Alain Geismar

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Alain Geismar, né le 17 juillet 1939 à Paris XVIe, est un universitaire et un homme politique français, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Geismar est né à Paris dans une famille juive alsacienne. Élève du lycée Janson-de-Sailly, il est en quatrième avec André Sénik, futur leader de l'Union des étudiants communistes, et se moque déjà de Staline, alors que Sénik demeure « orthodoxe » [2]. Lors de l'« insurrection de Budapest » (1956), il manifeste contre les Soviétiques[2].

Il est marié avec Sylvie Wieviorka, adjointe au maire PS du 2e arrondissement de Paris[3].

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École nationale supérieure des mines de Nancy (promotion 1959), il est ingénieur civil des Mines, docteur en physique des solides. En 1963, il devient assistant à Jussieu. Il est actuellement[Quand ?] maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Geismar commença par militer aux ESU (Étudiants socialistes unifiés) alors qu'il était à l'École des Mines, et devint dirigeant national de ce groupe, sous la direction de Jean Poperen, son ancien prof d'histoire à Janson[2]. Membre du PSU, il quitte celui-ci en 1966. En 1965, il devint secrétaire-général adjoint du Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. En 1967, il est élu secrétaire général du SNESup sur la base d'une motion « Pour une petite révolution culturelle à l'Université ». Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars)[4].

Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste. Le 22 octobre 1970, il est condamné à 18 mois de prison pour reconstitution de mouvement dissous. Il est incarcéré à Fresnes.

Le 18 juin 1976, il signe le manifeste Appel du 18 joint pour « la dépénalisation totale » du cannabis.

En 1984, le président de l'Agence de l'informatique (ADI)[5], Charlie Garrigues, le nomme directeur général adjoint. Alain Geismar s'occupe surtout des actions de l'ADI dans le domaine de l'éducation. Sa sensibilité le pousse notamment à faire installer des ordinateurs dans les prisons, pour préparer les prisonniers à la vie civile. Il est licencié, comme le reste du personnel, lors de la suppression de l'établissement en 1987.

En 1986, il rejoint le PS. Le 16 octobre 1990, il est nommé inspecteur général de l'Éducation nationale. Directeur-adjoint du cabinet d'André Laignel dans le gouvernement Michel Rocard (2), il entre en mai 1991 au cabinet de Lionel Jospin, alors ministre d’État, ministre de l’éducation nationale (gouvernement Édith Cresson). En 1992, il rejoint le cabinet du secrétaire d'État à l'enseignement technique, Jean Glavany.

De 2001 jusqu'à sa retraite, en juillet 2004, il est conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë, chargé de l’éducation, l'université et la recherche.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who in France
  2. a, b et c Hervé Hamon, Patrick Rotman, Génération, Tome I, Fayard, 1987, p.76-77
  3. Les leaders du Mai 68 français, RFI, 30 avril 2008
  4. Longtemps, Alain Geismar est resté discret à propos de Mai 68
  5. L'Agence de l'informatique était un établissement public de l'État français, créé le 1er janvier 1980 par démembrement de l'IRIA et supprimé le 1er février 1987. Doté d'un budget annuel d'environ 350 MF, il était chargé de développer les nouveaux usages de l'informatique en France, ainsi que la recherche et les projets pilotes

Œuvres[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]