeanne Tréhot, la fille cachée de Pierre Auguste Renoir .
  8. a et b Philippe Lançon, « Renoir se viande en beautés », sur liberation.fr,‎ 24 septembre 2009
  9. a et b Pierre-Auguste Renoir, L'Amour avec mon pinceau, Fayard/Mille et une nuits,‎ 2009, 160. p.
  10. Jean Renoir : Pierre-Auguste Renoir, mon père, p. 384 Folio-Gallimard, (ISBN 978-2070372928)
  11. Nathalia Brodskaïa, L'Impressionnisme, Parkstone International,‎ 2012, p. 126.
  12. Jean-Pierre Rioux, Nationalisme et conservatisme. La Ligue de la patrie française, 1899-1904, Beauchesne, 1977.
  13. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France, p. 137.
  14. Jean Renoir : Pierre-Auguste Renoir, mon père, p. 481.
  15. « Renoir sculpteur ? » Emmanuelle Héran, catalogue de l'exposition Renoir au XXe siècle, Galeries nationales du Grand Palais, Paris, du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010.
  16. Jean Renoir, Pierre-Auguste Renoir, mon père, p. 507
  17. La tombe d'Auguste Renoir, à Essoyes dans l'Aube
  18. Jacek Debicki, Histoire de l'art. Peinture-Sculpture-Architecture, De Boeck Supérieur,‎ 1995, p. 220
  19. Vincent Duclert, Le Bal du Moulin de la Galette de Pierre-Auguste Renoir, Armand Colin,‎ 2008
  20. En 1876, le critique du Figaro' Albert Wolf, écrit : « Essayez donc d’expliquer à M. Renoir que le torse d’une femme n’est pas un amas de chairs en décomposition avec des taches vertes, violacées qui dénotent l’état de complète putréfaction dans un cadavre ! » La même année l'artiste Bertall écrit dans Le Soir « Dans des cadres bizarres, des contournements grotesques, des fracas de couleur sans forme et sans harmonie, sans perspective et sans dessin ». Source : Auguste Renoir
  21. Elisabeth Couturier, « Renoir est-il un peintre bourgeois ? », émission Les Jeudis de l'expo sur France Culture, 1er octobre 2009
  22. Philippe Cros, Pierre-Auguste Renoir, Terrail,‎ 2003, p. 52-54.
  23. Circuit des impressionnistes.
  24. Sotheby's
  25. (en)Baltimore police uncover 1951 Renoir theft report, sur le site news.yahoo.com, consulté le 14 janvier 2014.
  26. Le Renoir « acheté 7 dollars » restitué au Musée de Baltimore, sur le site lexpress.fr, consulté le 15 janvier 2014
  27. (en) Stolen renoir to lead exhibition at Baltimore Museum of Art, sur le site bizjournals.com, consulté le 7 mars 2014.
  28. (en) Upcoming exhibition : The Renoir returns, sur le site artbma.org, consulté le 7 mars 2014.
  29. Annales 2006 de Sciences Po

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Catalogues d'exposition
  • Collectif, Daniel Marchesseau (dir.), Revoir Renoir, Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 20 juin - 23 novembre 2014.
  • Collectif, Renoir au XXe siècle, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 23 septembre 2009 - 4 janvier 2010 ; Los Angeles, Los Angeles County Museum of art, 14 fév. - 9 mai 2010, Philadelphie, Philadelphia Museum of art, 17 juin - 6 septembre 2010, Paris, Réunion des musées nationaux, Musée d'Orsay, 2009.
  • Colin B. Bailey (dir.), Les Paysages de Renoir. 1865-1883, catalogue d'exposition, Londres, The Tate National Gallery, 21 fév. - 20 mai 2007 ; Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada, 8 juin - 9 septembre 2007, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art, 4 octobre 2007 - 6 janvier 2008, Milan, 5 Continents Éditions, 2007.
  • Colin B. Bailey, (dir.), Les Portraits de Renoir. Impressions d'une époque, catalogue d'exposition, Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada, 27 juin-14 septembre 1997; Chicago, The Art Institute of Chicago, 17 octobre 1997-4 janvier 1998 ; Fort Worth, Kimbell Art Museum , 8 février-26 avril 1998, Paris, Ottawa, Gallimard, Musée des Beaux-Arts du Canada, 1997.
  • Collectif, Renoir, catalogue d'exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 14 mai-2 septembre 1985 ; Boston, Museum of fine arts, 9 octobre 1985-5 janvier 1986, Paris, Réunion des musées nationaux, 1985. (ISBN 2-7118-2000-9)
Essais et monographies
  • Pierre-Auguste Renoir, Écrits et propos sur l'art, textes réunis, annotés et présentés par Augustin de Butler, Paris, éditions Hermann, 2009.
  • Robert Cumming, La peinture expliquée, Paris, Le Soir, Bordas, 1995.
  • Anne Distel, Renoir « Il faut embellir », Paris, Gallimard, Coll. Découvertes, 1993, réédition 2005.
  • Anne Distel, Renoir, Paris, Citadelles & Mazenod, 2009.
  • Peter H. Feist, Renoir, 1re édition, Cologne, Taschen, 1993.
  • Michel Ferloni, Encyclopédie des Impressionnistes, Lausanne, Edita S.A., 1992.
  • Elda Fezzi, Renoir, Les Classiques de l'Art, Paris, Flammarion, 2005.
  • François Fosca, Renoir, l'homme et son œuvre, Paris, Éditions Aimery Somogy, 1961.
  • Corinne Graber, Jean-François Guillou, Les Impressionnistes, Paris, France Loisir, 1990.
  • Raffaele de Grada, Renoir, Paris, Librairie Larousse, 1989. (ISBN 2-03-511321-0)
  • Paul Haesaerts, Renoir sculpteur, Bruxelles, Éditions Hermès, 1947.
  • Paul Joannides, Renoir sa vie, son œuvre, Courbevoie, Éditions Soline, 2000.
  • Marc Le Cœur, Renoir au temps de la bohème. L'histoire que l'artiste voulait oublier, Paris, L’Échoppe, 2009
  • Laurence Madeline, Dominique Lobstein, l’ABCdaire de l’impressionnisme, Paris, Flammarion, 1995 — (ISBN 2080117734)
  • A. Martini, Chefs-d’œuvre de l’art Grands Peintres : la diffusion de l’impressionnisme, Paris, Céliv, 1980
  • Jean-Louis Vaudoyer, Les impressionnistes, Paris, Flammarion, 1953.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Renoir de Gilles Bourdos (2013) avec Michel Bouquet (Auguste Renoir) et Vincent Rottiers (Jean Renoir)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]