René Riesel

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René Riesel

Activités Essayiste
Militant anti-industriel
Éleveur de brebis
Naissance 1950
Alger
Langue d'écriture Français
Genres Critique sociale

Œuvres principales

  • Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer (2000)
  • Du progrès dans la domestication (2003)
  • Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (2008)
  • Surveiller et guérir (les moutons) (2013)

René Riesel, né en 1950 à Alger, est un militant et penseur radical français engagé contre la société industrielle[1]. Il est l'auteur ou le coauteur de plusieurs textes parus aux Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance de l'Algérie, René Riesel arrive à Paris en 1962 avec sa famille[2]. D'abord anarchiste, René Riesel se rapproche des analyses situationnistes et prend part aux scissions de 1967 au sein du mouvement anarchiste hexagonal.

Il donne au début de 1968 le nom d’Enragés au petit groupe d'agitateurs qui allait jouer un rôle déterminant dans le déclenchement et le style du mouvement des occupations de Mai 1968 en France. Admis dans l'Internationale situationniste en juin 1968, il en est exclu à l'automne 1971.

Il vit à la campagne depuis 1973. Éleveur de moutons depuis 1982, il entre à la Confédération paysanne en 1991. Il en est désigné à son secrétariat national en 1995, puis rend l'ensemble de ses mandats en mars 1999. Riesel a été condamné, avec José Bové et Francis Roux, à huit mois de prison avec sursis pour le sabotage de Nérac en janvier 1998, poursuivi par Monsanto pour destruction d'expérimentation de maïs et de sojas transgéniques à l'automne 1998, mis en examen avec José Bové ainsi que Dominique Soulier pour le sabotage du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de Montpellier, dans le cadre de la « Caravane intercontinentale » dont il avait en partie assuré la coordination.

René Riesel a exprimé des désaccords avec José Bové depuis que ce dernier est devenu une « personnalité médiatique » à la suite de son emprisonnement consécutif au « démontage » du Mac Donald's de Millau en septembre 1999. Refusant toute compromission avec l'État, René Riesel a été emprisonné et n'a pas demandé de grâce au président Jacques Chirac, contrairement à José Bové.

Il se rapproche du groupe « post-situationniste » de l'Encyclopédie des Nuisances, analysant le combat à mener aujourd'hui en termes de « société industrielle » et de « technologie » ennemie de l'Homme dans une optique anti-industrielle, reléguant les anciennes théories anticapitalistes au passé. Claude Durand note dans le livre qu'il a dirigé intitulé Regards sur les biotechnologies (2004) : « René Riesel estime "irréversible" la pollution génétique végétale, le seul remède supposant une sortie de la société industrielle [...]. La contestation et le débat ne prennent pas cette ampleur dans le milieu scientifique. Mais il est touché cependant par la controverse sur l'utilité de la pratique scientifique et sa contribution au progrès social[3]. »

Il est aujourd'hui éleveur de brebis sur le causse Méjean en Lozère. Le 2 mars 2010, il a été entendu à la gendarmerie du Collet-de-Dèze (Lozère) pour avoir refusé de faire vacciner son cheptel contre la fièvre catarrhale ovine[4].

En 2014, René Riesel publie Surveiller et guérir (les moutons). L'administration du désastre en action : une étude de cas qui traite des nouvelles obligations qui sont imposées aux éleveurs de ruminants et à leurs animaux, à savoir la vaccination forcée des cheptels contre une maladie non contagieuse (la fièvre catarrhale ovine) d'une part, et l'immatriculation électronique par transpondeurs à puces "RFID" des ruminants d'autre part. Pour Riesel, ces deux obligations soulèvent un certain nombre de questions qui ont un lien avec la critique de la société qui les met en oeuvre : hygiénisme et médicalisation, "santé publique" et prophylaxie de masse, "expertise décisionnaire" et "conflits d'intérêt", "tyrannie technologique", "société de contrôle" et "gouvernance" de la peur, démocratie participative, situations de crise et états d’exception, etc.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Bragelonne,1 : pour une agriculture paysanne, Indigène éditions, 1998.
  • Remarques sur l'agriculture génétiquement modifiée et la dégradation des espèces, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 1999.
  • Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2000.
  • Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2001.
  • Du progrès dans la domestication, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2003.
  • Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, (avec Jaime Semprun), Paris, 2008.
  • Surveiller et guérir (les moutons) ; l'administration du désastre en action : une étude de cas, Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2014.

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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