Professeur Choron

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Choron et Bernier.

Professeur Choron

Nom de naissance Georget Bernier
Alias
Georges Bernier
Naissance 21 septembre 1929
La Neuville-aux-Bois (France)
Décès 10 janvier 2005 (à 75 ans)
Paris[1] (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Famille

Compléments

Cofondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo

Le Professeur Choron (né le 21 septembre 1929 à La Neuville-aux-Bois, Marne, mort le 10 janvier 2005 à Paris), de son vrai nom Georget Bernier[2],[3], dit également Georges Bernier[4], est un écrivain, journaliste, chanteur et humoriste français et le cofondateur du journal Hara-Kiri. Il choisit son pseudonyme d'après le nom de la rue Choron où étaient situés les locaux de la revue Hara-Kiri.

Il est le père de la comédienne et humoriste Michèle Bernier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin de père à onze ans, il était de condition modeste ; sa mère était garde-barrière à Aubreville dans la Meuse.

Il se lance dans la vie sans avoir fait beaucoup d'études, en exerçant divers petits métiers, puis s'engage pour vingt-huit mois comme parachutiste en Indochine, où il devient, entre autres, « enculeur de sergent » (selon ses propres termes) dans la Coloniale.

Au retour, il travaille comme colporteur, puis comme chef des ventes du journal satirique Zéro. C’est là qu’il rencontre François Cavanna et Fred, avec qui il fonde en 1960 le mensuel Hara-Kiri, auquel son nom, avec celui des dessinateurs Topor, Reiser, Gébé, Wolinski et Cabu, restera attaché.

En 1962, après une première interdiction, la rédaction du journal passe de la rue Choron à la rue de Montholon et adopte comme raison sociale Les éditions du Square.

Le Professeur Choron assumait dans l'équipe des éditions du Square le rôle de « patron » gestionnaire, mais s’investissait également dans le travail de la rédaction. Il créait ou participait aux fausses pubs, aux photo-montages, écrivait des textes, et jouait dans les romans-photos. On retiendra notamment ses « Jeux de cons » et ses « Fiches-bricolages », dans lesquels il se mettait lui-même en scène.

À cette époque il a fait des apparitions dans l’émission de Jean-Christophe Averty Les Raisins verts.

En 1969, en plus du mensuel, l'équipe de Hara-Kiri créé Hara-Kiri Hebdo qui devient peu de temps après L’Hebdo Hara-Kiri.

Après la parution en novembre 1970 du titre « Bal tragique à Colombey : un mort », allusion à la mort du général de Gaulle et référence à l’incendie de la discothèque du 5-7 de Saint-Laurent-du-Pont qui avait fait 146 morts (et qui avait fait aussi l'objet d'un titre dans Hara-kiri hebdo : « Le bal continue pendant les travaux »), le titre est interdit. Choron et son équipe de rédaction décident alors de lui créer immédiatement un petit frère, Charlie Hebdo, pour passer outre l’interdiction de paraître. Le nouveau venu comporte quatre pages de bandes dessinées, imprimées sur fond de couleur pour les distinguer du reste du journal (elles disparaîtront vite au fil des numéros). On retrouve les mêmes rubriques, avec une typographie identique : seul leur nom a été changé.

Les éditions du Square éditaient également Charlie Mensuel, mensuel consacré à la bande dessinée, dirigé au départ par Delfeil de Ton puis pendant plus de 10 ans par Wolinski, la Gueule ouverte, un des premiers journaux écologistes, fondé par le dessinateur Pierre Fournier, puis Mords-y l'œil, Surprise, dirigé par le dessinateur Willem et BD, l'hebdo de la BD, dirigé par l'écrivain Jean-Patrick Manchette, Grodada premier journal pour enfants non mièvre, les animaux y sont sexués[5].

Tombe du Professeur Choron.

Auteur de chansons, il les a interprétées sur scène, accompagné notamment par le dessinateur Philippe Vuillemin, Jackie Berroyer et Jean-Marie Gourio. Le groupe Odeurs, de Ramon Pipin l’invita à assurer sa première partie à l’Olympia.

En 1988, le Professeur Choron a adapté pour la télévision ses fiches bricolages, publiées dans Hara-Kiri. Il a également participé à l’émission de Jean-Michel Ribes, Merci Bernard.

Ses derniers titres de presse ont été La Mouise, vendu par des colporteurs, et Grodada, journal pour enfants, créé avec le dessinateur Charlie Schlingo. Il a par ailleurs participé à plusieurs publications se réclamant de Hara-Kiri, notamment ZOO et Yéti, ainsi qu'à Zéro, magazine lancé en 1986 par Henri-Claude Prigent, rédacteur en chef Gébé puis Gourio après la fin de Hara-Kiri.

En 1996, lors d'une interview de Jackie Berroyer, le professeur Choron s'embrouille avec la journaliste Aure Atika, lui disant qu'elle posait des questions bêtes et idiotes et en la qualifiant de «femme de ménage» et de «connasse de merde». Cette dernière lui balance son verre au visage et le professeur lui rend la pareille[6].

Le Professeur Choron est mort à l'hôpital Necker d’une anémie réfractaire[1] le 10 janvier 2005. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse (26e division) avec son épouse Odile Vaudelle (1934-1985).

En 2008, le réalisateur Pierre Carles et le dessinateur Martin lui ont consacré un documentaire intitulé Choron Dernière[7]. Pour le mensuel La Décroissance, « cette plongée réjouissante dans les années 1970 avec comme compagnon ce touchant « mystique de la subversion » permet de nous rendre compte à quel point notre époque contemporaine a écrasé toute transgression pour une fadeur bon teint dans laquelle on étouffe[8]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Disques :

  • Cot-cot-codet et Caca chocolat, production Editions du Square, direction artistique Bob Mathieu
  • Les pages rouges du bottin accompagné par "Los Carayos" et produit par Chris Van Hamme (Klébar Records/Musidisc)
  • Boum boum badaboum le Professeur Choron chante ses chansons

Livres :

Opérette :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bête et méchant par Cavanna, 1983
  • Moi, Odile la Femme à Choron par Christian Bobet, Éditions Mengès, 1983
  • Nabe's dream et Tohu-Bohu par Marc-Edouard Nabe, journaux intimes, Éditions du Rocher, 1992

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le magazine de la santé du 22 juin 2009 (14'50").
  2. http://aubreville.over-blog.fr/photo-1607814-Aubreville_inauguartion_place_Pr_CHORON_-19-_jpg.html
  3. Cavanna, dans Bête et Méchant (p. 153), explique que ce prénom rare a été voulu par sa mère, « mais faut pas lui en vouloir : elle est bête  ».
  4. . Lui-même, au début de sa vie professionnelle, se faisait appeler "Georges" plutôt que "Georget" ; la majorité des sources (par exemple la notice d'autorité de la BNF) lui attribuent comme véritable nom « Georges Bernier ».
  5. http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1589 Professeur Choron.
  6. video conflit avec Aure Atika.
  7. Voir Le site Choron dernière
  8. La Décroissance, no 56, février 2009, p. 14.