Morgan Sportès

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Morgan Sportès

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Morgan Sportès (Le Livre sur la Place, Nancy, 2011)

Naissance 12 octobre 1947
Alger
Langue d'écriture Français
Genres Essais, romans

Morgan Sportès, né le 12 octobre 1947 à Alger[1], est un écrivain français.

Il a publié dix-huit livres qui ont attiré l'attention de personnalités comme Claude Lévi-Strauss ou Guy Debord. Nombre d'entre eux ont été traduits en de nombreuses langues, notamment en espagnol, italien, portugais, grec, japonais, thaï, allemand, russe, polonais, chinois.

Son livre-enquête L'Appât a été porté à l'écran par Bertrand Tavernier en 1995 (L'Appât avec Marie Gillain, Olivier Sitruk et Bruno Putzulu).
Il est lauréat de la Villa Kujoyama 2000 et du prix Interallié 2011[2].

Sommaire

Biographie[modifier]

Il est né d'un père juif algérien et d'une mère catholique bretonne. Il vit en Algérie jusqu'en 1962, à l'indépendance. Sa mère devint folle « paranoïaque » et finit sa vie dans un hôpital psychiatrique. Petit, il écrivait sur la Remington de son père pour échapper à la folie de sa mère. Il devient étudiant à l'université de Paris VII, qu'il qualifie de « repaire structuralo-maoïste ». Il y adopte une attitude de dandy, vêtu en tweed avec un parapluie vert, histoire de provoquer ses « compagnons de galère ». Pour raison alimentaire, Sportès écrit pour la revue Détective[3]. Il effectue son service national en coopération en Asie, ce qui lui inspirera plus tard plusieurs livres : Siam (1982), sur ses "dérives", came et filles, en Thaïlande, fable sur la marchandisation du monde ; Pour la plus grande gloire de Dieu (1995), roman sur le Siam du XVIIe siècle ; Tonkinoise (1995), roman historique sur l'Indochine du temps de Pétain ; Rue du Japon (1999), confession sur ses « liaisons dangereuses » avec une femme japonaise[3].

Après la publication de La Dérive des continents (1984), il fera la connaissance de Guy Debord, avec qui il se lie d'amitié[4],[5].

Il partage actuellement sa vie entre la rédaction de ses livres et de nombreux voyages de recherche.

Œuvres[modifier]

  • Siam, Paris, Éditions du Seuil, 1982.
  • La Dérive des continents, Paris, Éditions du Seuil, 1984.
  • Je t'aime, je te tue, Paris, Éditions du Seuil, 1985.
  • Comédie obscène d'une nuit d'été parisienne, Paris, Éditions du Seuil, 1986.
  • Le Souverain poncif, Paris, Éditions Balland, 1987.
  • Outremer, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 1989.
  • L'Appât, Paris, Éditions du Seuil, 1990.
  • Pour la plus grande gloire de Dieu, Paris, Éditions du Seuil, 1993.
  • Ombres siamoises, Paris, Éditions Mobius/H. Botev 1995.
  • Tonkinoise…, Paris, Éditions du Seuil, 1995.
  • Lu : roman historique d’inspiration marxiste-léniniste, Paris, Éditions du Seuil, 1997.
  • Rue du Japon, Paris, Paris, Éditions du Seuil, 1999.
  • Solitudes, Paris, Éditions du Seuil, 2000.
  • Essaouira, Paris, Éditions du Chêne, 2001.
  • Une fenêtre ouverte sur la mer, Paris, Éditions du Seuil, 2002.
  • L'Insensé, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2002.
  • Maos, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2006 (Prix Renaudot des lycéens 2006).
  • Ils ont tué Pierre Overney, Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2008.
  • L'Aveu de toi à moi, Paris, Fayard, 396 p.[6]
  • Tout, tout de suite, Paris, Fayard, 2011[7] - Prix Interallié 2011 - Globe de cristal 2012 du meilleur roman

Prix[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Édouard Launet, « Maoschisme », Libération, 13 mai 2008.
  2. Le prix Interallié 2011 couronne Morgan Sportès, sur http://www.livreshebdo.fr. Consulté le 16/11/2011
  3. a et b Jean-Luc Douin, « Morgan Sportès : 'même les historiens font de la fiction' », Le Monde des livres, 12 mars 2010, p. 8.
  4. Guy Debord, Correspondance, volume 7, Fayard, 2008. Les lettres de Guy Debord à Morgan Sportès sont réunies dans ce volume.
  5. Christophe Bourseiller, Vie et mort de Guy Debord, 2002.
  6. Critique par Christophe Donner, « En plein cœur », Le Monde 2, no 214, semaine du 22 au 28 mars 2008, p. 8.
  7. "Tout, tout de suite": Morgan Sportès dissèque le Gang des barbares, l'Express.fr, 18/08/2011. Consulté le 22.10.2011

Liens externes[modifier]

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