Françoise de Panafieu

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Françoise de Panafieu
Françoise de Panafieu à la Maison de la Mutualité (Paris), en 2008.
Françoise de Panafieu à la Maison de la Mutualité (Paris), en 2008.
Fonctions
Députée de la 16e circonscription de Paris
19 juin 200219 juin 2012
Élection 16 juin 2002
Réélection 10 juin 2007
Prédécesseur Bernard Pons (RPR)
Successeur Bernard Debré (UMP)
Maire du 17e arrondissement de Paris
19 mars 200116 mars 2008
Prédécesseur Pierre Rémond (RPR)
Successeur Brigitte Kuster (UMP)
Conseiller de Paris
En fonction depuis le 25 mars 1979
Députée de la 17e circonscription de Paris
23 juin 198818 juin 2002
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 19931er juin 1997
Prédécesseur aucun (scrutin proportionnel)
Successeur Annick Lepetit (PS)
Ministre du Tourisme
18 mai 19957 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Premier ministre Alain Juppé
Gouvernement Gouvernement Alain Juppé (1)
Prédécesseur Bernard Bosson
Successeur Bernard Pons
Députée de Paris
(scrutin proportionnel par département)
3 avril 198614 mai 1988
Prédécesseur Alain Juppé (RPR)
Biographie
Nom de naissance Françoise Misoffe
Date de naissance 12 décembre 1948 (65 ans)
Lieu de naissance Moyeuvre-Grande (Moselle)
Parti politique UMP
Père François Missoffe
Mère Hélène de Mitry
Conjoint Guy de Panafieu

Françoise de Panafieu, née le 12 décembre 1948 à Moyeuvre-Grande (Moselle), est une femme politique française, membre de l'UMP, ancienne secrétaire d'État au Tourisme en 1995, députée de la seizième circonscription de Paris entre 2002 et 2012 et conseillère de Paris pour le 17e arrondissement de Paris entre 2008 et 2012, arrondissement dont elle fut la maire de 2001 à 2008.

État civil[modifier | modifier le code]

Françoise de Panafieu est la fille ainée d'une fratrie de huit enfants[1]. Son père, François Missoffe, ancien des Forces françaises libres[2], a été député gaulliste, ministre de la Jeunesse et des Sports du général De Gaulle (1966 à 1968) et ambassadeur au Japon[1]. Sa mère, Hélène Missoffe (née de Mitry), a également été députée et secrétaire d'État à la Santé[1] sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Son frère, Alain Missoffe, a été candidat malheureux à la huitième circonscription de la Moselle aux législatives de 2007 et nommé au Conseil économique social et environnemental de Lorraine[3]. Par sa mère, elle est liée à la famille Wendel et est cousine[1] d'Ernest-Antoine Seillière, l'ancien dirigeant du patronat français et président du groupe Wendel.

Elle est mariée depuis le 12 février 1970 à Guy de Panafieu, dirigeant d'entreprise, avec qui elle a eu quatre enfants.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et titulaire d'une licence en sociologie de la Faculté des sciences humaines de Paris.

De 1970 à 1973, elle est cadre dans une société de recrutement de personnel puis entre rapidement en politique comme assistante parlementaire de son père François Missoffe, alors député du 17e arrondissement de Paris.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Françoise de Panafieu aux cérémonies du 11 novembre 2007.

En 1979, elle entre au Conseil de Paris comme conseillère du 17e arrondissement.

De 1980 à 1983, elle est adjointe au maire de Paris, Jacques Chirac, chargée des questions périscolaires. Elle est ensuite chargée de la culture, de 1983 à 1995. Elle institue en 1993 une commission chargée d'identifier et de mettre à l'index les ouvrages « contraires aux bonnes mœurs » présents dans les bibliothèques municipales[4].

De 1983 à 1995, elle est conseillère de Paris du 16e arrondissement[5].

En mars 1986, suppléante d'Alain Juppé, elle devient député RPR quand celui-ci est nommé ministre du Budget dans le gouvernement de Jacques Chirac.

Françoise de Panafieu est élue députée sous son nom une première fois le 12 juin 1988 (réélue en 1993 et 1997 dans la dix-septième circonscription de Paris, à cheval sur les 17e et 18e arrondissement de Paris). Avant elle, son père (1962-1974), puis sa mère (1974-1986), ont représenté le 17e arrondissement à l'Assemblée nationale[2].

Elle cède son siège de député à son suppléant Roland Coche en 1995 quand elle entre dans le gouvernement d'Alain Juppé en tant que ministre du Tourisme. Elle est « débarquée » 6 mois plus tard en même temps qu'un certain nombre de femmes du gouvernement (surnommées les juppettes). Elle poursuit sa carrière politique à la mairie de Paris où, sous le mandat de Jean Tiberi, de 1995 à 2001, elle est cette fois adjointe chargée des parcs, jardins et espaces verts (elle est adjointe au maire de Paris sans interruption de 1980 à 2001).

De fin septembre 1996 à juin 1997, elle est ambassadeur, délégué permanent de la France auprès de l’Unesco, organisation basée à Paris.

En juin 1997, elle réintègre l'Assemblée nationale dans sa circonscription historique. Suite à la défaite du RPR aux élections, elle prend parti en faveur de Philippe Séguin, contre Alain Juppé, pour qu'il prenne la tête du parti chiraquien.

En 2000, Françoise de Panafieu échoue à l'investiture du RPR pour l'élection municipale de 2001 à Paris. Elle est devancée par Philippe Séguin qui sera lui-même concurrencé lors du scrutin par le maire (exclu du RPR) de Paris Jean Tiberi et finalement battu par le candidat socialiste Bertrand Delanoë. Elle est élue maire du 17e arrondissement avec 50,60 % des suffrages contre la candidate apparentée communiste proposée par l'union PS-Verts-PC, Clémentine Autain (35,05 %), et le candidat tibériste Bernard Lafay (14,33 %).

Aux législatives de juin 2002, sentant sa réélection difficile dans sa circonscription d'origine, l'est du 17e arrondissement, elle se présente en tant que dissidente dans la seizième circonscription de Paris voisine contre le député RPR/UMP sortant, Bernard Pons. Elle est élue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007) et reprend les couleurs de la nouvelle UMP. Elle est alors nommée Vice-présidente du groupe UMP à l’Assemblée nationale – membre de la commission des Affaire culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, de la Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Lors de l'invalidation de l'élection législative dans son ancienne circonscription le 21 novembre 2002, elle soutient le candidat UMP Patrick Stefanini, qui est battu par Annick Lepetit.

En 2005, elle devient secrétaire nationale de l'UMP, chargée de la culture, puis en 2006 « déléguée générale chargée des questions de société ».

Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, elle est réélue députée de la 16e circonscription (ouest du 17e arrondissement) dès le premier tour avec 64,68 % des voix contre notamment 12,50 % à Christine Goubert-Martin (PRG) et 3,10 % à Yves Contassot (Verts).

La candidate UMP à la mairie de Paris en 2008[modifier | modifier le code]

Le 25 février 2006, lors du premier tour des élections primaires, vote qui s'est en partie déroulé sur internet, Françoise de Panafieu a obtenu 40,69 % des suffrages. Elle devança Claude Goasguen, chef de l'opposition municipale au conseil de Paris depuis 2001, qui a recueilli 23,43 % des voix, Pierre Lellouche, qui a obtenu 18,95 % des suffrages, et l'ancien maire de la capitale, Jean Tiberi, qui arrive en quatrième position avec 16,98 % des voix. Pierre Lellouche comme Claude Goasguen contestèrent certaines modalités de cette campagne, dont une affaire de sondage commandé à l'Institut français d'opinion publique (IFOP) par des proches de la candidate.

Le 28 février 2006 et à la suite du retrait de Claude Goasguen pour le second tour, Françoise de Panafieu est devenue la candidate de l'UMP à la mairie de Paris en 2008.

Le 25 septembre 2006, les élus UMP du Conseil de Paris élisent Françoise de Panafieu à la présidence du groupe UMP. Claude Goasguen, l'ancien titulaire en devenait le vice-président alors que Jean-François Legaret, le maire du 1er arrondissement, devenait vice-président délégué. Quelques élus, anciennement élus en 2001 sous les couleurs tibéristes, manifestèrent leur mécontentement en ralliant l'UDF ou les non inscrits, comme son ancien opposant interne dans le 17e, Philippe Lafay, mais aussi Jean-Pierre Pierre-Bloch ou Jean-Louis Arajol (le seul encore inscrit au groupe UMP). D'autres comme René Galy-Dejean, non reconduit pour les élections municipales de 2008, fondèrent en octobre 2007 un nouveau groupe d'opposition (de 5 élus) au sein du conseil municipal.

Après les primaires est créée une association de soutien sur laquelle la députée de Paris s'appuie pour sa campagne municipale : Paris en vie, fondée par des jeunes et anciens jeunes UMP du 17e arrondissement de la capitale.

Lors de la campagne municipale de Paris, elle propose notamment, en décembre 2007, de revenir sur la suppression de la carte « Paris fa­mille » et de la mise sous condition de ressources de l'Allocation Paris Petite Enfance effectuée par son adversaire, le maire de Paris Bertrand Delanoe. Elle propose d'allouer 300 euros par mois aux familles qui ne disposeraient pas de places en crèche afin de rémunérer une assistante maternelle, de faire de la garde d'enfant un droit opposable et d'imposer la construction de « microcrèche » de 100 m2 dans les nouveaux ensembles immobiliers[6]. Dans son programme présenté en janvier 2008, elle complète ses propositions promettant notamment la livraison de 42 000 nouveaux logements sur 6 ans, dont 24 000 logements neufs, sociaux ou intermédiaires, ainsi que la suppression du domaine immobilier privé de la Ville reconvertis en logements sociaux ou intermédiaires[7]. Enfin, elle milite pour que Paris accueille l’exposition universelle de 2020.

La liste UMP/Nouveau Centre qu'elle conduit lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008 est battue par celle conduite par Bertrand Delanoe, le maire sortant. Elle ne parvient pas à mobiliser les électeurs parisiens (43 % d'abstention) ni à convaincre le MoDem de s'allier à ses listes. Si les listes UMP/NC/Divers droite remportent les 8 arrondissements déjà détenus par la droite, l'opposition municipale perd néanmoins quelques conseillers de Paris et ne parvient pas à conquérir le moindre arrondissement. Bien que réélue dans le 17e arrondissement avec 52,75 % des voix, Françoise de Panafieu renonce à diriger le groupe UMP au conseil municipal et annonce renoncer également à sa fonction de maire de l'arrondissement au profit de son adjointe Brigitte Kuster[8].

En 2011, Françoise de Panafieu annonce qu'elle ne se représentera pas aux élections législatives de 2012[9].

Début 2014, elle devient membre de la haute autorité présidée par la juriste Anne Levade chargée d'organiser les primaires de l'UMP en 2016[10].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Avec un total de 9 % de logements sociaux, le 17e arrondissement de Paris était classé fin 2005 en 8e position pour le nombre de tels logements, et en 6e position pour l'accueil des SDF[11]. La loi SRU n'imposant pas de tendre à 20 % le niveau de logements sociaux au niveau de l'arrondissement mais de la ville (moyenne de 14,3 % à Paris), elle cherche ainsi à préserver une certaine mixité sociale en imposant dans les futurs programmes de reconversion de terrains de l'État (RFF-SNCF) plus de 50 % de logements accessibles à la propriété pour les classes moyennes (dont les couples avec deux enfants)[12].

Mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Ne jetez pas la démocratie avec l’eau du bain, février 2001.
  • Mon Paris gagnant. Éd. L'Archipel, janvier 2006. 137 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Françoise de Panafieu au pied de la dernière marche », L'Express, 23 février 2008
  2. a et b Hervé Nathan, « Décès de François Missoffe », Libération, 29 août 2003
  3. http://aureliefilippetti.free.fr/index.php?post/2007/11/03/Le-Prefet-et-lheritier2&pub
  4. Biographie : Qui est Françoise de Panafieu ? par Noël Blandin, dans La République des Lettres, 24/01/2008.
  5. notice biographique du Who's Who 2006
  6. Interview au Figaro du 13 décembre 2007
  7. Le programme de Panafieu sur le site du Figaro
  8. Françoise de Panafieu renonce à la mairie du 17e arrondissement, article en ligne du Nouvel Observateur du 18 mars 2008
  9. http://www.leparisien.fr/paris-75/francoise-de-panafieu-raccroche-24-11-2011-1736515.php
  10. « Présidentielle 2017 : Anne Levade veillera sur la primaire UMP », in lesechos.fr, 25 janvier 2014.
  11. Express no 2851 du 23 février au 1er mars 2006
  12. Article du magazine l'Express no 2851 du 23 février au 1er mars 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]