Jules Cornély

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Tombe au Père-Lachaise.

Jules Cornély (1845-1907) est un journaliste français, qui fut successivement rédacteur en chef des quotidiens Le Gaulois, Le Clairon et Le Figaro. Membre fondateur du Syndicat des journalistes français, il a aussi participé en 1899 à la création de la première école de journalisme, l'École supérieure de journalisme de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Cornély a fait la première partie de sa carrière au Figaro. Arthur Meyer, qui avait racheté quotidien Le Gaulois en juillet 1879, avait appelé à la direction Jules Cornély, du Figaro, pour en faire un organe légitimiste. Mais les deux hommes furent chassés le 6 mars 1881, le conseil d'administration jugeant préférable le ralliement à la République.

Jules Cornély fonda alors en mars 1881 le journal royaliste et catholique Le Clairon, lancé en mars 1881 avec le soutien de la Duchesse d'Uzès et d'Alfred Edwards. Il embauche onze anciens collègues, rédacteurs du quotidien Le Gaulois, parmi lesquels Fourcaud, Toché, Gabriel Terrail, dit « Mermeix » (1859-1930), Arsène Houssaye (1815-1896) et Emile Blavet (1838 - 1924)[1].

Ils reçurent l'aide financière de la principale banque catholique, l'Union Générale de Paul Eugène Bontoux (1820 - 1904), qui détenait cent actions du Clairon. Bontoux contribuait la publication des articles financiers, grâce à une « Société de Publicité Universelle » qu'il avait créée, et qui avait "affermé" les pages de publicité financière[2].

Arthur Meyer revint en 1882 à la tête du quotidien Le Gaulois, qu'il installa au 2 rue Drouot. Il acheta aussi le Paris-Journal. À ces deux publications, il adjoignit Le Clairon, qui était resté dédaigné des lecteurs. L'ensemble devient Le Gaulois nouvelle formule en août 1884[3]. Le Clairon fusionna ainsi avec Le Gaulois. Jean Cornély (1845-1907) écrivit au quotidien Le Matin (France), puis revient au Gaulois en 1888.

Jules Cornély fut en 1886 l'un des membres fondateurs du Syndicat des journalistes français, avec son secrétaire général Eugène Tavernier, journaliste à L'Univers, puis s'est investi dans l'enseignement du journalisme et a participé en 1899 à la création de la première école de journalisme, l'École supérieure de journalisme de Paris.

En décembre 1897, lors de l'Affaire Dreyfus, Jules Cornély dut démissionner du Gaulois pour avoir publié un article favorable au capitaine Dreyfus. Il entra alors au Figaro, puis en 1901 au Siècle.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (92e division)[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • La France et son armée, Lille, Société Saint-Charles Borromée, s. d.
  • L'Œil du diable, Paris, E. Dentu, 1878
  • Le Czar et le roi, souvenirs et impressions de voyage, Paris, aux bureaux du Clairon, 1884
  • Rome et le jubilé de Léon XIII, notes d'un pèlerin, Paris, V. Palmé, 1888
  • Notes sur l'affaire Dreyfus, Paris, L. Henry May, 1899

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. "Arthur Meyer, directeur du Gaulois: un patron de presse juif, royaliste et antidreyfusard", par Odette Carasso, page 67, Imago, 2002
  2. La presse devant le krach d'une banque catholique : L'Union Générale (1882), page 132, par Jeannine Verdes, Archives des sciences sociales des religions, 1965.
  3. "Histoire générale de la presse française: De 1871 à 1940", par Claude Bellanger - 1969
  4. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 225