Gaston (bande dessinée)

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Gaston
Série
Image illustrative de l'article Gaston (bande dessinée)

Scénario André Franquin
Dessin André Franquin
Jidéhem
Genre(s) Franco-Belge
Humour

Personnages principaux Gaston Lagaffe
Fantasio
Prunelle

Éditeur Dupuis
Marsu Productions
Nb. d’albums 16 dans la série originale, 19 en réédition
Gaston Lagaffe force le Mur de Berlin

Gaston est une série de bande dessinée franco-belge humoristique créée en février 1957 par André Franquin. La série met en scène un employé de bureau nommé Gaston Lagaffe, travaillant au journal de Spirou, grand fainéant et commettant chaque semaine de nombreuses gaffes.

Son supérieur sera d'abord Fantasio qui disparaîtra de la série quand Franquin arrêtera de dessiner les aventures de Spirou et Fantasio. Il sera remplacé par Prunelle jusqu'à la fin de la série. Parmi les gags récurrents il y a le Gaffophone, les contrats non signés avec M. De Mesmaeker, les appeaux ou encore la chimie amusante. Bricoleur et inventeur, Gaston fabrique de nombreuses inventions qui échouent la plupart du temps à la suite d'une gaffe.

La série est d'abord publiée chaque semaine dans le journal Spirou, puis éditée en albums chez Dupuis jusqu'en 1992. Depuis lors, elle est publiée par Marsu Productions, maison monégasque d'édition de bandes dessinées. L'ordre de publication, chronologiquement illogique, de la série originale des albums (0, 2, 3, 4, 1, 5, 6, 7, 8, R1, 9, R2, 10, R3, 11, R4, 12, 13, 14, R0, R5, 15) est dû à la non-réédition des premiers albums de la série sortis au format à l'italienne. Cette décision amènera la série à ne pas avoir de no 5 (au format standard) pendant 20 ans ; ce sera là l'origine de la légende de l'album fantôme. En 1997, les planches ont été triées chronologiquement et publiées dans 18 albums (plus un 19e sorti plus tard et inédit dans l'édition originale), constituant ainsi l'édition définitive.

Historique[modifier | modifier le code]

Titre de la série dans le Journal de Spirou no 985 au no 988
Titre de la série dans le Journal de Spirou no 989 au no 1024 (Sauf no 1000)
Titre de la série dans le Journal de Spirou no 1238 au no 1435
Titre de la série dans le Journal de Spirou no 1472 au no 1565.
Titre de la série dans le Journal de Spirou no 1850 au no 2091 + 2106 et 2107 qui est la reprise d'anciens gags.
Autre titre de la série dans le Journal de Spirou.
Autre titre de la série dans le Journal de Spirou.

Chronologie[modifier | modifier le code]

La création de Gaston[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

André Franquin donna naissance à Gaston Lagaffe au cours de l'année 1957[1]. Il était alors le dessinateur de la série Spirou et Fantasio dans le Journal de Spirou, et aussi le dessinateur du rédactionnel automobile Starter ainsi que de la plupart des couvertures du magazine[2]. De plus, il dessinait aussi chaque semaine une planche de la série Modeste et Pompon dans le Journal de Tintin[3].

Il eut l'idée de créer un personnage de bande dessinée qui n'en serait pas un, un personnage qui n'aurait aucune qualité, qui serait bête, pas fort et moche. Ce serait un « héros sans emploi »[4]. Il soumit l'idée à Yvan Delporte, alors rédacteur en chef du Journal de Spirou, qui la trouva excellente[5]. À cette époque, Delporte encourageait les membres de son équipe à collaborer. Dès qu'un auteur comme Franquin, Peyo, Will ou Roba était bloqué dans une histoire, il faisait appel aux autres membres de l'équipe. Delporte se retrouvait au centre de cette collaboration et ses avis étaient toujours très importants[C.Œ 1]. Ce personnage qui émergea de la tête de Franquin était au départ uniquement là pour faire de l'animation « à la petite semaine »[6] dans le Journal de Spirou.

La forme graphique de Gaston fut élaborée par Franquin, alors que sa personnalité fut créée avec l'aide d'Yvan Delporte. Le nom de Gaston fut, lui aussi, trouvé par Delporte, d'après un de ses amis, un certain Gaston Mostraet qui était gaffeur lui aussi[7]. Ce que Franquin oublia, c'est que son beau-père portait le même prénom : ce choix lui posera plus tard quelques problèmes familiaux[C.Œ 2].

Les débuts dans le journal de Spirou[modifier | modifier le code]

Gaston apparut le 28 février 1957 dans le no 985 de Spirou. Cette première apparition n'est accompagnée d'aucun mot d'explication ou de titre, ce n'est qu'un dessin en noir et blanc dans un quart supérieur de la page, entouré de traces de pas, où il se tient timidement devant une porte ouverte sur laquelle est écrit « Spirou rédaction ». Il porte des cheveux courts et lisses, un pantalon noir à revers, une veste, une chemise blanche et un nœud papillon qu'il réajuste nerveusement. Il a la bouche légèrement ouverte, ce qui sera effacé par erreur dans les publications en albums, les correcteurs pensant qu'il s'agit d'une tache d'encre[A 1],[C.Œ 1].

La semaine suivante, toujours un seul dessin, un titre Gaston et les traces de pas l'accompagnant. Plus détendu, il se tient les mains dans les poches devant la porte fermée de la rédaction. S'il garde le même costume que la semaine précédente, sa veste par contre est déboutonnée. Il regarde autour de lui, un petit sourire aux lèvres[A 2].

Sept jours plus tard, dans le Spirou no 987, il laisse tomber le costume pour ses légendaires vêtements. Seules les espadrilles manquent, il a pour l'instant gardé les chaussures des semaines précédentes. Assis sur une chaise, l'air nonchalant, il allume sa première cigarette[A 3].

Les semaines suivantes, le mystère s'épaissit. Dans le Spirou no 989, un communiqué de Fantasio (écrit par Yvan Delporte[C.Œ 2]) met en garde contre ce personnage « Attention ! Depuis quelques semaines, un personnage bizarre erre dans les pages du journal. Nous ignorons tout de lui. Nous savons simplement qu'il s'appelle Gaston. Tenez-le à l'œil ! Il m'a l'air d'un drôle de type[A 4]. » Puis, la semaine suivante, c'est le célèbre dialogue entre Gaston et Spirou[A 5]:

– Qui êtes-vous ?
– Gaston.
– Qu'est-ce que vous faites ici ?
– J'attends.
– Vous attendez quoi ?
– J'sais pas… J'attends…
– Qui vous a envoyé ?
– On m'a dit de venir…
– Qui ?
– Sais plus…
– De venir pour faire quoi ?
– Pour travailler…
– Travailler comment ?
– Sais pas… On m'a engagé…
– Mais vous êtes bien sûr que c'est ici que vous devez venir ?
– Beuh…

Gaston est néanmoins embauché chez Spirou et les gaffes commencent dès le numéro suivant (no 991) : sur un dessin en deux pages, Gaston renverse de l'encre sur le courrier de la semaine[A 6].

Les semaines suivantes verront Gaston exercer plusieurs travaux au sein de la rédaction. Dans le Spirou no 992, il est coursier à vélo mais, victime de trois accidents, il rentre à pied et couvert de bleus[A 7]. Dans le no 994, il travaille aux rotatives où il arrive à fourrer son doigt entre deux cylindres[A 8]. La semaine d'après, il perturbe pour la première fois le journal, où il sape la rubrique rédactionnelle le Fureteur en glissant sa tête au moment de la photographie de la page[A 9]. Et ce n'est que le début : il remplace ensuite le nom du journal par le sien[A 10], il tache plusieurs chroniques ou les fait même exploser, grâce à la boite de chimie amusante[A 11]. Dans le no 1003, il laisse échapper les souris blanches de son élevage, qui se retrouvent alors sur presque toutes les pages du journal[A 12].

La première planche de gag de Gaston fut publiée dans le no 1000 de Spirou[A 13] : sur la couverture de ce numéro, Franquin avait dessiné 999 têtes de Spirou et une seule de Gaston[A 14]. À l'époque, Franquin dessinait le personnage et trouvait les idées de gag avec Yvan Delporte, mais quand ils arrivèrent au bout des fantaisies qu'ils pouvaient mettre dans le journal, ils se décidèrent à mettre Gaston dans une bande dessinée[8].

Des bas de page aux demi-planches[modifier | modifier le code]

Jidéhem[modifier | modifier le code]

L'annonce de l'apparition en bande dessinée de Gaston intervint dans le no 1025 du Journal de Spirou, et ce fut Fantasio qui s'en chargea[A 15]. Dès le commencement de la série, Jidéhem, qui venait d'arriver à l'atelier de Franquin, aida beaucoup ce dernier avec le dessin. Alors âgé de vingt-deux ans seulement, Jidéhem était arrivé à l'atelier envoyé par Charles Dupuis. Il avait auparavant travaillé avec Greg et Maurice Tillieux dans le journal Héroïc-Albums, jusqu'à ce que ce dernier fasse faillite[C.Œ 3].

Pour les dessins, Franquin faisait un crayonné assez poussé, voire très poussé pour le personnage, et Jidéhem encrait presque toute la page[9]. Dans l'esprit de Franquin, Gaston était une série destinée à être reprise par Jidéhem[9], mais celui-ci avoua un jour à Franquin que « Gaston, finalement, je ne le sens pas : il est trop souple pour moi ! »[9]. Franquin a alors gardé Gaston pour lui-même, Jidéhem se contentant de dessiner les décors[9]. Les idées étaient entièrement trouvées par Franquin, sauf pour un unique gag trouvé par Jidéhem[10].

Jidéhem inspira quelques traits de caractères de Gaston : les « Bof » et « M'enfin » venaient de la façon de parler de Jidéhem à l'époque, et, quand Franquin racontait les gags de Gaston, il prenait la voix de son assistant[C.Œ 4]. Il donnera également son nom à un des personnages de la série, puisque Jidéhem est l'acronyme des initiales de son vrai nom, Jean De Mesmaeker.

Après deux années passées dans les bas de pages du journal de Spirou, Gaston passera en demi-planche dans le no 1119 du 24 septembre 1959[C.Œ 5]. Mais dans le no 1183 du 15 décembre 1960, coup de théâtre, Gaston est licencié et disparaît du journal de Spirou[A 16].

La vache et le Gaston[modifier | modifier le code]

Tout commence sur la couverture du no 1175 du journal de Spirou daté du 20 octobre 1960. Gaston fait entrer une vache dans la rédaction, en disant : « Avec ça, je serai vite le champion des brigadiers M ». Il s'agit-là en fait d'une campagne pour le lait en Belgique[A 17], à laquelle participent beaucoup de personnalités belges comme Hergé, Jacques Brel ou le père Dominique Pire (prix Nobel de la paix en 1958) et, bien sûr, Franquin[A 18]. Les lecteurs français, non concernés par la campagne, trouvent eux la phrase : « Elle est bien, hein ! Et comme laitière, il paraît qu'elle est championne [A 19]. »

« Inouï ! il y a une vache dans les bureaux de la rédaction ! », commente le journal. Pas si incroyable que ça, l'histoire est tout à fait authentique. Sur une proposition de Franquin, Dupuis acheta une vache qu'il garda un an et demi, l'artiste ne se décidant pas à la dessiner. La vache eut même un veau, et Dupuis finit par les vendre tous deux. Il dut pourtant en racheter une seconde quand, quelques mois plus tard, Franquin se décida enfin à la dessiner. La vache fut gagnée peu après lors d'un concours[11].

Après plusieurs semaines dans la rédaction (et de nombreux gags), le pire arriva. M. Dupuis tomba nez à nez avec la vache dans ses locaux. Il mit Gaston à la porte sur-le-champ. L'éditorial est signé Yvan Delporte, sous la plume de Fantasio : « Après avoir hâtivement rassemblé ses objets personnels, Gaston Lagaffe s'en est allé, l'oreille basse, son Gaston géant en latex sous le bras avec le sentiment profond d'être la victime d'une monstrueuse incompréhension[C.Œ 6]. » Gaston disparut un court temps du journal. Quelques nouvelles furent données par Fantasio dans le no 1185, où il dit « l'avoir croisé dans la rue tout triste[A 20]. » Dans le numéro suivant, Fantasio prend les choses en main et demande aux lecteurs du journal de Spirou d'écrire à l'éditeur pour « sauver Gaston[A 21]. » La semaine suivante, on apprend que « des milliers de lettres en faveur de Gaston » sont déjà arrivées à la rédaction du journal[A 22].

Finalement, dans le numéro suivant, le no 1188, l'éditeur cède et réembauche Gaston. La nouvelle est publiée sous forme d'un faire-part de décès[A 23]. Le retour de Gaston se fait dès le numéro suivant, annonce faite sur la couverture, avec un Gaston qui promet à Fantasio de ne plus jamais être en retard pour le courrier[A 24]. Le premier boulot de Gaston est justement de répondre aux sept mille[C.Œ 7] lettres de soutien envoyées à la rédaction[A 25]. Dans le no 1190, Gaston lui-même déclare qu'il répondra personnellement aux milliers de lecteurs qui ont écrit pour réclamer son retour[A 26].

Une série qui s'étoffe[modifier | modifier le code]

La série se développe de plus en plus, et de nouveaux personnages font leur apparition. M. De Mesmaeker apparaît dans le gag 109 : c'est Greg qui a soufflé à Franquin l'idée de créer un homme d'affaires. Mais c'est au cours de l'année 1962 que seront créés les personnages qui deviendront plus tard des piliers de la série[12].

Longtarin (Lontarin au début) est créé dans le gag 191[13], il ne porte à ce moment-là pas encore de nom, et il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne devienne un personnage récurrent de la série. Viennent ensuite Yves Lebrac et Léon Prunelle, créés en même temps dans le gag 207[14],[15] : ce ne sont au départ que de simples membres de la rédaction, et il faudra attendre le départ de Fantasio, quelques années plus tard, pour qu'ils jouent un véritable rôle dans la série. Après eux, c'est Jules-de-chez-Smith-en-face qui est créé, bien qu'il ne soit pas visible pour sa première apparition : c'est en effet à ses débuts un personnage qu'on ne voit jamais, aidant à commettre des gaffes par téléphone ou en communiquant d'une fenêtre à l'autre. Sa première apparition visible se fera dans le gag 458, lors de sa cinquième intervention[16]. Enfin, dans le gag 224[17], c'est au tour de Mademoiselle Jeanne d'apparaître dans la série, presque par hasard, juste pour les besoins d'un gag : Gaston avait besoin de sa queue de cheval pour son costume de bal costumé[C.Œ 8].

Dans le Spirou no 1312, Franquin et Delporte inventent une rédaction fictive dans un rédactionnel intitulé « Spirou, comment c'est fait ? », où sont présentés tous les personnages de la série travaillant pour le journal, avec leur nom complet et leur fonction dans la rédaction. Ce rédactionnel est, pour certains personnages de la série, le seul endroit où l'on découvrira leur véritable nom, prénom ou fonction. On y apprend d'ailleurs que la fonction de Gaston est « ... ? »[18].

En 1963, Franquin tombe malade. En repeignant la cabane de son jardin, il utilise sans aérer la pièce un produit dont l'inhalation est nocive. L'hépatite virale va se doubler d'une remise en question professionnelle. Alors que QRN sur Bretzelburg (QRM sur Bretzelburg à l'époque de la publication dans Spirou) disparaît du sommaire du journal, Gaston est, lui, toujours au rendez-vous chaque semaine, malgré les conseils des médecins qui conseillent à Franquin un repos complet. Mais celui-ci aime trop son métier pour l'arrêter définitivement[C.Œ 9].

Un album no 1 en fait no 5 et début de la pagaille[modifier | modifier le code]

Fiat repeinte aux couleurs de celle de Gaston exposée au salon de l'automobile de Bruxelles en 2006.

En 1966, les services commerciaux de Dupuis sortent un album no 1 de Gaston, Gare aux gaffes, censé être une réédition de l'album Gaston sorti six ans auparavant. Il contient en fait des gags plus récents, publiés les semaines précédentes dans Spirou. Cette décision anodine, prise pour donner une cohérence commerciale à la série, sera à la base d'une belle anarchie dans la numérotation des futurs albums[C.Œ 10].

Cet album constitue pourtant une étape importante de la série. Pour la première fois dans une bande dessinée destinée à la jeunesse, un sentiment amoureux est sous-entendu entre deux personnages[C.Œ 11]. C'est aussi l'arrivée de la Fiat 509, rapidement redécorée par Gaston avec des grilles de mots croisés pour lui donner un air plus sport, voiture qui permettra aussi une exploitation plus poussée du personnage de Longtarin apparu peu avant. Gaston adopte un nouvel animal, un homard sauvé de l'ébouillantage[C.Œ 12].

Le véritable album no 5, Les gaffes d'un gars gonflé, sort l'année suivante. Gaston sort de plus en plus de la rédaction pour découvrir le monde extérieur. C'est aussi la période de la contre-culture de la jeunesse dont Gaston, apparu dix ans plus tôt, semble être un précurseur[C.Œ 13].

Gaston au format standard[modifier | modifier le code]

La disparition de Fantasio[modifier | modifier le code]

Le passage de Gaston au format standard pleine page marque aussi l'abandon de Spirou et Fantasio par Franquin. Ce dernier éprouve en effet de plus en plus de lassitude à animer Spirou, dont il n'est pas le créateur (il a a été inventé, entre autres, par Jean Dupuis et Rob-Vel) et auquel il ne peut pas faire faire ce qu'il souhaite car le héros-groom appartient légalement aux éditions Dupuis. Parallèlement, Franquin s'enthousiasme de plus en plus pour le personnage de Gaston, avec lequel il a toute sa liberté[C.Œ 14].

La dernière histoire de Spirou et Fantasio par Franquin s'intitule Panade à Champignac. Le début de l'aventure se situe dans l'univers de Gaston, ce dernier étant même la cause du départ de Fantasio pour Champignac. La seconde aventure de l'album, intitulée Bravo les brothers, se déroule entièrement dans l'univers de Gaston[19].

Lorsque Franquin décide d'abandonner définitivement la série Spirou et Fantasio à Fournier en 1969, il cesse aussi de dessiner Fantasio dans Gaston. Il ne souhaite pas que deux versions du même personnage par deux dessinateurs coexistent dans le journal de Spirou[20]. Pour le remplacer, Franquin met au premier plan un personnage apparu depuis longtemps dans la série mais jusqu'ici confiné à un second rôle, un certain Léon Prunelle. Désormais, le rôle de Fantasio est réduit à celui de touriste, jusqu'à disparaître définitivement de la série. La couverture de l'album no 6 Des gaffes et des dégâts illustre parfaitement ce changement : Gaston, en touchant une corde d'un Gaffophone miniature, fait tomber du mur un portrait de Fantasio dont le sous-verre se brise en touchant le sol, comme s'il n'était déjà plus qu'une image du passé[C.Œ 15].

Jidéhem, l'assistant de Franquin depuis les débuts de Gaston, prend son envol pour animer sa propre série, Sophie, dont il est le créateur. Franquin se retrouve seul face aux décors de Gaston, alors que cela faisait longtemps qu'il ne les dessinait plus lui-même. Que ce soit pour Gaston ou Spirou et Fantasio, ses assistants, Roba, Will ou Jidéhem le secondaient. Franquin avait été obligé de mettre ce système en place à cause des contraintes et des délais de production. Ce retour aux sources lui permet de s'exprimer totalement dans le dessin : le décor n'est désormais plus fonctionnel, il participe au gag[C.Œ 16].

L'arrivée du Gaffophone[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gaffophone.

Franquin, débarrassé de Spirou, peut donner libre cours à son imagination. La plus célèbre invention de Gaston, le Gaffophone, fait son apparition. Franquin en a eu l'idée en se promenant dans le musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, là-même où Hergé avait trouvé sa documentation pour Tintin au Congo. « L'idée m'est venue en voyant une harpe africaine. » dira plus tard Franquin. Le voyant pour la première fois, Fantasio le baptise « brontosaurophone. » Pour Gaston, le principe de cet instrument est simple : « une vibration du tonnerre avec une résonance maximale. » Il lui suffit d'un seul gag pour prouver sa puissance destructrice, proche d'un séisme, en faisant s'effondrer le plafond du cinquième étage sur la tête de ses occupants[C.Œ 17].

L'âge d'or de la série[modifier | modifier le code]

Franquin, désormais libre de tout autre engagement, peut se consacrer entièrement à Gaston. Les inventions de Gaston se succèdent. Le cosmo-coucou (« L'horloge en avance sur son temps »), inventé en pleine guerre de l'espace entre Américains et Soviétiques, est une horloge murale sous forme de réplique exacte de la capsule Apollo dont le cosmonaute sort toutes les heures comme un coucou-suisse ; il permet à Gaston et M. De Mesmaeker de signer un contrat pour une fabrication en série. Le Mastigaston permet de mâcher sans se mordre les joues, la piste de ski pour escalier, la machine à jouer du bilboquet et qui finit par se suicider et l'insecticide qui fait fondre les vêtements. « Je suis un bricoleur refoulé. Je bricole donc par Gaston interposé », dit Franquin. Gaston lui permet de toucher à toutes les disciplines scientifiques ou technologiques. Franquin est un perfectionniste, il invente par l'intermédiaire de Gaston des machines complètement loufoques, mais des machines qui pourraient quand même fonctionner. « J'aime bien la crédibilité, le gag porte mieux. Si Gaston invente une machine, je dois l'étudier pour que le lecteur n'y puisse rien détecter qui devrait l'empêcher de marcher, sinon je ne serais pas content ». Une des plus loufoques de ces inventions, la « main-fauteuil », est née des lectures de jeunesse de Franquin, en l'occurrence la bande dessinée américaine Smokey Stover, où les personnages s'asseyaient dans de grandes mains[C.Œ 18].

Une autre créativité de Franquin est le renouvellement de l'onomatopée. Traditionnellement pour contourner la censure, les auteurs de bande dessinée utilisaient des injures purement graphiques, un nuage noir traversé d'un éclair, une tête de mort, un singe ou un cochon. Franquin lui invente le juron-onomatopée, le premier est poussé par Prunelle dans la planche 564 « Grrdidjiiii ! ». Cette première tentative est suivie à la planche 569 du désormais légendaire « Rogntudju ! » qui reste comme le juron préféré de Prunelle. Devenant ainsi le premier personnage de bande dessinée à jurer ouvertement sans que la censure ne puisse s'y opposer[C.Œ 19].

La ménagerie de Gaston s'agrandit de deux nouveaux pensionnaires qui deviennent récurrents dans la série, le chat dingue et la mouette rieuse. Apparus ensemble lors de la planche 613[21], ils ne veulent plus quitter Gaston, le chat depuis qu'il a goûté la cuisine de Gaston, la mouette après avoir passé l'hiver dans la rédaction. Pour ce qui est du graphisme du chat, Franquin s'est inspiré de son propre chat, César, avec quelques influences de chats de dessins animés comme le chat de la Metro-Goldwyn-Mayer ou Grosminet. Le chat César a même inspiré plusieurs gags, comme le gag de la ficelle déroulée dans toute la pièce : c'est l'épouse de Franquin qui en rentrant un jour découvrit que César, en jouant avec un rouleau cylindrique de ficelle, l'avait déroulé et noué dans tous les pieds de tables, chaises et fauteuils. Le choix du second animal de Gaston est plus surprenant, c'est en se promenant aux Étangs d'Ixelles que Franquin opta pour une mouette ; cet animal capable de déprimer les gens uniquement avec son air de mauvaise humeur et piquant des crises de colère en piquant tout le monde sur la tête fut une source récurrente de gags. Graphiquement, Franquin, bien qu'y prenant un certain plaisir, eut toujours du mal à la dessiner correctement. Contrairement aux animaux précédent (hérisson, perroquet, vache, lionceau, homard) qui disparurent au bout de quelques gags, la mouette et le chat restèrent jusqu'à la fin, Franquin pensa que leur aspect trop banal serait remarqué en cas de disparition soudaine de la série et la personnalité de Gaston pourrait s'en trouver changée[C.Œ 20].

Nouvelle révolution dans la bande dessinée à la planche 658, la signature de l'auteur participe désormais pleinement au gag. Gaston teste une nouvelle invention, la cigarette-alcootest qui finit par lui exploser à la figure. Sous la dernière case, à la place de la signature, se trouve une espadrille de Gaston brûlée. Un premier essai avait déjà eu lieu lors de la planche 644 où Franquin avait signé « Franqrrrheuh ». Cette signature spéciale, Franquin en a l'idée depuis l'époque de Jidéhem, où Franquin avait imaginé donner vie à leurs deux signatures qui se battent jusqu'à s'esquinter mutuellement. Cette idée de signature-gag vient du fait que Franquin craignait toujours de ne pas faire rire, alors il rajoutait des gags pour être sûr. Il fait pareil dans le décor en rajoutant parfois un nom rigolo en arrière-plan (une moto qui s'appelle « Sapetoku » ou un petit chien). Franquin pensant toutefois cette trouvaille trop facile avait peur que le lecteur se lasse rapidement et avait cherché en vain une idée pour la remplacer, mais il ne la trouva jamais[C.Œ 21].

La vie en dehors de la rédaction[modifier | modifier le code]

Franquin balade Gaston de plus en plus en dehors de la rédaction. L'album Gaffes, bévues et boulettes compte vingt-et-une planches qui se déroulent à l'extérieur sur les quarante-trois que compte l'album. Franquin qui était un perfectionniste veut un monde qui se rapproche le plus possible de la réalité. Ainsi quand la planche 726 se déroule dans une poissonnerie, Franquin décide d'aller prendre comme modèle une poissonnerie au sud de Bruxelles. Armé de son crayon et de son carnet il dessine assis dans le fond de la boutique l'étalage sous les yeux du poissonnier flamand qui ne parlait pas bien le français et qui n'avait pas compris le but de l'opération[22].

Les amis prennent de plus en plus d'importance dans la série, Jules-de-chez-Smith-en-face apparu depuis longtemps dans la série devient un personnage principal. Bertrand Labévue est lui apparu un jour le temps d'une demi-planche pour remplacer Gaston qui ne peut pas venir au bureau, il ne lui faut pas longtemps pour renverser sur Fantasio une bouteille d'encre de Chine. Il a par la suite un rôle mineur celui de profiter des talents de bricoleur de Gaston, comme le jour où il lui construit une boite aux lettres aspirante. Mais c'est dans l'album no 11 qu'il a un véritable rôle en formant avec Jules et Gaston le gang des gaffeurs. Contrairement à Jules, Franquin a donné une véritable personnalité à Bertrand : celui d'un éternel déprimé au point que Franquin dit qu'il est une des facettes de sa personnalité[C.Œ 22].

Gaston s'évade aussi de la rédaction en rêvant : un paquebot en pleine mer fait naufrage, parmi les passagers Mademoiselle Jeanne et Gaston qui, après avoir affronté un banc de requins avec une lime à ongle, dompte l'un d'entre eux pour échouer avec sa belle sur une île déserte, tous deux se voyant déjà comme les « Robinsons de l'amour ». Malheureusement, Prunelle cherchant les contrats ou amenant un sac de courrier en retard le fait revenir à la réalité. Jamais la relation Jeanne Gaston ne fut aussi explicite, Gaston ne cachant plus son amour pour sa collègue. Franquin la dessine maintenant beaucoup moins moche voire carrément sexy, quand elle sort de l'eau elle est même « appétissante » dit Franquin[C.Œ 23].

Gaston sur le déclin[modifier | modifier le code]

L'album Le Gang des gaffeurs fut le dernier publié régulièrement. Depuis 1965 un album de Gaston sort chaque année. Ce silence s'explique par les différents projets de Franquin en cette période. Le Trombone illustré supplément pirate du journal Spirou fabriqué dans la cave de la rédaction que Franquin anime, lui permet de montrer sa désapprobation avec le contenu du journal de l'époque. Ainsi le gag 827 montre la violence de la critique, un avion miniature allemand de la Seconde Guerre mondiale monté par Gaston n'hésite pas à bombarder le bureau du rédacteur en chef incarné par Prunelle. Ce gag vient du fait que Franquin n'aimait pas la rubrique « Mister Kit », qui était consacrée aux maquettes et qui sous pression des lecteurs présentait le plus souvent des engins militaires allemands[C.Œ 24].

À cette période Franquin prenait des libertés sur le rythme de parution. Le rédacteur en chef de l'époque avait trouvé une solution pour qu'il livre chaque semaine un gag, le coin des classiques ainsi chaque semaine où Franquin ne livrait pas de planche, était programmé dans le journal un gag ancien. Comme Franquin détestait voir d'anciens trucs « parce que le dessin avait vieilli » il était obligé de faire des efforts pour en fournir un nouveau. Des libertés, Franquin en prend aussi sur le format des gags, ainsi le gag en demi-planche ou en strips fit son retour, mais aussi le gag en un seul dessin apparut[C.Œ 25].

Franquin reprit du poil de la bête à la suite d'un festival de bande dessinée d'Angoulême où il rencontra des élèves d'une école de onze à quatorze ans. Ils dessinent ensemble et très vite ils racontent des gags vieux de dix ou quinze ans qui les amusaient toujours. Franquin revint d'Angoulême avec la nouvelle motivation de faire plaisir aux gens et de sortir au moins un quatorzième album[C.Œ 26].

Gaston engagé politiquement[modifier | modifier le code]

Rue Gaston Lagaffe à Bruxelles.

Franquin avait une véritable haine pour les parcmètres ; il ne supportait pas qu'en ville, où les trottoirs sont très étroits, soient placés ces appareils qui en plus de prendre une grande place sont là pour soutirer de l'argent[23]. Franquin exprime son mépris de ces appareils à travers Gaston, qui va soit éviter de payer, soit ridiculiser ou détruire les parcmètres, à la grande colère de l'agent Longtarin. Plus d'une quinzaine de gags de l'album 14 sont consacrés à cette guerre.

Le journal Spirou suit le mouvement : le numéro 2169 du 8 novembre 1979 annonce la mobilisation générale, des autocollants « T'as payé pour rouler, maintenant paie pour t'arrêter... » sont offerts, les lecteurs sont invités à photographier des parcmètres déguisés en œufs de Pâques et un parcmètre est promis en cadeau à l'auteur de la photo la plus drôle, un gag dans Boule et Bill et dans Germain et nous... porte aussi sur le sujet. Les semaines suivantes, la lutte continue avec des gags de Gaston en couverture du journal avant de retomber jusqu'au numéro 2177 où une trêve de Noël est annoncée. Ce fut en fait la dernière annonce de la guerre des parcmètres dans Spirou.

Cette lutte montre une nouvelle dimension de Gaston, celui de l'engagement sur une certaine vision du monde. Dans quelques gags précédents, Gaston avait montré ses idées écologistes et pacifistes en s'en prenant à des chasseurs et des militaires, mais désormais il passe à l'activisme politique. Ainsi dans le gag 866, il participe à une manifestation contre les armements, et dans le gag 870 à une manifestation écologiste. Dans le gag 890 sur deux pages, il part dans un rêve en guerre contre les chasseurs de baleine, qu'il bombarde à l'aide d'une bombe de super-colle. Le même équipage de baleinier sera mis en échec dans le gag où Greenpeace engage Gaston pour éloigner les baleines à l'aide de son gaffophone. Cet militantisme en faveur des baleines reflète l'opinion de Franquin, qui trouvait les baleines magnifiques et ne supportait pas qu'on les massacre. L'organisation Greenpeace utilisa Gaston pour mettre en lumière ses propres actions de sauvegarde. Plus tard, ce fut pour les organisations UNICEF et Amnesty International que Franquin dessina une planche de Gaston[C.Œ 27] (inédite en album jusqu'à Gaston 19).

La fin de carrière[modifier | modifier le code]

Les lecteurs durent attendre quinze ans avant de voir un nouvel album de Gaston : le numéro 15, Gaffe à Lagaffe !, sort en décembre 1996, sous le label Marsu-production qui a racheté les droits de Gaston auprès de Franquin. C'est le dernier triomphe de Franquin, qui s'éteint le 5 janvier 1997 à l'âge de 73 ans. Il avait déjà abandonné la production régulière de Gaston, la dernière planche inédite dans Spirou étant parue le 25 juin 1991 dans le numéro 2776. Franquin se contente de tenter de dessiner une planche de temps en temps. Longtemps, Franquin a eu le désir d'atteindre le millième gag de Gaston ; mais à la sortie de l'album, il doit admettre qu'il n'atteindra probablement jamais ce chiffre[C.Œ 28].

Peu après le décès de l'auteur, à l'occasion des quarante ans de Gaston, les éditions Dupuis publient une édition dite définitive de dix-huit albums. Il s'agit d'une réédition destinée à remplacer la collection originale, afin de mettre de l'ordre dans les planches de la série (voir plus bas, notamment la question de l'album n°5). Deux ans plus tard, une surprise s'affiche aux devantures des librairies : un nouvel album de Gaston. Il est est constitué d'inédits, du Bal à Gaston et de planches publicitaires publiés avec l'accord de Liliane Franquin, l'épouse du maître[C.Œ 29].

La fabrication d'une planche[modifier | modifier le code]

  • La première étape est le crayonné, il permet de mettre en place les personnages et les principaux éléments du décor dans la case. En cas d'hésitation sur l'attitude ou l'expression d'un personnage, Franquin peut faire des dessins préparatoires sur une feuille blanche.
  • Les textes sont placés, et des portées sont dessinées afin d'empêcher que les textes soient écrits de travers.
  • Seconde étape du crayonné : après la mise en place des personnages et des décors, il est poussé plus loin. Les décors sont redessinés généralement avec l'aide de documentation. Franquin en profite pour placer une expression qu'il trouve rigolote aux personnages afin de ne pas l'oublier plus tard.
  • La mise à l'encre : Franquin en profite pour dessiner une nouvelle fois sa planche.
  • La mise au propre avec une gomme : effaçage de tous les défauts. Franquin peut parfois gouacher une petite tache ou un trait en trop. Il peut parfois enlever un personnage à l'aide d'une lame de rasoir et le redessiner, seulement évidemment si le papier le permet.
  • La mise en couleur : Franquin pose sur sa planche un film lisse d'un côté et mat de l'autre. Avec des crayons de couleurs il colorie sur le côté mat du film. Il envoie ensuite le tout à Vittorio Leonardo, créateur des Studio Leonardo et coloriste des Éditions Dupuis, qui reproduit les couleurs au format de parution[24].

Le matériel de Franquin :

  • papier Shoellers fin grain ;
  • porte-mine + mine graphite HB ;
  • gomme caoutchouc ;
  • plume à dessin ou pinceau (Dupont poil de rat 000);
  • encre de Chine ;
  • lame de rasoir neuve.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Gaston Lagaffe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gaston Lagaffe (personnage).

Gaston Lagaffe est engagé comme garçon de bureau à la rédaction de Spirou. Il est à la fois inventeur, chimiste, bricoleur, musicien et cuisinier. Sa principale occupation est pourtant la sieste, due à sa très grande paresse.

Gaston est aussi un grand ami de la nature : il possède plusieurs animaux et plantes en tout genre (chat, mouette rieuse, souris, poisson rouge, hérisson, grand cactus). C'est enfin un anti-parcmètre qui le conduira à mener la guerre des parcmètres.

La rédaction de Spirou[modifier | modifier le code]

La rédaction du Journal de Spirou, qui présente la série, est entièrement née de l'esprit de Franquin. Elle ne repose sur rien de réel[25]. Franquin passait d'ailleurs rarement à la rédaction du journal[26] et il regrettera plus tard de ne pas avoir fait une satire de la véritable rédaction du journal[27].

La rédaction du journal se situe entre la Belgique et la France. Les éditions Dupuis qui souhaitaient toucher un public français avaient demandé à Franquin de dessiner une ville française, Franquin quant à lui préférait une ville belge ce qui explique que la ville de la rédaction ressemble à un peu des deux pays[28].

L'immeuble de la rédaction est organisé en 6 étages plus le rez-de-chaussée et les caves[29] ainsi qu'un grenier de belle taille.

Les collègues de bureau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des personnages de Gaston.
  • Fantasio (celui de Spirou et Fantasio) est secrétaire de rédaction. On le voit généralement lorsqu'il tente de signer les contrats avec M. De Mesmaeker, sans y parvenir, en raison des interventions de Gaston… Étonnante inversion : symbole lui-même dans les aventures de Spirou de la fantaisie et de l'invention face au sérieux de Spirou, il adopte l'attitude inverse face à Gaston qui devient à Fantasio ce que Fantasio était à Spirou[30]. Au moment de la reprise de la série Spirou et Fantasio par Jean-Claude Fournier (1969), Fantasio disparaît de la série Gaston Lagaffe, Franquin ne voulait pas de deux Fantasio différents dans deux séries différentes et prises en charge par deux dessinateurs différents[31].
  • Léon Prunelle est le successeur de Fantasio au poste de chef de Gaston. Colérique, grand consommateur d'adrénaline, fumant la pipe, il s'est juré d'être « l'homme qui a fait travailler Gaston »[32] et à ce titre il le pourchasse continuellement pour l'empêcher de faire toute sieste ou toute pause et pour lui rappeler qu'il doit s'occuper du courrier en retard. Il tente également de l'empêcher de cuisiner, de bricoler, d'inventer et, bien évidemment, de gaffer[33]. Prunelle est le premier personnage de bande dessinée à jurer ouvertement, usant notamment du rogntudjuu[34], qui est en réalité une déformation d'un authentique juron : « Nom de Dieu ! »[35].

Autres personnages : voir la liste des personnages

Les secrétaires[modifier | modifier le code]

Mademoiselle Jeanne (« M'oiselle Jeanne » pour Gaston) est une collègue de Gaston, cependant, elle occupe une place toute particulière. En effet, elle est amoureuse de Gaston, qui est également amoureux d'elle[36]. Jeanne voue une admiration sans borne à Gaston. Elle admire son talent, son courage, sa capacité à oser les choses les plus folles, etc. Gaston, quant à lui, va jusqu'à emprunter la grande échelle des pompiers grâce à l'un de ses amis pour lui rendre visite alors que celle-ci a eu des mots avec sa mère[37]. Cependant, il lui arrive parfois de la décevoir : alors qu'elle croit qu'il grave un cœur avec leurs initiales sur l'écorce d'un tronc d'arbre, Gaston est en fait en train de dessiner un visage[38]. D'abord présentée sous les traits d'une personne timide au style très classique, elle évolue progressivement vers un personnage beaucoup plus « à la page »[39].

Autres secrétaires : voir la liste des personnages

Le gang des gaffeurs[modifier | modifier le code]

Gaston a une bande de copains qui se nomme Le gang des gaffeurs. Ensemble, ils font les quatre cents coups (« Non, pas quatre cents, SIX CENTS ! »). Ils forment également plusieurs groupes de musique :

  • Les Moon Module Mecs, groupe où joue le premier gaffophone électrique[40] ;
  • Les Rois des Sons qui tente de se spécialiser dans les sonorités nouvelles[41] ;
  • Un orchestre qui joue des bulles de savon où se trouvent enfermés les notes de musique[42].

Ils se réunissent souvent pour inventer des tas de jeux loufoques comme du tennis avec une poubelle[43] ou inventer de nouvelles formes de jokari comme le jokari avec élastique et super-balle, mais aussi le JSV (Jokari sans visibilité)[44]. Ensemble ils mènent aussi la guerre des parcmètres contre l'agent de police Longtarin.

  • Jules-de-chez-Smith-en-face est un bon ami de Gaston. Il « travaille » dans le bureau juste en face de celui de Gaston, de l'autre côté de la rue[45]. Aussi tentent-ils de communiquer grâce à une ficelle reliée à des pots de yaourt tendue entre leurs fenêtres[46], ou bien ils s'envoient des avions téléguidés[47], ou alors ils tentent de tendre une corde au-dessus de la rue en plein hiver pour qu'il s'y forme des stalactites de glace[48].
  • Bertrand Labévue est un autre ami de Gaston. Comme son nom l'indique, il est également un grand gaffeur. Il aide souvent Gaston quand celui-ci passe des moments difficiles au bureau, par exemple en tentant de lui fournir des ouvre-boîtes lorsque Prunelle se met en guerre contre les boîtes de fruits au sirop et les ouvre-boîtes indispensables[49]. Dépressif, Bertrand est également très gourmand, mais les « exploits » culinaires de Gaston ne font que renforcer sa dépression[50].

Autres amis : voir Liste des personnages de Gaston

Les victimes involontaires[modifier | modifier le code]

  • Joseph Longtarin est un policier gradé (il est brigadier-chef)[51] travaillant dans le quartier de la rédaction de Spirou. Il est l'une des « victimes » préférées de Gaston et ses amis : ils abîment ses chers parcmètres, les remplacent par des distributeurs de bonbons[52], y ajoutent un système de télécommande pour ne plus avoir à descendre « nourrir l'affreux mange-fric »[53], ou bien au contraire les équipent de fusées de détresse permettant de repérer facilement les contraventions[54]. En contrepartie, Longtarin s'acharne sur Gaston : il examine ses nouveaux véhicules sous toutes les coutures pour vérifier s'ils sont bien aux normes, surveille particulièrement les parcmètres autour desquels se gare Gaston et met son énergie à lui dresser le plus grand nombre de contraventions possibles[55]. Cependant il ne manque pas de cœur : lorsque Gaston et ses amis se débrouillent pour faire pousser un arbre autour d'un parcmètre, arbre sur lequel des oiseaux font leur nid, Longtarin accepte (sous la pression de Gaston et ses amis) que les personnes voulant se garer devront payer en nourrissant les oisillons[56].
  • Ducran & Lapoigne sont associés d'une entreprise de Travaux Publics spécialisée dans la construction de ponts. Pour leur plus grand malheur, leurs bureaux sont mitoyens des éditions Dupuis. Ils subissent fréquemment les retombées des gaffes gastoniennes[57].
  • Père Gustave, est un brave agriculteur-éleveur qui vit avec sa femme Marie. Il tente à plusieurs reprises de faire travailler les citadins que sont Gaston ou Jules[58].
  • Capitaine Alphonse Beaucoudeau, pompier il a toujours des interventions étranges à faire dans les locaux de la rédaction[59]. Il apparaît surtout dans les rédactionnels[60].
  • Le douanier, douanier zélé[61] manquant d'humour. Gaston le surnomme Le méfiant.

Les albums[modifier | modifier le code]

Bibliothèque de bande-dessinée avec des albums de Gaston (à gauche) et des recueils du journal de Spirou (à droite).
Article détaillé : Liste des albums de Gaston.

Les albums de Gaston Lagaffe sont très particuliers. En effet, 15 albums principaux ont été édités entre 1963 et 1996, et en 1997 a eu lieu une réédition complète, en 19 albums, de tous les gags parus dans le journal de Spirou, classés par ordre chronologique. En 2006, les albums EO sont réédités par les éditions Dupuis et Marsu Productions.

Il existe aussi de nombreux hors-séries (albums pirates, parodies de Gaston Lagaffe ou encore albums commémoratifs) et albums publicitaires.

La légende du numéro 5[modifier | modifier le code]

La première édition des albums de 1 à 5 étaient en petits formats. C'est à partir du numéro 6 que le format A4 fut adopté. Des albums A4 reprenant les gags des albums 1 à 5 parurent ensuite, avec des numéros commençant par R comme « rétrospective » ou « réédition », si bien que le numéro R1 est paru après le numéro 2 et le numéro 0 vingt ans plus tard. Comme le matériel présent dans les cinq albums petit format était insuffisant, il fallut compléter par des gags en texte pour publier quatre albums, et il n'existait pas de recueil R5, laissant un trou dans la collection. Ce fut la base de nombreuses spéculations et nombreux gags, ainsi que d'une page explicative présentée par Prunelle dans l'édition originale de Lagaffe mérite des baffes expliquant qu'il n'y aura jamais de Gaston no 5. Même quand un album fut consacré à la genèse du personnage (reprenant des textes et dessins parus uniquement dans le journal Spirou), il fut numéroté 0 et non 5 ou R5.

Cette légende du no 5 a même été la source d'une histoire de Spirou et Fantasio par Tome et Janry (Vilain faussaire !) présente dans l'album La Jeunesse de Spirou où l'on voit un trafiquant tentant de vendre aux collectionneurs un faux numéro 5 de Gaston, le nom du faux no 5 dans l'histoire étant Lagaffe plein le paf[62].

À cause de ce trou, l'album parodique Baston Labaffe est numéroté 5 (Baston Labaffe no 5 : La Ballade des baffes). Il comprend une page explicative parodiant celle de Gaston, expliquant « qu'il n'y aura jamais de Baston no 1, 2, 3, 4 et 6 ».

Cependant, en 1986, les éditions Dupuis ont publié Le lourd passé de Lagaffe, un album de gags de Gaston jusque-là jamais recueillis en album. À ce moment-là le problème s'inverse : le journal de Spirou doit régulièrement expliquer aux lecteurs que l'album est authentique, malgré les nombreux avertissements « il n'existe pas de Gaston n°5 » qu'ils trouvent dans les anciennes éditions.

La nouvelle collection d'albums, employant simplement des numéros, comprend un numéro 5 sans qu'aucun gag n'ait été fait à son sujet.

La collection originale[modifier | modifier le code]

  • 0 : Gaston (1960) : le premier album de Gaston sort en 1960 aux éditions Dupuis. Il est dans un format très allongé : 8 cm sur 19,5 et comprend 49 pages[63]. Sorti discrètement il se nomme seulement « Gaston » et ne comprend aucun numéro. On ne sait pas à combien d'exemplaires ce livre a été tiré et comme sa naissance n'avait été accompagnée d'aucune publicité, des libraires ont cru qu'il s'agissait d'une prime gratuite et l'ont distribué à leurs clients. À L'époque, les services commerciaux disaient : « cet album ne se vendra jamais. Trop petit, mal présenté. D'ailleurs, personne ne peut s'intéresser à un anti-héros. M.Franquin ferait mieux de se consacrer aux aventures de Spirou. Voilà un bon personnage ... »[64].
  • 1 : Gare aux gaffes (1966) : l'album qui porte le numéro 1 n'est pas le premier sorti mais le cinquième. Il est présenté, dans le Journal de Spirou, comme une réédition du premier Gaston (0). « L'album Gare aux gaffes est le premier de la série Gaffes de Gaston. Devenu introuvable, il vient d'être réédité à la demande de nombreux Gastophiles ». En fait, il n'a rien à voir avec le premier album paru en 1960[C.Œ 10]. Il est dans un format 15 sur 22 cm et comprend 60 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[65].
  • 2 : Gala de gaffes (1963) : sorti en 1963 aux éditions Dupuis, cet album porte le numéro 2. Il est dans un format 15 sur 22 cm et comprend 60 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[66].
  • 3 : Gaffes à gogo (1964) : l'album portant le numéro 3 parait en 1964 aux éditions Dupuis. Il est dans un format 15 sur 22 cm et comprend 60 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[67].
  • 4 : Gaffes en gros (1965) : l'album portant le numéro 4 parait en 1965 aux éditions Dupuis. Il est dans un format 15 sur 22 cm et comprend 61 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[68].
  • 5 : Les gaffes d'un gars gonflé (1967) : l'album portant le numéro 5 parait en 1967 aux éditions Dupuis. Il est dans un format 15 sur 22 cm et comprend 61 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[69].
  • 6 : Des gaffes et des dégâts (1968) : l'album portant le numéro 6 parait en 1968 aux éditions Dupuis. Il est le premier album de Gaston à paraître en grand format et comprend 59 pages. L'édition originale ne comprend pas d'ISBN, juste en 4e de couverture un D1968/0089/83[70].
  • 7 : Un gaffeur sachant gaffer (1969) : l'album portant le numéro 7 parait en 1969 aux éditions Dupuis. En grand format il comprend 59 pages. L'édition originale ne comprend pas d'ISBN, juste en 4e de couverture un D1969/0089/69[71].
  • 8 : Lagaffe nous gâte (1970) : l'album portant le numéro 8 parait en 1970 aux éditions Dupuis. En grand format il comprend 59 pages. L'édition originale ne comprend pas Du glucose pour Noémie dans le catalogue Spirou et Fantasio à la fin de l'album[72].
  • 9 : Le Cas Lagaffe (1971) : l'album portant le numéro 9 parait en 1971 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0091-5. En grand format il comprend 52 pages[73].
  • 10 : Le géant de la gaffe (1972) : l'album portant le numéro 10 parait en 1972 aux éditions Dupuis. En grand format il comprend 52 pages. l'édition originale ne comprend pas d'ISBN[74].
  • 11 : Gaffes, bévues et boulettes (1973) : l'album portant le numéro 11 parait en 1973 aux éditions Dupuis. En grand format il comprend 44 pages. L' ISBN de l'édition originale est sur la quatrième de couverture et sur la page 2 (au verso de la page titre), avec la mention du copyright (1974).
  • 12 : Le gang des gaffeurs (1974) : l'album portant le numéro 12 parait en 1974 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0400-7. En grand format il comprend 44 pages[75].
  • 13 : Lagaffe mérite des baffes (1979) : l'album portant le numéro 13 parait en 1979 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0658-1. En grand format il comprend 46 pages[76]. Dans l'édition originale, Prunelle fait une apparition en fin d'album pour signaler que « En grand format, il n'y a pas, il n'y aura jamais d'album Gaston no 5 »[77]. Cet album fut également imprimé à 1800 exemplaires HC numérotés mais non signés, réservés aux journalistes et à certains libraires[78].
  • 14 : La saga des gaffes (1982) : l'album portant le numéro 14 parait en 1982 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0955-6. En grand format il comprend 44 pages. L'édition originale n'a pas de code barre au 4e plat  ; marqué 4e trimestre[79]. Une édition tirage de tête de cet album est aussi sortie tiré à 6000 exemplaires[80].
  • 15 : Gaffe à Lagaffe ! (1996) : l'album portant le numéro 15 parait en 1996 aux éditions Marsu Productions et porte l'ISBN 2-908462-73-7. En grand format il comprend 45 pages. L'édition originale à pour ISBN sur la page de garde : 2-908-4627-10[81]. Une édition de luxe de cet album a aussi été tirée à 800 exemplaires et 30 hors série numérotés avec une sérigraphie couleur signée[82].
  • 19 : Tome 19 (1999) : Le 16e album original de la série porte le numéro 19, il est en fait le 19e tome de la réédition des gags de Gaston pour ses 40 ans en 1997, dont il est le seul album inédit[C.Œ 29]. Il parait en 1999 aux éditions Marsu Productions et porte l'ISBN 2-912536-31-6. En grand format il comprend 44 pages[83].

Les rééditions[modifier | modifier le code]

En 1970, les premiers numéros de Gaston en petit format sont introuvables. Les éditions Dupuis décident de les rééditer en grand format[84].

  • 0 : Gaffes et gadgets (1985) : cet album reprend le contenu du premier album 0 de la série originale + des inédits. Il parait en 1985 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-1248-4. En grand format il comprend 46 pages, il est coréalisé avec Jidéhem et Yvan Delporte[85].
  • R1 : Gala de gaffes à gogo (1970) : cet album reprend le contenu des numéros 2 et 3 de Gaston. Il parait en 1970 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0093-1. En grand format il comprend 59 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[86].
  • R2 : Le bureau des gaffes en gros (1972) : cet album reprend le contenu du numéro 4 de Gaston + des inédits. Il parait en 1972 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0094-X. En grand format il comprend 52 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[87].
  • R3 : Gare aux gaffes du gars gonflé (1973) : cet album reprend le contenu des numéro 1 et 5 de Gaston. Il parait en 1973 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0308-6. En grand format il comprend 52 pages, il est coréalisé avec Jidéhem[88].
  • R4 : En direct de la gaffe (1974) : cet album contient des gags jamais publiés + des en direct de.... Il parait en 1974 aux éditions Dupuis et porte l'ISBN 2-8001-0370-1. En grand format il comprend 44 pages, il est coréalisé avec Yvan Delporte[89].
  • R5 : Le lourd passé de Lagaffe (1986) : la série Gaston a pendant longtemps manqué d'un no 5 en grand format. En 1986, les éditions Dupuis craquent et décident de compléter la collection Gaston en sortant un album numéroté R5. Il contient des gags inédits, des dessins publiés pour animer le journal Spirou et des planches de pub pour le soda Orange Piebœuf. En grand format il comprend 46 pages et porte l'ISBN 2-8001-1473-8, il est coréalisé avec Jidéhem[90].
  • En 1984 les éditions Rombaldi sortent 5 tomes de Gaston en format normal de 220 pages chacun[91].
  • À la fin des années 1980, les éditions J'ai lu sortent en format de poche l'intégrale de Gaston en 17 tomes[92].
  • Les éditions France-Loisirs ont sorti des albums doubles de Gaston. Seul celui doublé avec le no 15 est original et à pour titre À fond la gaffe ![93].
  • En 1997, pour le 40e anniversaire de Gaston, les éditions Dupuis décident de sortir l'intégrale de Gaston dans l'ordre chronologique en 18 albums numérotés de 1 à 17, cette édition comptant en fait 19 albums, les deux derniers étant sortis sous Marsu Productions[94].
  • En 1998 une nouvelle édition sort, elle ressemble beaucoup à la précédente. La tache d'encre présente sur la couverture disparaît. Les couleurs sont refaites par Jidéhem et le studio Leonardo. Le tome 19 comprend des gags dessinés pour des occasions spéciales (publicitaires) et les tout derniers gags de Franquin, y compris une planche inachevée retrouvée après sa mort.
  • En 2005 les éditions Dupuis sortent des Fac-similés de l'édition originale qui sont composés des Rééditions 0 à 5 et de la collection originale de 6 à 14. Le dernier Fac-similés (no 15 original) sortant aux éditions Marsu Productions. Ces albums ont été tirés à 6 000 exemplaires[95].
  • Les éditions Marsu Productions ont entrepris de sortir à partir de 2005, l'intégrale en grand format de luxe, noir et blanc, chronologique, des planches de Gaston (comprenant aussi des reproductions en couleurs de pages du journal de Spirou). La série est baptisée "Version Originale" ou V.O. Les volumes sont tirés de 2 000 à 2 200 exemplaires numérotés, plus 100 à 200 exemplaires hors-commerce numérotés. Le dernier volume paru en mars 2014 est le n°14 (années 1974-1977)[96].
  • En 2007, le journal belge Le Soir a vendu avec son journal des Fac-similés des no 1 à 5 de l'édition originale.
  • Au cours de l'été 2008, Le Figaro Magazine a lancé une opération « Les trésors de la bande dessinée »[97] en douze comportant Best of Lagaffe 1 et Best of Lagaffe 2 sous les volumes 1 et 5.
  • Au cours de l'année 2011, le quotidien belge Le Soir propose avec son édition du vendredi une série de 10 albums reprenant avec quelques adaptations la série V.O. de Marsu Productions, jusqu'à l'année 1969. La série complète sera ensuite proposée sous le titre "L'âge d'or de Gaston"[98].
  • En 2013, les éditions Dupuis sortent un coffret limité à 3000 exemplaires de l'intégralité des gags de Gaston, baptisé "Tout Gaston", avec des couleurs retravaillées, puis plus tard un addendum correctif de 24 pages ajoutant une dizaine de planches oubliées dans l'édition initiale [99][100].

Le Gaston des autres[modifier | modifier le code]

Dans le journal de Spirou no 2560, cinq planches qui se déroulent dans l'univers de Gaston, attribuées à Lebrac sont publiées [101]. Elles parurent à l'occasion de la sortie du Journal de Gaston numéro spécial du Spirou no 2560 dans lequel se trouvaient aussi des séries comme Les gaffes des autres ou plusieurs articles rédactionnels sur Gaston[102].

Parodie et pastiche[modifier | modifier le code]

Dans les numéros parus aux alentours du premier avril 1965, les journaux Tintin et Spirou s'échangent des poissons d'avril, la première page de Spirou représentant Gil Jourdan, Libellule et Crouton poursuivis par une voiture remplie de héros du journal Tintin, tandis que la première page de Tintin est à demi occupée par un gag de "Tonton Lagace", une parodie de Gaston.

En 1980 dans un album de Roger Brunel publié chez Glénat appelé simplement Pastiches 1 qui mettait en scène plusieurs héros de bande dessinée traditionnelle, Gaston est le seul à bénéficier de deux planches nommées Gafton Lagasse ; ces deux pastiches ont une orientation sexuelle[103]. En 1989 dans l'album Pastiches 5 du même auteur qui est cette fois une histoire de 44 planches où interviennent beaucoup de héros de bande dessinée traditionnelle, Gaston fait une apparition dans la planche no 1[104]. Il est aussi parodié dans l'album Parodies 3 : vingt ans après qui met en scène les héros de bande dessinées plus âgés de vingt ans. La parodie de Gaston qui se nomme Othon Lagraffe, est signée Serge Carrère et Arleston[105]. Gaston est aussi parodié par Al Voss dans son album Parodies qui regroupe toutes les parodies publié dans le journal Métal hurlant[106]. Un album collectif [[Baston Labaffe no 5 : La Ballade des baffes]] fut également écrit (comme de rigueur, seul le tome 5 existe).

Sacarino[modifier | modifier le code]

Francisco Ibañez auteur de bande dessinée espagnol créateur notamment de la série Mortadelo y Filemón a créé dans les années 1970 un personnage en partie inspiré de Gaston. Son personnage du nom de Sacarino est habillé en groom (comme Spirou) son visage est une copie conforme de celui de Gaston (à la différence que Sacarino est chauve) comme Gaston il commet des gaffes dans un bureau, comme Gaston il a un chat, comme Gaston il ne fait que manger. Les gags sont les mêmes que ceux de Franquin (expédition d'un fromage de chèvre à New York, Sacarino latex, la boule de bowling, le bilboquet, la guerre des boites de conserves, ...). La différence entre Gaston et Sacarino est la violence des gags de ce dernier qui rappelle plus le cartoons que la véritable bande dessinée franco-belge. Ce copiage s'explique en partie par le fait que dans l'Espagne des années 1970 la bande dessinée franco-belge était très peu présente et Gaston ne vint que plus tard[107].

Dans sa série phare Mortadelo y Filemón, Francisco Ibañez copie aussi un gag de Gaston, le gag no 215 est ainsi quasiment le même que la planche parue dans la revue Pulgarcito le 27 janvier 1964[108].

Gastoon[modifier | modifier le code]

Gastoon, une nouvelle série mettant en scène le neveu de Gaston, est annoncée pour août 2011 par Marsu Productions[109]. Réalisée par Jean Léturgie, Yann et Simon Léturgie[109], la série provoque la polémique chez les fans de Gaston, avant même sa sortie[110].

Traductions[modifier | modifier le code]

En langue étrangère[modifier | modifier le code]

Les albums de Gaston Lagaffe ont été traduits et édités dans différents pays, soit par les éditions Dupuis (Croatie, Danemark, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Serbie) soit par d'autres éditeurs.

Gaston Lagaffe change de nom dans certaines langues :

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : Gaston (sans nom de famille. Dans les premières traductions : Jo-Jo)

Entre 1968 et 1978 dans les revues de Rolf Kauka, les planches de Gaston furent publiées. Gaston avait pour nom Jo-Jo. Gaston fit aussi la couverture de ces revues et certains dessins ne sont pas de la main de Franquin[111].

Entre 1980 et 1983 une édition de Gaston Lagaffe par les éditions Semic. Avec une couverture souple et rose elle existe en huit volumes[112].

L'édition allemande de Gaston Lagaffe est assurée par Carlsen Comics. Publiée en dix-huit volumes, certaines des couvertures n'existent pas dans l'édition francophone[113].

L'édition danoise de Gaston Lagaffe existe en dix-huit albums, certaines couvertures d'albums sont les mêmes que l'édition en français tandis que d'autres sont inédites. Comme dans l'édition francophones l'ordre des gags est incompréhensible. En février 2007 pour les 50 ans de Gaston Lagaffe, est sortie une édition spéciale en sept albums[114].

Dans les années 1980, certains albums français de Gaston furent traduits par les éditions Grijalbo Mondadori. En février 2006 les éditions Planeta d'Agostini traduisent les dix-neuf albums de Gaston de l'édition définitive en français en changeant quand même les couvertures[115].

Quelques planches traduites par Fantagraphics[117].

Les gags de Gaston furent publiés dans le journal de bande-dessinées finlandais Non Stop, puis publiés en album. La version finnoise est semblable à l'édition danoise[118].

Semblable aux autres éditions scandinaves[119].

Traduction en italien des éditions en français[120].

Publiée en dix-huit volume elle est semblable aux éditions en langue danoise et finlandaise[121].

L'édition néerlandaise est assuré par les éditions Dupuis et est identique à l'édition en français[122].

L'édition polonaise est une traduction de l'édition définitive en français[123]..

  • Drapeau du Portugal Portugal : Gastão Dabronca (Gaston Lagaffe dans les premières éditions.)

La première édition de Gaston en portugais est une traduction de l'édition en français, son nom est alors Gaston Lagaffe[124].

Dans la deuxième édition de Gaston Lagaffe, le nom a changé et il s'appelle désormais Gastão Dabronca[125]..

L'édition suédoise est semblable aux autres éditions scandinaves. Une édition de poche fut publiée chez Carlsen Comics dont le contenu est semblable à l'édition française, J'ai lu[126].

  • Serbie Serbie : Гаша шепртља (Gaša šeprtlja)

Plusieurs albums publiés en serbe, sur la couverture il est écrit Gaston, or dans la bande-dessinée le héros est appelé Gaša šeprtlja[127].

  • Drapeau de la Turquie Turquie : Chapchal Gazi (Şapşal Gazi)

Langues régionales[modifier | modifier le code]

Les éditions Grijalbo Mondadori ont publié, dans les années 1980, six albums de Gaston traduits de l'édition en français[128].

Après avoir édité un premier « Gaston » en breton, l'éditeur Yoran Embanner a signé un contrat avec Dupuis afin de traduire l'album no 10 de la nouvelle collection en sept langues : le wallon, l'alsacien, le basque, le breton, le corse, l'occitan et le savoyard.

L'album no 10 reprend des gags des albums Un gaffeur sachant gaffer, Lagaffe nous gâte et En direct de la gaffe.

Il a été édité à 4000 exemplaires en wallon, à 1500 exemplaires en corse et à 2000 exemplaires dans les autres langues. La version wallonne, dont le traducteur est Yannick Bauthière, est la première BD éditée en Wallon unifié.

Musique et film[modifier | modifier le code]

Disque[modifier | modifier le code]

En 1983 sort un livre-disque Gaston Lagaffe contenant deux chansons et vingt pages de bandes dessinées. Les chansons de Gaston chantées par Henri Seroka sont Petite souris qui m'sourit et Ça casse tout le rock à Gaston[129].

Film[modifier | modifier le code]

La bande dessinée a été adaptée en 1981 dans un film live français intitulé Fais gaffe à la gaffe ! Il fut réalisé par Paul Boujenah et comprenait Roger Mirmont dans le rôle du personnage de Gaston, ainsi qu'une jeune Lorraine Bracco (Les Soprano).

Le film fut un échec critique et commercial. L'interprétation des personnages caricaturaux de la B.D. dans un contexte crédible était déjà difficile, mais la réalisation n'était apparemment pas non plus à la hauteur. Un problème particulier surgit d'une intervention de Franquin lui-même : il ne voulait pas que ses personnages soient directement adaptés et avait interdit que l'on emploie leurs noms. En raison de cette exigence, les personnages ont dû changer de nom, ce qui ne pouvait que décevoir encore plus les fans : Gaston fut renommé « G », Prunelle « Prunus » (Daniel Prevost), Mademoiselle Jeanne « Pénélope » (Marie-Anne Chazel) et M. De Mesmaeker « Mercantilos » (Marco Perrin). Le fameux Gaffophone lui-même, fidèlement reproduit, avait été rebaptisé « la Gaffinette[130] ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Quéveau, Presque tout Franquin, Paris, Comset Éditions,‎ 1991, 116 p. (ISBN 2-9506309-1-X)

Entretiens

Études

  1. a et b p. 63
  2. a et b p. 64
  3. p. 88
  4. pp. 88-89
  5. p. 87
  6. p. 93
  7. p. 94
  8. p. 96
  9. p. 102
  10. a et b p. 103
  11. pp. 103 et 104
  12. pp. 104 et 105
  13. pp. 106 et 107
  14. p. 109
  15. p. 112
  16. pp. 109-110
  17. p. 111
  18. pp. 121-122-123
  19. p. 123
  20. pp. 125-128
  21. p. 129
  22. pp. 138-139
  23. pp. 140-141
  24. pp. 150-151
  25. p. 152
  26. p. 168
  27. pp. 169-170-171
  28. pp. 183-184
  29. a et b p. 187

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'année 1957 sur le site d'André Franquin.
  2. L'année 1957 de Franquin dans le journal de Spirou
  3. L'année 1957 de Franquin dans le journal de Tintin
  4. « Contrairement aux héros, il n'aurait aucune qualité, il serait con, pas beau, pas fort. Ce serait un héros sans emploi, un héros dont on ne voudrait dans aucune bande dessinée tellement il serait minable. » Et Franquin créa la Gaffe, page 157
  5. « Yvan a sauté d'enthousiasme. » Et Franquin créa la Gaffe, page 157
  6. « Uniquement de l'animation[...]nous n'avions pas d'autres intentions. » Et Franquin créa la Gaffe, page 157
  7. « Moi j'ai inventé la première idée et je lui ai donné une forme graphique. Yvan m'a aidé à trouver la personnalité. C'est lui qui a baptisé le personnage, se rappelant un de ses copains[...]qui était gaffeur et s'appelait Gaston. » Et Franquin créa la Gaffe, page 157
  8. « [...]jusqu'au moment où nous avons eu l'impression d'avoir épuisé les possibilités de fantaisie dans le journal et où nous nous sommes quand même décidés à mettre cette andouille dans une bande dessinée » Et Franquin créa la gaffe, page 157
  9. a, b, c et d Et Franquin créa la gaffe, page 157
  10. « Je crois que durant toutes ces années-là, il n'a donné qu'un seul gag ! » Et Franquin créa la gaffe, page 157
  11. Les Cahiers de la bande dessinée no 10
  12. M. De Mesmaeker sur le site lagaffemegate.free.fr
  13. Longtarin sur le site lagaffemegate.free.fr
  14. Prunelle sur le site lagaffemegate.free.fr
  15. Lebrac sur le site lagaffemegate.free.fr
  16. Jules-de-chez-Smith-en-face sur le site lagaffemegate.free.fr
  17. Mademoiselle Jeanne sur le site lagaffemegate.free.fr
  18. Gaston l'intégrale 1963-1964, p.60-61
  19. Panade à Champignac sur le site Lagaffemegate.free.fr
  20. Et Franquin créa la Gaffe, page 158
  21. La mouette sur le site Lagaffemegate.free.fr
  22. Et Franquin créa la Gaffe, page 179
  23. Franquin, Bocquet et Éric Verhoest, Franquin: chronologie d'une oeuvre, Marsu Productions, coll. « Beaux livres »,‎ 2007, 192 p. (ISBN 9782354260101, lire en ligne) :

    « Je hais les parcmètres !... Mais d'un autre coté, les gags me viennent si facilement, grâce à eux ! Ce que je ne supporte pas, c'est qu'en ville, on a parfois des trottoirs très étroits, et qu'ils parviennent malgré tout à te mettre un parcmètre au mileu ! Et puis, c'est un appareil tellement fait pour soutirer le fric ! »

    .
  24. l'année de la BD 81-82
  25. « La rédaction dans Gaston, est tout à fait artificielle, elle ne doit qu'à mon imagination. », Et Franquin créa la Gaffe, page 158
  26. « J'étais rarement à la rédaction et je dessinais tout chez moi, par cœur. », Et Franquin créa la Gaffe, page 158
  27. « C'est même curieux et un peu dommage, que je ne me sois pas rapproché de la vie du bureau, pour la connaitre mieux et donc en faire une satire qui aurait pris de la dimension. », Et Franquin créa la Gaffe, page 158
  28. « Quand je dessinais Spirou chez Jijé, je me suis fait engueuler parce que je dessinais des maisons bruxelloises. « Tu vas emmerder toute l'Europe » me disait-il. Quelque temps plus tard, l'éditeur qui visait le public français me disait de ne pas faire trop belge non plus. Aussi, peu à peu, a-t-on francisé notre truc. En venant en France, j'ai trouvé des régions qui étaient jolies : à Laon (Aisne) par exemple, à Paris également. J'ai fait des photos. Ça ressemblait à une ville de chez nous mais avec un certain exotisme en plus ; la forme des feux rouges, l'uniforme des flics, etc... » Interview au fanzine Ratatouille en septembre 1986.
  29. Gaston no 10 Le géant de la gaffe, p.36
  30. « Fantasio était bien obligé de s'aigrir face à Gaston, qui lui renvoyait sa propre image d'antan[...] Farfelu, créatif, maladroit, il a renoncé à tout cela face à l'apparition rayonnante de Gaston[...], il s'est mis à reprocher à Gaston d'être ce qu'il était lui-même auparavant ! », Et Franquin créa la Gaffe, page 159
  31. « Il ne pouvait y avoir deux Fantasio différents dans le même journal, je connais la logique des lecteurs et les lecteurs n'auraient pas acceptés ça ! », Et Franquin créa la Gaffe, page 158
  32. Gaston no 14 La sage des gaffes, p.20
  33. Présentation de Prunelle sur le site Lagaffe me gâte.
  34. Le rogntudjuu de Prunelle sur le site Lagaffe me gâte.
  35. Le sens du rogntudjuu de Prunelle.
  36. Fiche de Jeanne sur Lagaffe me gâte.
  37. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.46
  38. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.14
  39. Fiche de Jeanne sur le site de Gaston Lagaffe.
  40. Gaston 8 Lagaffe nous gâte, p.58
  41. Gaston no 6 Des gaffes et des dégâts, p.49
  42. Gaston 10 Le géant de la gaffe, p.13
  43. Gaston 12 Le gang des gaffeurs, p.27
  44. Le jokari dans la BD.
  45. Fiche de Jules sur le site de Gaston Lagaffe.
  46. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.3
  47. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.25
  48. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.7
  49. Gaston R4 En direct de la gaffe, p.24
  50. Gaston 11 Gaffes, bévues et boulettes, P.25
  51. Longtarin brigadier-chef
  52. Gaston 14 La sage des gaffes, p.17
  53. Gaston 14 La sage des gaffes, p.27
  54. Gaston 14 La sage des gaffes, p.23
  55. Fiche de Longtarin sur le site Lagaffe me gâte.
  56. Gaston 14 La sage des gaffes, p.29
  57. Fiche de Ducran & Lapoigne sur le site de Gaston Lagaffe
  58. Fiche du Père Gustave sur la site Lagaffe me gâte.
  59. Fiche du capitaine Beaucoudeau sur le site Tout sur Gaston.
  60. Fiche des pompiers sur le site Lagaffe me gâte.
  61. Fiche du douanier sur le site Tout sur Gaston.
  62. L'album no 5 de Gaston sur le site BD oubliées.
  63. La fiche de l'album no 0 sur le site bedetheque.com
  64. Gaston 0 Gaffes et gadgets, p.26
  65. La fiche de l'album no 1 sur le site bedetheque.com
  66. La fiche de l'album no 2 sur le site bedetheque.com
  67. La fiche de l'album no 3 sur le site bedetheque.com
  68. La fiche de l'album no 4 sur le site bedetheque.com
  69. La fiche de l'album no 5 sur le site bedetheque.com
  70. La fiche de l'album no 6 sur le site bedetheque.com
  71. La fiche de l'album no 7 sur le site bedetheque.com
  72. La fiche de l'album no 8 sur le site bedetheque.com
  73. La fiche de l'album no 9 sur le site bedetheque.com
  74. La fiche de l'album no 10 sur le site bedetheque.com
  75. La fiche de l'album no 12 sur le site bedetheque.com
  76. La fiche de l'album no 13 sur le site bedetheque.com
  77. L'apparition de Prunelle à la fin de l'album no 13.
  78. La fiche de l'album no 13 HC sur le site bedetheque.com
  79. La fiche de l'album no 14 sur le site bedetheque.com
  80. La fiche de l'album no 14 tirage de tête sur le site bedetheque.com
  81. La fiche de l'album no 15 sur le site bedetheque.com
  82. La fiche de l'album no 15 tirage de tête sur le site bedetheque.com
  83. La fiche de l'album no 19 sur le site bedetheque.com
  84. Les rééditions de Gaston sur le site BD oubliées.
  85. La fiche de l'album no R0 sur le site bedetheque.com
  86. La fiche de l'album no R1 sur le site bedetheque.com
  87. La fiche de l'album no R2 sur le site bedetheque.com
  88. La fiche de l'album no R3 sur le site bedetheque.com
  89. La fiche de l'album no R4 sur le site bedetheque.com
  90. La fiche de l'album no R5 sur le site bedetheque.com
  91. La réédition Rombaldi sur le site Lagaffemegate.free.fr
  92. La réédition J'ai lu sur le site Lagaffemegate.free.fr
  93. La fiche de l'album À fond la gaffe ! sur le site bedetheque.com
  94. La réédition des quarante ans sur le site bedetheque.com
  95. La réédition de 2005 sur le site bedetheque.com
  96. « Gaston (L'intégrale Version Originale) », sur Bedetheque (consulté le 11/08/2014)
  97. (fr) Les trésors de la bande dessinée sur Le Figaro, consulté le 30 octobre 2008.
  98. « Gaston - L'âge d'or de Gaston (Le Soir) », sur Bedetheque (consulté le 11/08/2014)
  99. « Actualités : Coffret Gaston », sur Dupuis,‎ 30/09/2013 (consulté le 11/08/2014)
  100. « Gaston (Tout Gaston) », sur Bedetheque (consulté le 11/08/2014)
  101. Les planches de Lebrac dans Spirou.
  102. Le Journal de Spirou no 2560 sur le site BD oubliées.
  103. Présentation de Pastiches 1.
  104. Présentation de Pastiches 5.
  105. Présentation de Parodies 3.
  106. Présentation de l'album Parodies de Al Voss.
  107. Sacarino sur le site Lagaffe me gâte.
  108. Le gag de Mortadelo y Filemón pompé sur Gaston.
  109. a et b Morgan Di Salvia, « Gastoon, la gaffe ? », sur Actua BD,‎ 28 avril 2011 (consulté le 24 juin 2011)
  110. « Gastoon, le buzz sur internet », sur Graphivore,‎ 27 avril 2011 (consulté le 24 juin 2011)
  111. Jo-Jo le premier Gaston allemand.
  112. Gaston allemand par Semic.
  113. Gaston allemand par Carlsen.
  114. Le Gaston danois.
  115. Le Gaston espagnol.
  116. Le Gaston en espéranto.
  117. Le Gaston américain.
  118. La version finlandaise.
  119. Le Gaston islandais.
  120. Le Gaston italien.
  121. Le Gaston norvégien.
  122. Le Gaston néerlandais.
  123. Le Gaston polonais.
  124. Le premier Gaston portugais.
  125. Le second Gaston portugais.
  126. Le Gaston suédois.
  127. Le Gaston serbo-croate.
  128. Le Gaston catalan.
  129. Le rock à Gaston
  130. Fais gaffe à la gaffe ! sur le site Lagaffemegate.free.fr

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