Nestor Roqueplan

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Nestor Roqueplan

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Nestor Roqueplan

Nom de naissance Louis-Victor-Nestor Rocoplan
Naissance 14 septembre 1805
Mallemort
Décès 24 avril 1870
Paris
Activité principale Directeur d'opéra
Activités annexes Journaliste, écrivain
Lieux d'activité Variétés, Opéra, Opéra-Comique, Châtelet

Louis-Victor-Nestor Rocoplan, dit « Nestor Roqueplan » est un journaliste, écrivain, directeur d'opéra et de théâtre français, né le 14 septembre 1805 à Mallemort et mort le 24 avril 1870 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’un milieu modeste, il est le frère cadet du peintre romantique Camille Roqueplan. Rédacteur en chef avec Victor Bohain du Figaro, il signe à ce titre, en 1830, la protestation des journalistes contre les ordonnances de juillet.

Homme de théâtre, il dirige successivement le Panthéon, les Nouveautés (avec Victor Bohain), les Variétés, l’Opéra, l’Opéra-Comique et le Châtelet. Il marque chaque fois son passage par une accumulation de dettes qui pourtant n’altèrent jamais sa croissante fortune personnelle. À la suite de sa gestion inintelligente et désastreuse de l'Opéra (1847-1854), il est assez habile pour faire payer par l’État une dette faramineuse de 600 000 francs. Auteur de nombreux livrets d’opéra, il ne fait représenter aucune de ses œuvres sur la scène des Variétés, mais ouvre son théâtre à de nombreux nouveaux auteurs et fait appel à de grands comédiens, tels que la célèbre Déjazet. Il fait débuter à l'Opéra des chanteurs talentueux comme Pauline Viardot et commande la création des œuvres du répertoire du « grand opéra ».

En 1857, il prend la tête de l’Opéra-Comique, dont il céde le privilège en 1860. Il est alors chargé du feuilleton théâtral du Constitutionnel. Chroniqueur, il publie un petit volume intitulé les Coulisses de l’Opéra (Paris, Librairie nouvelle, 1855, in-18). On lui doit sous ce titre : Rossini, une petite brochure reproduisant l’article nécrologique qu’il écrivit à la mort du compositeur dans le Constitutionnel (Paris, Dentu, 1869, in-12, 16 p.). On lui doit aussi : Parisine, exaltant le parisianisme et suscitant la moquerie d'Octave Mirbeau.

Considéré par ses contemporains comme le plus parisien des auteurs et le plus impeccable des dandys, Roqueplan est toujours d’une élégance maladive mais enjouée, lançant ses épigrammes au café de Paris ou au café Riche, hauts lieux de rencontre des gens de lettres, d’esprit et de goût. C’est lui qui invente le galon de soie sur la couture du pantalon, pour se démarquer du commun. Extrêmement superstitieux, il porte à son gilet un bijou porte-bonheur légué par un de ses amis et formé d’une douzaine de petites chaînes nattées ensemble et arrêtées à chaque bout par un nœud, ayant tout à fait l’aspect d’une corde[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de Bouffé, p. 231.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Lecture, Paris, [S.n.], 1893, p. 118.
  • Théophile Gautier, Nestor Roqueplan, article du 21 mai 1870, repris dans Histoire du romantisme ; texte sur wikisource