Rue Vivienne
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Rue Vivienne
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 2e | ||
| Quartier(s) | Palais-Royal Vivienne |
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| Début | 13 rue de Beaujolais | ||
| Fin | 14 Boulevard Montmartre | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 300 m | ||
| Largeur | 13,5 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1600 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 9859 | ||
| DGI | 9893 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Vivienne est une rue du 2e arrondissement de Paris, en France, dans les quartiers du Palais-Royal et Vivienne.
Elle tire son nom de Louis Vivien, seigneur de Saint-Marc, échevin de Paris (1599).
Sommaire |
Histoire [modifier]
Période antique et Moyen Âge [modifier]
La rue Vivienne fut d'abord une voie romaine menant à Saint-Denis, bordée selon l'usage des anciens, de sépultures dont on a retrouvé de nombreux débris.
La rue Vivienne resta une route à travers champs pendant tout le Moyen Âge. Quelques maisons y furent construites au XVIe siècle. Elle prit alors son nom de la famille Vivien, qui y possédait des terrains. La route devint rue et commença réellement à être habitée lorsque la construction du Palais-Royal recula les remparts de Paris jusqu'aux Grands boulevards.
Ancien régime [modifier]
La rue Vivienne commence sur le Palais-Royal, elle existait déjà au XVIIe siècle, comme en témoigne une carte de la bibliothèque nationale[2]. L'Hôtel de Colbert en occupait les premiers numéros sur le flanc est. Il en est fait mention sous le nom de « rue Vivien » sur le plan de Gomboust (1652), bien que sur la carte du Paris de 1830, la rue se nomme rue Grojenne.
Le cardinal Mazarin y fit construire un immense palais occupant l'espace compris entre les rues Neuve-des-Petits-Champs, rue de Richelieu, rue Colbert et rue Vivienne[3], où il réunit quarante mille livres rares, cinq cents tableaux, quatre cents statues de marbre, de bronze, de porphyre, «tout ce que la Grèce et l'ancienne Rome avaient eu de plus précieux,». À sa mort, ce palais fut partagé en deux parties, l'une donnée au duc de la Meilleraye, époux d'une nièce du cardinal, qui devint en 1719 l'hôtel de la Compagnie des Indes et l'autre qui devient en 1721 la bibliothèque royale. Entretemps, le palais avait hébergé la banque générale de John Law, ayant son entrée rue Vivienne. En face du palais Mazarin, la rue Vivienne accueillait deux autres hôtels appartenant au frère et au neveu du grand ministre, Croissy et Torcy[4].
Sur le plan de 1742, la rue s’interrompt sur la rue Saint-Augustin pour une raison simple : le bâtiment qui la clôt, le Couvent des Filles Saint-Thomas est adossé aux murailles de la ville.
Honoré de Balzac y situe la plus grande partie de son roman Gaudissart II, d'abord intitulé Un Gaudissart de la rue Vivienne [5].
La partie supérieure de la rue ne sera ouverte et urbanisée que dans les années 1840, de manière assez rapide et sans doute coordonnée, donnant une certaine homogénéité architecturale. Auparavant son emplacement était occupé par des jardins.
Le passage des Panoramas, tracé au sein de la même parcelle, est plus ancien que cette partie de la rue. La carte de 1826 montre le passage comme une petite rue bordée de petites maisons, entourée de jardins et d'entrepôts. Bien qu'un pâté de maisons entier ait été construit autour, ainsi que les rues Vivienne et Montmartre, la structure du passage reste inchangée.
Bâtiments [modifier]
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Entrée de la galerie Vivienne
Le bâtiment le plus célèbre de la rue est sans doute l'établissement historique de la Bibliothèque nationale de France (BnF) (ancienne Bibliothèque royale).
La Galerie Vivienne commence sur la rue en face du jardin de la BnF. Le bâtiment entre la rue et la Galerie Vivienne (à l'emplacement de l'Hôtel de Colbert) est un pastiche classique récent et accueille des services de la BnF.
Exception faite de l'Hôtel Tubeuf (ou Palais Mazarin), partie intégrante de la BnF, il ne reste que peu des hôtels particuliers de la rue :
- l'Hôtel de Torcy, restructuré à plusieurs reprises (notamment en 1999) et occupé de longue date par des bureaux.
- l'Hôtel de Desmarets (il n'est pas certain que le bâtiment actuel, restructuré en 2008, soit bien celui-ci)
L'Hôtel de Bignon se trouvait à l'emplacement du bâtiment récent de l'Agence France-Presse (AFP).
Depuis les années 2000, un certain nombre d'institutions publiques ont élu domicile dans la rue :
- La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL, en 2004)
- L'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES, en 2007)
- L'Autorité des Marchés Financiers (AMF, en 2003)
- La Commission de régulation de l'énergie (CRE, en 2004, un bâtiment auparavant occupé par un squat d'artistes)
La proximité du Palais Brongniart, longtemps siège de la Bourse de Paris, a marqué le caractère de la partie nord de la rue : les commerces de monnaies y sont nombreux, et les métiers de la bourse (agents de changes en particulier) ne l'ont quittée qu'à la fin des cotations physiques à la corbeille.
Dans les années 1990, un fonds de pension californien a fait l'acquisition de deux bâtiments (aux numéros 49 et 51) pour y réaliser une opération immobilière. L'un des bâtiments a été totalement détruit et remplacé par une façade moderne sans attrait, l'autre n'a conservé qu'une partie de la façade sculptée originale (dénaturée par son traitement en mur-rideau). Le journal économique La Tribune y a installé ses bureaux entre 2006 et 2008.
Note [modifier]
- Dessin extrait de Les rues de Paris ancien et moderne. 358-1843, origine et histoire. Monuments, costumes, mœurs, chroniques et traditions par Louis Lurine..., illustré par Gavarni, Daumier, Célestin Nanteuil... G. Kugelmann éditeur, Paris 1843.
- Plan sur le site de la BnF.
- "Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours, page 366 par Jacques-Antoine Dulaure, Furne, 1837
- "Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'à nos jours - II", par Théophile Lavallée [1]
- manuscrit original présenté par Pierre Bérès lors de l'exposition commémorant le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Balzac, organisée par Pierre Bérès du 20 mai au 20 juin 1949, cité dans la Bibliothèque de la Pléiade, t. VII, p.1522