Alain Soral

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Alain Soral

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Alain Soral lors d'une conférence à Lyon le .

Nom de naissance Alain Bonnet
Naissance (55 ans)
Aix-les-Bains, France
Nationalité Drapeau de la France France
Drapeau de la Suisse Suisse
Profession Essayiste
Chef d'entreprise
Formation
Diplôme d'instructeur fédéral de boxe anglaise obtenu en juin 2004
Famille
Agnès Soral (sœur)

Alain Soral, à l'état-civil Alain Bonnet (nom d'usage Bonnet de Soral)[n 1], est un essayiste, militant politique et chef d'entreprise franco-suisse, né le à Aix-les-Bains.

Militant du Parti communiste dans les années 1990, faisant une première carrière dans le monde du spectacle dans les années 1990 et au début des années 2000, il fonde en juin 2007, avec d'anciens membres du GUD, le mouvement Égalité et Réconciliation (E&R) — association présentée comme « nationaliste de gauche », généralement classée à l'extrême droite et considérée comme proche du Front national —, qu'il préside depuis lors. Il devient membre du comité central du FN en novembre 2007 jusqu'à son départ en février 2009.

Il se présente ensuite aux élections européennes de 2009 en Île-de-France en cinquième position sur la « liste antisioniste » conduite par Dieudonné, dont il est devenu l'ami et l'« éminence grise », ce qui permet d'observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l'humoriste.

En mars 2011, il fonde la SARL « Culture pour tous » dont les activités gravitent autour d'E&R.

Au cours des années 2000, il devient, aux yeux de la plupart des observateurs, un idéologue d'extrême droite, oscillant entre un antisémitisme traditionnel et le nouvel antisémitisme. Partageant des thèses à la fois nationalistes et de gauche, lui-même se définit comme « national-socialiste à la française ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, premiers essais et carrière dans le milieu du spectacle[modifier | modifier le code]

Frère de l'actrice Agnès Soral, sa cadette, et de la productrice Jeanne Soral, seul garçon de trois enfants, Alain Soral naît en Savoie[2]. Il déclare avoir eu un arrière-grand père « premier ciseau » chez le plus grand tailleur de Genève[3]. Sa famille s'étant établie à Meudon-la-Forêt dans les années 1960, il est inscrit à la « communale »[2], puis au collège Stanislas[4]. Se qualifiant lui-même d'« enfant mal-aimé »[1], il vit une enfance difficile en raison d'une mère qu'il juge « passive et froide »[2], et de la violence de son père qui le bat[1]. Sa sœur Agnès décrit ce dernier comme un « pervers narcissique ». Lui indique en mai 2003, interrogé dans l'émission de Mireille Dumas Vie privée, vie publique[1] : « Quand on a eu une enfance comme la mienne, on n'a que deux choix : devenir victime ou bourreau. On m'a programmé pour être un monstre[5]. » Selon sa sœur Agnès, il aurait également souffert, au cours de son enfance, de l'expropriation par l'État de terrains forestiers appartenant à son père[1].

À la suite de la condamnation de ce dernier, qui exerce la profession de conseiller juridique[1], pour escroquerie en 1973, et de son incarcération à la prison de Champ-Dollon en Suisse[6], il passe une adolescence marginale à Grenoble (quartier de la Capuche), puis à Annemasse[2]. Le souvenir d'avoir vécu durant cette adolescence au-dessus d'une loge maçonnique l'aurait marqué, d'après sa sœur Agnès[1]. Sans bac en poche, Alain Soral monte à Paris en 1976 où il mène une existence « provo-punk » aux Halles, exerçant divers « petits boulots » (chantiers, convoyages, etc.), avant d'être reçu aux Beaux-Arts[2]. Durant cette période, il aurait suivi les cours de Cornelius Castoriadis à l'École des hautes études en sciences sociales[2],[7]. Au cours de sa jeunesse, il est aussi pigiste pour le magazine féminin 20 ans, pour lequel il rédige des billets d'humeur. Il écrira plus tard dans Entrevue, à la rubrique « Rumeurs »[5].

Dans les années 1980, introduit par sa sœur auréolée du succès de Tchao Pantin[6], Alain Soral fréquente la « nébuleuse noctambulo-artistique parisienne », aux Bains Douches ou au Palace[1], côtoie de nombreux homosexuels[1],[5] et se lie d'amitié avec le cinéaste Vincent Dieutre[2]. Son intérêt se porte à cette époque sur la mode — il enseigne « l'histoire et l'analyse de la mode contemporaine » à l'ESMOD[8] de 1984 à 1987. En 1984, il cosigne son premier ouvrage : Les mouvements de mode expliqués aux parents, avec Alexandre Pasche et Hector Obalk, qui devient un succès de librairie. Il vit néanmoins très mal que ce dernier soit le seul à être invité à l'émission Apostrophes, au point que cet épisode marque durablement sa pensée. Il déclare ainsi : « J'ai été manipulé par un juif qui a tiré la couverture à lui. À partir de ce jour-là, j'ai étudié le Talmud, l'histoire du sionisme. J'ai découvert que la trahison et la solidarité étaient au fondement de cette culture[5]. » En 1987, il publie un nouvel ouvrage sur ce thème, intitulé La Création de mode, initialement manuel de cours destiné à l'ESMOD.

Au début des années 1990, il écrit sur le thème de la « drague » et de la « féminisation de la société », avec un premier roman autobiographique La Vie d'un vaurien — largement inspiré du recueil d'Édouard Limonov : Journal d'un raté —, puis avec l'essai Sociologie du dragueur (Éditions Blanche, 1996).

Dans le même temps, il fait ses premières apparitions à la télévision : conseiller en mode dans le cadre d'une émission de FR3 en octobre 1985, invité par Thierry Ardisson dans Lunettes noires pour nuits blanches, chroniqueur — aux côtés de Yolaine de La Bigne — dans Drevet vend la mèche (1989). Il est également plusieurs fois invité dans l'émission de Mireille Dumas Bas les masques (1991). Il joue son propre rôle au cinéma dans Parfait Amour !, de Catherine Breillat (1996).

En 2001, il met en scène Confession d'un dragueur avec Thomas Dutronc en tête d'affiche. Le producteur Jean-François Lepetit raconte à ce sujet : « Son scénario était prometteur. Mais au moment du tournage, j'ai réalisé que ce que je croyais être de l'ironie était en fait du premier degré. » Portant sur la drague de rue et les rapports de classe, ce long métrage fut boudé par la critique et « déprogrammé » au bout d'une semaine, échec dont, d'après Marie-France Etchegoin, il tire une grande vexation[5].

Au sujet de sa vie au sein du milieu du spectacle, il affirme : « J'ai été massacré par les deux cliques qui tiennent ce milieu, les pédés et les juifs[5]. »

Le 21 décembre 1996, il se marie et s'installe à Bayonne[2].

Passage par le Parti communiste[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, il adhère au Parti communiste français[n 2] (cellule Paul-Langevin)[9] ; selon les auteurs de La Galaxie Dieudonné, cette appartenance au Parti communiste n'a cependant jamais été prouvée[10]. Il déclare également avoir animé pendant cette période, aux côtés de Marc Cohen, le « Collectif communiste des travailleurs des médias » (dit aussi « cellule Ramón-Mercader »), faisant paraître le bulletin La Lettre écarlate[4]. Selon Jean-Paul Gautier et ses coauteurs, « en réalité, ce collectif était dirigé par Henri Malberg, membre du comité central du PCF. Lors de nos investigations, nous n'avons trouvé aucun document qui laisserait entrevoir qu'Alain Soral aurait joué le rôle qu'il cherche à s'attribuer[11]. »

Après avoir fait campagne pour le non au référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, il participe en mai 1993, toujours avec Marc Cohen, rédacteur en chef de L'Idiot international de Jean-Edern Hallier, à la rédaction de l'appel « Vers un front national », signé par Jean-Paul Cruse — ancien membre de la Gauche prolétarienne, membre du collectif et délégué SNJ-CGT de Libération, dont il est l'un des fondateurs — et publié en première page de L'Idiot[12]. Cet appel, s'appuyant sur la vision de la « destruction précipitée de la vieille gauche », propose « une politique autoritaire de redressement du pays », rassemblant « les gens de l’esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise — et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde […] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo » et appelle, pour « forger une nouvelle alliance », à la constitution d'un « front » regroupant « Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes », un nouveau front pour « un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel[13] ». Une polémique naît alors sur l'existence de convergences « rouges-bruns »[14].

Alain Soral quitte ensuite le PCF, disant s'opposer à l'abandon de son contenu révolutionnaire, tout en continuant à approuver l'« outil d'analyse » marxiste[15].

Critique du communautarisme[modifier | modifier le code]

Dans les livres qu'il publie par la suite, il pourfend[16] ce qu'il juge relever du communautarisme et s'en prend vivement aussi bien aux mouvements homosexuels ou féministes qu'aux associations représentatives de la communauté juive, dans des termes qui se veulent souvent provocateurs[17]. Pour Alain Soral, la montée des communautarismes en France est dangereuse pour la République et constitue une atteinte au principe d'universalité républicaine, car, à sa conception « fait[e] d’histoires comparées, de métissages, de transformations », elle tendrait à substituer « un débat réduit à la compétition victimaire. Soit l’Histoire ramenée à l’éternelle persécution des femmes, des gays, des Arabes, des Noirs, des juifs[18]… »

Dans son analyse de la société contemporaine, il prétend démonter les mécanismes de ce qu'il appelle l'« idéologie du désir », promue par l'omniprésence de la publicité, les journaux féminins et le phénomène de « starisation ». Il a vivement critiqué certains mensuels féminins qui, selon lui, transforment les consciences et relèguent la femme au statut de « femme-objet » consommatrice. Il expose son idée selon laquelle le système s'accommode très bien d'une situation où les femmes travaillent et consomment et que le féminisme, vu sous cet angle, n'est pas forcément un mouvement de libération, mais un « allié objectif » du capitalisme.

En 2002, dans l'ouvrage Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, Alain Soral s'en prend, parmi de multiples cibles, à Dieudonné[19], qu'il accuse de vouloir bénéficier d'une « rente de culpabilisation victimaire » dont les Français blancs seraient, selon Soral, les victimes. Qualifiant l'humoriste d'« inculte et désormais pas drôle », il ajoute par ailleurs : « Si Dieudonné s’énerve sur le populo français, […] c’est peut-être parce qu'il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d’une plus juste représentation des “communautés visibles” ? Une “communauté invisible” surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo[20]. » Ayant pris connaissance de ces critiques, Dieudonné souhaite rencontrer Soral. En 2004, les deux hommes prennent contact et deviennent finalement amis et politiquement proches, étant notamment tombés d'accord, selon Soral, sur le sujet de l'« antisionisme » et du « lobby juif »[21]. Dès lors, l'essayiste fait figure, de son propre aveu[22], d'« éminence grise » de Dieudonné[1],[23], ce qui permet d'observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l'humoriste[1],[22].

S'estimant victimes de déboires comparables en termes d'agressions physiques et de boycott par les médias, Alain Soral et Dieudonné se sont mutuellement soutenus[24], participant conjointement à la liste Euro-Palestine aux élections européennes de 2004, avant que le premier ne s'en retire[25], suivi par le second.

En 2006, il fait partie — avec notamment Dieudonné, Thierry Meyssan et Frédéric Chatillon[26] (ancien responsable du GUD) — d'une délégation qui se rend au Liban, puis en Syrie, et rencontre notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun[27], opposant libanais, et, lors d'un passage à Damas, les dignitaires du régime syrien[5], ainsi qu'Hugo Chávez, président du Venezuela.

Engagement au Front national[modifier | modifier le code]

Durant l'automne 2005, il rejoint l'équipe de campagne du Front national, où il est chargé des affaires sociales et du problème des banlieues. Ce ralliement n'est révélé par Soral que plus d'un an après, lors d'un entretien paru sur Internet le [28]. Il explique alors sa démarche en affirmant que le Front national constitue le seul parti qui lutte efficacement contre la « déferlante capitaliste et ultralibérale ». En mars 2007, il reconnaît avoir voté pour Jean-Marie Le Pen aux deux tours de l'élection présidentielle de 2002, après avoir néanmoins été tenté de porter sa voix sur Jean-Pierre Chevènement au premier tour[4].

Le rapprochement d'Alain Soral avec Jean-Marie Le Pen est cependant accueilli alors avec une certaine méfiance par diverses personnalités du Front national[29].}}

Le , après le net recul de Jean-Marie Le Pen à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, Alain Soral déclare : « Le Pen méritait la France mais je ne suis pas sûr que la France méritait Le Pen[30] » et annonce qu'il va voter Ségolène Royal[31].

Parallèlement à son engagement au FN, Alain Soral lance en juin 2007, en compagnie de Jildaz Mahé O’Chinal et Philippe Péninque[32], son propre mouvement, appelé Égalité et Réconciliation (E&R)[33]. Cette association, qui se présente comme « un club de réflexion politique trans-courants dans la tradition du cercle Proudhon des Berth et Valois », « entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires, et notamment ceux issus de l'immigration[32] ». Avec le soutien financier des anciens membres du GUD Frédéric Chatillon, Gildas Mahé et Philippe Péninque, et la participation de Serge Ayoub, il ouvre Le Local, un bar associatif situé dans le 15e arrondissement de Paris. Néanmoins, cette association entre Soral et Ayoub fait long feu[34] et ce dernier conserve seul la gestion du Local[35], « les JNR de Batskin n'appréciant pas vraiment les militants arabes d'E&R » selon Frédéric Haziza.

Le , à l'occasion du congrès national du Front national à Bordeaux, Alain Soral, qui n'était pas candidat, est nommé au comité central par Jean-Marie Le Pen, réélu président du parti[36].

Départ du Front national et Liste antisioniste[modifier | modifier le code]

Le , Alain Soral annonce sa candidature à l'investiture comme tête de liste du Front national aux élections européennes de 2009 en Île-de-France[37]. Six mois plus tard, le , il décide de quitter le FN à la suite de sa relégation à une « place d'honneur » sur la liste[38]. Accusant Marine Le Pen et Louis Aliot de s'être opposés à sa candidature[n 3] et de chercher à « virer tous les opposants authentiques au système, qu'ils proviennent de la vieille droite des valeurs ou de la vraie gauche sociale », il témoigne des profondes divergences apparues depuis près de deux ans au sein du Front national et ayant conduit au départ de plusieurs personnalités de ce parti, tout en saluant Jean-Marie Le Pen, « homme facétieux et délicat ». Ce dernier dénonce pour sa part un « comportement de petit enfant qui pique une grosse colère » et commente : « Alain Soral est plus fait pour l'écriture ou le show-business que pour la politique[39] ». Selon Laurent-David Samama, l'état-major du parti l'aurait jugé « trop obsédé par le complot sioniste »[40].

Il présente, avec Dieudonné et Yahia Gouasmi, alors président de la Fédération chiite de France, une « Liste antisioniste » recueillant 1,30 % des suffrages en Île-de-France (2,83 % en Seine-Saint-Denis) au terme d’une campagne émaillée d’incidents et d’échauffourées[41]. Sa présence sur cette liste lui vaut d’être qualifié d’« impayable stalino-facho-antisioniste » par le philosophe communiste-libertaire Claude Guillon[42]. La liste aurait été financée par la République islamique d'Iran de Mahmoud Ahmadinejad à hauteur de 3 millions d'euros[43].

Entre-temps chroniqueur au journal Flash, à partir de sa fondation en octobre 2008 avec d'anciens collaborateurs de National-Hebdo, il le quitte en avril 2011 le jugeant devenu trop proche du Front national[44].

Alain Soral continue néanmoins d'avoir une certaine influence chez une partie des militants du FN, notamment chez les jeunes, qui développent d'après l'historien Nicolas Lebourg « tout un discours "républicain" sous influence soralienne, pour pointer le poids d'un certain communautarisme » (juif)[45].

Développement d'E&R et de « Culture pour tous »[modifier | modifier le code]

Article connexe : Égalité et Réconciliation.
Article connexe : Kontre Kulture.

Dès lors, s'inscrivant dans une démarche propre au média-activisme[46], Alain Soral se consacre essentiellement à Égalité et Réconciliation — association présentée comme « nationaliste de gauche »[47] mais classée à l'extrême droite par la plupart des observateurs, représentative du nouvel antisémitisme pour ses détracteurs — en organisant des conférences et en réalisant des entretiens sur Internet particulièrement suivis[48], surtout par « un public jeune et masculin », composé de « chômeurs, mais aussi [d']étudiants ou cadres diplômés »[5]. Pour le politologue Jean-Yves Camus[49], si le mouvement connaît une certaine audience auprès de la génération des 18-25 ans, « pour comprendre le phénomène Soral, il faut le replacer dans le contexte des années 2000 pendant lesquelles on assiste à une course à la transgression antisémite illustrée parfaitement par l’émergence de Dieudonné. Dans les deux cas, Soral et Dieudonné, c'est moins leur discours qui suscite l’engouement que leur capacité à dire des choses transgressives qui attire les gens ».

En mars 2011, il fonde sa propre structure, « Culture pour tous », société qui comprend la maison d'édition Kontre Kulture qui diffuse notamment la réédition de ses livres, Sanguis Terrae (vente de vin), Instinct de Survie (qui vend du matériel survivaliste et organise des stages, en partenariat avec Piero San Giorgio, auteur de Survivre à l’effondrement économique), et Au bon sens (vente par des circuits courts de produits bio)[6].

Depuis novembre 2012, à la suite de son refus de l'inviter sur le plateau de son émission sur LCP, Frédéric Haziza, journaliste à Radio J et sur LCP, fait l'objet d'une violente campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et d'une pétition, lancée en février 2013 sur Change.org, visant à son renvoi de LCP pour « son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations contre ceux qui ne sont pas d'accord avec lui »[50],[51],[52],[53],[54].

En 2013, Alain Soral est condamné à deux reprises :

  • le 8 novembre, il est condamné à 2 500 euros d'amende, un euro symbolique de dommages et intérêts, 3 000 euros au titre des frais de justice, ainsi qu'à la publication, à ses frais, du jugement dans deux journaux, pour avoir diffamé le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë en portant à son encontre des accusations d'enrichissement illégal et de pédophilie, dans une vidéo datée du 6 mai 2013 sur le site Égalité et Réconciliation[55] ;
  • le 13 novembre, le juge des référés de Bobigny, saisi par la LICRA, ordonne l'interdiction et le retrait des ventes « dans un délai d'un mois » de l’Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme de Paul-Éric Blanrue et la censure partielle de quatre ouvrages réédités par Kontre Kulture : La France juive d'Edouard Drumont, Le Salut par les juifs de Léon Bloy, Le Juif international d'Henry Ford et La Controverse de Sion de Douglas Reed[56] ; la maison d'édition et Alain Soral sont également condamnés à verser, « à titre de provision », 8 000 euros à la LICRA, ainsi qu'à payer une partie des frais de justice.

En 2014, il est condamné à 1 500 euros d'amende, 3 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice, pour diffamation envers un employé municipal de Toulouse[57].

Positions[modifier | modifier le code]

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Le positionnement politique d'Alain Soral est, de l'avis de la plupart des observateurs comme du sien, le fruit d'une combinaison, désignée en des termes divers, entre thèses nationalistes d'une part, et socialistes ou marxistes d'autre part. En revanche, les observateurs s'accordent à le classer à l'extrême droite depuis son passage au Front national[58],[59],[60] alors que l'intéressé s'en défend. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, voit notamment en lui « celui qui, par son parcours, l'utilisation du Net, les manipulations auxquelles il se livre, les réseaux qu'il a constitués, unit et fédère, de façon inédite, le front des extrêmes »[61].

D'une manière générale, l'universitaire Stéphane François estime qu'il développe, bien qu'étant « issu des milieux catholiques traditionalistes », une pensée « composite, attrape-tout » ; aussi l'essayiste Jean-Paul Gautier voit-il en lui une « girouette idéologique »[62]. Des observateurs issus de la gauche antilibérale comme le sociologue Philippe Corcuff ou Évelyne Pieiller, rédactrice au Monde diplomatique, l'accusent respectivement de « brouillage idéologique »[63] et d'« embrouilles idéologiques »[58]. L'écrivain Jacques de Guillebon considère également que « son indéniable talent réside justement dans sa capacité à s'adresser à des publics très divers, en mobilisant des éléments de langage d'origines disparates », invoquant René Guénon pour « certains musulmans », l'opposition à Vatican II pour « certains catholiques », « les racines païennes de la France » pour « les identitaires ou les férus de la Nouvelle Droite », ou encore « Valmy, la République jacobine et centralisatrice » pour les souverainistes[64].

Certains le désignent tout d'abord comme représentatif de la mouvance « rouge-brune ». Son appel à un « Front national » en 1993, alors qu'il était engagé au Parti communiste, est notamment caractérisé comme tel par Laurent-David Samama[40]. Dans son livre Vol au-dessus d'un nid de fachos, paru chez Fayard en janvier 2014, sous-titré « Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres », le journaliste Frédéric Haziza classe également Alain Soral dans la « nébuleuse rouge-brune »[65]. La journaliste Marie-France Etchegoin, mettant en cause « son copinage avec les dictatures du monde arabe », parle quant à elle d'« alliance “rouge-brun-vert” »[5].

D'autres préfèrent insister sur son adhésion au marxisme. Selon Éric Naulleau, « on ne peut pas le comprendre si on ne le définit pas comme marxiste[1] », ce que conteste cependant Évelyne Pieiller[58]. Après son engagement au FN, le journaliste Claude Askolovitch en fait le tenant d'un « lepéno-marxisme[66] ». Enfin, le chercheur Jean-Yves Camus parle à son sujet de « gaucho-nationalisme »[67].

De son côté, le sociologue Philippe Corcuff considère Alain Soral comme l'un des deux principaux « pôles émetteurs », avec Éric Zemmour, de « l'idéologie néoconservatrice »[68].

Pour sa part, l'intéressé récuse le classement à l'extrême droite, dont il estime être « aux antipodes »[8] et qu'il interprète, « au moins depuis 1945 et plus encore depuis Mai 68 », comme « une invention du gauchisme, sous sponsoring atlantiste, soit de la droite d'affaires (ce que j'appelle la Banque) pour cacher que le national-socialisme était socialement de gauche ». L'extrême droite désigne selon lui « les néoconservateurs, les impérialistes américano-sionistes et le pouvoir bancaire international »[69]. Il dénonce également la gauche « culturo-mondaine », par opposition à la gauche sociale et ouvriériste. Dans Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, Alain Soral affirmait : « Je suis émotionnellement de gauche, orphelin du PC et nostalgique du progressisme[2]. » Depuis, il utilise plusieurs termes pour se définir : « national-républicain », « gaucho-lepéniste à la rigueur »[8], républicain universaliste d'inspiration marxiste[70] influencé par la lecture de Michel Clouscard[71], ou encore « national-socialiste français », « à la manière d'Hugo Chávez », « sans besoin de recours à une théorie raciale pour des raisons d'espace vital, ce qui correspondait à la situation allemande. L'idéologie découlant souvent de la géographie ! »[5],[69].

Critique du féminisme[modifier | modifier le code]

Le féminisme, et plus généralement les femmes, est un thème très présent dans l'œuvre d'Alain Soral (notamment dans Sociologie du dragueur, Vers la féminisation ? ou Misères du désir)[72]. Il prend des positions très virulentes à l'égard des lobbys et associations féministes[73], qu'il accuse de former une minorité « bourgeoise » qui confond sa propre condition avec celle des autres femmes. Il dénonce l'égalité homme-femme comme « illusoire » sur le plan biologique mais la qualifie de « parfaitement progressiste » sur le plan légal. À ce titre, il dénonce le féminisme comme une manipulation (dont les féministes ne seraient que l'instrument) visant à occulter ce combat d'inspiration marxiste.

« Communautarisme » gay et « mariage pour tous »[modifier | modifier le code]

Un conflit a opposé en 2003 l'association Act Up à sa maison d'édition, les Éditions Blanche, à laquelle elle reprochait la publication de plusieurs auteurs, dont Alain Soral[74], qui répandraient des préjugés négatifs envers les homosexuels et même, selon elle, « la haine des homosexuels ». Elle est ainsi intervenue pour que son directeur de publication cesse de l'éditer[75]. Act Up a également vandalisé les locaux des Éditions Blanche, en protestation contre sa ligne éditoriale[76]. Alain Soral s'est plaint des « persécutions physiques de la milice communautaire Act Up[77] ».

En janvier 2013, dans le contexte de l'opposition à l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, il dénonce le « mariage pour tous » comme « une machination maçonnique, satanique, antichrétienne »[5].

Un idéologue progressivement considéré comme antisémite[modifier | modifier le code]

L'idéologie d'Alain Soral a progressivement évolué, comme l'observe l'écrivain Jacques de Guillebon dans le magazine Causeur : « Si à l'époque de Jusqu'où va-t-on descendre ?, il faisait feu, avec une certaine vis comica, sur tous les signes de malaise et de déréliction du temps, dans le cours des années 2000, son viseur se resserre progressivement pour se focaliser sur une seule cible. Israël, donc le sionisme, donc la « communauté [juive] organisée » devient l’ultima ratio de l'essayiste[64]. » Aujourd'hui, la plupart des observateurs voient en lui un « idéologue »[78] ou un « théoricien de l'extrême droite »[79] et de l'antisémitisme[80],[81], inspirant le « nouveau fascisme français »[82] et se situant à la fois dans la veine de l'antisémitisme traditionnel, « drumontien »[83]Kontre Kulture, sa maison d'édition, a notamment réédité La France juive — ; et celle, plus moderne, du nouvel antisémitisme[84], dont il serait devenu le « pape »[85] et qui cherche à mettre en avant un « antisionisme radical »[1], transformant, selon Pierre-André Taguieff, le mythe de la « conspiration juive universelle » en celui du « complot sioniste mondial »[86]. À ce titre, il est régulièrement mis en cause par Manuel Valls en tant que ministre de l'Intérieur, en particulier lors de son bras de fer avec Dieudonné fin 2013-début 2014[61],[79],[80].

Néanmoins, certains relativisent la portée de sa pensée ou de son rôle : pour Stéphane François, « c'est surtout l'argent qui l'intéresse » via le développement de sa SARL « Culture pour tous » ; de son côté, Jean-Paul Gautier avance que « son poids politique est limité » ; pour Alain de Benoist, Alain Soral « se présente en chef de parti et en théoricien, mais en réalité il attire plus par sa véhémence »[62]. Enfin, Philippe Corcuff estime qu'il contribue à « la désintellectualisation en cours du débat public »[68].

Par ailleurs, Jacques de Guillebon relève que « chez les admirateurs d'Alain Soral », « nul ne reconnaît que son système soit fondé sur l'antisémitisme. Ils le ramènent à un antisionisme courant ou à un antijudaïsme censément acceptable par les chrétiens ou encore, (...) assurent que les diatribes de l'agitateur à propos des « communautés » ne les intéressent pas le moins du monde (sans les gêner de façon rédhibitoire pour autant) »[64].

Polémique de 2004[modifier | modifier le code]

Les propos d'Alain Soral sur le judaïsme, le sionisme, ou encore la Shoah, font régulièrement polémique à partir de la décennie 2000. Le parcours de sa radicalisation est entamé lorsqu'il déclare, lors d'un reportage de Complément d'enquête diffusé sur France 2 le lundi et consacré à Dieudonné :

« Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire “y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.” Parce qu'en gros c'est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est-à-dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme [sic] qui confine à la maladie mentale[87] […] »

Ces propos créent alors une vive controverse et sont jugés antisémites par plusieurs observateurs, dont des représentants de la liste électorale Euro-Palestine[88], à laquelle il avait apporté son soutien. Alain Soral commente alors, sur le site oumma.com[89], la controverse provoquée par ses propos, expliquant qu'ils ont été sortis du contexte et qu'on cherche sa « mort médiatique ». Poursuivi en justice, entre autres par le B'nai B'rith, l'écrivain est condamné par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale le 4 mai 2007[90], puis, au terme de quatre ans de procédure, astreint en 2008 au paiement d'une amende de 6 000 euros[91].

Polémiques de 2009[modifier | modifier le code]

À l'occasion de sa participation à la « liste antisioniste » aux élections européennes de 2009, il est à nouveau accusé d'antisémitisme. Albert Herszkowicz, président de l'association progressiste Mémorial98, lui reproche en effet d'écrire que « Benoît XVI [va devoir] se rendre très prochainement dans cette merveilleuse démocratie du Moyen-Orient qu'est Israël pour y lécher, conformément au rite de soumission mondialiste, la dalle de Yad Vashem et y abjurer un peu plus la religion du Christ, au profit de l'hérésie siono-shoatique »[92].

En juillet 2009, se réjouissant de la décision de justice favorable à Bruno Gollnisch rendue au terme du procès sur ses propos d'octobre 2004, il écrit :

« (…) Puisque la loi française le permet désormais sans risque de mise à mort judiciaire, économique et sociale… répétons donc avec le courageux Gollnisch que : “Sans remettre en cause les déportations ni les morts des camps nazis, le débat doit avoir lieu quant à savoir la façon dont les gens sont morts… et sur les chambres à gaz, sans nier a priori leur existence, il faut laisser les historiens en discuter et cette discussion devrait être libre !”
Amen et merde aux cons[93] ! »

Publication de Comprendre l'Empire (2011)[modifier | modifier le code]

En février 2011, il publie Comprendre l'Empire, sous-titré « Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ? », essai qui témoigne de l'accomplissement de sa mue idéologique, et dont les fondements sont largement repris par son public au sein d'Égalité & Réconciliation[94]. Il y établit une opposition entre le nationalisme et, selon lui, l'« Empire », qui regrouperait les banques, la franc-maçonnerie, la bourgeoisie, le protestantisme, Israël et les États-Unis, le tout véhiculant sa domination par le mondialisme, « projet idéologique visant à instaurer un gouvernement mondial et à dissoudre en conséquence les nations, sous prétexte de paix universelle[58] », la finance, les libéraux, les sionistes et sur la notion d'« idéologies bien-pensantes de gauche » qui justifient les actions de l'Empire sous couvert de droits de l'homme. Cet ouvrage, qui connaît un certain succès de librairie[95] — 70 000 exemplaires vendus[1] — et qui figure encore en tête des ventes de livres politiques sur Amazon en 2014[5], suscite de vives réactions.

Pierre-André Taguieff écrit ainsi dans son Court traité de complotologie qu'« on y trouve tous les poncifs de la littérature conspirationniste produite depuis le début des années 1950 » et, faisant allusion à Ernest Jouin et à Urbain Gohier, précise que « si l'habillage lexical est nouveau, la rhétorique de la dénonciation du grand complot est la même que celle qu'on trouvait dans les écrits de Mgr Jouin ou d'Urbain Gohier dans les années 1920. Soral et ses semblables se proposent toujours, comme le dénonciateur des “puissances occultes” en 1924, “d'éclairer les peuples, en leur montrant l'œuvre des Sociétés secrètes”, qui portent de nouveaux noms[96]. »

L'écrivain Arnaud Le Guern juge pour sa part dans Causeur[95] que le livre « rappelle […] les pénibles souvenirs de lecture de Vers la féminisation ? et de Sociologie du dragueur. C’est le même enchaînement de micro-chapitres de quelques lignes qui découpent tout début de réflexion, n’en laissant que le gras indigeste ». « Essayiste brouillon quasi illisible », Alain Soral « a besoin […] d'un bouc émissaire » : « l’ennemi, c’est le juif, les juifs, Israël, les sionistes, la liste de Schindler, Freud, Rockfeller (sic), Arthur, Woody Allen… ».

Dans son article du Monde diplomatique d'octobre 2013[58], Évelyne Pieiller analyse le contenu de l'ouvrage et considère que Soral « a pour [les Juifs] une haine positivement fascinée » : « il les voit partout ». « Au cœur de ces conspirations se tiendraient, liés à l’Amérique rapace, les “Juifs”, sinon errants, du moins par nature étrangers à la nation, et de surcroît portés sur l’accumulation de capital. La banque est juive, la presse est juive, le destructeur de l’unité nationale est juif… » Elle y voit l'expression d'un « antisémitisme et non l’expression d’un soutien au peuple palestinien ou d’un goût marqué pour la provocation supposée libératrice ».

Propos divers sur la Shoah et le judaïsme[modifier | modifier le code]

Alain Soral estime en outre que le souvenir de la Shoah fait l'objet d'une « mise en scène obscène » destinée à neutraliser la critique du sionisme par la culpabilisation de ceux qui pourraient la porter, et ainsi empêcher l’expression de la compassion pour les Palestiniens[97]. En 2013, il se félicite dans une vidéo que l'équipe de France de football n'ait pas visité ce qu'il désigne comme étant « LA » chambre à gaz d'Auschwitz, « qui fait, je crois, 100 mètres carrés », et dans laquelle, d'après lui, « pour que les six millions soient un chiffre possible, quatre millions et demi d'êtres humains sont morts, en moins de deux ans, je crois, hein », ce qui constitue selon lui « le plus grand prodige de l'humanité quand vous réfléchissez aux conditions matérielles que ça implique »[98]. En réponse, le site Pratique de l'histoire et dévoiements négationnistes (PHDN), spécialisé dans l'étude du négationnisme, publie un article sous le titre « Alain Soral. Stupidités sur Auschwitz & malveillances haineuses »[99]. D’après ce site, Alain Soral reprendrait à son compte des « contre-vérités négationnistes » et les diffuserait dans une série de vidéos où il accumulerait une suite « d’erreurs ou de mensonges et de falsifications »[100].

Dans son enquête publiée par le Nouvel Observateur, Marie-France Etchegoin écrit que dans Dialogues désaccordés. Combat de Blancs dans un tunnel, série d'échanges entre Éric Naulleau et Alain Soral publiée en décembre 2013, ce dernier « a pu dresser des listes » de personnalités juives ou « sionistes », « conspu[e] “cette putain fardée qu'est la raie publique (sic) parlementaire — en réalité la domination des réseaux sionistes et maçonniques” », déclare que « les révisionnistes sont les prisonniers politiques de l’Occident contemporain », que « les chambres à gaz sont “un dossier qui pue la merde et qui ne tient que par la terreur morale et judiciaire” », et que « l'assassinat de trois enfants dans une école juive par Mohamed Merah “résulte d’une opération conjointe franco-israélienne, dans le but de diaboliser les musulmans. C’est la version française, petit budget, des attentats du 11 septembre !” »[5]. L'écrivain Pierre Jourde, réagissant à la parution du livre, estime : « Toute la vision soralienne du monde, tout son système, globalisant, repose sur un fondement unique : Israël est le vrai maître du monde, le pouvoir financier qui nous domine et nous exploite est entre les mains des juifs, Auschwitz est le mensonge central qui articule le complot juif universel[101]. » Pour Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de Marianne : « La seule chose qui intéresse Soral ? Les juifs. La clé du monde pour Soral ? Les juifs. Le phénomène Soral, ce n'était donc que ça : la réapparition désinhibée des ficelles les plus grossières de l'antisémitisme[102]. »

En janvier 2014, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et l'association « J'accuse ! action internationale pour la justice » portent plainte contre Alain Soral « pour injure raciale » après la diffusion en 2013 d'une photographie le montrant effectuer une « quenelle » devant le Mémorial de la Shoah à Berlin[103], qu'il justifie en déclarant que le Mémorial a été construit « pour humilier le peuple berlinois, la plus grande victime de la guerre »[5].

Concernant le judaïsme, Alain Soral revendique d'être « judéophobe » dans la mesure où « ce n'est pas interdit par la loi »[1]. Il dénonce ainsi une « communauté organisée », à savoir « juive et sioniste cosmopolite »[46], et considère qu'une « communauté qui continue à se proclamer “peuple élu” dans le monde moderne (…) constitue (…) une exception [à sa connaissance] unique, celle de ne pas s'être défait de sa mentalité primitive malgré le progrès de la Raison et d'avoir, au contraire, mis la Raison au service d'un tribalisme modernisé, élevé à l'échelle de l'univers[104] ». Cette « exception » serait selon lui à la source d'une « double éthique » caractéristique du judaïsme qui inciterait à juger selon des critères différents ce qui touche les Juifs et ce qui touche les « goyim »[105]. Le 11 janvier 2014, lors d'un meeting à Vence, il déclare : « Les juifs nous prennent pour des goyim, c’est-à-dire des sous-hommes. La Torah dit que notre destin est d’être leurs esclaves. Si on ne se révolte pas, ici, ce sera bientôt Gaza »[5].

Agressions liées à ses positions[modifier | modifier le code]

En septembre 2004, une dédicace d'Alain Soral a été perturbée par une vingtaine de casseurs[106], agression que l'écrivain attribue au Betar et à la Ligue de défense juive[107]. Il dit par ailleurs avoir subi deux autres agressions, l'une en septembre 2006[108] et l'autre en avril 2013[109].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et essais[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]
  • 1990 : Chouabadaballet, une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces.
  • 1993 : Les Rameurs, misère affective et culture physique à Carrières-sur-Seine (10 minutes), monté par Jean-Louis Bompoint[110].
Longs métrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bonnet de Soral est le nom sous lequel il apparaît dans le film de Catherine Breillat en 1996, Parfait amour !. Cf. également « Agnès Soral », sur encinemathèque, biographie revue et approuvée par elle, et (en) Agnès Soral sur l’Internet Movie Database ; ainsi que dans L'Express no 3263 : « De quoi lui [sa sœur Agnès] faire regretter d'avoir, dès 1991, offert à son frère de partager son pseudonyme (le vrai nom de famille des Soral est Bonnet de Soral), afin qu'il profite un peu de sa notoriété[1]. »
  2. « […] Une brouille de jeunesse qui l'a opposé au critique d'art Hector Obalk, coauteur, juif, de l'un de ses livres. À la suite de ce différend, Alain Soral prend sa carte au PC en affirmant : “Ça le fera chier, car ce sont eux qui ont inventé l'antisémitisme”[1]. »
  3. « Marine Le Pen […] n'a en revanche que peu d'empathie pour l'essayiste [Soral] : “Je me méfiais de lui […]”[1]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Tugdual Denis, « Alain Soral, ennemi public no 2 », L'Express, no 3263,‎ 15 janvier 2014, p. 50-54 (ISSN 0014-5270, lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Emmanuel Poncet, « Mal dominant », Libération, 10 juillet 2002.
  3. Interview par Thierry Ardisson, INA.
  4. a, b et c Altermedia, « Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français », allocution prononcée à Vénissieux le vendredi .
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Marie-France Etchegoin, « Antisémite, “national-socialiste” : comment devient-on Alain Soral ? », Le Nouvel Observateur, 26 janvier 2014.
  6. a, b et c « Qui est Alain Soral ? », Faits & Documents, 24 décembre 2013.
  7. « Alain Soral répond à Alain de Benoist », Éléments, no 113, 2004.
  8. a, b et c Entretien avec Josselin Bordat du magazine Technikart pour le numéro d'octobre 2008.
  9. « Visite chez Alain Soral », site d'Égalité & Réconciliation, 7 juin 2012.
  10. La Galaxie Dieudonné, p. 56
  11. La Galaxie Dieudonné, p. 56, note 9.
  12. « Quand Jean-Paul Cruse encourageait une alliance des communistes et des ultra-nationalistes... », 13 juin 2007.
  13. « National-bolchevisme : de nouvelles convergences », REFLEXes, octobre 1993 ; mis à jour le .
  14. La journaliste Mariette Besnard et le romancier Didier Daeninckx ayant dénoncé, dans un dossier envoyé à Georges Marchais et à la grande presse, quelques membres ou proches du PCF qu'ils accusaient d'« accointances » avec l'extrême droite (cf. « Quand Daeninckx alerte Marchais du complot », Globe Hebdo, 30 juin-6 juillet 1993, p. 22), Le Canard enchaîné (en date du 23 juin 1993) prétend révéler l'existence de liens unissant les communistes et les nationalistes, notamment à travers la collaboration à certains journaux comme L'Idiot international et Le Choc du mois. François Bonnet, dans Libération, pointe alors du doigt les « compagnons de route de la galaxie nationale-bolchevik », considère que « le communisme est vraiment pourri puisqu'il n'hésite pas à s'allier au fascisme » et en vient à affirmer qu'« extrême gauche et extrême droite, c'est pareil ». Ces accusations sont ensuite relayées par deux journalistes du Monde, Edwy Plenel et Olivier Biffaud : « À l'abri de la réputation d'écrivain maudit qu'il s'est plu à construire, Jean-Edern Hallier fut donc bien l'alibi principal et l'acteur premier de ce théâtre d'ombres où se croisent, depuis plusieurs années, apprentis sorciers communistes et théoriciens néo-fascistes d'une “troisième voie” entre communisme et capitalisme. Toute la collection de l'Idiot international en témoigne. » (« “La tentation national-communiste” – “L'Idiot”, laboratoire rouge-brun », Le Monde, 1er juillet 1993). Pour un témoignage du principal mis en cause, cf. Alain de Benoist, « Sur Jean-Edern Hallier et “L'idiot international” ».
  15. « Les gens un peu instruits savent que le marxisme, loin de se réduire à l'expérience soviétique, est d'abord un outil d'analyse. Un outil d'analyse qui conçoit la réalité comme une totalité historique en cours, et dont les performances sont bien supérieures à ce que peut produire l'idéalisme, qu'il soit ontologiste ou subjectif. Le marxisme, dit aussi matérialisme historique et dialectique, donne à quiconque s'intéresse à la complexité du réel, une telle leçon de virilité intellectuelle, qu'il est difficile après de se contenter des visions passéistes d'un Maurras, nostalgiques d'un Heidegger, naïves d'un Marcuse, et même du mono-déterminisme plutôt sympathique d'un René Girard, qui gagnerait beaucoup à lire Henri Wallon ! », in « Alain Soral, l'intellectuel de gauche qui dérange la gauche », Éléments, no 113, été 2004.
  16. Notamment dans ses deux abécédaires — Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante (Éditions Blanche, 2002) et Socrate à Saint-Tropez : texticules (Éditions Blanche, 2003) — où Alain Soral passe au crible de son analyse polémique plusieurs sujets politiques et de société. Parmi les critiques consacrées à ces pamphlets, certaines évoquent le populisme de Soral, tandis que d'autres évoquent son courage et sa lucidité. Voir Régine Deforges, « Est-ce à ce point de la merde, mon pays ? », L'Humanité, 10 avril 2002 ; « L'abécédaire de la bêtise ambiante », L'Humanité, 12 mars 2003. Cf. aussi « François Darras », « Quand Soral sort ses “texticules” », Marianne, 26 mai 2003.
  17. Il a notamment écrit : « En France, tous les communautarismes montants : gay, islamique… se créent et se renforcent par imitation, hostilité et opposition au communautarisme judéo-sioniste, dont le statut privilégié constitue la jurisprudence communautaire sur laquelle s'appuient leurs revendications face à la République » in : « Alain Soral attaque les communautarismes à l'œuvre contre la République », entretien avec « Génération République », . Sur le sujet, cf. aussi « Communautarisme de séparation et communautarisme de domination, le point de vue d’Alain Soral », entretien avec l'Observatoire du communautarisme, 22 septembre 2003 et « L’antisémitisme tient-il une place significative dans la société française ? »
  18. Cf. entrée « Intellectuel communautaire. Universalisme et duplicité », Socrate à Saint-Tropez : texticules, op. cit.
  19. Cf. p. 102-104 de l'édition de 2002.
  20. Dans le même ordre d’idées, on écoutera l’évocation de Dieudonné dans l’entretien précité « L'antisémitisme tient-il une place significative dans la société française ? ».
  21. Azzeddine Ahmed-Chaouch, « Comment Dieudonné s'est rapproché de Le Pen », Le Parisien, 8 janvier 2009.
  22. a et b « Dieudonné-Soral : querelle pour une quenelle », Le Point, 26 novembre 2013.
  23. La Galaxie Dieudonné, p. 55
  24. Dans un entretien accordé le à VSD (« L'interview intégrale accordée à une journaliste de VSD »). Voir par ailleurs l'article de Claude Askolovitch dans Le Nouvel Observateur no 2103.
  25. « Pourquoi je me désolidarise d'Euro-Palestine », alainsoral.com, .
  26. « Dieudonné par Le Pen repris », REFLEXes, 24 mars 2007 ; mis à jour le 21 mai 2007.
  27. « Délégation Liban : Les images des premières rencontres, premier constat : ruines sous-estimées », « Les OGRES », .
  28. « Alain Soral monte au Front », salutpublic.fr, .
  29. Citons cette réaction du national-catholique Bernard Antony (Soral attaquera par la suite Antony, qui lui répondra une nouvelle fois), les critiques de Guillaume Faye (« Guillaume Faye s’attaque à Soral », « Altermedia Canada », 23 février 2008), {{pertinence détail|1=et, à propos de l'université d'été d'Égalité et Réconciliation, les commentaires de Fabrice Robert, président du Bloc identitaire (lesquels commentaires provoqueront une réplique, puis un débat).
  30. « Soral : “La France ne mérite pas Le Pen” », Le Journal du dimanche, .
  31. « Déçus, les militants FN se divisent sur l'avenir », Le Monde, .
  32. a et b Abel Mestre et Caroline Monnot, « Les étranges amitiés de Dieudonné », Le Monde, 24 février 2009 ; modifié le 8 avril 2009.
  33. « Alain Soral présente “Égalité et réconciliation” », L'Organe magazine, (vidéo mise en ligne le  ;
    charte du mouvement
  34. « Fin de « parti » pour Alain Soral », Droite(s) extrême(s), 23 février 2010.
  35. Frédéric Haziza, Vol au-dessus d'un nid de fachos. Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres, Fayard, p. 9-10.
  36. « Au FN, M. Le Pen reste capitaine mais fait de sa fille son principal lieutenant », ladepeche.fr, 18 novembre 2007.
  37. « Alain Soral candidat à l'investiture FN comme tête de liste pour les européennes de 2009 en Île-de-France », site d'Égalité et Réconciliation, .
  38. Alain Soral, « Marine m'a tuer », site d'Égalité et Réconciliation, 1er février 2009.
  39. « Le Pen déplore “des conflits de gamelle” au FN », Le Figaro, 4 février 2009.
  40. a et b Laurent-David Samama, « Le vrai portrait d'Alain Soral », La Règle du jeu, 24 janvier 2011.
  41. Cf. « Rixe entre des partisans de Dieudonné et des inconnus », NouvelObs.com avec AFP, 31 mai 2009.
  42. Claude Guillon, « Céline, Dieudonné, Faurisson : toujours les maux pour rire », site de Claude Guillon, .
  43. « Alain Soral et le “butin de guerre” de la liste antisioniste, un conte iranien », La Vigie : le meilleur du web, 21 octobre 2013.
  44. « Alain Soral arrête Flash », streetpress.com, 8 avril 2011.
  45. « Entre le FN et Dieudonné, des liens en accordéon », Le Point, 11 janvier 2014
  46. a et b Haoues Seniguer, « La galaxie Alain Soral : de l'extrême droite néo-traditionaliste catholique aux néo-Frères musulmans », huffingtonpost.fr, 22 décembre 2013.
  47. « Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français », art. cit. : « Je terminerai cette allocution en vous parlant d’avenir, en vous annonçant notamment la création de l’association Égalité et Réconciliation dont je prends la présidence. Association “nationaliste de gauche” prônant la réconciliation nationale, et se donnant pour but — ce but qui est le mien depuis quinze ans : créer l’union sacrée de la gauche patriote et de la droite antifinancière, afin d’atteindre le pourcentage électoral qui permettra au peuple de France de reprendre le pouvoir par les urnes et le contrôle de son destin. »
  48. Dans son article du Monde diplomatique, Évelyne Pieiller constate en octobre 2013 que les quatre-vingt-deux vidéos postées sur YouTube totalisent quinze millions de vues.
  49. Nicolas Zomersztajn, « Alain Soral : un bavard obsédé par les Juifs », Centre communautaire laïc juif David Susskind, 15 avril 2013.
  50. « Frédéric Haziza (LCP), bête noire de la fachosphère », teleobs.nouvelobs.com, 1er août 2013.
  51. « Serge Ayoub demande l'exclusion du journaliste Frédéric Haziza, des élus du PS et de l'UMP condamnent », The Huffington Post, 1er août 2013.
  52. « Soutiens en faveur du journaliste Frédéric Haziza », lemonde.fr, 2 août 2013.
  53. « Déferlement antisémite contre un journaliste de LCP », humanite.fr, 6 août 2013.
  54. Alexandre Le Drollec, « Frédéric Haziza de nouveau ciblé par l’extrême-droite », teleobs.nouvelobs.com, 23 septembre 2013.
  55. « Alain Soral condamné pour avoir diffamé Bertrand Delanoë », Le Parisien, 8 novembre 2013.
  56. « Cinq livres édités par Alain Soral interdits ou censurés pour antisémitisme », Le Monde, 13 novembre 2013.
  57. « Alain Soral condamné pour diffamation », Le Figaro, 14 mars 2014.
  58. a, b, c, d et e Évelyne Pieiller, « Les embrouilles idéologiques de l’extrême droite : Alain Soral tisse sa Toile », Le Monde diplomatique,‎ octobre 2013 (lire en ligne)
  59. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Relatif succès d'auteurs d'extrême droite en librairie », Droite(s) extrême(s), 23 février 2011.
  60. « VIDÉO. Jour de colère : un long défilé de l'extrême droite », Le Point, 27 janvier 2014.
  61. a et b « Valls : “J'en appelle à un réveil de la gauche” », Le Journal du Dimanche, 2 février 2014.
  62. a et b Pauline Graulle, « Alain Soral, l’imposteur », Politis, no 1285, 9 janvier 2014.
  63. Philippe Corcuff et Haoues Seniguer, « Quand les disciples d’Alain Soral nauséabondent à Lyon », Rue89 Lyon, 3 avril 2014
  64. a, b et c Jacques de Guillebon, « Voyage en Soralie », Causeur, no 10, février 2014, p. 59.
  65. Philippe Goulliaud, « Enquête sur la nébuleuse “rouge brune” », lefigaro.fr, 29 décembre 2013.
  66. « Soral le maudit », Le Nouvel Observateur, .
  67. Jean-Yves Camus, « Alain Soral rassemble Le Pen, Dieudonné et des islamistes », Actualité juive, no 994, .
  68. a et b Philippe Corcuff, « Eric Zemmour a encore franchi le mur du çon », Rue89, 10 décembre 2013
  69. a et b Dialogues désaccordés, p. 65-66
  70. Communiqué de presse d'Égalité & Réconciliation, 18 janvier 2008
  71. Dans une mise au point à L'Humanité en 2007 (« Aux antipodes de ma pensée », 30 mars 2007), Michel Clouscard, s'il lui reconnaît du « talent », refuse cependant qu'on associe son nom à celui d'Alain Soral, eu égard aux « menées prolepénistes » de l'intéressé.
  72. Sur ce que sont pour lui les « soubassements » psychologiques du féminisme, cf. « Alain Soral, l'intellectuel de gauche qui dérange la gauche », art. cit.
  73. À tel point que certaines féministes, comme Clémentine Autain (cf. « Quand Soral soutient Le Pen », site personnel, 17 février 2007), ont décidé, après avoir été confrontées à Soral, de ne plus débattre avec lui.
  74. « Act Up et les éditions Blanche », tribune de Victoire Patouillard, présidente d'Act Up, parue dans L'Humanité du 21 avril 2003.
  75. « Les éditions Blanche veulent notre mort », communiqué d'Act Up-Paris, 11 avril 2003.
  76. « Zap des Éditions Blanche : précisions », actuparis.org, 16 avril 2003.
  77. « Alain Soral attaque les communautarismes à l'œuvre contre la République », art. cit.
  78. Victor Garcia, « Dieudonné : de la quenelle à Manuel Valls », L'Express, 27 décembre 2013.
  79. a et b « Manuel Valls : “Il faut casser cette mécanique de haine” », Le Parisien, 28 décembre 2013.
  80. a et b « Valls appelle à combattre “l’antisémitisme virulent” », Libération, 28 février 2014.
  81. Alban Dignat, « Vers un nouvel antisémitisme », herodote.net, 8 janvier 2014.
  82. Annette-Lévy Willard, « Alain Soral, la haine des juifs et des “tapettes” », Libération, 2 février 2014.
  83. « Emmanuel Kreis : “Soral, un antisémitisme drumontien” », Politis, 9 janvier 2014.
  84. « Alain Soral, Dieudonné et l'antisémitisme primitif », Le Huffington Post Québec, 18 décembre 2013.
  85. Annette-Lévy Willard, « Le nouveau fascisme est arrivé », Libération, 26 janvier 2014.
  86. « Antisémitisme : de quoi l'affaire Dieudonné est-elle le symptôme ? », entretien de JOL Press avec Pierre-André Taguieff, 9 janvier 2014.
  87. « Un an après les faits, la police n'a procédé à aucune arrestation dans le cadre de “l'enquête” sur le cassage de la librairie où le polémiste Alain Soral dédicaçait ses ouvrages », communautarisme.net ;
    « Une dédicace d'Alain Soral perturbée par des casseurs », Le Nouvel Observateur, .
  88. Cf. le commentaire de Fatiha Kaouès et Pierre Tevanian, « Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Réflexions sur le cas Alain Soral », oumma.com, . Alain Soral y répond à deux reprises sur son site, d'abord par une brève mise au point (« Réponse à mes détracteurs », ), puis par la « Lettre ouverte à l'anus de Monsieur Tévanian », 1er février 2005.
  89. « Alain Soral sur OummaTV : “j’ai été manipulé par le réalisateur de France 2” », entretien avec OummaTV, .
  90. « Condamnation d'Alain Soral », communiqué du B'nai B'rith, .
  91. « Le prix de la dissidence… », 20 septembre 2008.
  92. « Au Bourget, Tariq Ramadan a apporté sa caution à Soral et à Dieudonné », Rue89, 20 avril 2009.
  93. « Bloc note no 17, par Alain Soral », Flash, no 18, 16 juillet 2009.
  94. « Égalité & Réconciliation, enquête sur un vivier du FN », rue89.com, 9 mai 2012.
  95. a et b Arnaud Le Guern, « Comprendre Soral. Alain ne passe pas l'écrit », Causeur, 19 mars 2011.
  96. Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, 2013.
  97. Cf. entrée « Shoah business (1). Pour une meilleure gestion de la culpabilité », op. cit.
  98. « Soral à son tour visé pour ses propos sur les chambres à gaz », Le Nouvel Observateur, 10 janvier 2014.
  99. « Alain Soral. Stupidités sur Auschwitz & malveillances haineuses », Pratique de l'histoire et dévoiements négationnistes, 6 juillet 2013.
  100. « In fine, le nombre d’erreurs ou de mensonges et de falsifications de Soral dans ce court passage est proprement hallucinant  :
    • Présentation frauduleuse du nombre de victimes à Auschwitz (non pas quatre millions et demi, mais un million).
    • Présentation frauduleuse du calcul du nombre de victimes du génocide des Juifs, qui n’a jamais utilisé « quatre millions et demi » à Auschwitz.
    • Erreur sur la surface de la chambre à gaz d’Auschwitz I, augmentée d’un quart…
    • Ignorance scandaleuse sur la durée des gazages à Auschwitz, plus de trois ans et non moins de deux.
    • Stupidité totale quand Soral suggère que la totalité des victimes gazées à Auschwitz l’auraient été dans la chambre à gaz d’Auschwitz I. C’est une contre-vérité historique. Soral semble n’avoir jamais ouvert le moindre ouvrage d’histoire sur le sujet…
    • Crétinerie scientifique absolue quand Soral suggère que du gaz aurait pu perdurer 60 ans dans la pièce.
    • Malveillance haineuse et ironie déplacée basée sur une méconnaissance totale de l’histoire et de la topographie de cette chambre à gaz, en suggérant que la porte munie d’un carreau aurait fait partie de la chambre à gaz initiale. C’est encore une fois une contre-vérité historique. »
  101. « Naulleau vs Soral », Confitures de culture, 1er novembre 2013.
  102. Aude Lancelin, « Alain Soral, tout ça pour ça », Marianne.net, 30 novembre 2013.
  103. « Procédures à tour de bras contre des “quenelles” », Libération, 8 janvier 2014.
  104. Entrée « Peuple élu et mentalité primitive », Socrate à Saint-Tropez…, op. cit.
  105. « On retrouve bien là [dans les contestations du verdict sur l'affaire du gang des barbares] la vision du monde et le rapport à l’autre qui fonde le judaïsme : la double éthique. Et j’ose penser que cette double éthique — dans l’affaire du procès Fofana comme ailleurs — est le fond du problème ; « Bloc note no 18, par Alain Soral », Flash, no 19, 30 juillet 2009. Il y aurait en effet passage de l'état de « peuple élu » à celui de « peuple martyr » suivant un jeu dialectique : « Comment ne pas comprendre que, aussi durable que le yin et le yang, il y a engendrement réciproque, réciprocité dialectique de l'élection et du martyr ? Martyr parce qu'élu, élu parce que martyr ; et que, aussi fatale qu'est la fatalité elle-même, on ne peut échapper à l'une sans s'émanciper de l'autre. Entrée « Élu, martyr », op. cit.
  106. « Une dédicace d'Alain Soral perturbée par des casseurs », tempsreel.nouvelobs.com, 29 septembre 2004.
  107. « Ratonnades et manipulations », entretien avec les éditions Hermaphrodite, .
  108. « Communiqué : Alain Soral agressé ! », alainsoral.com, .
  109. « Alain Soral agressé dans un restaurant à Paris », site d'Égalité & Réconciliation, 8 avril 2013.
  110. Ces deux courts métrages sont téléchargeables sur le site du réalisateur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]