Communauté libertaire

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Une affiche pour le journal L’En-dehors.

Une communauté libertaire ou colonie libertaire ou milieux libres ou colonie communiste est une communauté intentionnelle d'inspiration libertaire plus ou moins durable[1], plus ou moins organisée, centrée autour de l'autogestion, de la maîtrise du travail social, de l'épanouissement personnel, de valeurs morales. L'objectif en est, principalement, d'expérimenter, dans des groupes plus ou moins vastes, des rapports sociaux dégagés des contraintes de l'autorité et du capitalisme, notamment en matière d'amour libre.

Historique[modifier | modifier le code]

Les racines théoriques sont à rechercher dans les écrits de Robert Owen et Charles Fourier.

La première communauté qualifiée de libertaire serait Libertalia, fondée à la fin du XVIIe siècle sur l'île de Madagascar et qui aurait existé pendant environ vingt-cinq ans[2].

Selon l'historien Ronald Creagh, il y aurait eu deux phases dans le développement des communautés libertaires, l’une avant 1860, l’autre après 1960. Entre les deux : des « coopératives socialistes » et des bases de repli que créent les immigrants, les mutuellistes, les anarchistes persécutés.

Après les événements de Mai 68, une nouvelle vague de communautés verra le jour. Elles sont caractérisées par un rejet de la société de consommation, des modes de vie basés sur des pratiques d'autogestion. Elles se vivent comme une alternative libertaire à la société globale[3].

Activités[modifier | modifier le code]

Ces colonies peuvent abriter des cafés alternatifs, des jardins communautaires, des magasins gratuits, des volxküchen, des bibliothèques, des expositions, des concerts, des cinémas libres, des réunions de militants ou d'autres activités culturelles ou sociales qui ont comme point commun d'être à but non lucratif, fonctionnant souvent sur donations et de se penser comme tiers-lieu. Certaines communautés se veulent de véritables laboratoires de l'utopie, d'autres sont des refuges en période de répression ou de crise sociale. Elles sont présentes dans différents pays du continent européen, parfois dans des squats, parfois dans des établissements loués légalement.

« Beaucoup de centres sociaux sont des bâtiments abandonnés — hangars, usines, complexes militaires, écoles — qui ont été occupés par des squatteurs et sont devenus des centres politiques et culturelles, en se libérant du marché et du contrôle de l'état »

— Naomi Klein[4].

La communauté fonctionne a souvent pour but de fonctionner selon des principes de prise de décision par consensus, sans hiérarchie. Des réunions plénières s'y tiennent régulièrement pour organiser la vie dans la communauté. Elle incorpore parfois des idées à tendance anarchoféministe voire queer, antispécistes et/ou antifascistes, et se considère souvent comme safe space contre les différentes discriminations. En Allemagne, les volxküchen sont majoritairement végétalienne et il n'est pas rare dans les milieux libertaires d'avoir des activités réservées aux femmes, aux femmes lesbiennes ou queers et aux transsexuels.

Liste de communauté par pays dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Amérique latine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colônia Cecília.
  • Colônia Cecília (Parana, Brésil) (1890-1894). Fondée par des anarchistes italiens (Rossi, issu de la coopérative Citadella en Ialie). Commence avec 40 membres sur 300 hectares. Mais fermée par le gouvernement brésilien.
  • New Australia puis Cosme au Paraguay (1894).
  • Cosmos (Brésil) (1900). Communauté anarchiste créée près des sites des anciens phalanstères d’Oliveira et du Sahy.
  • Métropole socialiste d’Occident (Mexique) (1881).
  • République socialiste de Basse-Californie (Mexique) (1911).

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

  • New Harmony (Indiana) (1825-1829)
  • Utopia fondée dans l'Ohio en 1844. Fouriérisme
  • Fruitlands, à Harvard, Massachusetts, en 1844. Communauté coopérative végétarienne (Charles Lane et Amos Bronson Alcott)
  • Icarie (Louisiane, Texas) (1847). Fouriérisme
  • La communauté socialiste des Temps modernes (the Socialist Community of Modern Time), de 1851 à 1854, à Long Island, New York1. Anarchisme individualiste (Josiah Warren et Stephen Pearl Andrews)
  • La communauté Réunion à Dallas, au Texas, en mai 1854
  • Fountain Grove (vers Santa Rosa, Californie) (1875-1934). Libertaire, liberté sexuelle.
  • Ruskin Colony (Tennessee) (1894-1899) (Ruskin Colony).
  • The Roycroft Movement (East Aurora, État de New-York) (1895). Créé par Elbert Hubbard. Coopérative plus que colonies libertaires (Roycroft Movement).
  • Home Colony (Washington) (vers 1895). Une cinquantaine de familles. Style individualiste anarchiste. Mais rayonnement à travers se publications : The Discontent, The demonstrator (Home, Washington).
  • La Libre initiative (Paterson, New-Jersey), fin XIXe siècle.
  • Golden Life (Minnesota) (1902 à 1903). Une poignée de communistes anarchistes.
  • Home (vers Burley) (1899-1940). Près de 200 membres vers 1910.
  • Colonie Ferrer de Stelton (Stelton, New Jersey) (1915). Anarchistes intellectuels. L’école Ferrer, très renommée, dure jusqu’en 1953. Elle s’inspire du Centre Ferrer (milieux libertaires du yiddishland) fondé à New York en 1911 (([1]) et (Ferrer School)).
  • Sunrise Co-operative farm community (Saginaw Valley, Michigan, 1933-1938). Lié au mouvement yiddish, et notamment à la Freie Arbeiter Stimme. Intègre des anarchistes juifs, italiens, espagnols et quelques autochtones.
  • School of Living (Comté de Rockland, New York) (1934-1935). Fondée par Ralph Borsodi et Mildred Loomis. Anarchisme et idées de révolution verte (1940), agriculture biologique. Environ 20 familles. Borsodi invente, avec des disciples de Gandhi, la notion de Community land trust.

Europe[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

  • 1909-1912. Le groupe communautaire Tat fut fondé le 19 mai 1909. Il réunit une dizaine de jeunes étudiants, comme Franz Jung, Georg Schrimpf, auxquels s'était joint un nombre à peu près égal de jeunes ouvriers dont le futur peintre Oskar Maria Graf à l'époque garçon boulanger[5].

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émile Chapelier.
La colonie communiste libertaire, L'Expérience.
L’Émancipateur, 11 août 1906.

Danemark[modifier | modifier le code]

Les 9 lois de Christiania

France[modifier | modifier le code]

Communisme expérimental : colonie L'Essai à Aiglemont
Émilie Lamotte, La Limitation des naissances, 1908, Éditions de la colonie communiste de Saint-Germain-en-Laye.
  • 1906-1908 : Colonie libertaire de Saint-Germain-en-Laye, individualiste libertaire. Parmi les fondateurs, Émilie Lamotte et André Lorulot (végétarien naturiste) qui popularise l’expérience[15].
  • 1908-1911 : Phalanstère du Clos-des-Brunes (Haute-Vienne).
  • Vers 1910-1912 : Milieu libre de Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Animé par les frères Rimbault. Compte parmi ses membres Octave Garnier (futur allié de Jules Bonnot).
  • 1910 : Cité communiste de Bezons (Seine-et-Oise) fondé par Ernest Giault dans un immeuble qu’il possède.
  • 1910-1911 : L’Entraide (Paris). Coopérative liée à la coopérative anarcho-syndicaliste cégétiste Le Cinéma du peuple.
  • 1911-1912 et 1914 (voire jusqu’aux années 1950 ?) : Milieu libre de Bascon (Aisne, près de Château-Thierry). C’est la 3e tentative du couple Georges Butaud et Sophia Zaïkowska. Devient Colonie « naturiste et végétalienne » (1914-1931). Puis Colonie végétarienne de vacances. En 1920 s’ajoute une « Société Coopérative pour la mise en état des terres incultes » (10 à 20 personnes). Nombreux visiteurs (dont la danseuse Isadora Duncan).
  • 1912 : Colonie anarchiste de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dite Le Nid rouge, liée à la Bande à Bonnot.
  • 1912-1914 : Projet de colonie de communisme pratique Le Libertaire à Épinay-sur-Orge (Essonne). Il est évoqué encore en 1914.
  • 1913-1914 : Milieu libre de la Pie au quai de la Pie à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, actuel Val-de-Marne) sans doute aussi appelé Le Phalanstère de Saint-Maur. C’est la 5e tentative de Georges Butaud et Sophia Zaïkowska qui éditent La Vie anarchiste. « Pour le lancer, Butaud avait fondé la Société des Milieux libres de la banlieue de Paris. L’ensemble est assez vaste pour la périphérie parisienne : immeuble de 6 000 m2, chalets indépendants, terrain comprenant jardin, verger et bois… » (Michel Antony).
  • 1913 : projets de Milieu Libre à Boulogne-Billancourt, à Saint-Ouen, de Colonie d’éducation et d’action communistes (Le nid) à Paris dans le XX° arrondissement, en lien avec la Société des Milieux libres de la banlieue de Paris.
  • Vers 1913 ou 1920 : Milieu libre à Vèdre.
  • 1922 : Nouveau projet de Georges Butaud, sans doute une Communauté végétalienne ( ?), en Corse.
  • De 1922 à 1935 : L’Intégrale (Puch-d'Agenais, Lot-et-Garonne), animée par Victor Coissac. Qualifiée de « Colonie semi-libertaire » et de « communisme patriarcal ».
  • 1923-1949 : Coopérative Terre Libérée (Le Pin, près de Luynes, Indre-et-Loire), sur près de 10  ha Elle est animée par Louis Rimbault, ancien de Bascon et de la Bande à Bonnot. Esprit végétalien, non-violence, le retour à la terre. Le journal Le Néo-naturien le soutient mais pas Le Végétalien. « Cette vie respectueuse de la nature nous apparaît comme une anticipation forte d’une volonté écologiste conséquente. Ouverte sur l’extérieur, elle reçoit de très nombreux visiteurs : plus de 300 la première année, encore 200 en 1929. En 1926 la coopérative adhère à l’APA - Association Paysanne Anarchiste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle abrite des réfugiés et est souvent en butte aux menaces des pétainistes et des FFI. Terre Libérée s’éteint la même année que la mort de son fondateur, en novembre 1949. » (Michel Antony).
  • Années 1920 : « Caverne de Zarathoustra » (Tourrettes-sur-Loup, près de Grasse). Société individualiste et élitiste.
  • 1923 : Foyer végétalien de Paris créé par Georges Butaud et Foyer végétalien de Nice (1924). Ce ne sont pas de réels milieu libre.
  • Années 1920 ou 1930 : La Grande Famille (Chaumont, Haute-Loire) se veut un « village communiste » moderne.
  • 1931-1953 : la Colonie de Bascon se transforme en Colonie végétarienne de vacances.
  • Années 1930 : Colonie de Liefra, liée à L’Intégrale. Elle prône le « collectivisme libertaire ».
  • Fin années 1940 : La Communauté (Pouligny, Yonne) d’Émile Bachelet, ancien de la bande à Bonnot. Communauté semi-autarcique, auto-productive (miel, légumes, électricité). Expérience relatée par Michel Ragon.
  • Durant la Seconde Guerre mondiale : petite communauté en Ardèche autour de la famille Guibard.
  • 1947-1961 : Colonia de Aymare-Colonie d’Aymare (Goudon-Le-Vigan, Lot). Créée par des libertaires espagnols exilés en France. Grande ferme de 120 ha achetée vers 1939 en partie grâce aux fonds du SIA (Solidarité Internationale Antifasciste), et de la CNT. Autogestion et autosuffisance (potager, élevage, cueillettes), une radio libertaire. Abandonnée par la CNT en 1961.
  • 1969. Création de la communauté libertaire du Gouah-Du, à la Chapelle-Neuve, près de Locminé, dans le Morbihan[16].
  • Années 1970 : Centre culturel et de villégiature anarchiste en Normandie, qui édite le journal ICO - Informations et Correspondances Ouvrières (vers 1972-1974) puis La Lanterne Noire (1974 à 1978).
  • 1973. Coopératives Longo Maï, communauté rurale autogérée d’inspiration libertaire[17].
  • 1973. Communauté anarchiste du Moulin de Paris à Merlieux-et-Fouquerolles[18]. Depuis le milieu des années 1990, la communauté organise un Salon du livre libertaire et un forum social.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

L'influence de Tolstoï sera grande à la fin du XIXe siècle, notamment dans l’association Fellowship of the New Life réunissant artistes, anarchistes, et chrétiens non-violents (églises de la Fraternité, Brotherhood Trust).

Les deux principales expérimentations britanniques fin XIXe siècle (surtout influencées par Kropotkine et Robert Owen) sont :

  • Clousden Hill Free (Communist and Cooperative Colony) (vers Newcastle, Forest Hall, Nortumberland) (1895-1902). Communisme agraire autosuffisant, une trentaine de membres de diverses nationalités (anglais, danois, allemands, tchèques). Ce serait la véritable « première commune anarchiste britannique » (Mark Bevir).
  • Communauté (colony) de Norton Hall (Sheffield, Derbyshire) (1896-1900). Jardinage. Influence du poète écologiste Edward Carpenter.

Les communautés tolstoïennes britanniques sont nombreuses :

  • Croydon Brotherhood (Fraternité) : 1re expérience tolstoïenne lancée par le Fond de la Fraternité (Brotherhood Trust) (1894).
  • Purleigh colony (Essex) (1896). Maximum de 90 membres (agriculteurs et artisans). "Dès 1899, cette colonie permet à Kenworthy de publier son journal New Order qui devient le principal organe de l’utopisme tolstoïen dans les îles britanniques."
  • Essex : Arshingdon Colony (Essex) et Wickford colony (Essex).
  • Hampshire : Blackburn Brotherhood (vers Leeds) (atelier d’électricité), Christchurch colony, Brotherhood Workshop (1897, Leeds).
  • Whiteway colony (Costwold, Gloucestershire) (1898) : objectif de culture autarcique, mais qui vit également de l’apport des membres qui vont travailler dans les usines extérieures à la communauté. Existe encore en 1928.
  • Swadlicote (vers Burton-on-Trent). Mine de charbon autogérée, achetée grâce à Bruce Wallace et J. Theodore Harris.
  • Whiteway colony (1898. Existe toujours ?). Idéologie anarchiste, non-violente, végétarienne, unions libres.
  • Milieu libre de Starnthwaite, (1898).
  • Dans les années 1920-1930, le mouvement décline. Il ne restera que des micros communautés puis, dans les années 1950, des « camps internationaux ».

Italie[modifier | modifier le code]

L'entrée du Forte prenestino à Rome en Italie
Article principal : Centre social autogéré (Italie).
  • 1887-1890. La colonie de Cittadella, coopérative agricole et colonie libertaire créée par Giovanni Rossi à Stagno Lombardo, en Italie. Elle fut établie sur les terres (100 hectares) d'un philantrope, Giuseppe Mori. L'échec de la communauté sera due au refus du collectivisme par les paysans. Parti avant la fin de l'expérience, Rossi émigrera en Amérique du sud, où il établira la colonie de La Cecilia.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

  • 1898-1903. Colonie Blaricum (Pays-Bas), tolstoïenne, détruite par ses voisins en 1903.
  • 1898. Communauté de Walden (Pas-Bas).

Suisse[modifier | modifier le code]

  • Communauté de Monte Verità, Ascona (Tessin, Suisse).

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Nous vivons sans Dieu, sans patrie, sans maître, libres avec la sensation à chaque instant de vivre ce que nous souhaiterions avoir vécu. » - André Mounier, En communisme. La colonie libertaire d'Aiglemont, Aiglemont, impr. spéciale, 1906[19].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Antony, Communes Libertaire et Anarchiste en France, in Essais utopiques libertaires de « petite » dimension, Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel, 2005, lire en ligne.
  • Michel Antony, Essais Utopiques Libertaires de Grande Dimension, 2005, lire en ligne.
  • Michel Antony, Essais Utopiques Libertaires de Petite Dimension, 2005, lire en ligne.
  • Ronald Creagh, Laboratoires de l’utopie. Les communautés libertaires aux États-Unis, Paris, Payot, 1983.
  • Céline, « Communes », « Communautés », « Milieux libres », L’En-dehors, lire en ligne.
  • Céline Beaudet, Les milieux libres, vivre en anarchiste à la Belle Époque en France, Paris, Les Éditions Libertaires, 2006.
  • Sur le site officiel de la municipalité d'Aiglemont, La colonie anarchiste, lire en ligne.
  • Syndicat Intercorporatif de Châteauroux, Quelques expériences communalistes, Le Combat syndicaliste CNT-AIT n°215, mars/avril 2008, lire en ligne.
  • Sur les docks, Champ libre, L'anarchisme, une révolution permanente, France Culture, 12 octobre 2007, lire en ligne.
  • Vinz Otesanek, L’Expérience. Une communauté anarchiste à Boitsfort à la Belle-Epoque, La Gazette de Bruxelles, 8 avril 2010, lire en ligne.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Jacques Gillen, Les activités en Belgique d’un anthropologue anarchiste : Eugène Gaspard Marin (1883-1969), Mémoire présenté sous la direction de Madame Anne Morelli en vue de l’obtention du titre de licencié en histoire contemporaine, Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et lettres, Année académique 1996-1997, lire en ligne.
  • Christian Dupuy, Saint-Junien - Un bastion anarchiste en Haute-Vienne 1893-1923, Etude, Presses Universitaires Limoges, 227 pages, lire en ligne.
  • Georges Ueberschlag, Françoise Muller, Éducation populaire : objectif d'hier et d'aujourd'hui, Presses universitaires de Lille, 1987, 300 p., lire en ligne.
  • Justine Renaudon, La ferme du moulin de Larchat. Monographie d'un lieu de vie alternatif : une expérience libertaire de recherche d'autonomie, de solidarité et d'équité, Thèse sous la direction de Grégory Derville, Université du droit et de la santé, Université Lille II, 2010, notice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jan Willem Duyvendak, Le Poids du Politique. Nouveaux mouvements sociaux en France, Paris, L’Harmattan, 1994.
  • Michèle Riot Sarcey, Le réel de l’utopie, Essai sur le politique au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1998.
  • Patrick Démerin, Communautés pour le socialisme. Pratique de la vie collective chez les étudiants de Berlin-ouest. Origines, développement, perspectives, Maspéro, Paris, 1975, 209p.
  • Jan Willem Duyvendak, Le Poids du Politique. Nouveaux mouvements sociaux en France, Paris, L’Harmattan, 1994, 329 p.
  • Bernard Lacroix, L’utopie communautaire, Paris, PUF, 1981, 222 p.
  • Jean Servier, Histoire de l’utopie, Gallimard, 1991.
  • Marcia Nozick, Entre nous. Rebatir nos communautés., Préface de Jean-Pierre Deslauriers, Écosociété, ISBN 2-921561-04-2, notice éditeur.
  • Émile Chapelier, Une colonie communiste. Comment nous vivons et pourquoi nous luttons, préface d'Emmanuel Tesch[20], Bibliothèque de la Colonie communiste libertaire l’Expérience, n°1, Imprimerie Fraigneux, Bruxelles, 1906[21].

Documentaire[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir également les Zones autonomes temporaires (TAZ).
  2. Ce sera Libertalia, communauté libertaire composée d'une multitude de nationalités (on y invente une langue commune), dont le drapeau porte la devise « Générosité, Reconnaissance, Justice, Fidélité », Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Petit Futé, Madagascar, 2008.
  3. Edward Sarboni, 1968, les communautés libertaires post 68 , Increvables anarchistes, lire en ligne.
  4. guardian.com
  5. Georges Ueberschlag, Françoise Muller, Éducation populaire : objectif d'hier et d'aujourd'hui, Presses universitaires de Lille, 1987, lire en ligne.
  6. Dictionnaire international des militants anarchistes : David, Marie, Valentine.
  7. Vinz Otesanek, L’Expérience. Une communauté anarchiste à Boitsfort à la Belle-Époque, La Gazette de Bruxelles, 8 avril 2010, lire texte intégral.
  8. L'Éphéméride anarchiste : Communauté communiste-libertaire "L'Expérience".
  9. Jacques Gillen, Chapitre 1 : Eugène Gaspard Marin et l’anarchisme en Belgique, in Les activités en Belgique d’un anthropologue anarchiste : Eugène Gaspard Marin (1883-1969), Mémoire de Licence en Histoire contemporaine, sous la direction de Anne Morelli, Université libre de Bruxelles, 1996-1997, texte intégral.
  10. Alternative Libertaire, Le Centre Anarchiste de Gand, n°202, janvier 1998 lire en ligne.
  11. Siva Vaidhyanathan, The Anarchist in the Library, Basic Books,‎ 2004 (présentation en ligne), p. 9
  12. Notice Idref
  13. André Mounier, En communisme. La colonie libertaire d'Aiglemont, 1906, notice Sudoc.
  14. Voir le site officiel de la municipalité d'Aiglemont, La colonie anarchiste, lire en ligne.
  15. Christian Dupuy, Saint-Junien - Un bastion anarchiste en Haute-Vienne 1893-1923, Étude, Presses Universitaire Limoges, lire en ligne.
  16. lire en ligne.
  17. Françoise Berthon, Patrice Berthon,L'imaginaire du sauvage aujourd'hui - La chasse traditionnelle dans un village du Haut-Aragon, Essai, L'harmattan, 2011 lire en ligne.
  18. Danièle Akrich, Sylvie Di Costanzo, Merlieux, de la communauté au municipalisme libertaire, Increvables anarchistes, lire en ligne.
  19. Sudoc, notice.
  20. Dictionnaire international des militants anarchistes : Tesch, Emmanuel, Pierre, Joseph.
  21. Sudoc : notice.